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31.05.2011
Salon au ralenti

pour cause de nouvelle addiction.
Des chevaliers, des épées (pas forcément rouillées), du poil, des complots, des meurtres, un monde où les saisons durent des années, des Ténèbres au-delà d'un Mur, du mystère, des joutes, du poison, des dragons... Je suis aux anges, évidemment.
See you, happy few de mon coeur.
06:39 Écrit par fashion dans Choses vues, Fantasy | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : david ferait un excellent littlefinger, hugh jackman en ned miam, je vais regarder la série en parallèle, i think, que de wilditude
24.05.2011
"Je porte en moi ton coeur..."
Comme j'ai lu récemment deux romans fort proches dans leur thématique, sinon dans leur traitement, chers happy few affolés de voir une phrase sérieuse entamer ce billet, j'ai décidé, comme ça, paf une lubie, limite une pulsion, de faire une chronique croisée. (Mon Dieu, c'est la première fois que je me livre à ce périlleux exercice, un vent de folie souffle dans ce salon, la preuve, je suis décoiffée.) (Les copines confirmeront que cet état de fait est rarissime chez moi, qui suis toujours et en tous lieux l'incarnation du glamour le plus total.)
Quels sont donc les deux ouvrages qui ont l'honneur de se partager la page de ce mardi où tout est permis ? (Le suspense m'a tuer.)


(Comment ça la mise en page est aléatoire ? Vous avez la berlue.)
(Je vous aurais bien mis en photo la quatrième de cover, très importante, mais dans ma grande quichittude je ne sais comment faire. On ne peut pas avoir tous les talents, la preuve.)
La dystopie est à la mode dans la littérature adulescente en ce moment, peut-être grâce au succès de la trilogie des Hunger Games (je ne veux cependant pas croire que certains y voient un bon filon, non, je sais que les éditeurs sont purs de toute arrière-pensée). Toujours est-il que sont sortis à quelques mois d'intervalle Promise d'Ally Condie et Delirium de Lauren Oliver, qui explorent, chacune à leur manière, les conséquences de la mise en place d'un état totalitaire qui, non seulement dénie toute liberté à des citoyens élevés dans la manipulation et le mensonge, mais leur refuse aussi le droit à l'amour, thème ô combien important pour les lecteurs adolescents qui ne sont, comme chacun le sait, qu'émois et hormones. Et vice-versa.
Dans Promise, Ally Condie met en scène un monde dans lequel la vie des individus est intégralement prise en charge par l'Etat : après des études réduites au minimum, on leur donne un travail, on les "couple" en fonction de leur personnalité, on leur donne le droit de faire un ou deux enfants puis on les enthanasie à l'âge de 80 ans. Cassia, 17 ans, est "couplée" mais l'administration fait une erreur et lui envoie la photo d'un autre garçon que celui auquel elle s'attend. Troublée, la jeune fille s'intéresse alors de près à cet adolescent différent et ses certitudes ne tardent pas à se fissurer. De la même manière, Lena, personnage principal de Delirium, attend impatiemment son Protocole, qui doit, par une opération du cerveau, lui ôter la capacité à aimer, considérée comme une maladie mortelle pouvant devenir un fléau. La rencontre d'un jeune homme qui n'a pas été opéré va lui ouvrir les yeux sur la société qui l'entoure et lui permettre de réviser ce qu'elle sait de son passé à l'aune de ces découvertes.
Si le thème est similaire, on ne peut imaginer traitement plus différent : là où Promise peine à retenir l'attention du lecteur à cause d'une sécheresse de ton, d'une absence de matière d'autant plus ennuyeuse qu'un roman de science-fiction doit peindre un monde par définition neuf et ne peut donc se reposer sur les supposées connaissances du lecteur et de la trop grande place accordée à une romance aussi intéressante que les peines de coeur des héros de Dawson (oui, je suis vieille, so what ?) (et ma phrase est interminable, je sais) (et dire que je parle aussi avec des parenthèses, autant dire que suivre un de mes cours relève de la gageure la plus totale), Delirium, mieux écrit et mieux construit, peint un monde beaucoup plus riche dans lequel évoluent des personnages plus denses et plus crédibles. L'exemple le plus frappant est certainement le traitement réservé à l'idée vieille comme Platon de la suppression de la culture sous toutes ses formes et notamment de la poésie : dans Promise, Ally Condie utilise maladroitement un poème de Dylan Thomas, sans arriver à en restituer toute l'émotion sans doute parce qu'elle abuse de la répétition et de la paraphrase, alors que les quelques vers de Shakespeare, Dickinson ou Cummings cités dans Delirium, habilement intégrés à l'histoire, prennent une véritable ampleur et ne peuvent qu'inciter à la Résistance. La littérature sauvera le monde. Qui en doutait ?
Ally Condie, Promise (Matched), Gallimard jeunesse, traduit de l'anglais par Vanessa Rubio-Barreau, 398 pages, 2011
Laurence Oliver, Delirium, Hachette jeunesse, traduit de l'anglais par Alice Delarbre, 452 pages, 2011
Quelques billets sur Delirium : Stephie, Bladelor, Ori...
Et sur Promise : Stephie, Theoma...
18:40 Écrit par fashion dans Jeunesse, Littérature anglo-saxonne, SF | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : j'arrête la litté jeunesse, promis, j'ai quelques classiques britons à lire, et des copies à corriger, oui aussi, mais d'abord finir le tariquet s'impose, avec la confiture de poivrons
23.05.2011
Léviathan - Scott Westerfeld
1914.
Le 28 juin, le jeune Aleksandar, fils de l'archiduc François-Ferdinand et de Sophie Chotek, est réveillé en pleine nuit par le comte Volger, son maître d'escrime et Klopp, mécanicien en chef de l'archiduc. Sous prétexte d'une leçon de pilotage de nuit, les deux hommes "enlèvent" le jeune homme pour le mettre à l'abri : ses parents ayant été assassinés, il devient la cible de ceux qui ne veulent pas le voir sur le trône de l'Autriche. Voilà donc nos trois hommes, accompagnés de deux soldats, partis pour la Suisse dans un mécanopode, espèce de gigantesque robot bipède. Parallèlement, la jeune Deryn se fait passer pour un garçon afin de postuler comme aspirant dans la Royal Air Force : devenue Dylan, elle se retrouve, par un concours de circonstances, sur le Léviathan, fabuleuse baleine des airs. Nos deux jeunes gens, la britannique et l'autrichien, se rencontreront dans des circonstances pour le moins mouvementées.

