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31.10.2011

"Sleeping with my therapist was a bad idea."

(Mais n'est-ce pas toujours le cas ?) (Je vous rassure, je n'ai pas couché avec le mien.) (En même temps, c'était le sosie de Charles Aznavour, j'ai peu de mérite.)

Comme j'étais engluée dans ma panne de lecture comme une blogueuse dans un bar à cocktails un vendredi soir, j'ai pris le taureau par les cornes et la PAL par la droite et j'ai sorti

 

succubus heat.jpgce traité de philosophie orientale, qui mêle habilement bouddhisme et taoïsme. En effet, Georgina Kincaid, ma succube préférée (d'un autre côté, j'en connais peu, c'est vrai), affronte avec beaucoup de sérénité son destin, qui n'est pourtant pas évident, jugez plutôt. Jerome, son démon de boss, la punit pour ses errements depuis que Seth l'a larguée (quatre mois de cuite ininterrompue, de mauvaise humeur et de plaintes) en l'envoyant en mission... au Canada. Georgina est prête à ramper nue pour éviter de franchir la frontière (je rappelle pour ceux qui ne suivent pas (oui, toi là-bas, et toi aussi, oui), que cette série se déroule à Seattle) mais Jerome est intraitable. Voilà Georgie obligée d'enquêter sur un culte sataniste complètement crétin au pays des doughnuts Tim whatsisname quand les choses se compliquent : Jerome disparaît et avec lui tous les liens qui unissent la jeune (enfin, on se comprend) femme à l'enfer. Elle se retrouve alors plongée dans une espèce de stase : elle n'est pas mortelle mais elle n'a plus aucun pouvoir...

Quatrième volet des aventures de Georgina Kincaid, Succubus Heat (2009, 492 pages) (disponible aussi en français aux éditions Bragelonne) est à la hauteur des précédents : drôle, rythmé et bien fichu. Richelle Mead semble savoir où elle va, des éléments disséminés dans les tomes précédents sont réutilisés, des personnages réapparaissent et la relation avec Seth se complique. Une série décidément idéale en cas de panne, de vacances, de lendemains de soirées arrosées, de pieds plats, de dents de travers, d'humeur chagrine, de téléphone qui ne sonne pas, de téléphone qui sonne trop, de mal aux cils, d'absence de Gerard Butler, d'élections présidentielles, de frigo vide, d'attaque de crevettes géantes, bref, une série parfaite.

 

Le tome 1

Le tome 2

Le tome 3

 

lu en vo.jpgChallenge Lu en VO

40

 

27.10.2011

To paint or not to paint ?

Parce que je suis un peu folle, j'occupe mes vacances avec

peinture.jpg

(J'ai tous les talents, comme vous le savez depuis longtemps.)

 

Et je lis conjointement :

 

harm's way.jpg

 

Hyper zarbi (venant de quelqu'un qui vénère Philip K. Dick, ça en dit long). C'est censé être du steampunk mais c'est plus que ça (avouez que ça vous éclaire, hein). Je ne sais pas encore si ça me plaît ou pas. (La couv' est sublime, je sais, rien que pour ça, j'adore le lire dans le métro.)

 

 

 

 

 

l'énigme du cadran solaire.jpgHyper long (et je ne parle pas du nombre de pages, même s'il dépasse le millier, mais de la mise en place) et pas forcément ce à quoi je m'attendais : j'ai acheté ce roman sur la foi de la quatrième qui disait "espions, duellistes, bla bla bla, mathématiques divinatoires, bla bla bla, Umberto Eco, bla bla bla", au bout d'une centaine de pages, Henri IV a juste été assassiné par Ravaillac (quel scoop !). Wait and see.

 

 

 

 

non stop.jpg

 

Le thriller que tout le monde a lu : plutôt bien ficelé mais sans surprise pour l'instant. Efficace comme une série télévisée américaine, l'humour en moins.

 

 

 

 

 

 

Ceux qui me connaissent bien l'auront compris : je suis en panne de lecture, d'où la démultiplication des bouquins entamés. Heureusement que dans ces cas-là on peut compter sur les valeurs sûres :

victorian undead.jpg

Une excellente aventure de Sherlock Holmes avec des zombies dégoûtants (mais peuvent-ils être autrement ?), parfaitement scénarisée et fort joliment dessinée

et

Real-Steel.jpg

Hugh, des robots, de la baston, un scénar très malin, que demander de plus ?

