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        <title>Happy Few - un_grand_cri_d_amour</title>
        <description>Le blog avec de la Kulture à l'intérieur</description>
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        <lastBuildDate>Wed, 23 Jul 2008 20:33:56 +0200</lastBuildDate>
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        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
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                <title>Neil, mon amour!</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Fantasy</category>
                                <category>Littérature anglo-saxonne</category>
                                <category>Un grand cri d'amour</category>
                                                <pubDate>Fri, 14 Sep 2007 06:30:00 +0200</pubDate>
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                    Je ne sais pas vous chers happy few, mais moi en ce moment, je suis un peu agacée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, rassurez-vous, j'ai l'agacement léger et c'est vraiment trois fois rien, comme la présélection du Goncourt (c'est moi qui rêve où il n'y a que des romans de la rentrée littéraire ?), le fait qu'on ne peut pas ouvrir un cahier critique sans tomber sur de dithyrambiques éloges d'Amélie, Olivier et Patrick, Pierre ou Marie, et voir les mêmes encensés à longueur de colonne me lasse un tantinet je dois bien l'avouer. Ajoutons à cela le changement d'horaire de certaines séries télévisées (je sais, je n'ai qu'à acheter un programme mais depuis que je boycotte Télérama, je n'arrive pas à me résoudre à acheter un magazine télé pipole (ils le sont tous), il y a des limites à ce que je peux endurer) et la malédiction qui s'est abattue sur mon fer à repasser (les lutins qui sont à l'intérieur ne veulent plus le faire fonctionner, c'est un scandale). Mais tout cela n'est rien en regard du fait que je me suis trouvée ce matin à cours de Spray sublimateur d'ondulations de mon vénéré John Frieda, par ma faute évidemment puisque c'est moi qui ai oublié d'en racheter. Pourquoi John Frieda ne me livre-t-il pas ses fabuleux produits par coursier, cela reste un insondable mystère auprès duquel, chers happy few, le reste n'est que littérature...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vanitas vanitatum, sic transit etc, vous l'aurez compris chers happy few, c'est un jour à pousser &lt;strong&gt;un grand cri d'amour&lt;/strong&gt;, chose que je n'ai pas faite depuis très exactement trois mois et un jour, ce qui est manifestement trop, je vous le concède.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, donc, je vais vous révéler (enfin) le pourquoi du comment de mon amour pour &lt;strong&gt;Neil Gaiman&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler de lui (mais je ne veux pas croire que vous soyiez nombreux, cela heurterait terriblement mon petit coeur fragile), je vais, une fois n'est pas coutume, commencer par le commencement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Neil Gaiman, c'est lui : &lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/02/6ffd8179b5744b5fbaf417c7a6c619b5.jpg&quot; id=&quot;media-544561&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;93d1fa55dc916ac6bea285fe1a25bcaf.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et, contrairement à ce que son physique pourrait laisser croire, cet homme est un écrivain, ce qui nous conduit à nous poser une question existentielle, du genre : &quot;la beauté est-elle soluble dans l'écriture ?&quot; ou à remarquer que finalement on peut écrire et ne pas être moche comme un pou (je ne vise personne en particulier, vous vous doutez bien, chers happy few, mais enfin, vous aurez remarqué comme moi qu'en général nos émissions littéraires ne regorgent pas de jeunes premiers, ni mêmes de jeunes deuxièmes). On peut être écrivain et porter fort bien le blouson en cuir et le regard de braise, tout cela, chers happy few, tendrait à prouver que les gens beaux ont aussi un cerveau, ce qui est, vous en conviendrez aisément, très encourageant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, disais-je, avant de m'égarer dans les méandres de ce questionnement métaphysique, Neil Gaiman est un &lt;strong&gt;écrivain anglais de fantasy &lt;/strong&gt;(et j'espère que vous me connaissez assez à présent pour ne pas fuir à l'évocation de ce genre), que j'ai découvert il y a quelques années en achetant par hasard et par inadvertance &lt;em&gt;&lt;strong&gt;American Gods&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Ce fabuleux roman, bourré d'ironie, au style ébouriffant, raconte la bataille que se livrent les Dieux des mythologies oubliées (surtout celtes) et les Dieux modernes (ceux de la technologie et de la consommation) dans l'Amérique contemporaine. La métaphore sert un roman incroyable, extrêmement original, qui m'a tellement emballée que j'ai acheté tout ce que j'ai pu trouver de lui. Je me suis alors rendue compte qu'il avait écrit trois romans avant celui-ci : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;De bons présages&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, en collaboration avec Terry Pratchett, qui raconte comment l'Apocalypse n'eut pas lieu et qui met en scène une galerie de personnages déjantés comme Toutou, chien des Enfers, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Stardust&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, de la fantasy dans la veine de &lt;em&gt;Princess Bride&lt;/em&gt;, avec