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29.11.2011
"You changed me and made me brand new."
Chabadabada, chabadabada, bada, bada... Solo de guitare.

Oui, je sais.
Mais j'ai une excuse.
Ahem.
Voici venu le temps des rires et des chants de fin d'année, chers happy few, qui apportent avec eux leur lot de récompenses et de classements en tous genres. Comme j'adore les listes (nul n'est parfait, la preuve, je ne ressemble pas à Angelina Jolie), j'ai consulté un peu tous les Tops divers et variés de nos amis anglo-saxons, même ceux consacrés à ce genre que je ne lis jamais, la romance. (A ma décharge, ces Tops se trouvent systématiquement entre les 10 meilleurs essais philosophico-économiques et les 10 meilleurs romans-où-le-héros-après-une-longue-et-intense-quête-dans-son-salon-et-sa-psyché-découvre-le-vrai-sens-de-la-vie-et-comprend-enfin-son-goût-pour-les-pizzas-au-poivron, Tops que je lis évidemment scrupuleusement en prenant des notes dans mon petit carnet à LAL en cuir moleskine, on est puriste ou on l'est pas.)
Donc, dans un classement des Meilleures romances de l'année (ne me demandez pas lequel, je ne m'en souviens pas, il devrait être encore beaucoup trop tôt et je n'avais bu que deux cafés), voilà-t-y pas que mon oeil de biche est attiré par cette sublime couverture. Oh mon Dieu que je me dis (en fait, je me dis quelque chose de beaucoup plus imagé mais je ne voudrais pas choquer le peu de lectorat qui me reste), il me faut ce roman là tout de suite maintenant sinon je retiens ma respiration jusqu'à ce que ridicule s'ensuive. Mais comme je suis bonne copine et que je connais une ou deux (voire trois ou quatre) (ok, cinq ou six) blogueuses qui seraient ravies de lire ce titre, je le commande en version papier et pas en version numérique, ce qui m'a forcée à attendre deux longs jours avant de pouvoir l'ouvrir, je ne suis qu'abnégation et mesure. (Oui, ce billet est gracieusement rédigé par une blogueuse sans conscience qui commande ses livres en anglais sur internet parce qu'elle aime faire des économies, fouettez-la, elle aime ça.)
Comme vous l'aurez aisément compris, vous que les fées de la perspicacité ont dotés dès le berceau, Fitzwilliam Darcy Rock Star (2011, 424 pages) (FDRS pour les intimes et pour celle qui ne se voit pas écrire à chaque fois ce titre un poilounet longuet) est une transposition d'Orgueil et préjugés dans le monde plein de stupre et de luxure de la rockstaritude. Le prologue est excellent et augurait bien de la transposition : on y lit la description d'un documentaire consacré au groupe Slurry, un groupe de rock mené par Darcy, fils de millionnaires, homme sombre et bad boy clichéesque au possible, consommateur de drogue et de groupies. Le chanteur du groupe est Charles Bingley, un pote de fac sympa et le batteur Richard Fitzwilliam, qui a eu plusieurs fois maille à partir avec la justice et dont les frasques ont plus d'une fois interrompu les tournées. Le groupe cherche des artistes pour être leur première partie et leur manager, Caroline Bingley, la soeur jumelle de Charles, déniche un groupe de filles, les Long Borne Suffering, composé de Jane (clavier, chant), Elizabeth (guitare, basse) et Charlotte Lucas (batterie). La tournée démarre.
Il y a de bonnes idées dans cette romance, notamment dans la transposition des caractères (c'est Charlotte Lucas qui à ce titre est le personnage le plus réussi, une femme pragmatique en 2010 étant bien éloignée d'une femme pragmatique de 1810) et des événements (le truc qui me fait marrer à chaque fois, c'est ce que chaque auteur qui écrit une transposition fait du personnage de Whickham, parce qu'il faut bien trouver quelque chose qui choque vraiment le lecteur contemporain, et là je crois franchement qu'on a fait le tour de la question). J'ai trouvé les scènes épicées assez réussies, heureusement parce qu'elles sont très nombreuses, rock attitude oblige. Ce qui manque définitivement à cette romance, c'est un bon éditeur : il y a de nombreuses scènes inutiles et redondantes, notamment dans l'évolution psychologique de Lizzy, qui passe son temps à chougner et à atermoyer, ce qui ralentit le rythme, et certaines péripéties semblent tirées par les cheveux pour calquer à la trame du roman de Jane Austen (notamment entre Charles et Jane, leur sujet d'éloignement est tellement idiot pour un couple moderne que c'en est risible). Le style est assez lourd, même pour mes yeux de Française et ça manque d'humour, mais ça ne m'a pas empêchée de lire ce FDRS jusqu'au bout. Je suis irrécupérable, je sais, et je ne me soigne même pas.
Ouh, ça faisait longtemps !
Challenge Lu en VO
48
PS : Cécile, tu remarqueras que j'ai posté ce billet à 3 h du matin. Enjoy.
03:00 Écrit par fashion dans Challenge Lu en VO, Littérature anglo-saxonne, Romance | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
28.11.2011
Are you my mummy ?