Comme les plus perspicaces d'entre vous l'auront aisément déduit du brillant résumé que j'ai écrit à la force de mon clavier, Leviathan est un roman de steampunk, happy few amateurs de bons crus et de science-fiction, qui s'inscrit donc dans la lignée des romans d'Histoire alternative, genre dans lequel s'illustrent avec brio nos amis anglo-saxons (je ne voudrais pas dire de bêtises (ce serait si peu dans ma manière) mais il me semble que les auteurs français ne se sont guère intéressés à ce type de réécriture). Scott Westerfeld met en scène avec un incroyable talent un monde divisé en deux camps : les darwinistes (France, Grande-Bretagne, Russie) qui manipulent l'ADN des animaux pour créer des hybrides qu'ils utilisent surtout à des fins militaires et industrielles et les clankers (Autriche-Hongrie, Allemagne), qui ne jurent que par les machines extrêmement perfectionnées. Reprenant les faits qui ont mené à la Première Guerre Mondiale, Westerfeld a bâti avec maestria une intrigue riche et pleine de rebondissements, mêlé avec bonheur les histoires de Deryn/Dylan et Alek et trouvé avec le darwinisme une invention très originale qui nourrit l'intrigue de manière passionnante.
Un excellent roman, au style alerte et plein d'humour, qui m'a littéralement emballée, chers happy few.
Scott Westerfeld, Leviathan, Pocket Jeunesse, traduit de l'anglais par Guillaume Fournier, 440 pages, 2010, 2009 pour la parution en VO, très belles illustrations de Keith Thompson

