08.02.2010
In bed with Baudelaire
La commissaire Viviane Lancier de la 3°DPJ n'apprécie pas vraiment la nouvelle enquête qui lui échoit par la suite de l'excès de zèle de son nouveau et un peu trop mignon lieutenant, Augustin Monot : un clochard qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à Victor Hugo a été assassiné, semble-t-il pour lui dérober la photocopie de ce qui pourrait bien être un poème inédit de Charles Baudelaire. Voilà notre pauvre Viviane, qui n'aime pas la littérature et encore moins la poésie, contrainte de mener une enquête qui n'a, trouve-t-elle, ni queue ni tête, tout en tentant désespérément de trouver enfin un régime qui lui permette de rentrer de nouveau dans son joli tailleur Carroll rose et en protégeant constamment ses arrières puisqu'un contrat a été lancé sur elle par un malfrat. Pauvre d'elle.
La commissaire n'aime point les vers (dont je trouve la couverture très réussie) est un sympathique roman policier à l'intrigue joliment troussée, chers happy few. Ses points forts, outre l'idée de départ, qui fait d'un possible sulfureux sonnet baudelairien le centre de l'intrigue, ce qui est plutôt réjouissant pour les littéraires que nous sommes (mais non, je ne suis pas la seule, chers happy few, du moins, je ne veux pas le croire) sont, comme toujours chez Georges Flipo, une galerie de personnages tous plus allumés les uns que les autres, un sens certain de l'observation des travers humains et une plume drôle et ironique qui égratigne tout le monde. La commissaire est une franchouillarde qui frôle le cliché, ravie de diriger une troupe exclusivement masculine qui la considère comme un homme, avant de se redécouvrir femme pour les beaux yeux du lieutenant Monot, à la fois cultivé et beau comme un Adonis (si les lieutenants de la police étaient tous comme ça, voilà qui susciterait des vocations). Les régimes successifs de Viviane, qui passe du Montignac au Mayo sans oublier le dissocié font naître le sourire, surtout qu'en bonne représentante de la gent féminine, elle est la reine de l'entorse, mais toujours justifiée comme lorsqu'elle achète une salade et des tomates chez le dépanneur d'en bas : "elle s'approcha d'un présentoir de confiserie, et y choisit quatre grosses barres de Mars, qu'elle posa devant la caisse, histoire de rappeler qu'elle était une femme libre". Elle rencontre au fur et à mesure que l'enquête avance des individus aussi suspects que bizarres : la medium qui communique, entre autres, avec les auteurs morts (pratique pour authentifier un document ou éclairer un point de biographie épineux), l'agriculteur qui a inventé le Kill'Mouch' (croyez-moi, vous ne voulez pas en savoir plus), la veuve tout sauf éplorée, l'orphelin timbré et bien d'autres. Les médias en prennent aussi pour leur grade, moustiques assoiffés de sang qui créent l'information plutôt que de la relayer sous les yeux bienveillants de la dircom du Ministère de l'Intérieur, qui a bien compris, elle, qu'une veste Ralph Lauren sur de viriles épaules sous un regard bleu acier valaient toutes les enquêtes bouclées du monde. Les formules font mouche, les rebondissements s'enchaînent, les coupables sont démasqués et même si j'ai été gênée par un élément à la fin qui, je trouve, ne se justifiait pas du tout, le tout forme un roman policier dans cette veine légère et humoristique extrêmement agréable en ces temps de grisaille, chers happy few.
Georges Flipo, La commissaire n'aime pas les vers, La Table Ronde, 300 pages, février 2010
Les avis de Cathulu, Keisha, Leiloona, Lou, Papillon
PS : merci à Amanda pour le titre de ce billet, elle comprendra.