(Ok, je sais à quoi vous pensez, bande de coquinous, mais non. Jamais le jeudi.)


 

13:45 Écrit par fashion dans Choses vues | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note

23.10.2011

"Comme Hélène de Sparte, j'ai causé une guerre..."

lavinia.jpg

Sola domum et tantas servabat filia sedes, iam matura viro, iam plenis nubilis annis. Multi illam magno e Latio totaque petebant Ausonia...

 

Au commencement était L'Enéide. (Et le Nutella, oui, aussi.)

Puis vint le sublime billet de Chif'.

Yueyin, ma twinette d'amour, m'a alors offert ce bouquin avec ce panache qui la caractérise.

Il a ensuite traîné 6 mois dans la PAL (ce qui est l'épreuve que subissent tous les nouveaux arrivants : s'ils survivent, ils sont lus, c'est d'une violence inouïe, je vous l'accorde).

Et au final, il y a un coup de coeur. Un vrai. (Et chez moi ils sont rares, comme vous le savez bien chers happy few.)

Dans L'Enéide, Virgile ne cite Lavinia qu'une fois et il ne lui donne jamais la parole. La fille de Latinus, roi du Latium, décide donc de la prendre et de raconter sa vie : son enfance marquée à jamais par la folie de sa mère qui pleure ses deux fils morts, sa piété, les présages qui disent qu'elle épousera un étranger venu d'au-delà des mers et qu'ils poseront les fondations d'un grand empire à venir, l'arrivée d'Enée, la guerre qui s'ensuit, leurs trois années de bonheur, sa mort, l'éducation de leur fils, Silvius, par cette mère louve qui se cache dans les bois...

Ursula Le Guin, auteur que l'on ne présente plus, réinvestit à sa manière les six derniers chants de ce long poème que Virgile lui-même jugeait inachevé et nous apporte son éclairage, forcément original, sur l'établissement d'Enée en Italie. Tout dans ce roman m'a touchée, son atmosphère extrêmement particulière, l'amour de la terre, la simplicité de la vie quotidienne, l'acceptation du destin, et, plus que tout, la réflexion sur les pouvoirs de la poésie et du poète (les passages à Albunea avec le fantôme de Virgile sont sublimes) et le destin des héros. Magnifique.

 

(Ce roman a été récompensé en 2009 par le prestigieux Locus Award.)

Ursula Le Guin, Lavinia, L'Atalante, 311 pages, 2008 pour la première parution en VO, 2011 pour la traduction française.

 

19.10.2011

Seuls dans la ville entre 9h et 10h30 - Yves Grevet

Parce que j'avais très envie de lire Méto d'Yves Grevet, j'ai ouvert Seuls dans la ville entre 9h et 10h30 (ne cherchez pas de logique, il n'y en a pas, as usual, life is a bitch et Christophe Maé une plaie auditive, rien de nouveau sous les nuages).

 

seuls dans la ville.jpgMadame Darlène, prof de Français en 1ère L donne un drôle de sujet à ses élèves pour les changer des commentaires composés et des disserts : Postez-vous seul(e) à un endroit du centre-ville entre 9 heures et 10h30 et écrivez ce que vous voyez ou ce que cela vous inspire. La forme est libre : description, fiction, poésie... Or, ce matin-là, le 23 mars, maître Marideau, notaire, est assassiné. Erwan décide alors de récupérer toutes les copies de ses camarades et d'y découvrir tous les indices possibles afin d'aider la police.

Sur une trame de départ originale et intéressante (d'ailleurs j'aime ce sujet, je pense le recycler pour mes élèves), Seuls dans la ville entre 9h et 10h30 est un très bon roman, bien construit, qui mêle habilement intrigue policière et initiation (Erwan tombe amoureux et devient un élève plus investi). Certaines idées sont très chouettes (notamment le club des mangeurs de gâteaux à la crème et j'ai beaucoup aimé la reproduction des devoirs des élèves avec une vignette les représentant et les annotations très personnelles de la prof) et les personnages très attachants, même s'ils s'expriment un peu trop bien pour des lycéens (certains dialogues sont un peu trop littéraires à mon goût). Un roman ultra sympa, à l'image de sa couverture. Il faut vraiment que je lise Méto.

 

Yves Grevet, Seuls dans la ville entre 9h et 10h30, Syros, 2011, 218 pages

18.10.2011

...