Les billets d'Emmyne, Chiffonnette...
19:06 Écrit par fashion dans Jeunesse, Littérature anglo-saxonne, SF | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : be bop a lula, wah pa di dou dah, loubidoudbidou, chabadabada, tout ça pour dire que dans 3 semaines je n'ai plus d'élèves, enfin en cours, parce qu'il faudra surveiller et corriger, mais rien ne m'est impossible, hu hu hu, que de félicité et de modestie, tout moi quoi
19.05.2011
Colères - Lionel Duroy
Je n'avais pas prévu de mettre en ligne dans ce salon ces quelques lignes sur Colères de Lionel Duroy, lu dans le cadre du Prix des Lecteurs de L'Express (par une espèce d'attitude follement perverse que j'assume totalement, il m'arrive souvent de garder mes billets sérieux pour d'autres supports) mais le récent billet d'Emeraude m'a poussée dans mes retranchements (de la métaphore guerrière dès le matin, je ne suis pas du tout dans l'exagération, happy few de mon coeur diabolo, pas du tout).

"Ecrire c'est une façon de rester debout" : ainsi s'exprime Lionel Duroy dans une interview, et c'est exactement ce qu'il met en oeuvre dans Colères, ce roman autobiographique (on ne se laissera pas abuser par la modification des noms, l'écrivain qui se livre dans ce roman s'appelant Marc Maison) rédigé au jour le jour quand il s'est trouvé confronté à un bouleversement familial de grande ampleur au moment de la sortie de son autobiographie, Le chagrin. En effet, sa femme, Hélène, lui avoue qu'elle ne le désire plus et prend un studio et son fils, David, l'escroque de la pire des manières qui soit. Roman "à fleur de peau", Colères (on remarquera l'emploi révélateur du pluriel, le narrateur étant assailli de tous côtés par des motifs de colère divers) est un roman qui exhibe ce que l'on cache normalement, les fêlures, les désamours, les conflits familiaux et qui s'interroge sur l'écriture, ses vertus et ses paradoxes. Si l'écriture est nécessaire, elle lui coûte aussi : sa famille a cessé de lui parler vingt ans auparavant quand il a publié son premier roman sur ses parents et au moment où son autobiographie, dont l'écriture l'a à la fois libéré et laminé, rencontre un joli succès critique, sa femme le quitte et son fils se venge de ce qu'il a ressenti de l'attitude de son père à son égard. Dans un style très sobre, sans jamais tomber dans les récriminations ni le pathos (une gageure avec ce type de sujet très intime), Duroy s'interroge sur l'amour et la paternité, se remet en question et écrit, tout, pour ne pas sombrer dans la dépression et enfin, dépasser la colère. Un roman très touchant et très pudique.
Lionel Duroy, Colères, Julliard, 211 pages, 2011
06:44 Écrit par fashion dans Littérature française | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : ô combien de marins, combien de capitaines, ont pris la mer comme moi le métro, partant à l'assaut de nobles conquêtes, (non je ne bois jamais le matin)
17.05.2011
But, really, Fash, who are you ?
You'll never know.
Figurez-vous que Cess m'a taguée, chers happy few, et je me vois donc dans l'obligation de vous révéler 7 choses sur moi que vous ne savez pas, même si j'aurais pu profiter des goûts déplorables de cette jeune femme (trouver à redire à la virilitude triomphante et encuirée de Kohler/Wrath quand même, ça mérite d'être privée de Barrons) pour me défiler (ce qui est si peu dans ma manière). J'ai déjà répondu plusieurs fois à des tags de ce genre (et même exactement à ce tag là) et vous savez donc tout ce qu'il y a à savoir, de mon mal des transports fortement handicapant à mon goût pour le champagne en passant par mon amour pour Paris, mais comme j'ai une personnalité aussi dense que profonde, je vais tâcher de vous révéler encore 7 faits aussi passionnants que chabadabadesques.
1. Je vis une folle histoire d'amour avec mon métier. Je râle, je tempête, je grince des dents mais je ris, je m'enthousiasme et je m'émeus. Et malgré les aléas des mutations et la difficulté de certains postes, je n'ai jamais regretté de l'avoir choisi il y a de cela une éternité.
2. J'aime shopper. En tout temps et en tous lieux. Même en province. Call me superficielle.
3. J'ai 74 paires de boucles d'oreilles. Mais comme mes trous ont été faits par un bijoutier sous mescaline, ils sont trop hauts ce qui me contraint à ne porter que des boucles longues, voire over longues. Et donc plus difficiles à ranger, problème que j'ai résolu une bonne fois pour toutes en les laissant traîner partout. Je sais, ma vie est un calvaire.
4. Mon cocktail préféré est le Bloody Mary. Et le Tequila sunrise. Et le Cosmo. Et le Manhattan. Et le Bellini. Et le Cuba libre. Et le Daïquiri. Et le Harvey Wallbanger. Et la Margarita. Et le Mojito. Et le Banana colada. Et le Screaming orgasm. (Un plaisir à commander, surtout si on a pris un Sex on the beach juste avant.)
5. J'aime les cafés parisiens. Etre en avance quelque part et avoir le temps de prendre un café allongé (je ne suis pas qu'une alcoolique, moi, Madame) en bouquinant ou en regardant les passants : une idée du bonheur. Surtout quand la terrasse donne sur une rue fréquentée par de beaux specimen mâles à la coolitude assumée. (Oui, les filles, je donne l'adresse de ce bar en mp, mais uniquement à celles qui le méritent.)
6. Je suis mauvaise langue ascendant mauvaise foi et je vendrais ma mère pour un bon mot. Il paraît que certains ne s'en sont pas remis, ce qui, c'est abominafreux, ne m'empêche pas de dormir.
7. Je suis la seule au monde à savoir faire la purée de riz. Croyez-moi, vous ne voulez pas en savoir davantage.
Je tague à mon tour Cuné (ne te défile pas, j'ai des dossiers), Karine, Ursula, Stephie et Tamara.
19:12 Écrit par fashion dans Tagada tagada voilà les Dalton | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : je lis le tome 10 d'elric, fantasme ultime de mes teen years, j'avais déjà des goûts étranges, so what ?
"Your Grace is too costly to wear everyday"
Hier soir à Londres a eu lieu la première de


