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10/03/2016

Quid de l'économie des usages dans la numérisation du patrimoine ?

 

J’ai assisté hier matin, à Bordeaux, dans les locaux du Conseil Régional d’Aquitaine à la conférence « Patrimoine, numérisation et accès aux savoirs », co-organisée par Aquitaine Europe Communication et l’agence ARPEL (voir portail de sites ).

 

Une salle comble face à des intervenants de qualité (institutionnels et industriels), dont Jean-Noël Jeanneney (célèbre et brillant président de la BNF), confirme l’importance et l’actualité du sujet pour les professionnels de l’information.
Les thèmes majeurs ont été une fois encore évoqués : Google Print, la bibliothèque numérique européenne, les enjeux culturels et les défis techniques de la numérisation, l’accès au savoir…la machine Internet
Au-delà des particularismes régionaux, peu de choses inédites durant cette matinée, ce qui n’enlève rien à la qualité des prestations.
Toutefois, une chose me surprend fortement. Lorsque la question des coûts et des financements de la numérisation est abordée, sont simplement évoqués avec plus ou moins de précision les investissements étatiques et les fonds européens. Qu’en est-il de l’économie de l’usage ? Je veux dire, dans le détail ?

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Étant temporairement installé de l’autre côté de la Manche, j’assiste à de nombreux colloques sur ces mêmes questions de numérisation. Si les enjeux et les défis sont partagés, notre manque de pragmatisme nous démarque complètement de nos voisins anglo-saxons pour ce qui est de l’approche budgétaire des projets, quelle que soit leur échelle.
Les débouchés économiques des contenus numérisés sont ici quantifiés et intégrés au plus tôt de la conception des projets : partenariats avec les grands médias nationaux, déploiement de services à forte valeur ajoutée comme la vente on-line et off-line de contenus dédiés aux industriels, aux scientifiques, aux enseignants, développement de produits multimédias et dérivés, mise en place de boutiques au sein des établissements culturels, etc.
Qu’est-ce que cela signifie ? Bien sûr, les projets ne sont pas pour autant plus ou moins nombreux de part et d’autre de la Manche. Ce qui me paraît différent, c’est que :
- pour la majorité d’entre elles, les initiatives de numérisation au Royaume-Uni sont à l’origine conçues autour d’une rentabilité connue, calculée, programmée,
- la question des usages, des publics et donc de la segmentation des services est intégrée en amont des projets,
- la faisabilité ne repose pas exclusivement sur les politiques de subventions.

 

Même si la numérisation du patrimoine est une évidence pour tous, je crois que les vrais enjeux seront compris et partagés par la grande institution comme par l’établissement culturel de la petite commune, par le responsable du ministère comme par le professionnel en charge de la manipulation, et par l’usager lui-même, quand la définition des projets s’appuiera davantage sur l’économie des usages et des services.
Est-il vraiment grossier de penser que, dans le domaine culturel aussi, l’innovation puisse être financée par la rentabilité ?

 

26/01/2016

La machine Internet – résumé et commentaires

Retour commenté sur un des rares ouvrages lucides écrit à l'orée de l'avènement de l'Internet de masse dans les années 1999-2000 : « La machine Internet », Michel Bera et Eric Mechoulan, Éditions Odile Jacob, 1999 * Nos commentaires seront notés [NDA]

Cet ouvrage intitulé « la machine Internet », critique les utopies portées par le développement de l'Internet grand public dans les années 90, et décrit étrangement le paysage de ce qui sera l'Internet des années 2010, le notre. Comme si les dures réalités de la marchandisation généralisée et des replis régaliens des pouvoirs publics, avaient eu raison des projections utopistes des pionniers du « réseau ».

Ce livre de Bera et Mechoulan est d'abord une critique sans concession de l'imaginaire et de la réalité des pratiques de l'Internet, créé dans l'esprit de liberté des années 60 , et devenu lieu du plus haut cynisme, ce, dès 1999 !

Pour les auteurs, l'idéal libertaire de cet Internet est américain, la « toîle » est la nouvelle « frontière » du marché, les communautés virtuelles sont des business models, la démocratie électronique est un narcissisme, l'intelligence collective est ainsi pour eux une gageure, l'interactivité une escroquerie intellectuelle, et l'argent est le seul et véritable "sang virtuel" de cet internet...

Pour Bera et Mechoulan le slogan "plus important que l'information est le droit de l'information" s'efface au profit du "toute la consommation sera disponible sur l'Internet". Ce constat est fait par eux, dès la fin des années 90... Ainsi à terme l'architecture de l'Internet risque d'être carrément remise en cause par le croisement des comportements des Internautes "moutons" ( le grand public) et des "prédateurs" (professionnels de l'économie et des médias) , alors que les pionniers se réfugieront dans quelques recoins des réseaux.