"I can listen no longer in silence. I must speak to you by such means as are within my reach. You pierce my soul. I am half agony, half hope. Tell me not that I am too late, that such precious feelings are gone for ever. I offer myself to you again with a heart even more your own than when you almost broke it, eight years and a half ago. Dare not say that man forgets sooner than woman, that his love has an earlier death. I have loved none but you. Unjust I may have been, weak and resentful I have been, but never inconstant. You alone have brought me to Bath. For you alone, I think and plan. Have you not seen this ? Can you fail to have understood my wishes ? I had not waited even these ten days, could I have read your feelings, as I think you must have penetrated mine. I can hardly write. I am every instant hearing something which overpowers me. You sink your voice, but I can distinguish the tones of that voice when they would be lost on others. Too good, too excellent creature! You do us justice, indeed. You do believe that there is true attachment and constancy among men. Believe it to be most fervent, most undeviating, in F. W. I must go, uncertain of my fate ; but I shall return hither, or follow your party, as soon as possible. A word, a look will be enough to decide whether I enter your father's house this evening or never."

 

 

(Oui, j'ai relu Persuasion. Et regardé la version ITV 2007 avec Rupert Penry-Jones : je n'ai pas du tout aimé cette adaptation (les coupes sont hasardeuses et certains dialogues ne sont pas au bon moment ou dans la bouche des bons personnages, ça nuit terriblement à l'évolution des personnages et de l'intrigue) mais le roman me fait frémir à chaque fois. Une telle justesse et une telle finesse dans l'analyse des sentiments d'Anne, beautiful.)

 

rpj.jpg

Pour le plaisir des yeux (on a droit, on est mardi).

 


 

17.10.2011

Are you a Gilmore girl ?

Logo-challenge-gilmore-girls-Karine.jpg

Je ne fais pas beaucoup de challenges, chers happy few, mais impossible pour moi de résister à celui que vient de lancer Karine : le challenge Gilmore Girls où il s'agit de lire les romans que lit Rory dans la série (que j'adore même si je la regarde à une allure d'escargot neurasthénique tétraplégique). Le principe ? Lire au moins 3 bouquins dans la longue liste compilée par Karine et que vous trouverez ici. J'en ai pour ma part déjà lu 107/343 et certains ne m'intéressent pas du tout (nobody's perfect et il y a quand même pas mal d'essais dans cette liste), donc voici les titres qui me font envie (soyons lucides, happy few de mon coeur daiquiri, la probabilité que je ne les lise pas tous est élevée, parce que la chair est faible hélas, et il y a tellement de livres) :

Le dernier homme de Margaret Atwood, Le journal d'un vieux dégueulasse de Bukowski, La rose pourpre et le lys de Michel Faber, Le voyage de Simon Morley de Jack Finney, Catch 22 de Joseph Heller, Rescuing Patty Hearst : growing up sane in a decade growing mad de Virginia Holman, A quiet storm de Rachel Howzell Hall, How the light gets in de M. J Hyland, un titre de Stephen King parmi les 4 proposés, Property de Valerie Martin, When the emperor was divine de Julie Otsuka, Bel Canto d'Ann Patchett, The tree grows in Brooklyn de Betty Smith, The song reader de Lisa Tucker, Slaughterhouse Five de Kurt Vonnegut, Rebecca of Sunnybrook Farm de Kate Douglas Smith Wiggin.

16 romans. On m'a connue plus lucide. D'autant qu'aucun n'est dans la PAL. Tant de wilditude mérite bien une bière, tiens. 

 

 

16.10.2011

All for one and one for all

Les-Trois-Mousquetaires_petite_affiche_169.jpg

Of course.

Vous imaginez bien, chers happy few, que je ne pouvais pas rater cette adaptation en grande partie britannique (swoonons) à la sauce steampunk (swoonons derechef), alléchée que j'étais depuis des mois par les différents teasers, trailers et photos. C'est que j'aime le grand Alexandre d'un amour profond et indéfectible et que la perspective de voir Les Trois mousquetaires revisités avec des vaisseaux volants me paraissait une idée ô combien intéressante, pour ne pas dire couinante. Et j'avais raison, sceptiques happy few.

Three Musketeers.jpg

Miam.