C'est tout.
N'avais-je pas dit que ce blog redeviendrait rapidement hautement kulturel ? Done.
06:21 Écrit par fashion dans Au théâtre ce soir | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : je suis engluée dans un bouquin de chandernagor, lu contre ma volonté je vous rassure tout de suite, ne poussons pas le vice non plus
15.05.2011
Swap au long cours saison 2 - Première !
Evidemment que j'ai rempilé, happy few faussement étonnés : vous ne croyiez quand même pas que j'allais rater une occasion (techniquement même trois occasions) de faire des colis pleins de sexytude écossaise ? Vous me décevez, là, je dirais même que vous me désappointez fortement. (Bon, pas autant que quand j'ai appris que malgré sa virilitude triomphante et sa bonne volonté affichée, Nathan Fillion ne serait pas dans le casting des Avengers, mais comparons ce qui est comparable, sans vouloir blesser personne, évidemment.) (Non, il n'a jamais été question qu'il fasse partie du film, so what ? A girl can dream. A lot.)
Pour cette première édition, ma binômette québécoise et moi-même avions choisi un thème over safe (histoire de rassurer Bladelor, la GO de compétition) et over large (histoire de pouvoir mettre tout et n'importe quoi dans les colis, comme d'habitude) : Images. Et de manière aussi étrange qu'imprévisible, nous nous sommes envoyé des colis plein d'obsessions communes qui nous ont fait couiner comme des folles de part et d'autre de l'Atlantique (nous avons des preuves, nous avons abondamment utilisé la webcam). Jugez plutôt. (Et vous remarquerez que Karine a beaucoup mieux respecté le thème que moi, elle est over douée, je suis admirative.)
Image de la kulture et de Willounet beau.
(Oui, ce t-shirt est un peu grand, genre Thor y glisserait ses pectoraux à l'aise, mais ce n'est pas grave, j'en ai fait un pyjama parce que je suis une fille pleine de ressources. Et que dormir dans les mots (certes revisités) de Will chou, c'est presque comme dormir dans ses bras.)
Image de la sexytude oscarisée.
(Comme Karine me l'a fait remarquer dans le post-it qui accompagnait le handbook, il s'agit d'une terrible déception : pas une seule photo à l'intérieur. J'en ai pleuré. Heureusement, il me reste la couverture.)
Image de la hotitude oscarisable.
(Oui, je l'ai déjà lu, so what ? C'était juste de la pure curiosité intellectuelle.)
(Et il fallait bien que je regarde les photos inside, qui ont justifié l'achat. David, si tu me lis, sache que le short en lycra doré et le top en faux cuir bleu ciel te vont à ravir. Presque mieux que le kilt, ce qui n'est pas peu dire.)
Image de la kulture britonne.
(Isil a manqué quatre respirations en me voyant ouvrir ce paquet. Si tu m'offres une bière (ou deux), je te le prête, va.)
Image du Québec.
(Avec de vraies images dedans.)
Image de l'implant capillaire protéiforme.
(Le brushing lui va si bien. Mieux qu'à moi, c'est certain.)
Image de la Confrérie de la Boîte bleue.
(Karine nous a rebaptisées comme ça et nous tenons des réunions très secrètes dans des endroits très secrets où on sert de la bière et des cocktails.)
Image dans l'image.
(La saison 6 me rend hystérique, quelle surprise.)
Images de la coolitude, de la sexytude et de la vacancitude.