fées, jolies jeunes filles, héros amoureux et malédictions et &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Neverwhere&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, adapté de sa propre série pour la BBC, excellent roman qui se déroule dans le monde parallèle que l'on trouve dans le métro londonien, où règne le Marquis de Carabas et où il est parfois dangereux d'ouvrir des portes... J'ai appris en farfouillant de ci de là, que Neil Gaiman avait commencé par être journaliste et qu'il a écrit une biographie des Duran Duran (nobody's perfect), puis de très nombreux comics, dont le fameux &lt;em&gt;&lt;strong&gt;The Sandman&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, qui met en scène Morphée, seul comic book à avoir jamais remporté le très prestigieux World Fantasy Award. J'ai découvert un recueil de nouvelles, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Miroirs et Fumées&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, dans lequel nous apprenons enfin ce qu'il est advenu du Graal et où j'ai appris que Neil était aussi un poète, puis j'ai lu &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Coraline&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, un roman jeunesse assez terrifiant où il est de nouveau question de portes qu'il ne faut pas franchir et qui m'a rappelé l' &lt;em&gt;Histoire du Prince Pipo&lt;/em&gt;, du regretté Pierre Gripari, roman qui a traumatisé mon enfance et auquel je ne peux penser sans frissonner...  Vous comprendrez chers happy few, que je venais de découvrir &lt;strong&gt;un écrivain au talent aussi varié qu'immense&lt;/strong&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, j'attends ses publications comme petite j'attendais Noël. J'ai adoré son dernier roman, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Anansi boys&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, qui se déroule dans le même univers que &lt;em&gt;American Gods &lt;/em&gt;et qui vient d'être traduit en français, excellente réflexion sur la dualité de l'âme humaine et je me suis régalée avec son dernier recueil de nouvelles, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Fragile things &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;(non traduit), dans lequel une nouvelle &lt;em&gt;The monarch glen&lt;/em&gt;, reprend un des personnages de &lt;em&gt;Neverwhere&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime ces correspondances d'une oeuvre à l'autre, j'aime son ironie mordante et son goût du passage, parfois horrifique, j'aime son univers sombre et son attirance pour les ténèbres, j'aime ses personnages tourmentés en quête de lumière, j'aime ses dédicaces en tête de roman et son refus de peigne, en un mot, chers happy few, j'aime Neil Gaiman! (Il fallait que cela fut dit, je me sens mieux)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vous chers happy few, l'aimez-vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie incomplète&lt;/strong&gt;, car tout n'a pas été traduit en français (si vous en voulez une complète (en anglais), c'est &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_works_by_Neil_Gaiman&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Romans et nouvelles&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;De bons présages&lt;/em&gt; (en collaboration avec Terry Pratchett), J'ai lu fantastique&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Stardust&lt;/em&gt;, J'ai lu fantasy&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Neverwhere&lt;/em&gt;, J'ai lu fantasy&lt;br /&gt;&lt;em&gt;American Gods&lt;/em&gt;, J'ai lu fantastique, Prix Hugo et Nebula 2002, Prix Locus 2002, Bram Stoker Award 2002&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Miroirs et fumée&lt;/em&gt;, J'ai lu fantastique&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Anansi boys&lt;/em&gt;, Au Diable Vauvert&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Romans et albums jeunesse &lt;/u&gt;:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Coraline&lt;/em&gt;, Albin Michel, Wiz&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Des loups dans les murs&lt;/em&gt;, Delcourt jeunesse&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Comment j'ai échangé mon père contre deux poissons rouges&lt;/em&gt;, Delcourt jeunesse (merci Gawou!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Comic books&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;The sandman&lt;/em&gt;, édition brochée en 10 volumes, traduit en français chez Panini Comics&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Essai&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pas de panique&lt;/em&gt;, J'ai lu, guide pratique de &lt;em&gt;H2G2&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Hitch Hiker Guide to the Galaxy &lt;/em&gt;de Douglas Adams, adapté sous le nom de &lt;em&gt;Guide du routard galactique &lt;/em&gt;puis de &lt;em&gt;Guide du voyageur galactique&lt;/em&gt; après que le Guide du routard a porté plainte) (merci Yueyin!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, sachez qu'il a adapté &lt;em&gt;Stardust&lt;/em&gt; au cinéma, avec Robert de Niro et Michelle Pfeiffer. Le film, sorti cet été aux Etats-Unis, n'a pas été encore été distribué en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour finir, &lt;a href=&quot;http://www.neilgaiman.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le site de l'auteur&lt;/a&gt;, qui, comme la plupart des sites d'auteurs anglo-saxons est bourré de trouvailles et de &quot;cool stuff&quot;!
