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14/04/2017

App’store : “the New Big Thing” !

Quels supports d’avenir pour les médias ? Probablement et avant tout, ceux liés à la mobilité. D’abord, les « smart phones », ces téléphones intelligents capables de navigation Internet facile, type iPhone, puis les appareils « e-book », type Kindle, et bientôt, venues d’Asie, des feuilles pliables téléchargeables à distance, interactives, imprimées d’encre électronique, le Siftable et autres objets connectés

Or, à Barcelone, pour la grande messe mondiale annuelle des mobiles, cette année, pas, ou très peu, d’éditeurs de contenus sont présents, cette semaine, pour y voir plus clair dans des modèles d’affaires mobiles introuvables, et des partages de revenus hypothétiques. Probablement le fait de la crise, qui grève les budgets voyages.

    Ou plus sûrement en raison de l’actuel boom des boutiques d’applications en ligne, dans la foulée de l’extraordinaire succès de l’appstore d’Apple, ouverte en juillet dernier.

    « En quelques mois, les 13 millions de personnes possédant un iPhone ont téléchargé autant d’applications que la totalité des 1,1 milliard d’utilisateurs de portables en mesure de le faire », a indiqué ce matin Ralph de la Vega, patron de la branche mobiles d’AT & T. Plus de 20.000 applications, gratuites ou au prix maximum de 10 $, sont déjà disponibles pour les iPhones. Chaque semaine, plus de la moitié des iPhones en circulation on téléchargé des applications ou autres widgets.

    Apple, comme toujours, n’est pas présent non plus à Barcelone, mais les autres acteurs se sont empressés de sauter dans ce wagon !

  symbian.JPG   Hier, Nokia, avec Ovi et  Microsoft ont chacun ouvert chacun leur app’store. Aujourd’hui Yahoo ! en présentant sa nouvelle offre mobile a lancé la sienne pour « smart phones ».  Bientôt ce sera le tour de China Mobile, de RIM (BlackBerry) et même de Dell. Chacun gardant généralement entre 20 et 30% de très faibles revenus, le solde étant pour les développeurs ou les éditeurs. Même si pour l’instant la plupart des applis de médias traditionnels sur l’iPhone sont gratuites et sans pub.

« The app development is the New Big Thing », a assuré Olli-Pekka Kallasnuvo, le patron de Nokia, qui, après le rachat de Symbian, revendique de plus en plus ouvertement, son nouveau statut d’éditeur de logiciels, et de moins en moins celui de fabricant de téléphones.

     Mais, déplore de la Vega d’AT& T, comme pour les SMS au début des années 2000 aux Etats-Unis, ce marché est, hélas, en train de se développer en silos, sans liaison entre plateformes. Or, il y a aujourd’hui pas moins de 9 systèmes d’exploitations pour mobiles en activité, 62 fabricants de portables, plus de 610.000 développeurs pour smart phones...

     Steve Ballmer a renchéri estimant qu’« au bout du compte, ne réussiraient que les compagnies jouant l’ouverture ». Pas mal pour un boss de Microsoft, non ?

 

28/02/2017

medias et numérique : crise dans les années 2000

 

 Au milieu des années 2000 un sommet de crise rassemblant les dirigeants d’une cinquantaine de journaux et groupes de presse américains a dressé un constat particulièrement pessimiste de l’état de la profession et a été appelé à « réinventer le modèle économique » de la presse quotidienne faute de quoi ils se trouvent face au risque d’une disparition.

  A partir d’un questionnaire rempli par les participants, un universitaire animant les débats organisés par l’American Press Institute à Reston en Virginie, a établi qu’une seule des 50 entreprises représentées a des fondamentaux (Z score) qui la mettent à l’abri d’une faillite. Tous les autres sont déjà sur la pente vers le précipice, a estimé James Shein.