Parce que.
Parce que Rose se balade tout l'épisode avec un t-shirt Union Jack dans un Londres livré aux bombardements allemands.
Parce que le Docteur demande aux londoniens s'ils n'ont pas vu quelque chose d'inhabituel tomber du ciel un mois avant.
Parce que Jack est beau, Jack est fringant, Jack a de belles dents, Jack a ravi mon coeur de midinette en dansant avec Rose devant l'horloge de Big Ben dans une scène éblouissante.

Parce que pour une fois tout le monde est sauvé à la fin.
Parce que la douleur de cet enfant à qui on a menti toute sa très courte vie.
Parce qu'il ne faut jamais laisser tomber la banane.
Parce que le Docteur danse.

J'ai déjà dit que j'étais totalement in love ?
(Ce billet est le deuxième du Challenge Le Docteur est beau, le Docteur est grand, le Docteur a deux coeurs. La semaine prochaine, introducing Ten. Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Pardon. Un abus de banane, certainement.)
06:07 Écrit par fashion dans Séries télé | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
27.11.2011
"Il pleut depuis trois semaines. - Il pleut depuis 33 ans, oui."
Je sors deux minutes la tête des copies et autres joyeusetés qui me tiennent éveillée fort tard dans la nuit pour vous recommander deux spectacles qui sont donnés en ce moment à Paris (que mes amis de Chisinau et de Castelsarrasin me pardonnent).

Dans une mise en scène très sixties (mention spéciale aux costumes) et très pêchue, Titania et Obéron règlent leurs problèmes en y mêlant des mortels peu consentants qui seront le jouet de Puck, l'elfe facétieux qui n'aime rien tant qu'une bonne blague aux dépens de celui qui est l'objet de son esprit malin. Le Songe d'une nuit d'été est la comédie de Shakespeare que je préfère et je me suis régalée avec cette mise en scène qui a quelque chose de résolument anglo-saxon, tant dans le rythme que dans les choix musicaux (et enfin une mise en scène française où la gigue finale n'est pas coupée, youhou). Les comédiens s'en donnent à coeur joie (mention spéciale à Lorànt Deutsch dans le rôle de Puck et Yves Pignot dans celui de Bottom) et la traduction de Nicolas Briançon, modernisée, est excellente.
Théâtre de la Porte Saint Martin, 16 boulevard Saint Martin, 10ème (métro République), jusqu'au 1er janvier 2012 tous les jours sauf le lundi, 20h30, matinées supplémentaires les samedis et dimanches.

Sunderland, c'est un bled paumé de l'Angleterre frappée de plein fouet par la crise, le chômage et la misère sociale. Sally a trente ans et la garde de sa petite soeur adolescente, autiste, dont elle s'occupe depuis que leur mère s'est pendue dans l'escalier une dizaine d'années auparavant. Au chômage depuis que l'usine de préparation de volailles a fermé (saleté de grippe aviaire), elle survit tant bien que mal, un peu aidée par sa coloc, Ruby, qui s'est reconvertie dans le téléphone rose. Prête à tout pour éviter que les services sociaux ne lui enlèvent sa soeur, Sally répond à la petite annonce d'un couple qui cherche une mère porteuse... Ecrite par un Français, cette pièce parfaitement construite et excellemment jouée (mention spéciale à Constance Dollé dans le rôle de Ruby) est d'une grande finesse. Entre rires et larmes, répliques percutantes et situations terribles, Sunderland est un spectacle tout simplement parfait.
Petit Théâtre de Paris, 15 rue Blanche, 9ème (métro Trinité), jusqu'au 25 décembre 2011 tous les soirs sauf le lundi à 21 heures, matinées les samedis et dimanches.
10:07 Écrit par fashion dans Au théâtre ce soir | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19.11.2011
“Hi,” Ashlee said, then glanced up under her lashes at Dylan and gave that sexy pout again. “Sorry I said you were slutty.”
“Hi,” Kendall replied. “Sorry I thought you were a bitch.”
L'autre jour, alors que j'errais, légère et court vêtue à une heure proprement indécente sur un site d'héroïne mamelue et néanmoins antique, je suis tombée par le plus grand des hasards hasardeux, voire même fortuits sur