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                <title>Colin Ier</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>It's raining men</category>
                                <category>Un grand cri d'amour</category>
                                                <pubDate>Wed, 13 Jun 2007 13:55:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;Chers happy few, voici venu le temps que vous attendez tous, où, sous les rires et les chants, je vais enfin vous parler de cet homme qui nous fait toutes rêver (certaines plus que d'autres), celui qui a incarné le parangon de la virilité austenienne sur écran et qui demeure sexy en toutes circonstances, même les plus extrêmes, comme par exemple dans un pull avec un renne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Le seul, l'unique...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Colin Firth&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/01/b9f4a59f424835266a03c8a838bf2c2d.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/00/01/b9f4a59f424835266a03c8a838bf2c2d.jpg&quot; alt=&quot;b9f4a59f424835266a03c8a838bf2c2d.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voilà. Je pourrais m'arrêter là et vous laisser contempler la photo en paix, mais j'ai décidé aujourd'hui de faire &lt;strong&gt;oeuvre de salubrité publique&lt;/strong&gt; et de vous expliquer pourquoi ce n'est pas la peine de continuer à caresser en secret le doux espoir de faire un jour la connaissance de ce charmant et séduisant monsieur. Cet homme m'est destiné. Et je vais vous le prouver en cinq points (car parfois je suis méthodique).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1. &lt;strong&gt;Il est né le 10 septembre 1960&lt;/strong&gt;. Nous avons donc le &lt;strong&gt;même signe astrologique&lt;/strong&gt;. Son chemin de vie est le 8. Le mien le 6. Or, selon un numérologue reconnu, nos &lt;strong&gt;chemins de vie&lt;/strong&gt; nous destinent &quot;à une intense et très longue passion&quot; (source &lt;em&gt;Télé star&lt;/em&gt;). Ensuite, il est plus âgé que moi d'un certain nombres d'années qui dans &lt;strong&gt;la tradition&amp;nbsp;tibétaine&lt;/strong&gt; correspondent à un cycle de chance, de bonheur et d'amour fou. Vous l'avez compris, chers happy few, &lt;strong&gt;cet homme m'a été envoyé par les étoiles&lt;/strong&gt;. Et qui sommes-nous pour résister à la force stellaire ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2. &lt;strong&gt;Il est anglais&lt;/strong&gt;. Moi aussi. La preuve, quand je me rends à l'étranger, on me prend toujours pour une habitante de la belle Albion&amp;nbsp;et en France on me croit prof d'anglais. Je vis une passion intense avec ce pays et cette langue, il ne manque plus qu'un homme. Je l'ai trouvé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3. &lt;strong&gt;Ses parents étaient profs&lt;/strong&gt;. Voilà donc un homme qui comprend l'angoisse de la correction des copies, la frustration de la répétition et qui ne risque pas de me reprocher d'être tout le temps en vacances!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4. &lt;strong&gt;Il a passé son enfance au Nigeria&lt;/strong&gt;. Depuis &lt;em&gt;L'homme au complet marron&lt;/em&gt;, je rêve de la Rhodésie, depuis les aventures de Mma Ramoswe, je rêve du Bostwana et depuis &lt;em&gt;Out of Africa&lt;/em&gt;, j'ai une ferme en Afrique. On ne peut pas résister à autant de signes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;5. &lt;strong&gt;Il a la daubattitude&lt;/strong&gt;. Dans sa longue filmographie (près de 70 films), on compte des chefs-d'oeuvre comme &lt;em&gt;Trauma&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;What a girl wants&lt;/em&gt;. Et pour qui a-t-il tourné tous ces nanars, d'après vous, hein?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vais vous dire, chers happy few, inutile de chercher à discuter : entre Colin et moi, &lt;strong&gt;c'est&amp;nbsp;une histoire de&amp;nbsp;destin&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et pour vous consoler, comme je suis bonne fille, je vous fais part d'une découverte&amp;nbsp;fracassante. Colin a un frère. Jonathan. Et comme j'ai mal pour vous, je vous mets sa photo.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/01/b5e9c0fe7663cc1adc8fa49cbfd29b68.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/media/02/01/b5e9c0fe7663cc1adc8fa49cbfd29b68.jpg&quot; alt=&quot;b5e9c0fe7663cc1adc8fa49cbfd29b68.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N'y aurait-il pas comme un air de famille ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PS : et pour ceux et celles qui ne se consumeraient pas pour le beau Darcy (car il paraît qu'il y en a mais les raisons de ce non-consumage restent obscures), je vous donne la permission de &lt;strong&gt;révéler dans les commentaires le(s) nom(s) de ceux qui vous font frémir&lt;/strong&gt;, à condition que vous y joigniez une explication détaillée et rationnelle (pas moins) qui puisse justifier un tel errement kulturel...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>She's the One</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Séries télé</category>
                                <category>Un grand cri d'amour</category>