(Je détaille pour ceux qui y verraient mal pour cause de samedi soir trop arrosé (et non parce que la photo est mauvaise, tsss) : un hommage à Fever avec le porte-clés Kiss my petunia (mis tout de suite avec mes clés du bahut : 5 porte-clés pour 2 clés, un bon ratio) et le badge Branded by JZB (je me tâte pour me faire tatouer sa marque sur la fesse gauche, histoire qu'il puisse toujours me localiser et me sauver quand les élèves m'empêchent de quitter ma salle par leurs incessantes questions) ; un rappel de notre trip ô combien sobre à Barcelone avec le badge Where was I ? Oh that's right, I was in Barcelona et l'inévitable (du moins pour nous) Docteur avec l'aimant Bow ties are cool (un jour si vous êtes sage, je prendrai ma porte en photo, vous verrez tous mes aimants et posters DW, impatients happy few) et un sublime badge van goghien.)
Image de je-ne-rentre-plus-dans-mon-jean-ça-tombe-bien-il-fait-beau-je-mets-des-jupes.
(Vous le voyez mal mais il y a un pot de beurre d'érable dont je suis folle, limite je vendrais mon âme à un diable sexy pour en manger.)
Image de la référence doctoresque qui fait battre des mains.
(Pour ceux qui ne suivent pas, il s'agit d'une allusion à un épisode de la saison 2 où le Docteur emmène Rose sur New new new new new new new new new new new new Earth où se trouve New new new new new new new new new new new new York. *soupirs*)
Image du fou rire.
(Commençons par le commencement : une blogueuse anonyme et qui tient à le rester, trouve que David Tennant ressemble à un rat. Karine a donc demandé au très talentueux Mr Kiki de dessiner un Docteur-rat, et elle y a adjoint le slogan suivant :
Image de l'adage moldave revisité.
(Pour une raison qui m'échappe, l'homme qui partage mon café tous les matins en a fait son mug attitré. Sans vouloir tomber dans la psychologie comptoiro-freudo-jungienne, je pense qu'il est content de voir David en rongeur aux épaules voûtées.)
Image de l'asphyxie mentale de longue durée.
Ceci est un SLAT. Je répète, ceci est un SLAT.
Ce-ci est un S-L-A-T.
Que je balade partout depuis, avec la grâce qui me caractérise.
Image du bonheur parfait, total et absolu.
Un immense merci encore à toi ma binômette adorée qui fait des colis génialissimes (le fait que nous nous connaissions over bien et que nous ayons partagé moultes pintes, ampoules aux pieds et fous rires y est certainement pour quelque chose) : je vote pour "Couvertures" pour le prochain thème. Can't wait de voir ce qu'il y a dessous.
10:30 Écrit par fashion dans Le swap ? C'est Noël! | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : je vous laisse, l'épisode 4 de la saison 6 de dw, m'attend en piaffant, c'est neil gaiman qui l'a scénarisé, yihaaaaa, yahouuuuuu, oh my, quoi
14.05.2011
Le samedi, c'est... Littérature
Sans déconner.
J'aurais pu, tendres et lumineux happy few, profiter du thème de ce samedi pour disserter sur l'influence de Balzac dans la chick lit moldave ou insister sur la construction de la mythologie américaine par le biais du comic book, voire même, soyons folle, analyser la puissance de l'onomastique catchesque car rien ne m'est impossible, en toute modestie, évidemment.
Mais je sais que d'autres se chargent de dispenser kulture et épinards avec talent, talentueux happy few, et comme il ne me viendrait jamais à l'idée de marcher sur leurs plates-bandes fleuries, j'ai décidé de me contenter de vous inciter à lire. Car oui, lire rend beau, lire rend séduisant, lire rend sexy, lire rend cool, lire donne le poil soyeux et l'haleine fraîche, lire guérit le scorbut et les pieds plats, lire donne bon goût en matière de chemise, lire permet d'acquérir le sens de l'orientation et du rythme, lire rend fort, lire rend grand, lire rend chevelu.
La preuve en images.

