23.03.2012
Et à part ça ? Je prendrais bien un verre, tiens.
(Ne cherchez pas, j'ai décidé que trouver des titres de billets demandait trop de concentration, je vais donc me contenter à partir de dorénavant de noter quelques réflexions profondes qui me surprennent entre deux mini Milkyway.)
Pour ne pas faillir à ma réputation de wannabe amatrice de romance (j'espère être upgradée un jour au titre ô combien convoité d'aspirante assistante gourou mais ça demande beaucoup d'efforts, que je ne peux pas toujours fournir, occupée que je suis par des choses aussi sérieuses que ma manucure et mes copies), j'ai lu une série que d'aucunes considèrent comme le must du top de l'apothéose de la romance historique : les Wallflowers de Lisa Kleypas, traduite sous le titre ô combien gnan gnan de La ronde des saisons (chez J'ai lu) (pourquoi pas non plus Le tourniquet de l'amour ou La valse des muscles utiles, je vous le demande).
Dois-je pitcher ? Dois-je mettre la photo des couvertures ? Dois-je vraiment acheter cette petite paire de Hush Puppies vert pomme ? Ô, combien de questions, combien de capitaines.
Bref. J'ai lu les Wallflowers.

Annabelle, Lillian, Daisy et Evie sont des "wallflowers", ces jeunes filles qui font perpétuellement tapisserie pendant les bals donnés par la haute société londonienne.
Annabelle est très belle mais sans dot et sans titre, Lillian et Daisy sont les filles d'un milliardaire américain sans éducation et elles sont totalement déplacées dans cette société guindée où les jeunes filles sont censées être douces et silencieuses et Evie est fort bien dotée mais elle est la fille du propriétaire d'un club de jeu. Autant de raisons qui condamnent ces jeunes filles au célibat. Un soir de bal comme les autres, Annabelle entame la conversation avec ces compagnes de purgatoire et les quatre filles décident de s'unir pour trouver à chacune un mari le plus rapidement possible en commençant par la plus âgée, Annabelle, et en terminant par la plus jeune, Daisy. Les voilà donc en train de comploter, de faire des listes et de mettre en place un plan pour marier Annabelle à Lord Kendall. Mais c'est sans compter sur la présence ténébreuse de Simon Hunt, self made man qui aime en secret Annabelle depuis des années...
Premier volume de la série, Secrets of a summer night (Secret d'une nuit d'été) m'a
suffisamment plu pour que je lise le tome 2 dans la foulée, alors qu'il souffre quand même de quelques défauts. Annabelle est une héroïne assez antipathique, même si ses motivations sont parfaitement compréhensibles (sa mère, veuve, est obligée de se vendre à un aristocrate sans scrupule et parfaitement repoussant, pour espérer payer quelques ardoises), et Simon Hunt ressemble trop à un autre héros de Lisa Kleypas, Zacharias (dans Where the dream begins), pour que je me sois complètement intéressée à lui. Mais on retrouve un thème cher à Kleypas, et qu'elle traite ma foi plutôt correctement, celui du changement d'ère, avec l'accession à la richesse d'une classe d'hommes industrieux et compétents, qui se mettent à fréquenter une aristocratie déclinante et dépassée. Une assez bonne entrée en matière dans la série.
Le deuxième volume, It happened one autumn (Parfum d'automne), est
consacré à Lillian, une jeune américaine délurée (selon les critères de l'époque, of course). Elle ose jurer, parfois même en public, aime faire du sport et n'hésite pas à se mettre en sous-vêtements pour courir plus vite (bon, personne n'est censé le savoir) et donne son avis même et surtout quand on ne le lui demande pas. Et en plus, elle est grande, ce qui est une faute de goût suprême. Et elle va, contre toute attente, susciter l'attention, puis l'amour de Marcus Westcliff, héritier de la plus vieille famille aristocrate britannique. Ce deuxième volet, centré autour d'un couple haut en couleur, est meilleur que le premier, et l'utilisation de quelques éléments comme le parfum magique ou les papillons sont assez swoonesques, sans parler de l'humour, pour une fois bien présent. On jettera donc un voile pudique et indulgent sur une fin complètement téléphonée et calquée sur la fin (beaucoup plus crédible) du tome 1. Après tout, même Kleypas peut être prise d'un moment d'égarement, pardonnons car nous ne sommes que bienveillitude.
Mais le tome 3, chers happy few, ah, le tome 3 !
(Je me remets et je reviens.)
S'il y a bien un cliché en romance qui me plaît particulièrement, c'est
celui du débauché réformé. Oui, je sais, un tel aveu vous émeut, happy few de mon coeur chamadé, mais vous vous en remettrez. (Ok il y en a d'autres, mais ils sont moins avouables.) The devil in winter (Un diable en hiver) raconte l'histoire d'amour entre Evie, la timide jeune fille affligée d'un bégaiement embarrassant et d'une famille horrible qui ne recule devant rien pour s'approprier sa fortune (comme dans Temporary mistress de Susan Johnson, le bordel en moins) (que de références, je suis au bord de la thèse, pas moins) et Sebastian St Vincent, débauché au visage d'ange et au coeur inexistant. Evie, qui s'est enfuie pour la énième fois de la garde de sa cruelle tante, lui propose un marché : sa fortune en échange de sa protection par le mariage. St Vincent, au bord de la ruine (son père est un piètre homme d'affaires), accepte immédiatement et les deux jeunes gens fuient vers Gretna Green, le Las Vegas de l'époque. Mais évidemment, ce mariage de raison va se transformer en mariage d'amour. Je suis bien obligée d'avouer à mon clavier défendant que cette romance m'a fait chavirer, évidemment pour son sous-texte historique passionnant : comment gérer une maison de jeu à Londres au XIXème siècle ? Et je ne vous parle même pas des informations médicales extrêmement pointues sur le traitement des blessures par balle. Okay, who am I kidding ? (Le premier qui répond : "Personne" lira Marc Lévy en ukrainien, ah, ça fait moins les malins tout d'un coup.) J'ai swooné tout du long sur le personnage de St Vincent, un de mes personnages de romance préférés ever, ténébreux, complexe, séduisant et tellement cute quand il est amoureux. Je pense commander le même pour Noël. Ben quoi, je suis sage, je mérite.