Car selon eux Internet est essentiellement un lieu de pouvoir stratégique : l'ordinateur en réseau, qui se voulait l'outil de l'égalité et de la liberté, va devenir le super-calculateur qui traque les profils des consommateurs pour les greniers à données de l'infosphère, comme dans les rêves des cybernéticiens de jadis

[NDA : or depuis les années 2000 en effet, on cartographie les réseaux sociaux, la blogosphere ; on fait du sentiment analysis, du text mining sur les productions des internautes et du retargeting avec les données de navigation; le big data s'applique à presque tous les domaines : marketing, tourisme, recherche... indistinctement utilisé par des entreprises ou par les Etats. L'analyse de données web, « l'analytics », est devenu un des postes budgétaires les plus importants des entreprises du domaine IT en 2016 et bientôt dans toutes les entreprises en ligne... A tel point que les internautes sont obligés de se défendre devant l'exploitation opaque qui peut être faite de leurs nombreuses traces numériques ou de leur identité en ligne. L'e-réputation devient ainsi une notion incontournable en 2016  :  sollicitant le droit de l'Internet avec le recours de plus en plus fréquent de la part des entreprises et des particuliers aux services d'un avocat e-reputationsollicitant les géants du web avec ce fameux « droit à l'oubli » sur le web pour lequel par exemple Google a mis au point une procédure, et allant même jusqu'à faire intervenir ses services sophistiqués de "nettoyeurs de réputation en ligne"...]

Le seul espoir face à cette inéluctable dérive du cybermonde pour les auteurs, serait le retour à une "forme d'Etat" (« capable de préserver contre leur gré les moutons de l'élevage auquel ils sont ainsi destinés » p.311) , ou à une "réplique de consommateurs" ou encore, au règne de l'imprévisibilité ("construire la civilisation de l'Internet hors de l'Internet", p.312).

[NDA : Peut-être que la réaction des « consommateurs » face à cette dérive de l'Internet a déjà pris des formes de contre-culture dans les années 2000  avec l'avènement d'un Internet non-marchand structuré en mouvements de "l'Internet solidaire", de "l'Open source", en créations juridiques comme "la Licence GPL, GNU" ...en mouvements citoyens avec l'avènement du web 2.0 de 2006 - qui se voulait un retour du curatoring version humaine face aux algorithmes régulant le web  - et jusqu'aux années 2010 avec l'émergence sur Internet de la notion de « biens communs » : on peut écouter avec profit le cours d'Hervé le Crosnier sur le sujet ]

01/01/2016

La recherche sociale - fin

 

Fin de la traduction d'un article de Dave Copeland, sur la recherche sociale

Wisdom of the Crowds

 

Tout le travail mené pour s’assurer que tout est partageable et social repose sur un point : il faut repenser la façon dont nous cherchons quelque chose sur Internet, et sur ce point Bing a peut-être une longueur d’avance sur Google dans la recherche sociale

 Je me suis inscrit dans Bing en utilisant mon compte Facebook et j’ai recherché « plan de formation pour le marathon de Boston ». J’ai eu une page assez standard des résultats. Mais Bing a ajouté un élément sur la droite qui me montre les amis Facebook qui, en fonction de leurs messages sur le site, pourraient être en mesure de m’aider : c'est le cas avec le jeu fifa 16 , où une véritable communauté d'entraide et inventive s'est constituée autour de la recherche de crédits fifa pas cher  en particulier (soit par l'achat de crédits auprès des revendeurs, soit par un autobuyer, des bots...).

 Et en effet, trois des cinq personnes affichées ont couru le marathon de Boston au moins une fois, et l’une d’entre elles a coaché gratuitement des coureurs. La 4ème personne vit à Boston et a commencé à courir récemment tandis que la 5ème personne est chef dans un restaurant de Boston ayant organisé une journée spécial marathon. Pas mal.

 « L’activité sur les réseaux sociaux a considérablement augmenté au cours des 12/18 derniers mois. Les moteurs de recherche font partie intégrante du business de la recherche d’information, et donc pour eux, c’est le moment de capter l’information pertinente circulant sur les réseaux sociaux », explique Nathan Safran, directeur de recherche au SEO technology maker Conductor.  » « La tendance actuelle reste que les consommateurs utilisent la recherche d’informations beaucoup plus souvent que les réseaux sociaux pour trouver les informations dont ils ont besoin pour acheter. Il est donc important que les contenus de ces sites soient indexés par les moteurs de recherche. »

 Google ne va pas si profondément chercher dans les profils de mes amis, essentiellement parce qu’il cherche à pousser les résultats Google+. L’inclusion du contenu Facebook a été lente. La plupart des personnes interviewées pour cet article s’attendent à ce que ça change.