Admirative devant la beauté sculpturale de la couverture (j'ai cru un instant qu'il s'agissait d'un jeu vidéo datant d'une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître), je l'ai téléchargée sur Randy, qui en a frétillé d'aise. (Il faut dire que comme sa propriétaire, Randy est affligé d'un penchant coupable pour les courses Nascar, que j'ai découvertes grâce à Janet Evanovich, comme quoi la kulture est partout chers happy few.) (En revanche, ma crédibilité, elle, a disparu au fond de ma première Margarita, a long long time ago.)
Alors attention, incrédules happy few, kulture en vue : Harlequin a signé en 2007 un contrat avec le circuit Nascar et a publié jusqu'en 2010 une quarantaine de romances qui se déroulent dans ce milieu (j'ai l'impression que la collection est arrêtée depuis décembre 2010). Ces romances n'ont à ma connaissance jamais été traduites (on présuppose sans doute que le lecteur français ne s'y retrouverait pas) et franchement, pour Speed dating, dont la sublime couverture fait le bonheur de vos pupilles, c'est bien dommage.
Kendall Clarke (c'est moi ou il y a beaucoup d'occlusives dans ce nom, mmmh ?) est une jeune femme sans histoire qui a un métier over glamour : elle est statisticienne pour une grosse boîte qui travaille pour tout un tas de compagnies d'assurances ; elle calcule les risques inhérents au mode de vie de ses compatriotes américains. (Avouez que vous voulez immédiatement tout plaquer pour faire ce job, aussi sexy que François Damiens en pull jacquard.) (On me dit dans l'oreillette qu'il faut de tout pour faire un monde, certes, mais plus des pulls en jacquard que des statisticiens pour assurances si vous voulez mon avis.) (Mais bon, qui suis-je pour juger, je vous le demande.) (De manière toute rhétorique, inutile de m'abreuver de commentaires sur la sexytude des assureurs, je n'en croirai pas un mot.) Où en étais-je ? Ah oui, Kendall. La jeune femme (elle a 31 ans) se rend à Charlotte pour la conférence annuelle de sa boîte, conférence au cours de laquelle elle se verra remettre une récompense pour son excellent travail de l'année. Mais une heure avant la conférence, son fiancé, Marvin, lui avoue qu'il la trompe depuis quatre mois avec une collègue de bureau et que cette dernière est enceinte. Complètement sonnée, Kendall s'enferme en dehors de sa chambre d'hôtel en nuisette et talons hauts et pour échapper à ses patrons qui passent dans le couloir, se réfugie dans la chambre voisine, entrant sur les talons de l'homme qui en sort. Hélas, il y a un deuxième homme dans la chambre, Dylan Heargrave, pilote automobile de renom, qui attendait l'arrivée d'une actrice dont il a loué les services pour la soirée. Sur un coup de tête, Kendall décide de jouer le jeu et de l'accompagner au mariage de son ex-femme...
Speed dating (Nancy Warren, 2007, 251 pages) est une romance contemporaine pas mal fichue du tout et qui se lit avec plaisir. Kendall découvre le monde des courses, évidemment présenté sous un jour ultra chaleureux (on y croise même un vrai coureur automobile, Carl Edwards, que Kendall compare un peu abusivement à Matt Damon, si vous voulez mon avis) et tombe follement amoureuse de cet over bogosse de Dy, qui, en bon héros Alpha 101, cache sous sa mâchoire virile un passé pas forcément très heureux. Kendall se débarrasse un à un des oripeaux de sa vie monotone pour révéler la fâââmme qui est en elle et Dylan surmonte grâce à elle son gravissime trauma (papa et maman sont déçus qu'il ne soit pas devenu juge comme les 143 Heargrave qui l'ont précédé, bouhouhou pauvre choupitrognon, viens que je te console), le tout en chabadantbadant dans la chaleur de la piste. Sympa.
Challenge Lu en VO
47
PS : en ce moment sur amazon, vous pouvez télécharger gratuitement 10 titres Harlequin en français pour découvrir leurs collections. J'ai lu pour vous (quel investissement quand même) La morsure de la passion (collection Nocturne, donc bit-lit) qui est je pense la pire chose qui soit passé entre mes mains (il faudrait qu'Harlequin comprenne que ça ne sert à rien de faire rewriter quelque chose qui a été dangereusement mal traduit, voire même assassiné à coup de Harrap's), Mariage pour une rebelle (collection Prélud' donc assez soft) qui présente quelques bons mots et beaucoup de neuneuteries sans intérêt, La duchesse insoumise (collection Historique), pas mal dans son genre (c'est la collection Harlequin qui se tient le mieux à mon avis, certainement parce que c'est celle qui souffre le moins de traductions aléatoires) et La rose écarlate (collection Audace), assez réussi (et pas qu'à cause des scènes sexy, bande de mauvaises langues) (mais je dois bien avouer que l'utilisation du cannoli est comment dire... intéressante).
A quand les J'ai Lu passion intense en numérique, mmmh ?
PPS : toi, la blogueuse anonyme qui lis des romances sur ton kindle, tu pourrais peut-être compléter mon étude des Harlequin dispo, mmmh ? Oui, toi, exactement. Ne te défile pas, je sais que tu sais que je sais.
16:33 Écrit par fashion dans Challenge Lu en VO, Littérature anglo-saxonne, Romance | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
16.11.2011
Georgia... ouhhhh Georgia... Georgia on my mind...