Evidemment, après un tel volume, le couple formé par Daisy et Matthew Swift, l'américain que son père veut lui faire épouser, m'a paru bien fade. Scandal in spring (Scandale au printemps) n'est objectivement pas une mauvaise romance mais les personnages sont plats et leur histoire peine à enthousiasmer la lectrice pourtant peu farouche. Je l'ai donc lu d'un oeil (ça demande de l'entraînement, oui, ne vous y risquez pas comme ça, je m'en voudrais d'être responsable d'accidents), mais j'ai été ravie d'y retrouver les autres wallflowers. En effet, même si on les voit apparaître dans tous les volumes, celui-ci se déroulant dans la résidence de Westcliff dans le Hampshire, on y voit plus Annabelle, Lillian et Evie, qui découvrent les joies du mariage et de la maternité.
Comme j'étais bien lancée, je ne pouvais pas ne pas lire A wallfolwer Christmas (Retrouvailles), un tome de Noël (donc plus court), qui se concentre cette fois-ci sur l'histoire de Rafe, le frère aîné de Lillian et Daisy, que leur père, toujours aussi autocratique, veut marier à une belle noble, Lady Natalie, en échange d'une part dans sa société. Hélas pour lui, Rafe tombe amoureux de la dame de compagnie de Natalie, la jolie, têtue et désargentée Hannah. Ce qui m'a le plus plu dans ce volume, dont l'histoire est assez banale, est la présence de nos quatre wallflowers, qui se sont mis en tête d'aider le
jeune américain à se marier au mieux. C'est d'ailleurs à mon sens la plus grande réussite de cette série célébrissime, la façon qu'a Kleypas de faire évoluer ses personnages en dehors de l'histoire qui leur est consacrée. Et je ne la remercierais évidemment jamais assez d'avoir créé Lord St Vincent, l'homme aux yeux de chat. Soupirons et swoonons, chers happy few, c'est ce qui reste quand on a tout oublié. Surtout la vodka.
Merci Maijo pour le prêt.
Les billets de Lady V. (que je salue au passage, enfin, si elle n'a pas eu trop peur la fois où nous avons partagé un litre de vodka), Karine (sur le tome 1), Cess : tome 1, tome 2, tome 2 et 3.
19:56 Écrit par fashion dans Littérature anglo-saxonne, Romance | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : billet écrit sous l'influence délétère de la vodka, et des copines, elles se reconnaîtront
20.03.2012
L'homme n'était pas destiné à faire partie d'un troupeau comme un animal domestique, mais d'une ruche comme les abeilles... et les vampires
Si c'est Emmanuel qui le dit, qui suis-je pour contester, je vous le demande.
J'étais pleine de bonnes résolutions, je voulais jeter ma superficialité aux orties d'un geste élégant, voire sophistiqué, et puis j'ai oublié, la chair est faible, hélas, et le tome 5 du Protectorat de l'Ombrelle est sorti il y a trois semaines.

