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14/09/2017

Thoughtleader : site hybride intelligent, plate-forme de contenus “EGC”

Thoughtleader, meilleur blog d’Afrique du Sud 2008, est un site hybride de débat, détenu par M&G Online (en association avec le Guardian britannique). Il collecte ce qui se fait de plus intelligent sur le Web, en mixant des contenus éditoriaux, des contributions d’experts (« Expert Generated Content », web2.0 ,  le meilleur de contenus UGC, des blogs….

   Autrement dit en anglais :  « an editorial group blog of quality commentary and analysis. »

Il s’agit donc d’une plate-forme d’ « EGC » qui collecte de l’« UGC contrôlé », de l’ « UGC intelligent » d’experts, d’intellectuels, d’universitaires, d’« influenceurs », qui s’ajoutent aux articles et éditoriaux du Mail & Guardian, pour provoquer des débats et proposer des contenus écrits de qualité.       

 « Les contributeurs ne sont pas payés. Ils écrivent par passion, pour la reconnaissance de leurs pairs et pour avoir de l’influence », a expliqué il y a quelques jours, son fondateur  lors d’une conférence de la Wan à Amsterdam.

Quatre principes doivent guider, selon lui, les médias pour réussir l’intégration des contenus EGC :

  • Garder une attitude de « control freaks » sur leurs propres contenus (+ mécanismes de vérifications, pas de mélanges, ne pas s’exposer aux risques…)

  • Ne pas considérer tous les lecteurs comme égaux (favoriser les meilleurs contributeurs, choisissez les éditorialistes par invitation, le club UGC doit être fermé, accueillir les réseaux des contributeurs influents, la reconnaissance et l’influence jouent un rôle plus important que l’argent).

  • Rester concentrer sur la qualité (tout le monde ne s’improvise pas journaliste ou photographe, mais ne pas ignorer l’UGC, faire des expériences sur des sites annexes sous d’autres marques)

  • Nouer des partenariats avec les contributeurs (aller plus loin que simplement accueillir les contenus, faire des partenariats média/blogueurs, s’attaquer à de nouvelles niches pour trouver de nouvelles audiences loyales, être souple sur le copyright, aider un blogueur à avoir des accréditations, partager les revenus pub et le trafic avec les contributeurs).    

Pour Buckland, qui travaille désormais pour le plus grand groupe de médias du pays (Naspers, via Media24), les récents incidents impliquant des contributions du public dans l’information qui se sont avérées fausses (mort de Steve Jobs, …) sont entièrement de la faute des médias et à l’insuffisance de leur processus de vérification.

Quelques stats :

ThoughtLeader compte plus de 6 millions de mots écrits par des lecteurs, plus de 3 millions produits par des experts. Soit un coût nul, pour du contenu de qualité !

Un de ses contributeurs : Khaya Dlanga (“In My Arrogant Opinion”) compte plus de 6 millions de visites.  

Son modèle d’affaires est publicitaire.

Depuis et fort de son succès, Thoughtleader a fait des petits : techleader, sportsleader.

Ce site rappelle aussi ce que fait en vidéo l’américain Fora.TV , un YouTube intelligent !

 

10/07/2017

Quand Yahoo! Japan dessinait un triangle d'or TV-internet-mobile

 Yahoo! Japan, filiale du groupe japonais de télécommunications Softbank, vient de concocter une nouvelle mouture enrichie de son portail de services spécialement conçus pour des téléviseurs à écran à cristaux liquides (LCD) haute-définition, directement connectés à internet et pilotables avec un téléphone portable.