Depuis que ce blog a repris une activité normale (comprendre que je ne réponds plus à aucune proposition de SP sauf quand ce sont les copines qui me les envoient et que je ne lis de nouveau quasiment plus de nouveautés françaises), je suis revenue à ma façon de lire les séries, compulsive et boulimique comme je l'ai toujours fait, parce que je suis comme ça, quand j'aime un personnage je n'ai pas envie de le lâcher en cours de route. J'ai donc lu la fin de la série Succubus de Richelle Mead en quelques jours (et en plus, grâce à Randy, je me suis procuré le tome 6 sans attendre, ne répétant pas ainsi les erreurs du passé et ma longue attente (pensez donc, trois jours, l'horreur) entre Bloodfever et Faefever, qui m'avait contrainte à relire un roman d'Honoré pour patienter, bouh, plus jamais ça.
Bon, alors, pitchons sans spoiler, comme nous savons si bien le faire, c'est limite une de nos spécialités, avec le hot dog (vous ai-je dit que j'avais une machine à chiens chauds, incrédules happy few ? franchement, rien que pour le fou rire quand on enfile délicatement le pain sur le support métallique, ça vaut le coup d'investir). Après le rebondissement du tome 4 (Georgina avait momentanément perdu ses pouvoirs ce qui lui a permis de coucher enfin avec Seth (et croyez-moi, la lectrice attendait ce moment aussi impatiemment qu'elle) (oui, c'était bon, merci beaucoup)), Georgie, redevenue succube, doit assister Maddie dans la préparation de son mariage avec le même Seth (how twisted is that, really ?). Le coeur déchiré (d'aucune mauvaise langue de ma connaissance dirait que ça lui permet de chougner et que c'est ce qu'elle fait le mieux, tsss, qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre quand même), Georgie, littéralement hantée par des rêves de paix se laisse aller au côté faussement lumineux de l'hallucination (elle avait le choix entre coucher avec Roman (que je love, btw) ou céder au chant des sirènes, que croyez-vous qu'elle choisisse la bougresse ? c'est pourtant pas faute de lui avoir crié : "noooon, reviens, Roman est chaud comme une baraque à frites un jour de canicule") et se retrouve prisonnière de deux entités ma foi fort vilaines qui veulent sa destruction (celui qui a réussi à comprendre ma phrase malgré les parenthèses mérite un oeuf kinder). Torturée, Georgie voit se dérouler devant elle des bribes de son passé, parfois réelles, parfois fausses, pour le plus grand bonheur de la lectrice qui découvre ainsi l'évolution de Georgie au fil des siècles (elle a 1500 ans, faut-il le préciser de nouveau ?). Succubus shadows (2010, 281 pages) est certainement le roman de la série le mieux construit, il y a une vraie habileté narrative de la part de Mead qui arrive assez astucieusement à raconter l'histoire alors qu'elle en a ôté le personnage principal et narrateur (Georgie est prisonnière dans un endroit inaccessible et les autres continuent à la chercher). C'est vraiment très malin et la tension dramatique est tenue tout du long.
On ne peut pas en dire autant du dernier volume, Succubus revealed (2011, 304 pages), qui clôt la série : même s'il n'y a aucune surprise dans la résolution de l'intrigue qui courait depuis le début, j'attendais un peu plus de dynamisme dans le dénouement. Outre le fait que ce volume ne contient aucune scène épicée (c'est dommage parce que Richelle Mead les écrit vraiment très bien, les copines rougissantes devant leur belle-mère pourront en témoigner), il n'est pas tout à fait à la hauteur des autres, ni dans l'intrigue (même s'il s'insère parfaitement dans la continuité du précédent) ni dans les dialogues, comme si Richelle Mead s'était débarrassée un peu trop vite de ses personnages (d'ailleurs que devient Dante, hein ?) (oui, j'aime ce personnage qui pourtant ne le mérite pas, fouettez-moi pour mauvais goût). C'est dommage mais que ça ne vous empêche pas de lire cette série, une des meilleures dans le genre actuellement. Allez, avec un peu de chance, on aura peut-être droit à un spin off avec Roman. A girl can dream.
Challenge Lu en VO
45/46
11:39 Écrit par fashion dans Challenge Lu en VO, Fantasy, Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
15.11.2011
O rage, ô désespoir, ô copines traîtresses !
Un tagounet circule en ce moment, chers happy few, et Cuné a, dans un accès de folie, demandé à ses tagués de répondre à la question suivante : Et si tu étais Fashion ? (Fashion, pour ceux qui ont atterri dans ce salon en cherchant des photos de Nathan Fillion nu (vous imaginez bien que si j'en ai, je les garde pour moi, car je ne suis qu'égoïsme et chaussettes à pompons) c'est moi, car je est un autre comme dirait le poète moldave).
Jetons un voile pudique sur la vile réponse de Mo, qui semble considérer que mes goûts en matière de poil sont plus que discutables (et dire que c'est moi qui lui ai prêté la série Fever et permis de découvrir Barrons, sa pictitude, ses pectoraux, ses costumes trois pièces, son catogan et ses talents divers et horizontaux, moi je dis qu'elle n'en méritait pas tant la bougresse), et arrêtons-nous deux minutes sur celle d'Erzie.
"Si j’étais Fashion, je ne partirais pas acheter des Harlequin au Monoprix du coin en laissant la moitié de mon cocktail face à des jeunes femmes formidables qui ont subitement décidé de goûter tous les cocktails présents sur la table (dans le cadre d’une étude gustative, d’un recensement sensoriel).
Et surtout – SURTOUT – si j’étais Fashion, je redécorerais ma porte d’entrée."
Mon Dieu, je me sens poignardée.
Certes, je suis allée acheter des Harlequin au Monoprix du coin en abandonnant mon cocktail mais c'était pour sauver une copine de l'embarras (so many collections harlequinesques, so little time à perdre dans de douteuses métaphores gnangnan sans scènes épicées, je suis donc o-bli-gée de mettre mes connaissances et mes longues années d'études au service de l'amitié, que voulez-vous je suis une femme à bonnes actions, la preuve, je réponds quand on me drague, quelle abnégation totale), mais ce n'est quand même pas ma faute si les délicieuses convives présentes ce soir-là avaient décidé de tester TOUS les cocktails de la carte, y compris le mien (qui contenait d'ailleurs, si ma mémoire est bonne, de la banane, en hommage au Docteur, ce qui aurait donc dû arrêter Erzie). Je ne suis responsable que de mon alcoolisme, for Shakespeare's sake.
Et surtout - SURTOUT - je ne vois pas où est le problème avec ma porte d'entrée.
Bon goût, raffination, sophistiquitude. Vraiment, Erzie, je ne vois pas ce qui te trouble dans cette porte (en dehors du regard de braise de David chou, évidemment).
PS : j'ai froid. Mais je m'en fiche, j'ai une cape.
PPS : Marco, les grands-parents vont toujours bien. Ne me remercie pas de faire le facteur, surtout.
21:24 Écrit par fashion dans Choses vues | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note
"She'll marry a duke... or a Bridgerton."

