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13/10/2016

la Méthode Google de Jeff Jarvis - lecture fin

Fin de ma lecture de cet ouvrage très connu dans l'univers du web journalisme la Méthode Google de Jeff Jarvis.

 

Médias : les leçons à en tirer

Ceci étant dit.

Sur le volet médias, les leçons à en tirer sont nombreuses, même si ceux qui connaissent un peu le secteur et le bonhomme n’apprendront rien de très nouveau (sa théorie du journalisme de liens a depuis longtemps essaimé dans la blogsphère francophone)

Voilà donc quelques idées en vrac développées par Jarvis. Toutes ont comme point commun la nécessité d’innover et de remettre à plat l’ancien modèle. Bref, encore du boulot pour les médias français, s’ils veulent se caler sur ce modèle.

  • le journalisme doit se réinventer. Les journaux vont mourir, mais la demande d’info demeure. Les médias doivent d’affranchir de cette culture papier pour se réinventer totalement. Rien ne sert de pratiquer la politique de l’autruche.

  • les médias doivent devenir des plateformes et s’ancrer dans des réseaux. Cela permet en amont de profiter du savoir-faire d’internautes. Cela permet en aval de mieux “distribuer” les contenus.

  • Les médias doivent proposer des services et non pas seulement du contenu.

  • Un bel article, c’est chouette. Mais sans lien, il n’a aucune valeur.

  • Il faut donc produire de l’information à haute valeur ajoutée pour qu’elle soit “liée” : fini le bâtonnage de dépêches.

  • Il faut produire une information facile d’accès pour Google : on ne viendra pas chercher l’information chez vous. Les médias doivent arrêter de penser qu’ils sont le centre du monde.

  • les lecteurs sont vos alliés (1) : ils savent le mieux ce qu’ils veulent lire. Il faut savoir les écouter, leur confier par exemple le choix des sujets à traiter. Ce qui veut dire que les médias doivent savoir lâcher la bride : la confiance est inversement proportionnelle au contrôle.

  • les lecteurs sont vos alliés (2) : ils sont des coproducteurs de contenu. Exemple avec la radio WNYC qui a envoyé ses lecteurs relever les prix des denrées alimentaires dans les grandes surfaces, pour une enquête consommation. Le fameux web 2.0

  • la guerre blogueurs / journalistes, c’est mal. Les partenariats, c’est bien.

  • La mort des mass média : vive les marchés de niche. L’hyper-local ou l’hyper-spécialisation sont des solutions d’avenir.

  • le papier, ça craint. Ca pollue et ça freine l’innovation. La presse papier doit savoir profiter de sa situation de rente pour faire rapidement la transition, sous peine d’être dépassée et devenir inutile.

 

 

12/08/2016

la Méthode Google de Jeff Jarvis - lecture

 Petite fiche de lecture avec la Méthode Google de Jeff Jarvis, publiée par Télémaque en partenariat avec Faber Novel (19.5 euros). Pour ceux qui l’ignorent, Jeff Jarvis est un journaliste américain très connu : son blog, Buzzmachine, est une référence mondiale sur les mutations de l’industrie des médias à l’ère numérique. Bref, un précurseur.

Comprendre les lois de Google

Sa « Méthode Google » a pour objet de scruter les mutations de notre monde et de notre économie sous ce prisme : « et que ferait Google à votre place ? » On est loin ici des enquêtes pléthoriques du style « Tous fichés » sur le « machiavélique Google qui veut dominer le monde ». L’auteur confesse volontiers une immense admiration pour l’entreprise californienne.

methode google.JPGAvec cet ouvrage, Jarvis ambitionne de nous donner quelques clés pour comprendre ce Nouveau Monde et ses potentialités. Dans sa première partie, Jarvis décrypte les lois googliennes (et du net plus généralement) qui ont fait son succès : communauté, ouverture, distribution, open source, culte du chiffre et du client, dématérialisation, coproduction, transparence, temps réel, innovation… Dans la seconde, il décline toute une série d’exemples où ces lois pourraient s’appliquer pour le bien de tous. Mutuelle, Mobile, Santé, Energie, Edition…. et Média (j’y reviens plus bas).