06.02.2010
"The rest is silence"
Il y a de nombreuses années (je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, chers happy few), le ciné-club de la petite ville de province où je vivais (oui, c'est souvenirs time mâtiné de je raconte ma vie, mais bon, ça arrive si peu souvent que vous n'allez pas vous en plaindre, non ?) avait proposé une semaine thématique autour d'Hamlet. C'est ainsi que je découvris, médusée, l'interprétation hystérique de Mel Gibson dans l'adaptation de Zeffirelli (et croyez-moi, ceux qui n'ont pas vu ça n'ont rien raté sauf un immense fou rire et beaucoup de soupirs), celle, assez collet monté de Laurence Olivier (acteur qui ne m'a décidément jamais convaincue) et quelques curiosités comme Hamlet goes business d'Aki Kaurismaki, qui transpose l'histoire dans les années 30. Et comme j'ai toujours été une obsessionnelle monomaniaque, chers happy few (ça doit être génétique, je ne vois que ça) j'en avais profité pour lire la pièce en français dans la traduction de François-Victor Hugo (ça a l'air d'être un détail mais cette pièce a été traduite à de nombreuses reprises et je n'aime pas du tout la version de Gide disponible en Pléiade, par exemple) (et celle de Hugo n'est trouvable que d'occasion). Et si mon histoire avec Shakespeare ne faisait que commencer, puisque j'ai lu et vu un grand nombre de ses pièces et que The Tempest fut ma toute première expérience de théâtre en anglais, celle avec Hamlet, elle, s'était arrêtée là (si l'on excepte sa drôlatique thérapie dans Something rotten du grand Jasper).
Jusqu'à ce que.
Jusqu'à ce que David Tennant, un jeune acteur inconnu (comment ça je plaisante, chers happy few ? je n'oserai pas, c'est si peu dans ma manière) reprenne le rôle en 2009, au théâtre d'abord, puis dans un téléfilm de la BBC adapté de la mise en scène de la RSC (Royal Shakespeare Company). Je me suis procuré le DVD (une pulsion inexplicable, évidemment) et, avant que de me lancer dans le visionnage, j'ai eu envie de relire la pièce. Et comme depuis une dizaine d'années je lis des romans en anglais, j'ai décidé, wild girl que je suis, de lire Hamlet dans la langue de Shakespeare (oui, je sais, elle est facile celle-là, vous pouvez me jeter des exemplaires du dernier Zeller pour me punir, je le mérite, va). Mais comme je suis une aventurière en pantoufles, j'ai opté pour la version bilingue, et ça tombait bien, celle de François Maguin publiée chez G-F était dans ma PAL depuis le Doctor Swap ; comme quoi tout est dans tout et inversement comme disait le poète moldave en se servant une bière.

Et figurez-vous, chers happy few, que j'ai eu le choc de ma vie.
Le style de Shakespeare, mélodieux et imagé, âpre et incandescent, m'a littéralement transportée et j'ai passé trois jours cramponnée à mon exemplaire (qui a d'ailleurs beaucoup souffert le pauvre, il est corné de partout et plein d'annotations de toutes les couleurs) au point d'en rater ma correspondance dans le métro (la preuve ultime comme le savent les citadins), de ne parler que de ça autour de moi (les méchantes langues vous diront que ça les a changées du Docteur mais il ne faut pas écouter les médisants) et d'en relire des passages aussitôt terminés (une chose que je ne fais jamais), et même d'en apprendre par coeur ("A murderer, a villain...", pouvait-on m'entendre déclamer en me brossant les dents, car oui, je suis multitâches, qui en doutait). Bref, un coup de foudre comme il en arrive quelques-uns dans une vie de lectrice, bouleversant et irrémédiable.
Je pitche quand même pour ceux qui auraient passé les cours d'anglais à se demander où est ce maudit Brian : Hamlet, prince du Danemark, est rentré au pays pour assister aux funérailles de son père et au remariage de sa mère, Gertrude, avec Claudius, frère de feu le roi. Hamlet, personnage déjà naturellement enclin à la mélancolie, est bouleversé par la révélation du spectre de son père qui lui apparaît une nuit : Claudius l'a assassiné et il exige que son fils le venge.