Mmmh, mais cékoitèce ? Un traité de philosophie moldavo-croate ?
Eh oui, chers happy few, romance is back.
(En même temps, elle n'était pas partie bien loin, il y en a même cinq ou six qui aimeraient bien être chroniquées et qui réclament mais elles ne m'ont pas assez plu, too bad for them.) (N'allez pas croire que je ne lise que de la romance non plus, hein. J'ai descendu ma PAL de bit-lit aussi.)
Après ma lecture si réussie de Romancing Mr Bridgerton, quatrième volume de la série des Bridgerton de Julia Quinn, je me suis dit qu'il fallait que je lise le reste. Comme je suis à la fois organisée et disciplinée, j'ai donc acquis An Offer from a gentleman, qui est le tome 3. Ordre et organisation je vous disais.
An Offer from a gentleman met en scène le deuxième membre de la fratrie, Benedict (je rappelle pour ceux qui ne suivent pas qu'ils sont huit frères et soeurs et qu'ils ont des prénoms qui commencent par les huit premières lettres de l'alphabet), qui tombe amoureux de la fille illégitime d'un comte, Sophie. Leur idylle est compliquée par cet état de fait et par le mystère dont la jeune fille a décidé de s'entourer afin de cacher son statut. Julia Quinn signe avec cette réécriture de Cendrillon (qui court seulement sur la première partie) une romance encore une fois très réussie, grâce à une recette bien éprouvée, mélange de dialogues enlevés, de personnages attachants (Lady Violet est décidément parfaite) et de situations couinesques bien qu'attendues (mais bon, je ne répèterai jamais assez que dans ce genre ultra codifié, ce qui compte c'est ce que l'auteur fait avec les codes et la scène où Benedict est malade est juste parfaite, sans parler de la scène de bal).