Le bouquin est foisonnant et passionnant. J’avais lu il y a deux ans “La terre est plate” de Thomas Friedman. L’auteur abordait notamment la manière dont les infrastructures numériques et la globalisation avaient bouleversé notre économie. Même si le ton est différent, la méthode Google ressemble à peu une suite de la Terre est plate. La crise est passée par là. Le modèle Wal-Mart, triomphant avec Thomas Friedman, devient étonnement ringard chez Jarvis au profit de Google, mètre étalon de l’économie de demain.

Les trucs qui m’agacent

D’abord, quelques petits trucs qui m’agacent dans ce bouquin (dans les deux derniers cas, l’auteur n’y est pour rien).

  • Le côté un peu gourou (l’injonction, “vivez votre vie en mode béta”, fallait oser !) et cette tentation de tout théoriser.

  • Le monde entier de Jeff Jarvis se limite au monde connecté. Pas un mot (ou presque, à part sur la partie consacrée au microcrédit) sur les 5 milliards d’humains qui ne sont pas internautes et qui n’ont jamais entendu le mot Google.

  • La préface de Franck Riboud, PDG de Danone, dans l’édition française, ne sert absolument à rien, mais alors à rien !

  • Le buzz autour du livre, comme quoi la lenteur de sa traduction en français serait due à une auto-censure démoniaque du lobby du monde de l’édition (lire la préface de l’éditeur assez ironique sur ce point).

suite et fin de cette chronique au prochain article

 

 

14/07/2016

Les blogs et la circulation de l'information

 

 C'est un phénomène désormais courant : des blogueurs s'enflamment sur un sujet et reprennent, sans trop de recul, les mêmes informations d'un site à l'autre.

Nouvel exemple la semaine dernière, avec cette news qui circule de blog en blog : Microsoft s'apprête à lancer un Joost-killer. Joost, c'est le nom de cette application qui permet de voir des programmes télé, en plein écran, sur son écran d'ordinateur. Et le killer, ce serait Livestation, un logiciel qui utilise un système de diffusion analogue, basé sur un réseau P2P, avec en plus la possibilité d'envoyer des flux vidéo d'événements en direct (Joost, lui, se positionne sur les programmes de stock, comme les documentaires, les séries ou les vidéos musicales).

Sauf que Livestation est développé par une société anglaise, Skinkers, et ne fait qu'utiliser une technologie de Microsoft, sans autre lien avec la société créée par Bill Gates. Cela n'empêche pas un site Internet très lu, Ars Technica, de titrer "Microsoft announces Joost Killer".

L'article est repris et mis en évidence sur Blogmarks, un site de partage d'informations très lu. Du coup, plusieurs centaines d'internautes y vont de leur petit commentaire sur leur blog. Ars Technica a, depuis, modifié son titre et le texte de son article, mais combien, parmi les blogueurs qui ont suivi, rectifieront l'erreur ?

A lire, un billet de Jack Scobles, du Guardian, qui analyse en longueur toute l'histoire.

 

 

25/05/2016

FUT 16 et PES - Les jeux les plus vendus en France

Il y a quelques années, dans les classements des jeux vidéos les plus vendus en France on pouvait lire : n°1 PES et n°10 FIFA... Les temps ont bien changé !

1er : FUT 16 sur PC-PS3
Sortie il y a près de 6 mois, FIFA 16, le poulain d’Electronics Arts est toujours dans la course. Normal quand on est la meilleure simulation de foot du marché. Des millions de gamers s'affrontent en continu dans les ligues FUT créées pour le jeu et à coups de crédits fifa ou de monedas fut 16 baratas en Espagne (on ne se pose plus la question de "la fin des crédits fifa ?" d'ailleurs) , on construit de sacrés équipes de FUT : Real, Barça, PSG, bayern...c'est la ronde des crédits fifa qui continue.  