 Selon Salyer, Google devrait inclure plus d’informations sociales dans ses résultats de recherche. » « Les entreprises revoient la manière dont leurs sites fonctionnent pour les rendre plus sociaux ».

 

03/11/2015

La recherche sociale, où en est-on ?

 Je vous propose cette semaine une traduction d'un article de Dave Copeland, sur la recherche sociale

 La recherche sociale va changer la face d’Internet, ou du moins en modifiera les contours. Vous n’êtes pas convaincus ? Et pourtant ! De nombreuses rumeurs laissent sous-entendre que Facebook est en train de travailler sur un moteur de recherche, Google se donne les moyens d’intégrer Google+ dans ses résultats de recherche et Microsoft permet d’effectuer des recherches dans les photos publiées par ses contacts Facebook.

 La recherche sociale repose sur le fait que les internautes font davantage confiance à l’opinion et aux conseils de leurs amis qu’à une foule de personnes qu’ils ne connaissent pas ou bien à un algorithme de recherche. Ayant conçu de tels algorithmes, Google et Bing cherchent maintenant une façon d’intégrer de la recherche sociale dans les résultats obtenus de manière traditionnelle.

 Jennifer Peck, directrice de l’engagement chez Banjo, créateur d’une application de recherche sociale affichant les profils sociaux des personnes selon le lieu où ils sont, explique : « Nous savons très bien que la plupart des personnes font davantage confiance aux recommandations de leurs pairs qu’aux publicités, et qu’environ 25 % des résultats de recherche concernant les 20 plus grosses marques dans le monde sont des contenus créés par les internautes ». C'est par exemple le cas dans les jeux vidéos où les gamers se recommandent les endroits où acheter crédits fut 16 en particulier, la communauté Fifa est très active sur le web...

 Peck poursuit : « Par exemple, si vous faites une recherche sur le nageur Ryan Lochte (récompensé aux jeux olympiques), vous obtenez une quantité phénoménale d’informations ». Et dans cette masse de résultats, « il y aura les dernières photos et contenus relatifs à son passage aux jeux de Londres en provenance de milliers de fans qui auront mis à jour leur mur Facebook, leur profil Twitter, leur compte Instagram et utilisé Path ». Et il est bien évident que « Les informations les plus récentes sont les plus importantes ».

 Social Search Is the Web’s New Disruptor

 Il y a à peine 2 ans, les dirigeants de Gigya, qui ont fourni des outils sociaux à ABC, Pepsi, et Verizon, ont remarqué un changement radical dans la manière dont les gens trouvent les sites de leurs clients. De plus en plus de personnes y arrivent via les réseaux sociaux. Dans certains cas même, le trafic généré par Twitter et Facebook éclipse totalement celui généré par Google, selon le PDG Patrick Salyer.

 Pour Salyer, « Le comportement de l’utilisateur a changé, et les moteurs de recherche cherchent à changer pour prendre en compte cette tendance ».

 Depuis lors, on a pu observer un vrai bouleversement sur Internet, particulièrement en ce qui concerne le contenu. Le Washington Post, autrefois considéré comme une société ayant su, mieux que ses pairs, prendre le virage d’Internet, a vu le trafic du Huffington Post dépasser le sien. Le Post a un nouveau rival, dont la particularité est qu’il a mieux compris les liens unissant la recherche et la recherche sociale.

 « La recherche sociale est similaire au SEO en de nombreux points, à l’exception du fait qu’il y a un nombre incalculable de technologies concurrentielles et de façons d’analyser les patterns », explique Salyer.

 

 

 

03/10/2015

la CHROMOTHERAPIE en piscine

 Du vert pour diminuer la tension sanguine, du jaune contre la mélancolie, du rouge en période d'examens ... les couleurs agissent aussi bien sur notre corps que sur notre moral. Véritables stimulatrices, les unes nous permettent de nous recharger en énergie, les autres augmentent notre créativité, nous aident à positives ou nous apaisent.

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source : http://www.produits-piscines.fr/domotique-piscine.html

  Selon les effets recherchés, la chromothérapie se fait calmante ou stimulante, relaxante ou vivifiante. Pratiquée aux 4 coins du monde depuis toujours, la chromothérapie n'est pas née du dernier arc-en-ciel ni des piscines ! En leur temps déjà, les Grecs et les Egyptiens étaient persuadés des vertus thérapeutiques des couleurs et de la lumière : ils construisaient des temples lumineux et colorés pour soigner les maladies.