Il a été tant écrit sur cette pièce, chers happy few, que je me contenterai du minimum : Hamlet est à la fois une tragédie antique (famille maudite, reine sur qui pèse le soupçon de l'adultère, frère meurtrier, trouble relation entre Hamlet et sa mère, folie et vengeance), une pièce politique (cour corrompue emplie de courtisans serviles comme Osric ou Polonius, qui sont prêts aux pires exactions pour satisfaire le roi comme Rosencrantz et Guilderstern qui emportent en Angleterre la condamnation à mort d'Hamlet sans sourciller) et psychologique, Hamlet étant un personnage d'une incroyable complexité, qui s'interroge sans cesse sur ses actions, ce qui est parfaitement visible dans les nombreux et longs monologues qui sont les siens. Jeune homme populaire, qui simule la folie pour se donner l'avantage de la surprise avant que d'être victime de son propre stratagème, dangereux ("Yet I have in me something dangerous/Which let thy wisdom fear", dit-il à Laerte le jour de l'enterrement d'Ophelia) et aux sentiments ambigus. Et cette histoire pleine de bruit et de fureur, qui s'achève dans un bain de sang, est servie par une langue fabuleuse, chers happy few. Vers et prose alternent dans un style flamboyant et puissant, certes difficile (il m'est arrivé de devoir me raccrocher à la traduction, très littérale, de François Maguin, notamment pour élucider quelques problèmes de syntaxe), mais sublime.
Quant à l'adaptation, elle est très intéressante dans ses parti-pris de mise en scène et dans sa volonté d'être un mélange entre théâtre et téléfilm : le décor est un lieu vaste et vide, tout de noir tendu, avec un sol réfléchissant, directement emprunté à la mise en scène théâtrale, et un miroir brisé revient comme un fil rouge (le thème du miroir parcourt la pièce et sur la scène il y avait un miroir gigantesque). La scène est filmée par des caméras de surveillance, qui prennent parfois le relais de la caméra, pour bien montrer la surveillance constante qui est à l'oeuvre dans la pièce, surveillance dont Hamlet se sent l'objet et qui n'est pas simple paranoïa de sa part. Et si l'utilisation de ce procédé m'avait semblé un peu artificiel au départ, il prend tout son sens dans la scène où Hamlet, qui se sent surveillé, arrache la caméra du mur et dit "Now I am alone". Du côté du texte, certaines coupes ont été effectuées, parfois juste quelques vers dans une tirade, ou un échange, parfois aussi des scènes entières comme la scène 6 de l'acte IV ou le début de la scène 7, ce qui conduit à un resserrement de l'intrigue en supprimant tout le retour d'Hamlet et l'explication du destin de Rosencrantz et Guildenstern et presque purement et simplement l'aspect guerrier (le roi de Norvège vient réclamer ce qui fut pris 30 ans auparavant), ce qui explique aussi la fin, le téléfilm s'arrêtant à la mort d'Hamlet et non à l'arrivée de Fortinbras. Le plus étonnant reste le télescopage entre les actes II et III : en plein milieu de la scène 2, quand Gertrude dit voir entrer Hamlet, le texte saute à la scène 1 de l'acte III, où Polonius enjoint à sa fille d'engager la conversation avec Hamlet, conversation suivie par les deux pères derrière un miroir sans tain, puis à la fin de la confrontation entre Hamlet et Ophelia on revient à la scène entre Polonius et Hamlet, scène qui prend évidemment un sens différent puisque la confrontation entre les deux jeunes gens a déjà eu lieu. Je ne sais pas encore si ce "montage" se justifie, il faudrait pour ça que je voie d'autres adaptations, une chose est certaine, il ne nuit aucunement à la fluidité de l'intrigue.