 L’heureuse élue n’est pas citée mais la liste des participants montre que les plus grands sont au cœur de la tourmente (Hearst Newspapers , groupes Gannett, McClatchy, New York Times Regional Media…) Shein ne croit pas qu’ils pourront s’en sortir sans une aide extérieure, en premier lieu « pour regarder cette industrie avec des yeux neufs ». 

C’est toujours le même constat : les recettes publicitaires papier sont en chute libre, le lectorat disparaît et les recettes publicitaires de l’internet ne permettent de combler les pertes. La crise économique n’a fait qu’accélérer le phénomène.

 La principale réponse de la profession, les suppressions de postes (13.000 depuis le début de l’année) n’apparaît pas comme une solution si elle est conçue uniquement pour réduire les charges et non comme un instrument dans une stratégie globale. « Diminuer le personnel réduit les coûts, mais pas assez vite et va endommager le produit », a mis en garde le président de Delphi, le fabricant de pièces automobiles, invité au sommet : http://www.editorandpublisher.com/

 

 La situation parait si sérieuse qu’un journaliste de BusinessWeek va jusqu’à proposer un plan de sauvetage par le gouvernement américain sur le modèle de ce qui est envisagé par les Démocrates pour l’industrie automobile ou de ce qui est fait pour les banques.

 Dans ses hypothèses pour défendre une industrie saluée dans la Constitution américaine, Jon Fine va jusqu’à envisager une redevance (license fee) de 50 dollars par foyer fiscal sur le modèle de la redevance pour la BBC. On peut imaginer le tollé que provoqueraient ces solutions au pays de la libre entreprise, comme le montrent les nombreuses voix hostiles au sauvetage des banques ou de l’industrie automobile.

 

 Depuis New York, un chantre du libéralisme, Rupert Murdoch, s’est élevé dimanche pour ABC en Australie contre les « cyniques » en mal de scénarios catastrophe et assuré que les «journaux atteindraient de nouveaux sommets » au 21 ème siècle. Il pense qu’internet offre d’immenses possibilités, les lecteurs étant « toujours plus affamés d’informations ».

 « Les lecteurs veulent ce qu’ils ont toujours demandé : une source en qui avoir confiance. Cela a toujours été le rôle des grands journaux dans le passé. Et ce rôle les rendra encore grand dans le futur ». Le propriétaire du Wall Street Journal croît à l’évolution des journaux vers de multiples médias (pages web, liens RSS, téléphones mobiles) plus flexibles pour les lecteurs. « Le défi consiste à utiliser la marque du journal tout en permettant au lecteur de personnaliser les informations et les lui livrer sous la forme qu’ils souhaitent ».

 Les participants au sommet ont prévu de se retrouver dans six mois.

 

12/01/2017

Construction d'une maison en imprimante 3D

L'année 2017 est annoncée comme celle de créations par la fameuse imprimante 3D...

Car maintenant elle s'attaque au monde de la construction de maisons comme sur cette vidéo en Chine où 10 maisons sortant de nulle part via l'imprimante en 24H et pour 3500e de coût !

 

 

 Une prouesse certes, mais un résultat grossier qui devra s'affiner avec le temps. Par contre le procédé, s'il se ,normalise va complètement bouleverser le monde la construction de maison en Occident. Rappelez-vous, on faisait déjà des "maisons en kit" comme ce constructeur de maisons à Perpignan ,  la maison est devenue connectée avec la domotique , elle est bioclimatique ou maison en bois si possible et maintenant elle émanerait du virtuel ...

à suivre

09/12/2016

Quelles évolutions à venir pour l’iPod Touch ?

A quelques jours de la sortie mondiale de l’iPhone 3G, il est permis de se demander ce qui va advenir de l’iPod Touch tel qu’on le connait. Son positionnement tarifaire n’est en effet plus aussi intéressant qu’il l’était par rapport à l’iPhone, même si dans le cas de ce dernier, il faut prendre en compte que s’ajoute au prix d’achat le forfait associé, entre 30 et 120 euros par mois chez Orange par exemple.