                                                <pubDate>Fri, 08 Jun 2007 19:32:14 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;Chers happy few, je sais que vous vous demandez où j'ai bien pu passer. Je tiens à vous rassurer tout de suite, je suis bien là, je me remettais juste d'un petit périple dans l'Essonne, où, dans sa grande mansuétude, le rectorat m'a envoyée chercher 30 malheureuses copies. Une heure et demie de trajet aller, une heure et demie de trajet retour (car je ne crois plus aux temps indiqués pas Viamichelin, leurs itinéraires sont béton&amp;nbsp;mais à mon avis ils font le trajet avec une Batmobile, véhicule bien évidemment hautement glamour mais que je ne possède pas encore), donc disais-je, trois heures de trajet pour récupérer 30 copies,&amp;nbsp;ce n'est pas vraiment humain... Surtout que je vais devoir les rapporter. Plaignez-moi, chers happy few, parce que je le vaux bien.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc, je sais chers happy few, que bien que ma vie vous passionne,&amp;nbsp;vous attendez un billet HTK, un billet à Haute Teneur Kulturelle. Or, voilà déjà quelque temps que j'avais promis un billet, dans une discussion informelle chez &lt;a href=&quot;http://blogclarabel.canalblog.com/&quot;&gt;une certaine admiratrice de Marilyn qui vit entre de jolis murs roses et girly&lt;/a&gt;... Le temps est venu de tenir ma promesse et de vous faire donc un billet sur...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Buffy, the vampire slayer&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui, chers happy few, je sais que j'ai promis, ici même entre ces murs sobres de cyberquiche, un billet sur un certain Colin, mais des soirées chargées, à base de Drs Glamour et Mamour,&amp;nbsp;de football et de Julien m'ont empêchée de me livrer à l'étude de ce fascinant sujet avec tout le sérieux requis et&amp;nbsp; il faudra donc attendre un peu : mais comme il paraît que plus on attend, meilleur c'est, je sais que vous me pardonnerez de bon coeur ce léger contretemps, totalement indépendant de ma bonne volonté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Revenons donc à nos vampires. &lt;em&gt;Buffy&lt;/em&gt; est sans conteste ma série télévisée préférée, &lt;em&gt;ever&lt;/em&gt;. Je l'ai découverte comme tout le monde sur M6, au début de sa diffusion, et malgré la VF, ce fut le début d'une grande histoire d'amour entre Joss Whedon et moi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais reprenons par le commencement. En &lt;strong&gt;1996&lt;/strong&gt;, Joss Whedon réalise une demi-saison d'une nouvelle série, dont l'héroïne est une tueuse de vampires adolescente. Il a déjà mis en scène cette héroïne en 1992,&amp;nbsp;dans un film du même nom, assez épouvantable, avec l'incontournable Donald Sutherland dans le rôle du Gardien, Luke Perry (oui, oui, celui-là même) dans celui du boyfriend et une illustre inconnue, Kristy Swanson, dans le rôle-titre. Je vais vous dire, chers happy few, c'est un miracle qu'avec un film aussi mauvais, il ait trouvé des capitaux pour financer une demi-saison (pas plus parce que justement la Fox ne savait pas dans quoi elle mettait les pieds). Et là, ô surprise, cette saison, ce n'est (déjà) que du bonheur, et surtout, ça marche, ce qui pousse la Fox à investir dans une suite. Il y aura au final &lt;strong&gt;7 saisons complètes&lt;/strong&gt; et si la série finit pas s'arrêter, ce n'est pas faute d'audience mais parce que Joss Whedon estime être allé au bout de son projet artistique, ce en quoi il a bien raison, car &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Buffy&lt;/em&gt; est une série extrêmement aboutie et cohérente&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant toute chose, pour ceux qui ne sauraient pas de quoi je parle, je vais résumer très brièvement l'histoire. Buffy Summers est une adolescente qui semble normale : ses parents viennent de divorcer et elle quitte Los Angeles avec sa mère pour vivre à Sunnydale (littéralement la &quot;vallée du soleil&quot;), petite bourgade typiquement californienne. Elle arrive donc en cours d'année de seconde dans le lycée de la ville et elle y rencontre Xander, Willow et Cordelia que nous suivrons jusqu'au bout (même si Cordelia évoluera dès la saison 4 dans le spin off, &lt;em&gt;Angel&lt;/em&gt;). Mais Buffy a un secret : elle est l'Elue, une jeune fille dont la mission, à la nuit tombée, est de débarrasser la terre des forces maléfiques de la nuit (vampires, monstres, loups-garous, bref, tout ce qui fait partie du folklore fantastique de la culture occidentale). Nul n'est au courant sauf son Gardien, Rupert Giles, le documentaliste du lycée, en réalité envoyé d'Angleterre par le Conseil pour veiller sur elle et surtout parfaire sa formation. Il s'avère rapidement qu'elle devra faire plus que tuer des vampires dans un cimetière la nuit et sa mission sera compliquée par l'apparition d'Angel, un vampire... avec une âme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La grande force de cette série trouve son origine dans la personne même de Joss Whedon. Il en est le concepteur, il réalise lui-même la première saison et&amp;nbsp;rédige la plupart des scripts. Il a en tête dès le début un &lt;strong&gt;univers&amp;nbsp;complet&lt;/strong&gt;, et&amp;nbsp; cette série avance donc vers un but précis (contrairement à d'autres où on sent bien que les scénaristes&amp;nbsp;nous embarquent&amp;nbsp;dans des histoires dont ils n'ont pas la&amp;nbsp;fin, comme dans &lt;em&gt;Alias&lt;/em&gt; par exemple où c'est bien souvent du grand n'importe quoi). Du coup, &lt;strong&gt;l'évolution psychologique des personnages est impeccable et sans invraisemblances&lt;/strong&gt;, des pistes sont semées dès le début et