Timeless (416 pages, mars 2012) nous entraîne cette fois-ci en Egypte, où Matakara, reine des vampires du Caire, a sommé Alexia de se rendre (de peur de spoiler, maladie qui, comme chacun le sait m'est aussi étrangère que le poil au loup garou, je ne raconte RIEN d'autre, je pense que ma retenue mérite une récompense). On retrouve tous les personnages des tomes précédents, tout ce qui avait été entamé s'achève (je deviens la reine de la métaphore creuse, qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour son lectorat quand même, surtout celui qui lit cette série en français et qui est donc en retard de deux dirigeables) et Gail (je l'appelle par son prénom si je veux d'abord) répond à toutes les questions laissées en suspens dans le tome précédent.
Si je ne peux pas en dire plus sur l'histoire, je peux quand même faire ce que vous préférez et que je fais le mieux : donner mon avis. Eh bien, j'ai adoré ce dernier volume (eh oui, cette série est terminée mais j'ai bon espoir d'une suite spinofesque dans la lignée des Peabody-Emerson) (oups, pour ceux qui auraient lu cette délicieuse série, ça y est, j'ai spoilouné), que j'ai trouvé extrêmement bien construit et délicieusement drôle. Et je suis complètement amoureuse de Lyall et Biffy, parce que, dois-je le rappeler, deux, c'est mieux. Vivent les ombrelles qui dissimulent des armes mortelles, les vampires au sens de la mode indiscutable, les majordomes loyaux, les serments en vers, Shakespeare, les chapeaux corbeille de fruits, les amours de jeunes gens et les litres de thé. Of course.
19:29 Écrit par fashion dans Fantasy, Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
19.03.2012
Le sublime touche, le beau charme et les pectoraux musclés enchantent
Telle une hirondelle annonçant le retour du printemps, me voici donc de retour (et dire que certaines pensaient que je faisais les divas dans ma loge alors que j'étais juste en train de finaliser ma manucure, tsss, on n'est jamais trahie que par les siennes), annonçant le retour des billets pleins de philosophes nus et de réflexions aussi profondes que le décolleté de certaines héroïnes de romans ultra sérieux.
Pour entamer ma longue série de conférences pleines de componction, je me propose, comme mise en bouche, de disserter sur

Oh, un guerrier en simili kilt. Hu, hu, hu. Je suis toute chose.
Edgar Rice Burroughs (si, si, celui-là même) reçoit un télégramme de son oncle, le capitaine John Carter, qui le somme de venir lui rendre visite le plus vite possible. A son arrivée, le tout jeune homme apprend que son oncle est mort et qu'il lui a laissé, en plus de sa considérable fortune, un journal qui contient une histoire pour le moins étrange. Car John a vécu une incroyable aventure ... sur Mars.
John Carter (aucun lien fils unique avec un célèbre personnage d'une série à scalpels) est un excellent film de science-fiction (oups, j'ai écrit le mot qui fait fuir la plus grande partie de mon lectorat revenu, 7 d'entre vous, donc) qui fait un bide monumental outre-Atlantique (et guère mieux en Europe), ce qui me fait pleurer des larmes de sang, sans hyperbole aucune, vous me connaissez, hein, depuis le temps, je suis la reine de la mesure. Et parce que je vous aime, happy few de mon coeur grenadine, je vais tenter d'analyser pour vous les raisons de ce désamour, qui sont, paradoxalement, celles qui font de ce film une vraie réussite.
1. Une histoire, une vraie, qui prend le temps de s'installer et qui n'est pas racontée de manière linéaire. C'est vrai, ça, quand même, à quoi ça sert que Cameron ait pondu Avatar et fait un blé monstrueux avec une histoire bêtement chronologique (et bête tout court, oui, aussi) si les autres réalisateurs de SF ne s'en inspirent pas, hein ? Et d'ailleurs, pourquoi n'y a-t-il pas uniquement les gentils contre les méchants d'abord ?
2. Un héros profond et blessé qui ne se répand pas pendant des heures pour expliquer son trauma (trauma rapidement évoqué dans une séquence ultra émouvante et parfaitement montée), pas très bavard, pas très aimable, pas très cliché, dont l'évolution est très crédible.