 

Dois-je pitcher ? Même s'il s'est avéré samedi soir que même les meilleures n'ont pas lu ce roman passionnant (on leur pardonne mais de justesse), tout le monde connaît l'intrigue, non ? (Je ne suis pas du tout paresseuse, du tout.) Bon, ok, mais c'est parce que c'est vous, happy few de mon coeur. D'Artagnan, gascon, jeune et fringant, monte à Paris pour entrer au service du Roi dans le fameux corps des Mousquetaires. En chemin, il trouve le moyen de se faire un ennemi de Rochefort, capitaine des gardes du Cardinal de Richelieu (ze méchant), puis provoque Athos, Porthos et Aramis (ze famous ones). Le duel est interrompu par les gardes du Cardinal, Louis XIII s'en mêle, le Cardinal fomente un complot pour prendre le pouvoir avec l'aide de Milady, l'espionne au visage d'ange et au coeur de démon, les Mousquetaires volent au secours de la Reine, injustement accusée de fricoter avec l'ennemi en la personne du duc de Buckingham (ah, ces Anglais, tous perfides).

Milla Jovovich 3 Musketeers.jpg

Comme le disait une blogueuse anonyme, on reconnaît toujours le méchant à sa coupe de cheveux.

 

Première bonne surprise du film : le scénario, co-écrit par Andrew Davies (qu'on ne présente plus), tient parfaitement la route malgré les libertés prises avec le roman de Dumas. Un prologue malin comme tout met en place en quelques minutes les relations entre les personnages (notamment celle entre Athos et Milady, que l'on ne découvre que tardivement dans le roman) et place le film dans une esthétique résolument steampunk (les armes, les costumes). La suite sera du même acabit : l'intrigue générale est respectée, et c'est dans le traitement de certains détails et du destin des personnages féminins surtout, que des modifications ont été apportées. Deuxième bonne surprise : les ajouts steampunk sont juste géniaux. La poursuite au retour de Londres dans des vaisseaux volants est excellente et le côté ninja des Mousquetaires fonctionne parfaitement. Troisième bonne surprise : la réalisation. Les scènes d'action sont over lisibles, ce qui, dans les films de ces dernières années est, reconnaissons-le, rarissime. Les duels à l'épée sont fort bien chorégraphiés (bon, ok, il y a quelques ralentis, c'est vraiment la plaie de ces dix dernières années) et les scènes d'abordage excellentes. Si on ajoute à ça des acteurs formidables (mais ça, on s'en doutait avant même de voir le film, parce que bon, quelle belle brochette quand même) et des dialogues drôlissimes, on obtient ce qui est certainement la meilleure adaptation des Trois Mousquetaires, qui respecte parfaitement l'esprit de ce roman bondissant à défaut d'en respecter tout à fait la lettre.

10.10.2011

"Ah well, the more people I meet, the more I like my fridge."

'How do I look ?'

'With your eyes.'

'Gee thanks. Don't ever become a Samaritan.'

Jazz turned to Mo and gave her a thorough inspection. She smiled. 'You look really gorgeous, Mo.'

Mo brightened. 'Thanks. If I don't get a shag, I'll kill myself.'

Jazz gave a short laugh. 'How post-feminist of you,' she said. 'Emily Pankhurst would be proud.'

 

 

Parce qu'en ce moment je suis atteinte d'une véritable boulimie orgueil et préjugesques (oui, enfin, plus que d'habitude quoi), j'ai sorti de la PAL avec élégance et détermination

 

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(2000, 280 pages)

offert par Karine l'année dernière lors d'une édition du Swap au Long Cours.

 

Pitchons, chers happy few, car vous le valez bien. Jasmin Field (Jazz pour tout le monde) est trentenaire, londonienne et journaliste dans un magazine féminin où elle tient une colonne qui a pour unique sujet sa soeur cadette, Josie, mariée et mère d'un bambin de dix-huit mois. Jazz, qui a la langue bien pendue, des jugements fort arrêtés et une idée assez précise de ce qu'elle vaut et de qui elle est, accepte d'auditionner pour l'adaptation théâtrale d'Orgueil et préjugés mise en scène par un acteur célébrissime, Harry Noble, pour un gala de charité en faveur de la recherche contre le cancer du sein. Jazz y va pour rire et parce que pas grand-chose ne l'arrête, et, contre toute attente, elle est sélectionnée pour tenir le rôle très convoité de Lizzy. Mais les choses tournent rapidement assez mal : Lizzy s'entend très mal avec Harry, sa soeur aînée, Georgia, qui a obtenu le rôle de Jane, a des peines de coeur, sa meilleure amie et colocataire, Mo, tombe amoureuse d'un homme insupportable et le mariage si parfait de Josie vole en éclat. Il ne manque plus que les tabloids et le désastre serait total. Ah, mais les voilà qui pointent le bout de leur appareil photo...