"Yahoo!JAPAN for AQUOS"

Le portail "Yahoo!JAPAN for AQUOS", spécifiquement formaté pour la populaire gamme de TV LCD "Aquos" du groupe d'électronique japonais Sharp (numéro un du secteur au Japon), donne accès à une large palette de fonctionnalités. Parmi celles-ci, Softbank insiste sur les services de visionnage et partage de photos mises en ligne par soi-même ou des proches (depuis un téléphone portable ou un PC) qui s'affichent et se manipulent en grand format sur le téléviseur. Les Japonais sont des inconditionnels des albums photographiques.

yahoo.JPG

Ce portail internet pour TV équipées d'une prise réseau et d'un logiciel dédié présente également des sections d'actualité (dépêches avec photos associées), des informations pratiques (météo, plans, guides gastronomiques, fiches cinématographiques, etc.) et des services de vente aux enchères ou autres formes de commerce en ligne. Le tout est réalisé selon une mise en page et un format qui facilitent la navigation via une simple télécommande, ciblant notamment les personnes âgées fanatiques de TV mais maladroites avec un PC.

Le surf peut aussi s'effectuer en lien avec un téléphone portable de marque Sharp (également premier du marché des mobiles au Japon), une façon de cibler aussi les plus jeunes. Schématiquement, le téléviseur affiche alors la navigation effectuée à partir du téléphone portable, un peu comme si l'écran de TV était devenu celui du mobile, mais uniquement pour le service Yahoo! Japan.

Cet ensemble d'innovations est spécifiquement calibré pour les TV Sharp, mais il existe au Japon plusieurs autres offres (portails, catalogues de vidéo à la demande, etc.) destinées aux nombreux téléviseurs de diverses marques nippones (Sony, Hitachi, Panasonic, Toshiba, Pioneer) qui disposent en standard d'une prise directe d'accès à internet sans boîtier intermédiaire.

Le triangle TV-Internet-mobile que l'on voit se dessiner au Japon, favorisé par la consultation massive des services de données sur téléphone portable de troisième génération (3G), va assurément devenir une figure géométrique incontournable pour tous les prestataires, à commencer par les médias traditionnels. Reste que ce qui est vrai au Japon ne l'est pas forcément de la même façon ailleurs, surtout lorsqu'il s'agit des usages du mobile comme terminal à tout faire.

 

14/04/2017

App’store : “the New Big Thing” !

Quels supports d’avenir pour les médias ? Probablement et avant tout, ceux liés à la mobilité. D’abord, les « smart phones », ces téléphones intelligents capables de navigation Internet facile, type iPhone, puis les appareils « e-book », type Kindle, et bientôt, venues d’Asie, des feuilles pliables téléchargeables à distance, interactives, imprimées d’encre électronique, le Siftable et autres objets connectés

Or, à Barcelone, pour la grande messe mondiale annuelle des mobiles, cette année, pas, ou très peu, d’éditeurs de contenus sont présents, cette semaine, pour y voir plus clair dans des modèles d’affaires mobiles introuvables, et des partages de revenus hypothétiques. Probablement le fait de la crise, qui grève les budgets voyages.

    Ou plus sûrement en raison de l’actuel boom des boutiques d’applications en ligne, dans la foulée de l’extraordinaire succès de l’appstore d’Apple, ouverte en juillet dernier.

    « En quelques mois, les 13 millions de personnes possédant un iPhone ont téléchargé autant d’applications que la totalité des 1,1 milliard d’utilisateurs de portables en mesure de le faire », a indiqué ce matin Ralph de la Vega, patron de la branche mobiles d’AT & T. Plus de 20.000 applications, gratuites ou au prix maximum de 10 $, sont déjà disponibles pour les iPhones. Chaque semaine, plus de la moitié des iPhones en circulation on téléchargé des applications ou autres widgets.

    Apple, comme toujours, n’est pas présent non plus à Barcelone, mais les autres acteurs se sont empressés de sauter dans ce wagon !

  symbian.JPG   Hier, Nokia, avec Ovi et  Microsoft ont chacun ouvert chacun leur app’store. Aujourd’hui Yahoo ! en présentant sa nouvelle offre mobile a lancé la sienne pour « smart phones ».  Bientôt ce sera le tour de China Mobile, de RIM (BlackBerry) et même de Dell. Chacun gardant généralement entre 20 et 30% de très faibles revenus, le solde étant pour les développeurs ou les éditeurs. Même si pour l’instant la plupart des applis de médias traditionnels sur l’iPhone sont gratuites et sans pub.