Quoi qu’il en soit, après plus d’un an d’existence, l’iPod Touch est amené à évoluer, c’est une évidence. Quelles pourraient être les évolutions en question ? Alors que la rumeur évoque la sortie possible d’une nouvelle génération d’iPod Touch pour la rentrée de septembre, faisons le tour des améliorations potentielles.

apple-touch.jpg

Plus de stockage, pour moins cher ? Le prix de la mémoire Flash ne cesse de descendre, et Apple est désormais en position de négocier de très gros volumes, qui lui permettent de tirer encore les tarifs vers le bas. Aujourd’hui décliné en versions 16 et 32 Go, l’iPod Touch passera-t-il à l’étape supérieure, avec un modèle 64 Go ? La chose parait un peu ambitieuse. En revanche, les tarifs devraient baisser, de façon à conserver l’attrait de l’iPod Touch face à l’iPhone.

Hauts-parleurs ? C’est l’une des principales lacunes de l’iPod Touch : il n’embarque pas d’enceintes, alors que de nombreux baladeurs moins onéreux en disposent. Pour la musique, ou pour les vidéos, les enceintes se révèlent tout de même bien pratiques, dès lors qu’on est isolé chez soi ou que l’on souhaite profiter d’un contenu entre amis.

Un écran plus grand ? Et pourquoi pas ? Avec 3,2 pouces, l’iPod Touch offre un bon compromis entre surface d’affichage et encombrement, mais certains déplorent de regarder films et séries sur une si petite dalle. Un modèle 5, 6 ou 7 pouces, positionné dans le très haut de gamme comme l’était l’iPod Classic 160 Go à sa sortie, ferait sens, et viendrait agréablement enrichir la collection d’Apple.

Appareil photo ? Ils sont rares, les baladeurs à disposer d’un capteur photo. Cette fonctionnalité est généralement réservée aux téléphones mobiles. Apple pourrait avoir une carte à jouer ici : intégrer le capteur 2 MP de l’iPhone à son baladeur ne lui coûterait pas bien cher, et lui permettrait de se distinguer de la concurrence.

En aurions-nous oublié ? Que voyez-vous comme améliorations possibles ?

 

13/10/2016

la Méthode Google de Jeff Jarvis - lecture fin

Fin de ma lecture de cet ouvrage très connu dans l'univers du web journalisme la Méthode Google de Jeff Jarvis.

 

Médias : les leçons à en tirer

Ceci étant dit.

Sur le volet médias, les leçons à en tirer sont nombreuses, même si ceux qui connaissent un peu le secteur et le bonhomme n’apprendront rien de très nouveau (sa théorie du journalisme de liens a depuis longtemps essaimé dans la blogsphère francophone)

Voilà donc quelques idées en vrac développées par Jarvis. Toutes ont comme point commun la nécessité d’innover et de remettre à plat l’ancien modèle. Bref, encore du boulot pour les médias français, s’ils veulent se caler sur ce modèle.

  • le journalisme doit se réinventer. Les journaux vont mourir, mais la demande d’info demeure. Les médias doivent d’affranchir de cette culture papier pour se réinventer totalement. Rien ne sert de pratiquer la politique de l’autruche.

  • les médias doivent devenir des plateformes et s’ancrer dans des réseaux. Cela permet en amont de profiter du savoir-faire d’internautes. Cela permet en aval de mieux “distribuer” les contenus.

  • Les médias doivent proposer des services et non pas seulement du contenu.

  • Un bel article, c’est chouette. Mais sans lien, il n’a aucune valeur.

  • Il faut donc produire de l’information à haute valeur ajoutée pour qu’elle soit “liée” : fini le bâtonnage de dépêches.

  • Il faut produire une information facile d’accès pour Google : on ne viendra pas chercher l’information chez vous. Les médias doivent arrêter de penser qu’ils sont le centre du monde.