Couinons, mes soeurs (et mes frères, je ne suis pas sectaire), couinons.
Et en plus il lit de la SF, cet homme a décidément tous les talents.
S'il veut me lire quelque chose, même le bottin ou mes analyses médicales, je suis partante.

Non, Cuné, ne me remercie pas. Je ne suis que partage et talons hauts.

Lire donne le regard pénétrant. Et une grosse montre.
Ce billet à haute teneur kulturelle marque la fin de ma semaine bloguesque idéale, iridescents happy few : on s'autorise à penser dans les milieux autorisés qu'une activité normale est envisageable dès lundi. Ou mardi. Faudrait quand même pas être victime d'une activité bloguesque effrénée non plus et oublier de pratiquer de saines activités comme l'apéro en terrasse ou le visionnage de chefs d'oeuvre télévisés avec écossais maigrichons inside. Manquerait plus qu'on en oublie de vivre, tiens.
00:05 Écrit par fashion dans Choses vues | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : sur ce, je vais lire, car moi aussi je veux avoir le poil soyeux, enfin, plus soyeux que d'ordinaire
13.05.2011
Le vendredi, c'est... slip moulant
Avertissement : pour tout réclamation concernant le billet qui va suivre, merci de vous adresser à Cuné.
La semaine dernière, au milieu des mails d'auteurs auto-proclamés, auto-édités et fluent en moldave, et des propositions fascinantes (50% sur les mugs Jean-Luc Lahaye, autant vous dire que j'en ai profité pour faire un stock, car on n'a jamais assez de lahayeries chez soi, comme le dit un vieil adage médiéval), j'ai trouvé un mail de Cuné qui me disait, en français et en substance (elle parle les deux langues couramment, merveilleuse qu'elle est) : "Lis ce billet-là, ma fille, tu me remercieras plus tard en m'offrant une coupe d'un breuvage alcoolisé à bulles, en tout bien tout honneur, évidemment." Le billet en question s'est révélé être une book review (il paraît que c'est le nouveau mot à la mode, et comme chacun le sait, je suis une followeuse, il ne manque plus que je me mette à faire des vidéos, tiens) de l'autobiographie d'Adam Copeland, mieux connu par ses fans sous le nom de Edge.

Oui, c'est un catcheur.
Don't run.
Yet.
Quand Edge a annoncé sa retraite pour raisons de santé il y a quelques semaines, Ursula et moi avons abondamment commenté l'événement (oui, j'ai une amie de catch, so what ?) et avons communié dans les larmes, submergées par l'émotion de ce grand gaillard au physique pas facile facile (nous sommes des femmes, nous, chers happy few : voir un homme aussi imposant et poilu pleurer active chez nous le gène pourtant ô combien récessif de la consoleuse) (pas de l'infirmière, hein, faut pas pousser non plus). J'ai donc eu envie de partir à la rencontre de cet homme, alléchée par la critique (pardon, la riviou), de mon confrère blogueur. Et vous savez quoi, chers happy few ? Je me suis ré-ga-lée.