Et puis, cerise sur le gâteau, Julia Quinn a écrit pour chacun des tomes de la série un Epilogue 2, disponible uniquement en version numérique pour kindle. Comme la chair est faible, hélas, et que j'ai un Randy, je l'ai lue.
Il s'agit d'une dizaine de pages qui racontent la rencontre de Posy, la belle-soeur de Sophie, et de son futur mari, rencontre orchestrée par Benedict et Sophie, alors mariés depuis trois ans. J'ai été ravie de faire encore un bout de chemin avec ces personnages, j'ai juste trouvé ça trop court. (Oui, ça c'est de l'avis argumenté, avouez que vous êtes admiratifs.)
Moi aussi je voudrais épouser un Bridgerton.
Challenge Lu en VO
43/44
PS : Dans la série, "soyons des midinettes", n'oubliez pas la sortie de Breaking dawn, première partie, demain. On a toujours besoin d'un peu de fourrure et de fous rires dans sa vie.
06:35 Écrit par fashion dans Challenge Lu en VO, Littérature anglo-saxonne, Romance | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
14.11.2011
What the Shakespeare is going on ?
So much, Charlie, so much.
Avec quelques copines, nous avons décidé que ça faisait trop longtemps qu'on ne vous avait pas parlé du Seigneur du Temps le plus séduisant de tous les temps, le Docteur (évidemment). Nous avons donc décidé à l'unanimité de nous-mêmes (pour l'instant nous sommes trois, un nombre parfait pour voyager dans le Tardis) de consacrer tous les lundis à un épisode du Docteur, dans l'ordre chronologique.

Nous entamons donc ce Challenge Revisionnons le Docteur et Cherchons des Photos de David Tennant (le nom exact est encore en discussion) par l'épisode 03 de la saison 1 : The unquiet dead.

Après un voyage dans un futur so far far away où Rose a assisté aux derniers moments de la Terre, le Docteur lui propose un saut dans le passé. Suite à un malentendu, le Tardis ne se pose pas à Naples, mais à Cardiff, à la veille de Noël 1869, où il se passe de drôles de choses chez le croque-mort : des entités extra-terrestres prennent possession des morts, faisant d'abord croire à des apparitions de fantômes. C'est aussi ce soir-là que la ville accueille un invité prestigieux : Charles Dickens, venu faire une lecture de son Conte de Noël.