Il faut évidemment dire un mot de l'interprétation, que j'ai trouvé impeccable chez tous et franchement extraordinaire de la part de David Tennant. Il campe un incroyable Hamlet, d'une infinie justesse dans toutes les situations et émotions, et son interprétation du célébrissime "To be or not to be" est d'une beauté à faire pleurer (j'ai versé une larme, parce qu'on ne se refait pas, chers happy few). Il y a une intensité folle dans ses regards, ce qui est bien évidemment la (seule ?) supériorité de la télévision sur le théâtre : les gros plans permettent de saisir les nuances perdues pour les spectateurs dans une salle de théâtre, de même que le texte peut se permettre d'être ici intériorisé et dit dans un souffle et non projeté pour des centaines de spectateurs. J'ai été vraiment impressionnée par sa prestation, à tel point que je me suis repassé certains passages (comment ça, je suis obsessionnelle, chers happy few ?).
Au final, c'est une adaptation que je recommande chaudement, chers happy few, et que je vais pour ma part chérir, en attendant de voir celle de Brannagh, acquise la semaine dernière. Entre Hamlet et moi c'est décidément une folle histoire d'amour.
William Shakespeare, Hamlet, G-F, 541 pages, introduction, traduction et notes de François Maguin, 1995. Le texte de Shakespeare date de 1600, possiblement de 1599.
Hamlet, une production de la RSC, dirigée par Gregory Doran, BBC, 2009. Disponible en DVD zone 2 import anglais uniquement, VO et VOST VO.



Challenge Lunettes noires sur pages blanches : 1
Challenge Lire en VO : 7/12
Challenge English classics : 1/2
05.02.2010
"From under the crunch of my man's boot"
En 1956, à Cambridge, la jeune américaine Sylvia Plath fait la connaissance de Ted Hughes, poète prometteur à la séduction animale et en tombe immédiatement amoureuse. Sylvia et Ted se marient, ont des enfants et mènent une vie tumultueuse, faite de création et de cris. En 1962 le couple se sépare ; Ted quitte Sylvia pour Assia. En 1963 Sylvia se suicide, à l'âge de 31 ans.
Biographie romancée, Les femmes du braconnier appartient à un genre que je prise peu, chers happy few, et qui semble connaître un certain regain de popularité (surtout au cinéma d'ailleurs). C'est un genre qui peine à me convaincre, gênée que je suis par son côté hybride qui a tendance à favoriser la confusion entre la vie et l'oeuvre comme si la première expliquait forcément la deuxième et comme s'il fallait chercher dans le quotidien le plus banal et l'intimité parfois la plus sordide une analyse des romans, poèmes et autres nouvelles qui sont finalement la seule trace que certains auraient aimé laisser. Je me demande toujours ce qui pousse un écrivain à choisir cette forme pour le moins difficile et à préférer à des personnages de fiction des êtres de chair et de sang : tenter de combler les trous d'une vie peut-être fascinante certes, mais au prix d'une certaine vérité, si tant est que l'on puisse jamais atteindre la vérité d'un être humain, et ce, quel que soit le biais que l'on choisisse.
Le braconnier, c'est Ted Hughes, donc, poète à la stature de géant, voix de rocaille et poil d'ours, homme à la fois intellectuel et bestial, dont le magnétisme animal séduit toutes les femmes qui ont le malheur de l'approcher d'un peu trop près. L'une de ces femmes est Sylvia Plath, romancière et poétesse américaine qui traversa sa vie comme une comète, tour à tour dépressive et exaltée, follement et fusionnellement éprise de cet homme qui ne se conçoit pas monogame. Sylvia, qui a tenté de se suicider en 1953, se lance dans le mariage pour se sauver d'elle-même, croyant mettre ainsi à distance les insomnies et les pulsions de mort, et s'investit dans la course à la maternité pour conjurer l'abîme de la page blanche, la fécondité du corps semblant alimenter la création littéraire. Mais ce couple uni dans la Littérature et la Poésie, exigeantes muses auxquelles il sacrifie tout, ne dure pas. Ted quitte Sylvia pour Assia Wevill, peintre, traductrice et poétesse, une femme à la beauté stupéfiante qui aimera, elle aussi, Ted jusqu'à se perdre, les deux femmes partageant, au-delà de cet homme, un destin similaire, puisqu'elles se suicident de la même manière à quelques années d'intervalle.