La seule photo que j'ai dénichée où il a presque l'air potable.
Comme il le dit lui-même : "I'm ugly."
Moi je dis que la lucidité ça rend sexy.
Adam Copeland (qui est véritablement l'auteur de son autobiographie, ce qui est suffisamment rare pour être remarqué) n'est certes pas un écrivain, mais il a beaucoup d'humour et d'auto-dérision et un talent certain de raconteur d'histoires. Fils unique, jamais reconnu par son père (il ne l'a jamais vu), ce canadien a grandi sans argent (sa mère a galéré toute sa jeunesse, ayant toujours deux jobs histoire d'assurer le minimum vital) mais entouré d'une famille nombreuse de tantes, oncles et cousins. Il découvre le catch à l'âge de sept ans, comme dérivatif et exutoire suite à un drame familial, la mort du plus jeune frère de sa mère, dont il était très proche, dans un accident de voiture. Il se découvre à la fois une passion et une vocation : il sera catcheur et rien d'autre. Enfant puis adolescent timide et renfermé, il passe son temps libre à faire de la muscu et du sport, avec celui qu'il rencontre à l'école et qui deviendra son meilleur ami puis son partenaire (et successeur) : Jay, alias Christian. Déterminé, persévérant, humble et fondamentalement optimiste, il galère quelques années, accumulant le plus d'expérience du ring possible tout en vivotant de multiples petits boulots, avant de signer enfin un contrat professionnel et de connaître une carrière prestigieuse.

Oh, la belle bleue.
Outre la vivacité du style (il manie fort bien la parenthèse, ce que je ne peux que louer) et la fluidité de l'ensemble, j'ai apprécié sa manière de ne jamais se plaindre ni se donner le beau rôle ; il se présente comme un potache qui n'a jamais grandi (mais comme il le dit lui-même, gagner sa vie en portant des collants moulants, ça ne rend pas over crédible). Il se concentre quasi exclusivement sur sa vie professionnelle et son parcours de catcheur, ne livrant finalement que peu d'éléments sur sa vie privée et il se dégage de l'ensemble une sincérité et une chaleur qui ont rendu cette lecture over agréable.
Cuné, c'est quand tu veux pour le verre.

Adam Copeland, On Edge, WWE books, 254 pages, 2006
(Pour la petite histoire, Edge a fait peur à Christophe Lambert, croisé sur le tournage de Highlander. L'anecdote m'a fait hurler de rire. Je sais, je suis bon public.) (Merci aussi pour l'analyse de la coupe mulet dans le Tennessee. Indispensable.)