Go, John, go ! Quel homme. #soupirs sophistiqués#
On remarquera que le grand singe blanc est peu commode, c'est là son moindre défaut.
3. Une romance quasiment sans parole. (Oui, je ne suis que kulture, get over it.)
4. Des décors somptueux (même si la 3D ne sert strictement à rien) et des effets spéciaux parfaits. Moi aussi je veux aller sur Mars et me faire tatouer en rouge.
5. Un homme torse nu pendant 87,52 % du film. (Ah, ça, c'est peut-être ce qui a attiré un peu de monde dans les salles me susurre-t-on dans l'oreillette. Les gens sont teeeeeellement superficiels. Contrairement à nous, qui ne vivons que pour l'herméneutique et les mini Bounty.)
Vous l'avez compris, perspicaces happy few, John Carter est un film que je recommande ultra chaudement, à voir rapidement (j'ai bien peur qu'il ne reste pas longtemps à l'affiche, hélas).
17:39 Écrit par fashion dans Et ce soir, au cinéma de minuit... | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note
14.03.2012
Il se peut...
qu'il se passe de nouveau quelque chose dans ce Salon.
En attendant confirmation de la rumeur, bon mercredi, chers happy few.
10:22 Écrit par fashion | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
31.01.2012
The end ?

En attendant demain, donc, je vous laisse, chers happy few.
Je ne sais pas si je reviendrai ou pas dans ces vertes prairies où nous avons tant chabadabadé en lisant des textes philosophiques en moldave médiéval tout en buvant de la bière belge, mais sachez que j'ai passé cinq excellentes années en votre compagnie, et que les commentaires qui ont nourri ce blog et qui se sont souvent transformés en rencontres dans la vraie vie comme on dit par chez moi m'ont valu de belles heures, des fous rires, des découvertes, quelques énervements de bon aloi, du genre qui fouette le sang et rend le poil plus soyeux, en bref, du bon-heur. J'ai adoré tenir ce blog pendant aussi longtemps parce que j'ai adoré discuter avec vous, amis et anonymes, anonymes devenus des amis, lecteurs de passage ou assidus, auteurs parfois, passionnés toujours, fidèles de la première heure ou amateurs récents. Je ne peux même pas lister toutes les choses merveilleuses qui me sont arrivées par ce blog, mais on y trouve en première place de l'amitié à foison, celle qui fait que l'on se lève plus léger et que l'on se couche plus riche, celle qui remplit le coeur et les boîtes mails, celle qui fait faire des kilomètres et exploser son forfait SMS, celle qui fait qu'un jour on se remet à prendre l'avion et à lire des auteurs français, la vraie, quoi.
Pour la peine, je vous embrasse, tous.
To the Happy Few.
20:39 Écrit par fashion | Lien permanent | Commentaires (78) | Envoyer cette note
29.01.2012
I believe
Je n'ai le temps de rien en ce moment, chers happy few, et comme toujours dans ces cas-là, c'est ce salon qui en pâtit. En attendant de prendre une décision ferme le concernant (car parfois je me dis que je ferais aussi bien de le fermer, après tout il a vécu bien plus que ce que vivent les roses), je le laisse vivoter au milieu des romances (ne croyez pas ce que vous lisez, il n'y a pas que ça sur mes étagères) et des photos d'hommes (in)discutablement sexy.
Et des pensées profondes.

Pas mieux.
22:46 Écrit par fashion | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
24.01.2012
Top Ten Tuesday #17
L'heure est grave, chers happy few. Il pleut, je frise, je ne retrouve plus mon lapin/blanc correcteur/gomme/sextoy/épluche frites, de Star Ac' on ne voit toujours pas le bout d'un candidat qui chante faux et qui se la raconte et j'ai fait tous les Top Ten Tuesday. Comprendre que j'ai l'impression d'avoir traité tous les thèmes qui me plaisaient et que je trouve que les nouveaux tournent en rond comme la réalisation de Shyamalan. J'ai donc décidé, dans un accès de sauvagerie, de traiter un autre thème (c'est pas comme si je l'avais pas déjà fait avec Colin par exemple, hein) : aujourd'hui, donc, sous vos yeux ébahis et néanmoins ouverts, voici le Top Ten Tuesday de mes plaisirs coupables.