The unquiet dead est l'épisode qui a définitivement assis mon amour pour cette série à la fois barrée et profonde, kitsch et sublime. Après les mannequins tueurs de l'épisode 1 (j'adore ce genre de situations qui a l'air parfaitement crétine pour le commun des mortels mais c'est parce que je me suis toujours méfiée des objets inanimés) et Cassandra dans l'épisode 2 ("Moisturize me !"), me donner, rien que pour moi, l'occasion de voir mon Charlie d'amour découvrir qu'il y a plus dans le ciel et sur la terre que ce qu'il croyait m'a fait couiner. Il y a ici pour la première fois ce qui sera l'un des fondements de la relation entre Rose et le Docteur : ce dernier veut sauver la race des Gelth au mépris de la morale humaine, et elle tente de le retenir, faisant preuve de cette compassion qui sera sa principale caractéristique. Un excellent épisode, servi par le décor, qui met en place des éléments qui seront réutilisés plus tard (la faille notamment)... et où on découvre pour la première fois que le Tardis a une sacrée garde-robe.
Fun facts : l'acteur qui joue Dickens, Simon Callow, a incarné l'écrivain à de nombreuses reprises. Eve Myles, qui interprète la jeune Gwyneth, jouera Gwen dans le spin off de Doctor Who, Torchwood, qui se déroule à Cardiff. Et Dickens cite Hamlet, ce qui me fait couiner à cha-que fois.
Les billets des copines : Maijo et Karine.
Lundi prochain : The empty child/The Doctor dances. Ceux qui veulent se joindre à nous sont les bienvenus.
PS : Marco, Caroline me charge de te dire que les grands-parents vont bien.
18:52 Écrit par fashion dans Séries télé | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
11.11.2011
David Tennant is not skinny for Tolkien's sake !
Just a bit thin in a sexy way, that's all.

Ce matin, chers happy few, entre deux cafés (j'ai investi dans le sirop à la vanille du Starbucks by the way, ce qui me procure des petits matins délicieux, oui il m'en faut peu, je suis so low maintenance), j'ai trouvé dans mes mails une pub de celle dont il ne faut pas dire le nom mais qui n'a qu'un sein, me donnant une liste d'ebooks pas chers, voire gratuits. Me voilà donc surfant, légère et aérienne, sur une liste dans laquelle, entre deux Harlequin, trois Wilkie Collins et un Trollope figurait ce Doctor Who, The Episode Guide de Mark Campbell (2011). Suite à un léger moment d'inattention, ce bouquin s'est retrouvé sur mon Randy d'amour pour la modique somme de 99 cts.
Eh bien, pour tout vous dire, il ne vaut pas plus.
Quelle déception, chers happy few. Après une introduction squelettique dans laquelle il explique qu'il est un fan de la première heure (si ça suffit à publier un bouquin, je peux m'y mettre aussi), Mark Campbell dresse la liste de tous les épisodes de DW (224 épisodes à ce jour) pour lesquels il donne le cast, un pitch minimaliste (mais vraiment minimaliste, genre une ligne), quelques "Observations" (aussi intéressantes que "la scène 4 a été filmée en décor naturel, le masque du monstre a été fabriqué par Bidule") (si encore c'était des infos de première importance comme "David Tennant aime les céréales et le café latte") puis son avis, souvent lapidaire. Alors certes, on a les mêmes goûts et on aime d'amour les mêmes épisodes, mais il est souvent très dur quand il n'aime pas, sans aucune justification ni arguments, ce qui est franchement un peu léger. Campbell dresse ensuite la liste de tous les épisodes manquants et des romans DW (ok, wiki en fait autant). Au final un bouquin qui ne présente aucun intérêt pour personne, le fan n'apprenant rien, le néophyte non plus. Je vais plutôt m'offrir ça, tiens :

Ben quoi, c'est bientôt Noël, non ?
Et parce que je ne résiste pas : the Ultimate Proof that David Tennant is sexy (et pas seulement comparé à Yoda, you band of bad mouth)