Challenge Lu en VO
23
00:05 Écrit par fashion dans Challenge Lu en VO | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : running ain't freedom, but bloguing is deinitively fun, et demain, ah, demain, c'est un autre jour, comme dirait scarlett
12.05.2011
Le jeudi, c'est... sexytude
Cher David,
L'autre jour, alors que, par un hasard totalement fortuit, je lisais la remarquable biographie que t'a consacré Nigel Goodall (la prochaine fois, mon chou, adresse-toi à quelqu'un qui écrit de manière un peu plus funky, parce que tu le vaux bien), je fus frappée, telle le cerisier sous l'orage, par une révélation foudroyante. En effet, cher David, nous sommes faits l'un pour l'autre comme le gloss Dior pour ma pochette rose pailletée, comme la cuiller pour la glace aux marrons glacés ou comme le soutien-gorge à balconnet pour le top décolleté, juges-en plutôt.
Page 24, ce brave Nigel, champion toutes catégories du conditionnel et des pincettes sémantiques ("la rumeur voudrait que David chausse du 46 mais nul ne peut confirmer cette info ultra confidentielle", "on a pu lire dans les colonnes du Sun que David avait un penchant pour les pandas nains mais rien ne vient étayer cette théorie pourtant relayée par les tabloïds écossais un soir de pleine lune") balance comme ça, l'air de rien, au détour d'un paragraphe sur ta scolarité sans éclat dans un riant village écossais, que tu as failli mourir d'une péritonite à l'âge de 9 ans et que tu es resté deux mois sans aller à l'école. Je jetterai un voile pudique sur l'effet dévastateur que cette nouvelle a eu sur moi (pense donc, David de mon coeur, que tu aurais pu ne jamais incarner Davina, le barman transexuel, ce qui, n'en doutons pas, eût changé la face de la télévision britannique) pour ne te livrer que cette anecdote : j'ai moi aussi, à l'âge de 9 ans, subi une appendicectomie avec des complications invraisemblables qui m'a, détails peu ragoutants mis à part, tenue éloignée de l'école pendant plus d'un mois et demi.
...
Oui, je sais, cette similaritude destinale est proprement ébouriffante.
Si tu peines à voir là le signe évident de notre starcrossed love, cher David d'amour (une révélation pareille permet, me semble-t-il, une légère familiarité), j'ajouterai deux ou trois choses. Sache donc, homme de peu de foi, que je suis en tout point ce que tu attends d'une femme : petite, check, mince, en cours de checkitude (la balance est cassée, c'est pas de chance), blonde, check (ben oui, inside, ça compte, non ?) et un sens de l'humour à toute épreuve, double check.
Certes, notre culture nous sépare : tu es celte jusqu'au bout de ton nez droit, je suis méditerranéenne jusqu'au bout de mes cheveux frisés, tu es haggis, je suis cassoulet, tu es un bourreau de travail qui ne sait pas s'arrêter, je ne vis que pour mes vacances, tu es paraît-il muet comme une tombe, je spoile comme je respire... Mais pense à ce qui nous rapproche : tu es un aimant à poulettes, moi aussi ; tu as un accent, moi aussi ; tu as des chaussettes, moi aussi ; tu as un goût vestimentaire over sûr, moi aussi (même si tu es plus Bordeaux et moi plus canari) et, last but not least, nous appartenons tous les deux à un cercle très fermé qui a pour nom ô combien ésotérique La Confrérie de la Boîte Bleue.
Il paraît que tu accumules les conquêtes et rompt très facilement dès que les représentantes de la gent féminine se plaignent de ton emploi du temps over chargé : ça tombe bien, je ne suis jamais chez moi, accaparée que je suis dans un tourbillon de mondanités et de sorties kulturelles (qui a dit alcoolisées ?) et je n'ai jamais empêché quiconque de regarder le catch à la télé. Je ne te cache pas que j'ai quelques légers défauts : je n'ai jamais lavé une chaussette de ma vie et j'ai perdu depuis longtemps la notice de la gazinière mais nous vivrons d'amour et de bière. En toute simplicité.
Yours (oh yeah) (really) truly,
Fashion.

Nigel Goodall, A life in time and space, The biography of David Tennant, (oui, le titre est complètement idiot, il faudra me montrer quelqu'un dont la vie ne correspond pas à cette expression, hein, toute doctoritude mise à part) (mais bon, en même temps, on parle de celui qui a, entre autres, consacré trois bios à Johnny Depp (c'est plus de l'amour, c'est de la rage) et une à Cher (sic), John Blake éditions, 264 pages dont 22 de glossaire sans intérêt et 79 de résumés des films, téléfilms, pièces de théâtre et autres productions de David chou (sans intérêt aucun quand on a déjà vu tout ça) (j'ai vu quasiment tout ce qui est cité, je sais, ça fait peur), 2008, édition révisée et augmentée en 2010. Outre une prose fade et plate, Nigel Goodall a une fâcheuse tendance au manque de discernement (nous faire l'éloge de Secret Smile, par exemple, coco, allons voyons, il faut te reprendre) et au désordre (les événements sont vaguement chronologiques mais la façon qu'il a de mélanger la vie professionnelle et la vie privée est vite fatiguante pour la pauvre lectrice).

Challenge Lu en VO
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Merci Karine pour cette lecture !
00:17 Écrit par fashion dans Challenge Lu en VO | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : et demain, ah demain, chers happy few, si vous saviez, vous vous désinscririez de la newsletter