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CULTURES NUMERIQUES - Page 20

  • contes cruels , nouvelles

    recueil de nouvelles d'Emmanuelle Urien et dans les commentaires, l'éditeur, Yann Leclerc, a proposé de l'envoyer à celui qui en ferait la demande le premier. C'était un dimanche, il était trop tôt pour ceux qui sont sans enfants, j'ai été la première à me manifester et le vendredi il était dans ma boîte...

    Court, noir, sans sucre, comporte 13 nouvelles dont la majorité tournent autour de la mort et de la difficulté du deuil. J'ai trouvé que Assistance technique, La place du mort et surtout Le chemin à l'envers étaient les plus émouvantes car elles traitent de la perte d'un enfant. Dans le panneau apporte un angle original dû au choix du narrateur et La vie au gramme près (dont vous devinerez tout seul la thématique grâce au titre) est assez terrible. Dans un autre registre, Femme d'intérieur, une des plus courtes nouvelles du recueil, peint en trois pages, avec une impressionnante justesse, un portrait de femme battue, Tête de station un rêve de SDF, La mer à boire un père monstrueux... Les histoires sont grinçantes, parfois drôles, comme Tristesse limitée dont la chute m'a carrément fait rire.

    Le style est varié et percutant, parfois poétique (comme dans Guerre lasse, qui est une de mes préférées), les situations varient, souvent cruelles mais toujours "justes". J'aime beaucoup l'univers de l'auteur, dans lequel je me reconnais pas mal (à tel point qu'aucune chute ne m'a prise de court). A ce titre, je décernerais une mention spéciale à Jardin secret, nouvelle étrangement dickienne (ce qui est bien évidemment un gage de grande qualité)!

  • chat

    J'ai décidé bien sûr de ne vous révéler que des choses hautement kulturelles!

     

    1. Je porte un prénom générationnel, qui n'a plus été donné à aucune fille depuis 1997. Il est donc vintage, dans quelques années il sera classe.

     

    2. J'ai dansé sur scène avec Patrick Dupond.  Il y avait un "porté" dans le ballet, c'était Patrick himself qui me tenait à bout de bras. Ce fut l'apothéose de ma carrière de danseuse. J'avais 6 ans.

     

    3. Comme Rachel Greene, dans Friends, je suis une fille easy-going : je suis toujours le mouvement. Un ciné ? Un restau ? Une sortie shopping ? Un musée ? Un changement de dernière minute ? Tout me va, et c'est de bon coeur. A tel point que de méchantes langues prétendent que je suis carrément pushover : on me fait très facilement changer d'avis...

     

    4. Comme Elizabeth Bennett, je n'ai que des soeurs. Et j'en suis ravie.

     

    5. Comme Stephanie Plum, je fais mourir toutes les plantes qu'on m'offre, même celles en plastique et je suis prête à faire des kilomètres pour aller manger chez ma mère, la meilleure cuisinière du monde et de ses environs. Je suis d'ailleurs d'une très grande curiosité culinaire : partout où je vais, à peine mes valises posées, je commence par goûter les spécialités gastronomiques. Tout me tente, rien ne me dégoûte, mais je n'aime pas cuisiner (contradiction quand tu nous tiens!).

     

    6. Comme Miss Marple, je tricote. Et comme Meredith Grey, je ne finis jamais mes tricots. Heureusement, ma belle-mère les finit pour moi et en temps record en plus! Merci Belle-maman!

     

    7. Comme James Bond, j'aime conduire et boire du champagne (mais pas les deux à la fois, parce que je suis une fille sage). Je rêve de posséder une voiture de luxe, comme la Lotus de Mrs Peel...

  • analyse moi

    Grâce à Zag, parti depuis se ressourcer dans un ashram en Patagonie, je vais vous faire découvrir, chers happy few, une discipline ésotérique qui va bouleverser vos vies.

    J'ai nommé la kokologie.

    Qu'est-ce donc ? Si l'on en croit l'étymologie, qui m'a toujours sortie des situations les plus embarrassantes ("la salopette, c'est une petite salope ?" me demanda un jour un élève de 6ème à l'issue d'un cours absolument fascinant sur les suffixes...Sans me démonter je lui ai répondu qu'avec la salopette, portée initialement par les ouvriers, on pouvait se saloper, donc se salir ; Alain Rey est mon dieu vivant, parfois j'ai l'impression qu'il s'incarne en moi, c'est une totale expérience mystique... et je viens de faire monter mes stats de manière vertigineuse), la kokologie donc -qu'il ne faut surtout pas confondre avec la bobologie, étude des traumas afférents aux chocs subis par un épiderme fragile, et encore moins avec la totologie, étude des blagues de maternelle mettant en scène le personnage de Toto comme référent cathartique des enfants- doit être, si j'en crois les cours de grec ancien, l'étude du koko.

    Eh bien, non, chers happy few, il s'agit de l'étude du kokoro, terme qui désigne en japonais "l'esprit, les sentiments". Je trouve, en bonne analyseuse de cheveux en quatre que ces deux mots ne vont pas vraiment ensemble, mais je ne polémiquerai pas, car aujourd'hui n'est pas un jour faste pour la polémique m'ont dit les haruspices.

    La kokologie est donc une science, pratiquée au Japon et les gens qui en sont diplômés sont des psy reconnus (ou qui tentent de nous le faire croire en écrivant leurs titres sur la couverture, la quatrième de couverture et la page de garde).

    En quoi consiste-t-elle ? Eh bien, il s'agit de placer le sujet devant une situation de la vie quotidienne, de lui proposer 4 réactions ou pensées possibles et d'analyser ses réponses afin de dresser son profil psychologique.

    Par exemple, on vous demande ce que vous prenez au petit déjeuner. Les amateurs de Ricorée ont eu une enfance difficile, ceux qui aiment le café sucré ne savent pas faire face à des situations corsées, ceux qui aiment le café noir sont des amateurs de sensations fortes et ceux qui n'aiment que le thé sont des chochottes. Ne cherchez pas cet exemple dans un manuel de kokologie (décidément, je ne me lasse pas d'écrire ce mot), je l'ai inventé parce que moi aussi je me prépare à passer le diplôme de kokologue, moi aussi je veux vendre des livres qui aident les gens à mieux se connaître, non mais, pourquoi ne kokologiserais-je pas ? (S'entraîner à dire la fin de cette phrase plusieurs fois d'affilée est un bon exercice d'articulation, si Démosthène avait connu cette discipline, il aurait évité d'avaler des cailloux...)

    En même temps, côté situation de la vie quotidienne, la perplexité m'envahit parfois... Jugez plutôt.