Challenge Lu en VO
42 (un nombre approprié pour de la SF, non ?)
22:15 Écrit par fashion dans Challenge Lu en VO, Essais | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
09.11.2011
Et si j'étais... ?
Grâce à Cécile, l'amatrice de cuir et de romances épicées (ne dis rien, va, je sais tout) (mais vraiment tout) aujourd'hui, c'est Tag du Portrait chinois un brin... revisité.
Si j'étais :
1. Une particularité ou un objet d’un personnage de JR Ward. (Quand je disais qu'elle était littéralement obsédée par la Confrérie, même si elle s'en défend la bougresse.) J'allais dire la lettre H, thant JR Ward en huse et en abhuse dhans thoutes les circonsthances mais je préfhèrerai être le tatouage de Rhage (je suis sooooo wild dans la vraie vie, comme tout le monde le sait) ou le chouchou avec lequel Phury attache ses cheveux quand il fait son jogging, mmmh quelle sensualité capillaire, je me pâme.
2. Un homme canon ou un sex symbol (réel ou sorti d’un livre). Comme ça doit être super difficile d'être un sex symbol et de se réveiller tous les matins dans la peau de Brad Pitt, j'aimerais mieux rester la glamourous woman que je suis et me balader au bras de David Tennant (on a les canons qu'on veut, quand je disais que j'étais wild, la preuve).
3. Un livre. Je serais un bouquin fun, cool, profond sans en avoir l'air, bourré de dialogues pleins d'esprit, de références littéraires et de scènes épicées. Une romance, quoi.
4. Un vêtement ou un accessoire (accessoire érotique accepté). Une paire de bottes hyper confortables qui va avec tout mais un peu originale, genre des santiags gris foncé ou des Camper à motifs. (Je suis so sage.)
5. Une période de l’histoire. Le Moyen-Age. Of course.
6. Un Roux ou une Rousse connu(e) ? (dans le cas ou vous décideriez d’être Jamie, il vous faut répondre à une question bonus : donneriez-vous la fessée à Claire ?). Daniel Cohn-Bendit ou David Caruso. Nan, je déconne. Allez, scoop pour ceux qui ne me connaissent pas : je suis rousse, je suis connue de mon boulanger et de mes collègues, donc en toute modestie je réponds moi-même. Et je suis partante pour donner la fessée à Jamie, évidemment, parce qu'Abnégation is my middle-name. Et que Claire ne mérite pas cette punition, redisons-le tout net. (Même si la lectrice a apprécié la scène. Par pur intérêt scientifique.)
7. Un film de fille. Permettez-moi d'abord de m'insurger deux minutes devant ce sexisme affiché et de rappeler que pour moi il n'y a pas meilleure soirée que l'intégrale des Fast & Furious avec des copines et huit packs de bières (j'ai beaucoup de copines). Cela posé, je suppose qu'il faut trouver une comédie romantique, je dirais donc L'abominable vérité parce que la scène du restaurant et Gerard Butler ou Quand Harry rencontre Sally parce que "Yes, Sheldon, kiss me Sheldon" ou Miss Detective parce que World peace ou Bridget Jones parce que Colin, ou Comment se faire larguer en 10 leçons parce que le chien, ou... Vous savez quoi ? Je vais faire un Top Ten ou Fifteen ou Twenty de mes romcom préférées, ce sera plus simple.
8. Un personnage de BD. Carmen McCallum. Mercenaire, dotée d'un solide bon sens et de muscles en acier, elle survit dans un futur over hostile. Tout moi. Enfin, tout moi fantasmé, quoi.
9. Une odeur. Celle du papier neuf. J'ai d'ailleurs toujours plein d'histoires à raconter.
10. Une ville. Paris évidemment. Perpétuellement en travaux, à la fois belle et moche, simple et compliquée, une ville où tout est possible mais qui ne se donne pas à tout le monde, une ville qui se mérite mais qui s'offre parfois de manière inattendue, une femme, quoi.
Je suis censée taguer à mon tour 6 copines en changeant les questions. Avouez que c'est compliqué cette histoire mais comme je suis de bonne humeur (il n'y a plus que trois paquets de copies qui m'attendent, ça se fête) je me plie de bonne grâce :
Si tu étais : 1. une chanson, 2. un roman anglais, 3. une sucrerie, 4. un penchant inavouable, voire pervers, 5. des vacances idéales, 6. un produit de beauté, 7. une police de caractère (j'ai dit que j'étais de bonne humeur, pas que j'étais inspirée, hein), 8. un métier à uniforme, 9. une série télé, 10. un peintre ou un dessinateur.
Et je refile le bébé à Cuné, Caro[line], Pimpi, Nataka, Yueyin et Maijo.
11:22 Écrit par fashion dans Tagada tagada voilà les Dalton | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note