Est-ce que vous pensez qu’EA va m’envoyer un exemplaire gratuit du prochain FIFA pour avoir écrit ça…? M'étonnerait.

1er : PES 16 sur PS3
Encore du foot ! : Fan de PES un jour, Fan de PES toujours. Même si la simulation de foot de Konami n’est pas encore  au niveau  de la licence FIFA, PES peut compter sur une communauté de joueurs indéfectibles qui ne trahiront jamais et qui, pour paraphraser les dialogues de Call of Duty 4, « n’ont qu’un seul regret : n’avoir qu’une seule vie de gamer à donner à leur jeu de foot préféré ».

 

foot-fifa.JPGQuelques commentaires avant de vous laisser repartir vers votre jeu du moment :


- un seul jeu exclusif dans le classement : Forza sur Xbox 360
- un seul jeu Wii (et pas de jeu DS). Ca nous change ! Est-ce qu’on assiste au début de la fin de la Wii ? M’est avis que non.
- trois jeux sur PS3. Fifa, PES et Tekken sont multi-supports, mais ce sont uniquement les versions PS3 qui figurent dans le classement. Preuve de la place particulière de la console de Sony sur le territoire français, et du pouvoir d’achat des possesseurs de PS3. Serait-ce lié au bon démarrage de la version slim ? Difficile de l’affirmer pour l’instant

 

02/05/2016

jeux video 3d en ligne

Il existe 2 sortes de jeux video 3d en ligne, ceux qui s’adressent à un public traditionnel vais-je dire, et ceux qui s’adressent aux vrais gamers !

Jeux-video-3d

Pour faire simple (j’aime faire simple avec les jeux video 3d en ligne parce qu’il n’y a qu’à jouer plutôt que de tripoter le sujet), je vais vous présenter quelques généralités sur les jeux video 3d en ligne pour le grand public, quant aux gamers, vous n’aurez qu’à vous télétransporter jusqu’à votre paragraphe, si vous ne vous faites pas snipper d’ici là, lol ! Pour ne pas vous faire de peine et dire du mal de vos jeux videos 3d en ligne préférés, j’aborderai avec vous un sujet qui fait débat entre grands joueurs et « cas sos » !

Jeux video 3d en ligne pour grand public

Un jeu vidéo 3d en ligne pour grand public, s’adresse davantage à un public peu âgé, ou alors largement débutant. Et plus le public est grand, plus l’âge est inversement proportionné !

Un bon jeux video 3d en ligne doit déjà avoir un graphisme excellent, et croyez moi, ce n'est pas toujours le cas, et avoir une bonne jouabilité. Mais un bon jeu video 3d en ligne doit surtout être gratuit, sans inscription et pas trop bête. Non, garer sa voiture pour une fille n’est pas un jeu video 3d bête, c’est un jeux citoyen…

Pour s’amuser pas trop bêtement avec un bon jeux vidéo 3d en ligne, il y a le choix, contrairement à ceux des gamers où la majorité consiste à tuer l’adversaire ou faire perdre les autres pour soi-même gagner (comme dans le jeu fifa …) Quand je dis pas trop bête, je pense notamment à un chouette jeux video 3d en ligne où vous êtes un musicien d’un groupe de musique renommé, vous allez vous produire et vous préparez la scène en cherchant un peu de partout des caisse en bois. Le but du jeux video 3d en ligne est d’éviter de se faire vampiriser par les fans qui vous pompent votre énergie tout en ramenant le plus de caisses. Voilà un jeux video 3d qui sort de l’ordinaire, sans violence, bien pensé !

Jeux video 3d en ligne pour gamer : le multi joueur

Inutile de s’appesantir sur le sujet, un gamer joue sur des jeux vidéos 3d multi joueurs, c’est un acquis (voir :

http://www.ken-le-survivant.net/games/ ). Il y a bien les jeux vidéos 3d de stratégies et de réflexions, mais soyons sincères, il n’y en a pas énormément.