seront poursuivies (l'incapacité de Xander à aimer des femmes normales, l'homosexualité latente de Willow, le passé &quot;trash&quot; de Giles, ne sont que des exemples parmi d'autres). Quand se clôt la saison 7, rien n'est laissé en suspens et c'est une véritable prouesse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite, cette série est une série à strates. Elle peut se regarder et s'interpréter à &lt;strong&gt;plusieurs niveaux&lt;/strong&gt;. Elle se présente comme &lt;strong&gt;une série pour ados et à ce titre, elle en reprend les codes&lt;/strong&gt; : omniprésence du lycée et de ses figures emblématiques américaines (cheerleaders, pétasse populaire, élèves exclus car n'ayant pas les bons codes vestimentaires ou langagiers, bals de promo...), histoires d'amour, difficultés relationnelles avec les parents, crises d'adolescence... Mais &lt;strong&gt;tous ces codes dont détournés&lt;/strong&gt; pour en faire une série lisible par un &lt;strong&gt;public adulte&lt;/strong&gt; :&amp;nbsp;les personnages ne sont pas les stéréotypes qu'ils semblent être au premier abord (la blonde héroïne est une machine à tuer, la pétasse populaire se révèle avoir un cerveau,&amp;nbsp;la surdouée un peu coincée est une puissante sorcière...)&amp;nbsp;et Whedon se sert de l'argument fantastique (les vampires et le monde de la nuit, monstres et compagnie) pour &lt;strong&gt;décrypter le fonctionnement de l'adolescence et le passage à l'âge adulte&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ce titre, &lt;strong&gt;les trois premières saisons&lt;/strong&gt;, qui se déroulent sur les années du lycée, doivent être vues comme un tout. Ainsi, les démons que combattent les ados (car si au départ nul n'est au courant de l'activité secrète de Buffy, le secret sera vite éventé et la saison 3 se termine sur une bataille rangée entre tous les élèves du lycée et les créatures du mal menées par la figure du maire, extraordinaire autorité politique maléfique) peuvent être compris de manière métaphorique comme &lt;strong&gt;leurs propres démons intérieurs&lt;/strong&gt;. Se servir de l'argument fantastique pour révéler la personnalité de ses personnages&amp;nbsp;est incroyablement intéressant car cela permet à Whedon de réutiliser de manière détournée des faits réels. L'élève à qui personne ne fait attention finit par devenir invisible, les nageurs qui se dopent deviennent des hommes-poissons et retournent à l'océan, l'adolescent/Mr Hyde qui bat sa petite amie&amp;nbsp;finira par la tuer... De même, quand Angel, après sa première et dernière nuit avec Buffy, voit la malédiction se lever et redevient un vampire privé d'âme, cela permet à Whedon de réinvestir le fameux : &quot;On a couché, il n'a pas rappelé&quot;...et de retracer avec une incroyable justesse les affres dans lesquels la jeune fille se débat, victime de l'indifférence masculine. De plus, les trois premières saisons sont une réécriture du &lt;strong&gt;couple tragique&lt;/strong&gt; : Angel et Buffy ne peuvent pas s'aimer car ils appartiennent à deux mondes différents (et la malédiction n'est qu'une astuce pour que les choses soient clairement matérialisées), elle finit par être obligée de le tuer dans un épisode d'une rare intensité dramatique (et que celle qui n'a pas pleuré à la fin de la saison 2 me jette le premier kleenex (mais propre, s'il vous plaît, hein ?)) avant qu'il ne revienne des enfers finir d'expier sur terre ses erreurs passées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La &lt;strong&gt;saison 4 marque donc un tournant&lt;/strong&gt; : Buffy et ses amis entrent à la fac, lieu de toutes les expérimentations, de toutes les libertés... et de tous les dangers. La grande réussite de cette saison est que cette fois-ci le grand méchant est une créature créée de toutes pièces par le gouvernement. Whedon réutilise à bon escient la fameuse théorie du complot qui a fait les beaux jours d'X-Files. La &lt;strong&gt;saison 5&lt;/strong&gt; introduit un nouveau personnage de manière complètement inattendu, Buffy doit pour la première fois affronter une mort réelle contre laquelle elle ne pourra rien et la saison se termine abruptement par la mort de l'héroïne. La &lt;strong&gt;saison 6&lt;/strong&gt; est la plus noire et pour compenser c'est celle dans laquelle les méchants sont les plus ridicules. Enfin, la &lt;strong&gt;saison 7&lt;/strong&gt; est celle d'une guerre, et d'une délivrance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous l'aurez compris, chers happy few, Buffy est l'histoire d'une jeune fille qui devient une femme avec ce que cela comporte d'obstacles, de difficultés et de renoncements (car elle renonce au paradis, pas moins). Elle essuie des déceptions sentimentales et elle est obligée de se confronter à ce qu'elle est : une femme puissante avec un fort côté obscur (elle apprend que son pouvoir vient des ténèbres) mais attirée par la lumière. Son histoire se double de celles de ses amis, qui chacun de leur côté accomplissent eux aussi leur parcours, parfois cahotique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A tout cela, il faut ajouter &lt;strong&gt;l'extraordinaire inventivité&lt;/strong&gt; de Whedon, que ce soit dans les &lt;strong&gt;dialogues&lt;/strong&gt; (il fait preuve d'un sens de l'humour et de la répartie particulièrement jouissif), ou dans &lt;strong&gt;la mise en scène&lt;/strong&gt;. On lui a reproché d'ailleurs de trop se reposer&amp;nbsp; sur son talent de dialoguiste, qu'à cela ne tienne, il a réalisé un épisode entièrement muet, extrêmement poétique. On ne compte plus les références, qu'elles soient littéraires ou cinématographiques. Parmi mes épisodes préférés, celui qui est une uchronie (que serait Sunnydale sans Buffy ?), celui qui est une comédie musicale,&amp;nbsp;celui qui met en scène un Dracula sexy dont tout le monde est jaloux ou celui qui revisite la guerre du feu...