  • les lecteurs sont vos alliés (1) : ils savent le mieux ce qu’ils veulent lire. Il faut savoir les écouter, leur confier par exemple le choix des sujets à traiter. Ce qui veut dire que les médias doivent savoir lâcher la bride : la confiance est inversement proportionnelle au contrôle.

  • les lecteurs sont vos alliés (2) : ils sont des coproducteurs de contenu. Exemple avec la radio WNYC qui a envoyé ses lecteurs relever les prix des denrées alimentaires dans les grandes surfaces, pour une enquête consommation. Le fameux web 2.0

  • la guerre blogueurs / journalistes, c’est mal. Les partenariats, c’est bien.

  • La mort des mass média : vive les marchés de niche. L’hyper-local ou l’hyper-spécialisation sont des solutions d’avenir.

  • le papier, ça craint. Ca pollue et ça freine l’innovation. La presse papier doit savoir profiter de sa situation de rente pour faire rapidement la transition, sous peine d’être dépassée et devenir inutile.

 

 

12/08/2016

la Méthode Google de Jeff Jarvis - lecture

 Petite fiche de lecture avec la Méthode Google de Jeff Jarvis, publiée par Télémaque en partenariat avec Faber Novel (19.5 euros). Pour ceux qui l’ignorent, Jeff Jarvis est un journaliste américain très connu : son blog, Buzzmachine, est une référence mondiale sur les mutations de l’industrie des médias à l’ère numérique. Bref, un précurseur.

Comprendre les lois de Google

Sa « Méthode Google » a pour objet de scruter les mutations de notre monde et de notre économie sous ce prisme : « et que ferait Google à votre place ? » On est loin ici des enquêtes pléthoriques du style « Tous fichés » sur le « machiavélique Google qui veut dominer le monde ». L’auteur confesse volontiers une immense admiration pour l’entreprise californienne.

methode google.JPGAvec cet ouvrage, Jarvis ambitionne de nous donner quelques clés pour comprendre ce Nouveau Monde et ses potentialités. Dans sa première partie, Jarvis décrypte les lois googliennes (et du net plus généralement) qui ont fait son succès : communauté, ouverture, distribution, open source, culte du chiffre et du client, dématérialisation, coproduction, transparence, temps réel, innovation… Dans la seconde, il décline toute une série d’exemples où ces lois pourraient s’appliquer pour le bien de tous. Mutuelle, Mobile, Santé, Energie, Edition…. et Média (j’y reviens plus bas).

Le bouquin est foisonnant et passionnant. J’avais lu il y a deux ans “La terre est plate” de Thomas Friedman. L’auteur abordait notamment la manière dont les infrastructures numériques et la globalisation avaient bouleversé notre économie. Même si le ton est différent, la méthode Google ressemble à peu une suite de la Terre est plate. La crise est passée par là. Le modèle Wal-Mart, triomphant avec Thomas Friedman, devient étonnement ringard chez Jarvis au profit de Google, mètre étalon de l’économie de demain.

Les trucs qui m’agacent

D’abord, quelques petits trucs qui m’agacent dans ce bouquin (dans les deux derniers cas, l’auteur n’y est pour rien).

  • Le côté un peu gourou (l’injonction, “vivez votre vie en mode béta”, fallait oser !) et cette tentation de tout théoriser.

  • Le monde entier de Jeff Jarvis se limite au monde connecté. Pas un mot (ou presque, à part sur la partie consacrée au microcrédit) sur les 5 milliards d’humains qui ne sont pas internautes et qui n’ont jamais entendu le mot Google.

  • La préface de Franck Riboud, PDG de Danone, dans l’édition française, ne sert absolument à rien, mais alors à rien !

  • Le buzz autour du livre, comme quoi la lenteur de sa traduction en français serait due à une auto-censure démoniaque du lobby du monde de l’édition (lire la préface de l’éditeur assez ironique sur ce point).

suite et fin de cette chronique au prochain article