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CULTURES NUMERIQUES - Page 10

  • des héros et des dragons

    Parce que nous sommes parfois un peu étranges, chers happy few, (qui a dit allumées ?) (attention, il y a des Harlequin en moldave qui n'attendent que vous, je dis ça je dis rien) (nous préférons pour notre part assumer avec talent nos penchants bizarres et nos goûts éclectiques), Isil, Yueyin, Cryssilda et moi lisons depuis toujours des récits et des poèmes médiévaux.

    Et en ces temps de Rentrée littéraire où on nous bassine avec des auteurs qui ne survivront certainement pas aux ravages du temps (non, je ne citerai pas de noms, parce que je ne suis pas une délatrice et que le persiflage est si peu dans ma manière) (hum), nous avons décidé de revenir aux sources et de lancer, sur une idée d'Isil, le Challenge.

     

     

     

     

    Il s'agit donc de lire le maximum de récits, poèmes, sagas, écrits au Moyen-Age, quelle que soit la langue utilisée. Comme j'ai déjà lu énormément d'ouvrages français et de sagas scandinaves, je pense me consacrer à la découverte de la littérature anglaise (oui, je sais, c'est surprenant de ma part, limite choquant, mais vous vous en remettrez). Les inscriptions (mouhahaha, je ris, mais c'est nerveux chers happy few, car je sais que nous aurons au moins deux inscrits, trois en comptant Chiffonnette) se font dans les commentaires de ce billet ou chez mes consoeurs qui souffrent, comme moi, d'une "folie textuelle caractérisée" et qui pensent que la philologie, c'est over cool. Je vous laisse, j'ai rendez-vous avec un preux chevalier, chers happy few.
  • ecrire c'est embrasser avec l'esprit

    Quand souffle le vent du nord est donc un roman épistolaire, par mails, et comme j'avais gardé un excellent souvenir de Mélissa et son voisin de Meg Cabot, bâti sur le même principe, j'ai foncé tête baissée dans l'histoire de Leo et Emmi. Mais ici, pas de chick-lit, pas de situations téléphonées ni de gloussements de collégienne, on est dans une analyse extrêmement fine de la naissance du sentiment amoureux entre deux personnes qui communiquent sans se connaître et qui ne sont pas naïves au point de ne pas comprendre tout de suite dans quoi elles s'embarquent.

    Leo, surtout, psychologue du langage, homme intelligent, franc, honnête, sincère et drôle, saisit tout de suite que l'échange de mails entamé par hasard est loin de ne pas prêter à conséquence. Emmi, elle, a plus de mal à s'auto-analyser, empêtrée qu'elle est dans sa vie de famille et dans une relation complexe avec son mari...

     

    Daniel Glattauer, Quand souffle le vent du nord (Gut gegen norwind), Grasset, traduit de l'allemand par Anne-Sophie Anglaret, 348 pages, 2010 pour la traduction, 2006 pour la publication en VO.

  • Challenge Jane Austen 2009

    Voici donc la réponse à toutes les questions que vous vous posez sur le déjà renommé Challenge Jane Austen 2009!

    Il s'agit de :

    * lire ou relire tous les romans de Jane Austen, y compris ses oeuvres de jeunesse, voire même ses lettres (j'ai trouvé une édition anglaise très abordable, alors que je flânais innocemment au rayon classiques chez Smith, mais je ne sais pas si sa correspondance a été traduite).

    * voir toutes les adaptations possibles, films, téléfilms, séries télévisées.

    * lire une biographie (celle que vous voulez, celle de Luis benitez par exemple, il en existe plusieurs).

    * lire un ouvrage critique de type universitaire sur son oeuvre (soit un ouvrage général, soit un ouvrage sur un de ses romans).

  • contes cruels , nouvelles

    recueil de nouvelles d'Emmanuelle Urien et dans les commentaires, l'éditeur, Yann Leclerc, a proposé de l'envoyer à celui qui en ferait la demande le premier. C'était un dimanche, il était trop tôt pour ceux qui sont sans enfants, j'ai été la première à me manifester et le vendredi il était dans ma boîte...

    Court, noir, sans sucre, comporte 13 nouvelles dont la majorité tournent autour de la mort et de la difficulté du deuil. J'ai trouvé que Assistance technique, La place du mort et surtout Le chemin à l'envers étaient les plus émouvantes car elles traitent de la perte d'un enfant. Dans le panneau apporte un angle original dû au choix du narrateur et La vie au gramme près (dont vous devinerez tout seul la thématique grâce au titre) est assez terrible. Dans un autre registre, Femme d'intérieur, une des plus courtes nouvelles du recueil, peint en trois pages, avec une impressionnante justesse, un portrait de femme battue, Tête de station un rêve de SDF, La mer à boire un père monstrueux... Les histoires sont grinçantes, parfois drôles, comme Tristesse limitée dont la chute m'a carrément fait rire.

    Le style est varié et percutant, parfois poétique (comme dans Guerre lasse, qui est une de mes préférées), les situations varient, souvent cruelles mais toujours "justes". J'aime beaucoup l'univers de l'auteur, dans lequel je me reconnais pas mal (à tel point qu'aucune chute ne m'a prise de court). A ce titre, je décernerais une mention spéciale à Jardin secret, nouvelle étrangement dickienne (ce qui est bien évidemment un gage de grande qualité)!