Au-delà de ce qui est narré ici, et qui, pour le peu que je connaisse de la vie de ces amants maudits a l'air assez fidèle dans les grandes lignes à la réalité, j'ai trouvé ce roman peu convaincant, d'abord par le recours très appuyé à la psychanalyse, qui m'a semblé parfois d'une regrettable lourdeur (oui, on a bien compris que la pauvre Sylvia n'avait pas réglé correctement son oedipe, il n'était peut-être pas besoin de le rappeler aussi maladroitement). De plus, la construction du roman est artificielle : la multiplication des points de vue entre les différents protagonistes, qu'ils soient proches ou lointains du drame qui se noue par deux fois tourne très rapidement au procédé, certainement parce que Claude Pujade-Renaud n'a pas su donner à chaque narrateur une voix suffisamment différente. Non seulement ils semblent tous s'exprimer plus ou moins de la même manière mais surtout ils se livrent tous à une analyse psychologique de Sylvia et d'Assia, analyse qui sonne faux la plupart du temps (franchement, les gens qui nous entourent passent-ils leur temps à décortiquer nos faits et gestes et à les expliquer ?) et qui entraîne de surcroît la narration dans la spirale de la répétition, ce qui devait être tragique n'étant au final plus qu'ennuyeux. Si je crois bien comprendre la volonté de Claude Pujade-Renaud de rendre hommage à Sylvia, Ted et Assia en présentant sa version des faits (Ted n'est pas ici le grand méchant que certains voient en lui et Assia est plus une victime qu'une femme fatale), j'ai trouvé l'exercice finalement un peu vain.
Claude Pujade-Renaud, Les femmes du braconnier, Actes Sud, janvier 2010, 347 pages
L'avis de Cathulu, diamétralement opposé au mien.
PS : le titre de mon billet est le premier vers d'Ode to Ted de Sylvia Plath, 1956.
Ce billet est publié aussi sur le site des Chroniques de la rentrée littéraire.
04.02.2010
"It's the future, Watson"
L'heure est grave, chers happy few. (Bon, certes pas autant que quand on a su que David T. ne serait plus jamais le Docteur, mais sachons raison garder et comparer ce qui est comparable. Bref.)
Voici venu le temps, non pas des rires et des chants (encore que, ça peut s'arranger si vous y tenez car il n'est rien qui ne me soit impossible) ni des cathédrales (oui, elle était facile celle-ci mais tellement tentante que vous m'en auriez voulu de ne pas la faire, chers happy few et je ne voudrais pour rien au monde vous décevoir) mais de la confession. J'ai un aveu à faire, un aveu terrible, qui va changer la face du monde et bouleverser mes milliers de lecteurs : je suis une holmésienne convaincue. Voilà, c'est dit, je me sens mieux. J'entretiens avec le détective au violon et aux mauvaises habitudes une relation durable (la preuve si besoin était que je suis la fidélité incarnée) depuis près de 20 ans (oui, je sais, tout ça ne nous rajeunit pas, chers happy few, et j'en suis la première marrie). Nous nous sommes aimés à la première lecture, j'ai poussé le vice jusqu'à relire toutes ses aventures en anglais et je le fais étudier à mes têtes blondes avides de kulture dès que l'occasion se présente parce qu'en bonne obsessionnelle monomaniaque que je suis j'aime imposer mes marottes, c'est mal, je sais, j'assume.
Je ne pouvais donc pas passer à côté de la dernière adaptation, celle de Guy Ritchie avec Robert *soupir* Downey Jr et Jude *soupir aussi* Law.
Sherlock Holmes, à l'affiche actuellement.
23:37 Publié dans Et ce soir, au cinéma de minuit... | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | Tags : sherlock holmes, guy ritchie, robert je t'aime, jude aussi mais moins, ben quoi chacun ses goûts, non ? non ?
03.02.2010
Elémentaire mon cher Watson!