Sur une idée originale de The Broke and the Bookish
1. Cyril Lignac.

Sa coupe de cheveux so 80's (est-ce qu'il utilise du gel ou de la gomina ? je suis frémissante d'expectitude devant ce suspense), son accent (le même que le mien, ne dites donc rien, merci), sa capacité d'enthousiasme pour la moindre bestiole qui croise son assiette, son vocabulaire limité ("c'est bon, c'est gourmand, c'est féminin"), sa maigrichonnerie, tout me plaît chez cet homme. Allez savoir pourquoi.
2. Lire alors que je sais que le réveil va me faire pleurer sa race le lendemain.
Donc au moins deux soirs dans la semaine. Minimum. C'est que j'ai une tare, je ne peux pas m'endormir sans lire quelques pages. Qui se transforment souvent en encore plus de pages, puis encore plus de pages (quand je lis sur mon kindle, je me dis "bon, sois raisonnable, tu ne lis qu'1 % de plus", ce qui est je vous le concède assez débile puisque selon le nombre de pages du bouquin, ce % eut varier de 1 page à 34 (minimum)). Il m'arrive donc fréquemment de finir par succomber à la raison vers une heure du matin alors que je me lève bien avant 6 heures. Et pourtant, j'aime ça.
3. Le café latte de Starbucks.
4963 calories le gobelet et le bonheur de demander un truc à rallonge avec des mots qui n'existent pas : "Un latte venti vanille soja avec quand même la crème fouettée" (chez Starbucks, si vous demandez à remplacer le lait par du lait de soja, on en déduit systématiquement que vous êtes au régime, alors que non, vous faites une allergie, c'est plus glamour). Au Starbucks, le café est cher, léger, jamais brûlant et on peut y mettre ce qu'on veut dedans. Je kiffe.
4. Les sprits au chocolat.

Je me damnerais pour ce délicieux gâteau sans gras et sans sucre.
5. Les J'ai Lu passion intense.
J'ai beau savoir que le pire m'attend toujours sous ces couvertures mauves d'over bon goût, je ne résiste jamais à la tentation de la lecture. Je râle après les traductions idiotes, je pouffe devant les descriptions savoureuses mais j'y reviens toujours. Oups.
6. Les émissions de téléréalité sur Direct 8 (A chacun son histoire), NT1 (Tous différents), W9 (Relooking extrême), NRJ Paris (Top Coiffure).
J'adore ces émissions que je regarde d'une oreille en corrigeant des copies. La vie des gens me fascine presqu'autant que le phrasé sublime des présentateurs.
7. La mayonnaise.
Si je m'écoutais, j'en mettrais partout. Je pense que c'est la preuve de l'existence de Dieu.
8. Procrastiner.
Je suis championne du monde de la discipline et même si je râle après moi-même, en fait je travaille mieux sous la pression. C'est mal, je sais, fouettez-moi.
9. Le "daydream".
Nous n'avons pas de mot français qui disent aussi bien ça : rêvasser les yeux ouverts en s'imaginant une vie différente. Genre passer trois quarts d'heure à écrire dans sa tête le discours de remerciements pour l'Oscar de la meilleure adaptation. Imaginer son cottage en Ecosse. Se voir dans une maison en verre à Seattle. Croiser Darcy au coin d'un bois et lui prouver que les Françaises sont imaginatives.
10. Les films de castagne sans scénario et sans acteurs, comme Expendables, xXx, Fast & Furious, Furtif, GI Joe, D-War et j'en passe.
Des pectoraux, des punch lines, des regards douloureux et beaucoup beaucoup d'armes.

Sans oublier des acteurs subtils.

Aux choix vestimentaires sûrs. Voire même certains.

Avec une attirance perverse pour le latex.
Allez, un bon geste, chers happy few : avouez votre pire plaisir coupable dans les commentaires, histoire que je me sente moins seule.
05:22 Écrit par fashion dans Poétique de la liste | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note