 

Disons les choses sans détour, chers happy few, j'ai adoré ce roman dont j'ai corné une page sur deux. L'utilisation du roman de Jane Austen est très maline même si le décalque est transparent (les personnages tenant le même rôle dans la pièce que dans leur vie) mais le va-et-vient constant entre la pièce (qui est donc déjà une rééciture du roman) et l'intrigue à proprement parler est fort bien pensé. J'ai notamment beaucoup aimé la transposition de l'épisode de Pemberton, reconverti ici en théâtre dans lequel Jazz va voir Harry jouer une pièce seul en scène et où elle se dit en le regardant enlever sa chemise : "I could have been mistress of that" ou encore l'épisode final avec Wickham. Le personnage de Jazz est hilarant et son humour à tout épreuve et sa répartie ne sont jamais ternis par son évolution psychologique. D'une manière générale, on a beau savoir où tout cela s'en va, puisque les personnages vont connaître les mêmes tourments que ceux de Jane Austen, on n'en est pas moins happé dans ce récit, certainement grâce à des dialogues bloody brillant, une excellente utilisation de faits extrêmement modernes comme la presse et le show biz et une grande justesse dans les rapports entre les personnages, notamment les personnages féminins (l'évolution de la relation entre Jazz et Mo, dont le rapport change à cause de l'arrivée d'un homme complètement crétin et terriblement fat est juste parfaite). Highly enjoyable and witty. Loved it.

(Inutile de dire que je veux lire Persuading Annie maintenant.) (La chair est faible, hélas, et j'aime Jane Austen.)

 

Le billet de Karine

 

lu en vo.jpgChallenge Lu en VO

39

 

 

06.10.2011

They're gonna save the world... and kiss the girls*

thorcapavengers.jpg

The good (and sexy) ones

 

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The bad (and sexy) one

 

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My favorite (comment ça on ne le verra pas à l'écran ?)

Joss 4ever and a day (oui, malgré la calvitie, la barbe et la chemise à carreaux, je ne suis que profondeur d'âme)

 

Sortie prévue le 4 mai 2012. Oui, ça va être long.

 

(*je souhaite surtout ça à Captain America, le pauvre, ça commence à faire long là quand même)

(photos officielles trouvées sur le site www.newsarama.com)

 

 

PS pour ceux qui n'en dorment plus la nuit : j'ai trouvé un trench rouge. Très rouge.

 

05.10.2011

Silence - Benoît Séverac

silence.jpg

Jules, 15 ans, se réveille sur un lit d'hôpital au service ORL de l'hôpital Purpan, à Toulouse. Ses derniers souvenirs : une rave où il a pris deux cachets d'ecstasy pour impressionner sa petite amie, Camille. Après trois jours de coma, Jules n'est plus tout à fait le même : il a perdu totalement et définitivement l'ouïe. Il tente de s'ajuster à cette nouvelle réalité et à la colère de ses parents et ne sait que répondre aux policiers chargés de l'enquête. Doit-il donner le nom de celui qui lui a vendu de la drogue au risque de faire tomber un copain ou se taire ?

 

Sur une trame simple qui a tout du fait divers, Benoît Séverac bâtit un roman nerveux plutôt bien fichu et parvient à éviter la démonstration, ce qui n'est pas évident avec un tel sujet. Le lecteur suit l'évolution de Jules sur un mois, et ce dernier passe par toutes les phases en découvrant son handicap, la douleur, l'incompréhension, le déni, la colère puis l'acceptation, aidé en cela par Damien, l'infirmier qui trouve les mots justes là où ses parents, fous d'inquiétude puis furieux, échouent. Les ados sont campés de manière assez fine, dans leurs relations comme dans leurs réactions, ce qui donne un ton fort crédible à l'ensemble. On peut cependant regretter la facilité du dénouement (d'autant plus regrettable que l'enquête de police sonnait plutôt juste  jusque là) mais Silence est un bon roman jeunesse qui met en garde contre les dangers de la drogue de manière claire sans oublier pour autant de nous raconter une histoire, évitant ainsi les travers du roman à thèse.

 

Benoît Séverac, Silence, Syros, Rat noir, 2011, 150 pages

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