Comme vous le savez tous, chers happy few, c'est aujourd'hui que sort enfin sur nos écrans impatients Sherlock Holmes (en France on est toujours en retard de deux wagons, quand ce n'est pas carrément de trois trains, comme le prouvent les malheureux destins de Dorian Gray ou de St Trinian's mais je m'égare, ce qui est franchement très peu dans ma manière), avec deux petits inconnus ma foi fort prometteurs, Robert et Jude. Ahem.
Pour célébrer comme il se doit la nouvelle aventure du plus génial (et connu) des détectives, Emma et moi vous proposons... un swap! (Oui, je sais, ce n'est guère original, chers happy few, à croire que je devrais ouvrir une boîte de conseil swappal, mais je jure sur la tête de Gladstone (qui en a vu d'autres le pauvre) que ce sera l'avant-dernier de l'année 2010). Bref.
Voici donc, ladies and gentlemen... le Swap Holmes. Désolée pour le nom mais c'est le seul qui faisait un peu sérieux.
Le colis devra contenir :
- 2 livres des aventures de Sherlock Holmes ou avec un vieux détective (une bibliographie sera fournie avec le questionnaire) (et je ne veux pas dire mais Holmes n'est pas vieux, non mais) (c'est Emma qui a rédigé la liste, Monsieur le Juge, moi je ne me permettrais pas ce genre de familiarités), ou 2 livres autour de Holmes,
- quelque chose de nourrissant (même si Sherlock se nourrissait peu le bougre, il carburait paraît-il à autre chose que le chocolat mais point ne médirai)
- un objet indispensable à tout détective (menottes (dont il est fait un usage intéressant dans le film, by the way), nécessaire pour ouvrir des portes, flingue...).
Ne paniquez pas, vous avez tout votre temps ! Voici les dates importantes dans l'histoire :
- Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 5 mars 2010.
- Le 6 mars, nous vous envoyons un questionnaire à remplir ; les copies seront ramassées le 20 du même mois sans faute sous peine de se voir infliger le supplice de la bande mouchetée (oui, c'est un peu extrême, j'assume).
- Le 31 mars, vous saurez tout de votre Docteur Watson. (En fait c'est une alléchante manière de vous annoncer le retour des questionnaires des swappés, n'allez pas imaginer qu'on va vous donner le numéro de téléphone de Jude, bande de petits coquinous.)
- Expédition des colis holmésiens entre le 2 et le 10 mai.
- Publication des billets le 20 mai.
Le swap est limité à 15 personnes.
Alors, chers happy few, des amateurs ?
Edit : suite au succès rencontré par ce swap, nous augmentons le nombre de participants à 25. Sont inscrits :
Co
Les inscriptions sont closes.
01.02.2010
Va-va-voom!
S'il y en a parmi vous qui en ont assez de m'entendre parler du Docteur, chers happy few, (encore que je ne vois pas comment cela pourrait être Tolkien possible), ils peuvent passer leur chemin, je ne leur en voudrai pas. Ou si peu.

40ème siècle. Le Docteur et Martha empêchent Balthazar, un grand vilain méchant de transformer tous ls habitants de la Terre en... diamants (chacun ses obsessions, qui sommes-nous pour juger, hmm, je vous le demande). Des années plus tard, Baltazar décide de se venger en manipulant le Docteur afin qu'il trouve pour lui le Infinite, un vaisseau spatial millénaire qui a dit-on le pouvoir de donner à chacun ce que son coeur désire.
