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  • A Vatapuna

    Vera Candida quitte la petite île de Vatapuna à 15 ans, enceinte d'un viol. Elle laisse derrière elle Rose, sa grand-mère, qui l'a élevée à la place d'une mère défaillante et maltraitante et la pauvreté d'une vie sans horizon. Elle se réfugie sur le continent où elle rencontre un journaliste, Itxaga, qui tombe éperdument amoureux d'elle...

     

    Ce que je sais de Vera Candida est un roman à la fois tragique et enlevé, qui raconte le destin de trois femmes de la même famille dont l'existence a été bouleversée par un homme, Jeronimo, qui a un jour décidé que la cabane de Rose gênait sa vue. A cause de cette histoire de cabane Rose tombe enceinte et le cercle infernal de la fatalité s'abat sur sa fille, Violette, puis sur sa petite-fille, Vera Candida. Au-delà d'une histoire souvent bouleversante de femmes qui survivent comme elles peuvent dans une société aux mains des hommes qui imposent leur loi et brandissent leur désir comme un étendard, j'ai été conquise par un style enchanteur, d'une fluidité et d'une limpidité totale, dont les ruptures de ton sont d'une drôlerie souvent inattendue. On  croise dans les rues de Lahomeria, la ville imaginaire ou de Vatapuna, l'île où l'on finit toujours pas revenir, un homme qui se travestit et tente de sauver les filles abusées, une femme qui cache de bien vilains secrets, un journaliste idéaliste en vespa qui est le seul de toute la ville à porter un casque, une petite fille qui devient une femme en habits démodés, un fantôme, un trésor, un squelette de pendu et surtout, beaucoup d'amour. Un très beau roman, définitivement.