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chers happy few, vous l'aurez compris, cette série est &lt;strong&gt;un chef-d'oeuvre&lt;/strong&gt;!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PS : pour les courageux happy few&amp;nbsp;qui sont arrivés au bout de ce long billet, &lt;strong&gt;quelle est votre série préférée&lt;/strong&gt; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://happyfew.hautetfort.com/archive/2007/05/15/and-here-s-to-you-mr-robinson.html</guid>
                <title>And here's to you, Mr Robinson...</title>
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                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Littérature anglo-saxonne</category>
                                <category>Polars</category>
                                <category>Un grand cri d'amour</category>
                                                <pubDate>Wed, 23 May 2007 07:00:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p&gt;Chers happy few, je suis au regret de vous annoncer que&amp;nbsp;sous mes dehors sages et sans histoires se cache une &lt;strong&gt;femme déchirée&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'entretiens, au vu et au su de tout le monde, une liaison extra-conjugale. Depuis 5 ans. Avec un homme plus âgé. Beau. Brun. Musclé et séduisant. Divorcé, deux enfants. Bon, entre nous ce n'est pas toujours facile, parce qu'il vit à l'étranger. Dans le Yorkshire, une sublime région. On s'est rencontré dans une librairie, ça a été le coup de foudre. Pour lui, j'ai franchi le barrage de la langue et des kidney pies, je me suis mise à la bière brassée par les gens du cru et&amp;nbsp;j'ai pris mes habitudes au Queen's arms, le pub&amp;nbsp;d'Eastvale.&amp;nbsp;On écoute du jazz ensemble, on s'extasie sur la Callas et je lui pardonne de ne rien connaître à la variété française. Bon évidemment, il n'a pas un métier facile et il est parfois un peu sombre et taciturne, mais je ne lui en tiens pas rigueur&amp;nbsp;parce qu'être flic, ce n'est pas vraiment&amp;nbsp;une sinécure, hein ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'appelle &lt;strong&gt;Alan Banks&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est le héros des polars de &lt;strong&gt;Peter Robinson&lt;/strong&gt;. Et je l'aime. Parce que oui, on peut tomber amoureuse des personnages de fiction, demandez à toutes celles qui se consument pour Joffrey. Et Rhett. Et Darcy. (Et j'en sais quelque chose, j'en fais partie.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bon, je vous préviens tout de suite, chers happy few, que l'édition française de Peter Robinson c'est du grand n'importe quoi et qu'elle ne va pas vous faciliter la tâche. En effet, pour une raison qu'à&amp;nbsp; mon avis nous n'éluciderons jamais (dépendance à des substances illicites ? chagrin d'amour ? abus de foie gras ?), le premier éditeur français à l'avoir publié a traduit d'abord le 11ème volume, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Froid comme la tombe&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Cold is the grave&lt;/em&gt;), puis le 10ème, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Saison sèche&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;In a dry season&lt;/em&gt;) et le 8ème, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Un goût de brouillard et de cendres&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Innocent graves&lt;/em&gt;) avant de refaire un saut en avant et de traduire le 12ème, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Beau-monstre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Aftermath&lt;/em&gt;). Bref, vous l'aurez compris, c'est une catastrophe pour les non-anglophones et voilà une bonne raison, chers happy few, de se mettre sérieusement à l'anglais! Cette attitude totalement désinvolte nie encore une fois la cohérence de la série : en effet, entre le premier opus, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le voyeur du Yorkshire&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Gallows View&lt;/em&gt;), publié en 1987 et dont la traduction française vient seulement de sortir et le dernier (et dix-huitième), &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Piece of my heart&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, non encore traduit, sorti en 2006, les personnages ont fortement évolué. Or, le lecteur français en est réduit à deviner ce qui a bien pu se passer entre les volumes, attendu par exemple que les volumes 3, 5, 6, 7 et 14 ne sont pas traduits!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bref. Revenons à nos pintes de bière. Alan Banks est inspecteur de police et dans le premier volume, il s'installe à Eastvale, une sympathique ville du Yorkshire. Il a demandé sa mutation (il travaillait à la brigade des moeurs à Londres) parce que son job devenait difficile et qu'il avait l'impression de se perdre (et de perdre sa famille) dans la violence urbaine. Marié, deux enfants, c'est un homme tranquille, amateur de musique (surtout de jazz et de classique), excellent flic dont la méthode est à la fois rigoureuse et intuitive. S'établir à Eastvale aura en partie les effets escomptés car la violence y est évidemment bien différente de celle de Londres et qu'il pourra enfin s'épanouir professionnellement (et prendre du grade au fil du temps). En partie seulement parce que la province n'empêchera pas ses enfants de grandir et sa femme de le quitter...