 On a également retrouvé trace de cette croyance dans les rituels et les talismans des Amérindiens qui l'appelaient "la médecine de l'arc-en-ciel". Ils reconnaissaient aux couleurs le pouvoir de guérir le corps et l'esprit en utilisant les forces énergétiques de la nature.

 A l'autre bout du monde aussi, en Chine et en Inde lointaines, les couleurs ont toujours eu une place de choix dans la médecine traditionnelle.
Il faudra cependant attendre le 19eme siècle pour que l'on s'intéresse à la chromothérapie aux Etats-Unis et en Europe.

 Les différents ouvrages faisant véritablement état de l'efficacité de ces méthodes datent du siècle dernier et ont été rédigé par des Indiens ou des Américains.

 Aujourd'hui, la chromothérapie fait partie intégrante des médecines douces, même si elle est beaucoup plus utilisée et généralisée de l'autre côté de l'Atlantique que chez nous, que ce soit en bassin de piscine ou ailleurs (domotique ...).

 On prête à la chromothérapie des influences physiques, psychiques et émotionnelles, soit toute une palette d'utilisation. Il n'y a pas une méthode unique pour la chromothérapie. Voire, il y a un procédé par praticien et les méthodes sont aussi vastes que les prescriptions.
Par exemple, on peut boire gorgée par gorgée et tout au long de la journée, l'eau d'une bouteille au verre coloré, exposée au soleil. On peut s'envelopper d'un morceau de soie à la couleur bien déterminée. La chromothérapie passe aussi par le choix de la couleur de lampe, ou bien on peut se baigner dans une eau colorée ...
Autant d’éléments que l’on retrouve d’ailleurs dans le Feng-shui, l’art chinois de favoriser santé et bien-être par l’aménagement de son habitat.

 

S'offrir des bains de couleurs dans la piscine

 A l'heure où l'on recherche tous un peu plus de douceur et de détente dans nos journées pressées et stressantes, on se laisse plus volontiers convaincre des effets positifs des couleurs.

 

14/08/2015

FIFA : encore du foot

Il va y avoir le tirage au sort de l'EURO 2016 organisé devinez où ? En France !

Et il y a la planète foot qui nous inonde depuis des mois de la sortie de son nouveau jeu FIFA 16 : c'est un jeu en 3D très réaliste avec une intelligence artificielle poussée où les joueurs multiplient les interactions et dont l'objectif est toujours le même : marquer des buts . D'ailleurs il y a une version FUT 16 avec un marché des transferts où chacun peut se construire une équipe - souvent en achetant des crédits fifa  chez des revendeurs comme http://www.creditsfifa16.fr  - et la manager selon les matchs, l'adversaire, le terrain... FIFA 16 est un vrai jeu de foot surtout avec son marché des transferts où la chasse aux crédits fut permet de sauter les étapes...

En parlant de l'EURO 2016 je vous le signale comme ça, pour suivre la Compétition en direct, il y a plus simple et plus discret (et peut-être moins discutable) que les flux vidéos chinois par exemple qui ont sévis sur la dernière coupe du monde fifa. Il y a notamment une foule de widgets, ces petits bidules venus du monde du Mac et qui s'installent sur le bureau de l'ordinateur pour fournir des infos du style météo, cours de bourse ou articles encyclopédiques.

 

Pour les possesseurs de Mac OS X, il y a le choix. Mais je laisse aux macophiles le soin de trouver les meilleurs, mon PC et moi on préfère se contenter de tester les compatibles Windows. Mais dans mes souvenirs Il y avait par exemple le Yahoo ! Fifa Coupe du monde 2006 officiel (voir aujourd'hui les monedas fut ), qui venait compléter la collection de widgets Yahoo (dont le module "loup-garou" pour vérifier si la lune est bientôt pleine). A priori, il a l'air bien fait, sauf que chez moi le match du jour restait bloqué à Etats-Unis - Rép. Tchéque, ce qui est un peu énervant. Donc je vous conseille plutôt d'installer le très bon Coup@ctu de Microsoft s'il couvre cet EURO 2016. Il reste discrètement dans un coin de votre écran pour vous indiquer le score du match en cours, et vibre joliment à chaque nouveau but ou carton.

 

Sinon, côté plug-ins pour navigateur, il en existe un  pour Opera (que je n'ai pas encore essayé car il faut installer la version 9 beta du logiciel) ou l'excellente extension pour Firefox, judicieusement dénommée Footiefox (ne vous laissez pas impressionner par la page en allemand, Footiefox s'affiche ensuite en français) qui donne dans la barre du bas le score du dernier match joué.