The infinite quest est un dessin animé Doctor Who diffusé en 2007 en 13 parties de 3 mn et des brouettes chacune dans l'émission pour enfants Totally Doctor Who (émission qui n'existe plus) et qui se déroule avant The Lazarus experiment (saison 3, épisode 6). C'est le premier dessin animé qui met en scène les aventures du Docteur et malgré le public visé, c'est une indéniable réussite, chers happy few. L'histoire combine des éléments du planet opera (Martha et le Docteur vont de planète en planète dans une espèce de chasse au trésor qui leur permet de trouver des puces contenant des données sur la localisation du vaisseau fantôme) et des problématiques propres au voyage temporel (distorsion temporelle, événements qui se télescopent), tout en se payant le luxe de permettre au Docteur de résoudre au passage quelques problèmes partout où il passe (une mutinerie, une guerre, la folie d'un gouverneur de prison) dans une intrigue qui va à cent à l'heure. Il n'y a certes pas la noirceur et la profondeur d'un épisode "normal" de la série mais c'est bourré d'humour et de références dont certaines sont évidentes comme l'équipage-squelette du bateau pirate (ça coûte moins cher à entretenir et pour cause) ou Titanic et le Docteur y fait allusion à des créatures que l'on a déjà vues comme Racnoss (The runaway bride), les Automates (Rose) ou encore The Great vampires (qui apparaissent avec le quatrième Docteur). L'animation n'est pas révolutionnaire mais les décors sont sympas, chaque planète étant fortement caractérisée et les dessinateurs ont choisi de coller aux traits et aux expressions des acteurs, et comme ces derniers se doublent eux-mêmes, cela crée l'étrange et agréable impression de voir un véritable épisode de la série. A réserver aux fans, qui, comme moi, n'auront qu'une envie : voir le deuxième dessin animé, Dreamland, sorti ces jours-ci en Grande-Bretagne.
The infinite quest, 2007, scénarisé par Alan Barnes, réalisé par Gary Russell, avec David Tennant, Freema Agyeman et Anthony Stewart Head dans le rôle de Balthazar, zone 2 en import anglais uniquement, VO et VOST VO.
17:12 Publié dans Séries télé | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : doctor who, cartoon, doctoooor i love you
31.01.2010
On the road again
Ce billet ne contient que deux spoilers mais de taille. Parce que parfois, je ne peux pas faire autrement, chers happy few, ce n'est pas faute d'essayer, croyez-moi.
Nous avions laissé (du moins ceux qui suivent et pas ceux qui lisent Ok podium consacré à Gareth David-Lloyd au fond de la classe en attendant que ça passe) (non, je ne vise personne en particulier, chers happy few) les frères Winchester en mauvaise posture à la fin de la saison 1 de Supernatural, nous les retrouvons donc à l'hôpital dans un épisode, In my time of dying qui non seulement est bien ficelé et plutôt émouvant, mais qui se permet, en plus, dès le début de cette saison, de se débarrasser de John Winchester, ce qui va d'entrée de jeu changer la donne entre les deux frères. Privés de but (la quête du père était le ressort principal de la saison 1), Dean et Sam reprennent la route pleins d'interrogations sur eux-mêmes (qu'a voulu dire John avant de mourir ? comment vivre quand, dans le cas de Dean, on a été sauvé par un pacte avec le diable ?) et sur leur métier, la rencontre avec Gordon Dexter le chasseur fou de l'épisode 3, Bloodlust, posant pour la première fois la question de la légitimité de leur action, ce qui n'arrange pas les affaires de Dean, contraint de gérer soudainement beaucoup trop de paramètres. La saison 2 est donc marquée par le deuil et les interrogations existentielles des deux frères et par la poursuite du démon aux yeux jaunes qui était l'Arlésienne de la saison 1, pour culminer dans un final très réussi où Dean et Sam en apprennent enfin plus sur le but poursuivi par ce fameux démon et sur l'utilisation du Colt récupéré dans la saison 1. C'est une saison où les bons épisodes côtoient les très bons (Plaything, Croatoan, Roadkill...) et où l'humour surgit enfin (Hollywood Babylon, truffé d'auto-références est une excellente mise en abyme des slashers). La relation entre les deux frères devient encore plus dense et paradoxalement plus confictuelle et l'amour qui les lie voit son point de non-retour à la fin du dernier épisode, All Hell Break Loose, où pour ramener Sam, Dean se livre à l'irréparable et, parce que décidément les enfants n'apprennent jamais des erreurs de leurs aînés, reproduit quasiment à l'identique l'erreur de son père.
Le billet de Thomas.
20:29 Publié dans Séries télé | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : supernatural saisons 2 et 3, dean is very hot, believe me, and deep, and sometimes dark, *sigh*