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &lt;strong&gt;intrigues&lt;/strong&gt; concoctées par Peter Robinson (qui contrairement à ce qu'on pourrait croire vit au Canada où il s'est exilé il y a longtemps) sont &lt;strong&gt;riches et variées&lt;/strong&gt; : meurtres aux mobiles extrêmement divers, incursions dans certains milieux (la prostitution, les mouvements racistes), pédophilie, meurtres en série, enlèvement, enquête sur un squelette vieux de 50 ans,&amp;nbsp;chaque intrigue apporte son lot de surprises, sans compter les &lt;strong&gt;nombreuses trouvailles narratives&lt;/strong&gt; (alternance parfois passé/présent, ou deux narrateurs, ou deux points de vue).&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;L'écriture est précise et fluide&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;l'atmosphère du Yorkshire&lt;/strong&gt; extrêmement bien rendue, région verdoyante et pluvieuse où le plus sûr abri contre la pluie reste le pub. Enfin, il faut dire un mot de &lt;strong&gt;la musique&lt;/strong&gt;, omniprésente et dans laquelle baigne littéralement le lecteur : une réussite et une originalité !&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chers happy few, voici une série dont on ne se lasse pas et un auteur que je vous recommande chaudement!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie (dans l'ordre!)...&lt;/strong&gt; et pour compliquer encore la tâche, les américains ont parfois changé les titres pour la publication U. S. Quand c'est le cas, je donne d'abord le titre anglais puis le titre américain afin que ceux qui feraient un tour&amp;nbsp;chez notre ami à un sein s'y retrouvent un peu, parce que franchement, c'est la pagaille...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le voyeur du Yorkshire&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Gallows View)&lt;/em&gt;, Le livre de poche / &lt;strong&gt;Le rocher aux corbeaux&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;A dedicated man&lt;/em&gt;), Le livre de Poche /&lt;strong&gt;&amp;nbsp;A necessary end&lt;/strong&gt; (non traduit) / &lt;strong&gt;La vallée des ténèbres&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;The hanging valley&lt;/em&gt;), Le livre de poche / &lt;strong&gt;Past reason hated&lt;/strong&gt; (non traduit) / &lt;strong&gt;Wednesday's child&lt;/strong&gt; (non traduit) / &lt;strong&gt;Dry bones that dream / Final account&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;(non traduit) / &lt;strong&gt;Un goût de brouillard et de cendres&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Innocent graves&lt;/em&gt;), Le livre de Poche / &lt;strong&gt;Le sang&amp;nbsp;à la racine&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Dead right&lt;/em&gt;), Le livre de Poche / &lt;strong&gt;Saison sèche&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;In a dry season&lt;/em&gt;), Le livre de Poche / &lt;strong&gt;Froid comme la tombe&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Cold is the grave&lt;/em&gt;),&amp;nbsp;Le livre de Poche&amp;nbsp;/ &lt;strong&gt;Beau-monstre&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Aftermath&lt;/em&gt;), Le livre de poche / &lt;strong&gt;L'été qui ne s'achève jamais&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;The summer that never was&lt;/em&gt;), Le livre de Poche&amp;nbsp;/ &lt;strong&gt;Playing with fire&lt;/strong&gt; (non traduit) / &lt;strong&gt;Etrange affaire&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Strange affair&lt;/em&gt;), Calmann-Lévy / &lt;strong&gt;Piece of my heart&lt;/strong&gt; (non traduit) /&lt;strong&gt;Friend of the Devil&lt;/strong&gt; (à paraître)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une édition omnibus est en cours de parution chez nos amis anglo-saxons, les 9 premiers romans sont réédités trois par trois : &lt;strong&gt;Meet Inspector Banks, Inspector Banks investigates, The return of Inspector Banks.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peter Robinson a reçu plusieurs prix pour cette série, aux Etats-Unis et au Canada, dont plusieurs fois le Arthur Ellis Award et il a figuré plusieurs fois dans les &quot;best novels&quot; de l'année des prestigieux journaux de critique littéraire. &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Saison sèche&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; a obtenu le Grand prix de littérature policière en France en 2001.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A signaler aussi, un recueil de nouvelles : &lt;strong&gt;Not safe after dark&lt;/strong&gt;, qui contient entre autres, deux nouvelles et une novella mettant en scène Alan Banks et un premier roman &lt;strong&gt;Qui sème la violence&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Caedmon's song&lt;/em&gt; / &lt;em&gt;The final cut&lt;/em&gt;), Le livre de Poche,&amp;nbsp;primé lui aussi, qui n'appartient pas à la même série (c'est l'histoire d'une vengeance... racontée du point de vue de la victime).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le site internet consacré à l'oeuvre de Peter Robinson, &lt;a href=&quot;http://www.inspectorbanks.com/&quot;&gt;http://www.inspectorbanks.com/&lt;/a&gt;, offre notamment &lt;strong&gt;la playlist&lt;/strong&gt; de chaque roman,&amp;nbsp;puisque la musique est extrêmement importante dans l'atmosphère de cette série.&lt;/p&gt;