« The app development is the New Big Thing », a assuré Olli-Pekka Kallasnuvo, le patron de Nokia, qui, après le rachat de Symbian, revendique de plus en plus ouvertement, son nouveau statut d’éditeur de logiciels, et de moins en moins celui de fabricant de téléphones.

     Mais, déplore de la Vega d’AT& T, comme pour les SMS au début des années 2000 aux Etats-Unis, ce marché est, hélas, en train de se développer en silos, sans liaison entre plateformes. Or, il y a aujourd’hui pas moins de 9 systèmes d’exploitations pour mobiles en activité, 62 fabricants de portables, plus de 610.000 développeurs pour smart phones...

     Steve Ballmer a renchéri estimant qu’« au bout du compte, ne réussiraient que les compagnies jouant l’ouverture ». Pas mal pour un boss de Microsoft, non ?

 

28/02/2017

medias et numérique : crise dans les années 2000

 

 Au milieu des années 2000 un sommet de crise rassemblant les dirigeants d’une cinquantaine de journaux et groupes de presse américains a dressé un constat particulièrement pessimiste de l’état de la profession et a été appelé à « réinventer le modèle économique » de la presse quotidienne faute de quoi ils se trouvent face au risque d’une disparition.

  A partir d’un questionnaire rempli par les participants, un universitaire animant les débats organisés par l’American Press Institute à Reston en Virginie, a établi qu’une seule des 50 entreprises représentées a des fondamentaux (Z score) qui la mettent à l’abri d’une faillite. Tous les autres sont déjà sur la pente vers le précipice, a estimé James Shein.

 L’heureuse élue n’est pas citée mais la liste des participants montre que les plus grands sont au cœur de la tourmente (Hearst Newspapers , groupes Gannett, McClatchy, New York Times Regional Media…) Shein ne croit pas qu’ils pourront s’en sortir sans une aide extérieure, en premier lieu « pour regarder cette industrie avec des yeux neufs ». 

C’est toujours le même constat : les recettes publicitaires papier sont en chute libre, le lectorat disparaît et les recettes publicitaires de l’internet ne permettent de combler les pertes. La crise économique n’a fait qu’accélérer le phénomène.

 La principale réponse de la profession, les suppressions de postes (13.000 depuis le début de l’année) n’apparaît pas comme une solution si elle est conçue uniquement pour réduire les charges et non comme un instrument dans une stratégie globale. « Diminuer le personnel réduit les coûts, mais pas assez vite et va endommager le produit », a mis en garde le président de Delphi, le fabricant de pièces automobiles, invité au sommet : http://www.editorandpublisher.com/

 

 La situation parait si sérieuse qu’un journaliste de BusinessWeek va jusqu’à proposer un plan de sauvetage par le gouvernement américain sur le modèle de ce qui est envisagé par les Démocrates pour l’industrie automobile ou de ce qui est fait pour les banques.

 Dans ses hypothèses pour défendre une industrie saluée dans la Constitution américaine, Jon Fine va jusqu’à envisager une redevance (license fee) de 50 dollars par foyer fiscal sur le modèle de la redevance pour la BBC. On peut imaginer le tollé que provoqueraient ces solutions au pays de la libre entreprise, comme le montrent les nombreuses voix hostiles au sauvetage des banques ou de l’industrie automobile.

 

 Depuis New York, un chantre du libéralisme, Rupert Murdoch, s’est élevé dimanche pour ABC en Australie contre les « cyniques » en mal de scénarios catastrophe et assuré que les «journaux atteindraient de nouveaux sommets » au 21 ème siècle. Il pense qu’internet offre d’immenses possibilités, les lecteurs étant « toujours plus affamés d’informations ».