Le problème de beaucoup de ces jeux video 3d en ligne, est que peu de serveurs existent, allez, moins d’une vingtaine, et encore je suis large ! Par ailleurs, trouvez-en 1 en français… si en plus vous cherchez un jeux video 3d en ligne sans problème de compatibilité entre les différentes versions du jeu ou de portage, ça se gâte.

Je souhaite donc aussi m’adresser à ceux qui prétendent jouer aux jeux video 3d en ligne sans souris… Comment pensez-vous jouer en multi joueurs ?! La nostalgie du FPS sans souris c’est bien, mais, sur un jeu video 3d en ligne on attend quand même un peu de répondant, non ?! Et encore, dans les FPS, je pense à Quake, sans souris c’était impossible parce que les mouvements n’étaient plus basiques.

Pour moi, le best of était Unreal Tournament en combinaison clavier + souris. Les nostalgiques du doom-like comprendront l’envie de ne jouer qu’au clavier ! Je n’ai jamais été autant sollicité pour jour à un jeu vidéo 3d en ligne : la chair à pâté était de retour !

10/03/2016

Quid de l'économie des usages dans la numérisation du patrimoine ?

 

J’ai assisté hier matin, à Bordeaux, dans les locaux du Conseil Régional d’Aquitaine à la conférence « Patrimoine, numérisation et accès aux savoirs », co-organisée par Aquitaine Europe Communication et l’agence ARPEL (voir portail de sites ).

 

Une salle comble face à des intervenants de qualité (institutionnels et industriels), dont Jean-Noël Jeanneney (célèbre et brillant président de la BNF), confirme l’importance et l’actualité du sujet pour les professionnels de l’information.
Les thèmes majeurs ont été une fois encore évoqués : Google Print, la bibliothèque numérique européenne, les enjeux culturels et les défis techniques de la numérisation, l’accès au savoir…la machine Internet
Au-delà des particularismes régionaux, peu de choses inédites durant cette matinée, ce qui n’enlève rien à la qualité des prestations.
Toutefois, une chose me surprend fortement. Lorsque la question des coûts et des financements de la numérisation est abordée, sont simplement évoqués avec plus ou moins de précision les investissements étatiques et les fonds européens. Qu’en est-il de l’économie de l’usage ? Je veux dire, dans le détail ?

jeux-videos2.jpg

 

Étant temporairement installé de l’autre côté de la Manche, j’assiste à de nombreux colloques sur ces mêmes questions de numérisation. Si les enjeux et les défis sont partagés, notre manque de pragmatisme nous démarque complètement de nos voisins anglo-saxons pour ce qui est de l’approche budgétaire des projets, quelle que soit leur échelle.
Les débouchés économiques des contenus numérisés sont ici quantifiés et intégrés au plus tôt de la conception des projets : partenariats avec les grands médias nationaux, déploiement de services à forte valeur ajoutée comme la vente on-line et off-line de contenus dédiés aux industriels, aux scientifiques, aux enseignants, développement de produits multimédias et dérivés, mise en place de boutiques au sein des établissements culturels, etc.
Qu’est-ce que cela signifie ? Bien sûr, les projets ne sont pas pour autant plus ou moins nombreux de part et d’autre de la Manche. Ce qui me paraît différent, c’est que :
- pour la majorité d’entre elles, les initiatives de numérisation au Royaume-Uni sont à l’origine conçues autour d’une rentabilité connue, calculée, programmée,
- la question des usages, des publics et donc de la segmentation des services est intégrée en amont des projets,
- la faisabilité ne repose pas exclusivement sur les politiques de subventions.

 

Même si la numérisation du patrimoine est une évidence pour tous, je crois que les vrais enjeux seront compris et partagés par la grande institution comme par l’établissement culturel de la petite commune, par le responsable du ministère comme par le professionnel en charge de la manipulation, et par l’usager lui-même, quand la définition des projets s’appuiera davantage sur l’économie des usages et des services.
Est-il vraiment grossier de penser que, dans le domaine culturel aussi, l’innovation puisse être financée par la rentabilité ?