 « Les lecteurs veulent ce qu’ils ont toujours demandé : une source en qui avoir confiance. Cela a toujours été le rôle des grands journaux dans le passé. Et ce rôle les rendra encore grand dans le futur ». Le propriétaire du Wall Street Journal croît à l’évolution des journaux vers de multiples médias (pages web, liens RSS, téléphones mobiles) plus flexibles pour les lecteurs. « Le défi consiste à utiliser la marque du journal tout en permettant au lecteur de personnaliser les informations et les lui livrer sous la forme qu’ils souhaitent ».

 Les participants au sommet ont prévu de se retrouver dans six mois.

 

12/01/2017

Construction d'une maison en imprimante 3D

L'année 2017 est annoncée comme celle de créations par la fameuse imprimante 3D...

Car maintenant elle s'attaque au monde de la construction de maisons comme sur cette vidéo en Chine où 10 maisons sortant de nulle part via l'imprimante en 24H et pour 3500e de coût !

 

 

 Une prouesse certes, mais un résultat grossier qui devra s'affiner avec le temps. Par contre le procédé, s'il se ,normalise va complètement bouleverser le monde la construction de maison en Occident. Rappelez-vous, on faisait déjà des "maisons en kit" comme ce constructeur de maisons à Perpignan ,  la maison est devenue connectée avec la domotique , elle est bioclimatique ou maison en bois si possible et maintenant elle émanerait du virtuel ...

à suivre

09/12/2016

Quelles évolutions à venir pour l’iPod Touch ?

A quelques jours de la sortie mondiale de l’iPhone 3G, il est permis de se demander ce qui va advenir de l’iPod Touch tel qu’on le connait. Son positionnement tarifaire n’est en effet plus aussi intéressant qu’il l’était par rapport à l’iPhone, même si dans le cas de ce dernier, il faut prendre en compte que s’ajoute au prix d’achat le forfait associé, entre 30 et 120 euros par mois chez Orange par exemple.

Quoi qu’il en soit, après plus d’un an d’existence, l’iPod Touch est amené à évoluer, c’est une évidence. Quelles pourraient être les évolutions en question ? Alors que la rumeur évoque la sortie possible d’une nouvelle génération d’iPod Touch pour la rentrée de septembre, faisons le tour des améliorations potentielles.

apple-touch.jpg

Plus de stockage, pour moins cher ? Le prix de la mémoire Flash ne cesse de descendre, et Apple est désormais en position de négocier de très gros volumes, qui lui permettent de tirer encore les tarifs vers le bas. Aujourd’hui décliné en versions 16 et 32 Go, l’iPod Touch passera-t-il à l’étape supérieure, avec un modèle 64 Go ? La chose parait un peu ambitieuse. En revanche, les tarifs devraient baisser, de façon à conserver l’attrait de l’iPod Touch face à l’iPhone.

Hauts-parleurs ? C’est l’une des principales lacunes de l’iPod Touch : il n’embarque pas d’enceintes, alors que de nombreux baladeurs moins onéreux en disposent. Pour la musique, ou pour les vidéos, les enceintes se révèlent tout de même bien pratiques, dès lors qu’on est isolé chez soi ou que l’on souhaite profiter d’un contenu entre amis.

Un écran plus grand ? Et pourquoi pas ? Avec 3,2 pouces, l’iPod Touch offre un bon compromis entre surface d’affichage et encombrement, mais certains déplorent de regarder films et séries sur une si petite dalle. Un modèle 5, 6 ou 7 pouces, positionné dans le très haut de gamme comme l’était l’iPod Classic 160 Go à sa sortie, ferait sens, et viendrait agréablement enrichir la collection d’Apple.

Appareil photo ? Ils sont rares, les baladeurs à disposer d’un capteur photo. Cette fonctionnalité est généralement réservée aux téléphones mobiles. Apple pourrait avoir une carte à jouer ici : intégrer le capteur 2 MP de l’iPhone à son baladeur ne lui coûterait pas bien cher, et lui permettrait de se distinguer de la concurrence.

En aurions-nous oublié ? Que voyez-vous comme améliorations possibles ?