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                <title>Jeudi Pprochain, bien sûr!</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2007/04/30/jeudi-pprochain-bien-sur.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Fantasy</category>
                                <category>Littérature anglo-saxonne</category>
                                <category>Un grand cri d'amour</category>
                                                <pubDate>Tue, 01 May 2007 00:45:55 +0200</pubDate>
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                    &lt;p&gt;Chers happy few, &lt;strong&gt;l'heure est grave&lt;/strong&gt;. Pas autant que quand j'ai lu la dernière page mode de &lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt;, mais presque.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, en me promenant, légère et aérienne sur le net (car je suis la grâce personnifiée du surfing), je me suis rendue compte, chers happy few, qu'un sacrilège cosmique avait été commis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Personne, je dis bien personne,&amp;nbsp;ne semble vouer à &lt;strong&gt;Jasper Fforde&lt;/strong&gt; l'adoration qu'il mérite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est là que je vous vois vous gratter délicatement l'oreille : &quot;Qu'est-ce qu'elle raconte encore ? De qui parle-t-elle ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous parle, chers happy few, de l'homme qui a fait du Pays de Galles le dernier bastion contre la dictature, de celui qui a remis Shakespeare au centre de la vie politique anglaise, qui a donné à Miss Havisham la place d'héroïne qu'elle méritait, qui a ressuscité les dodos et les mammouths, qui a fait de Jane Eyre un best-seller, qui a envoyé Hamlet en thérapie, qui nous a enfin révélé&amp;nbsp;ce que deviennent&amp;nbsp;les romans que personne ne lit et&amp;nbsp;ce que fait le capitaine Nemo à ses heures perdues, comment communiquent les personnages de roman et ce qu'ils font dès que le lecteur a le dos tourné,&amp;nbsp;bref, je vous parle de celui qui a créé le personnage de &lt;strong&gt;Thursday Next, agent&amp;nbsp;littéraire aux SpecOps&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai découvert cet auteur grâce au défunt &lt;em&gt;Mauvais genres&lt;/em&gt;, forum de discussion consacré aux littératures dites parallèles (polar, SF, fantasy) et depuis, chers happy few, c'est peu de dire que je suis devenue accro aux aventures de la jeune Thursday et&amp;nbsp;de son dodo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le premier opus de la série, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'affaire Jane Eyre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;The Eyre affair&lt;/em&gt;), publié chez Fleuve Noir, nous sommes en 1985 dans une Angleterre qui n'a jamais existé mais qui présente des similitudes avec celle que nous connaissons : car oui, le grand Jasper a créé une uchronie, mais surtout, cher happy few qui allais passer ton chemin en croyant que ce n'est pas pour toi car tu n'aimes pas la fantasy (et tu as le droit, certes), reste, car le meilleur&amp;nbsp;est à venir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cette Angleterre uchronique, la chose la plus importante est &lt;strong&gt;la lecture&lt;/strong&gt;. Les livres sont le centre de la vie de tous et cet état de fait donne lieu à de sordides tractations car de faux manuscrits circulent au marché noir. Thursday Next, Opérations Spéciales section 27,&amp;nbsp;est chargée des crimes littéraires : son travail consiste entre autres&amp;nbsp;à vérifier l'authenticité des manuscrits qui apparaissent fréquemment entre les mains d'acheteurs crédules. Et voilà que l'impossible se produit : Achéron Hadès, célèbre criminel, enlève l'oncle de Thursday, Mycroft, et, grâce à la géniale invention de ce dernier, le portail de la prose, réussit à entrer dans &lt;em&gt;Jane Eyre&lt;/em&gt; où il enlève l'héroïne (oui, cet homme est un obsédé de l'enlèvement, c'est comme ça)! Il demande une énorme rançon, faute de quoi il effacera les pages du roman une à une...&amp;nbsp;Voilà donc notre héroïne obligée de&amp;nbsp;trouver un moyen de rentrer dans le roman afin de voler au secours de la pauvre Jane!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Véritable &lt;strong&gt;hommage à la littérature anglaise&lt;/strong&gt;, c'est un roman extraordinairement riche et intelligent, bourré de références littéraires (et moins littéraires, comme Spike, le chasseur de vampires) et d'humour. Le style est tout simplement ébouriffant, truffé d'inventions poétiques.&amp;nbsp;Quatre volumes de cette série ont été publiés en anglais : les deux premiers seulement sont traduits en français, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'affaire Jane Eyre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; donc, et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Délivrez-moi&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Lost in a good book&lt;/em&gt;), dans lequel Thursday&amp;nbsp;est soumise à un odieux chantage de la part de l'infâme Goliath corporation qui veut récupérer le criminel qu'elle a enfermé dans un poème d'Edgar Allan Poe, chantage qui va l'amener à entrer à la Jurifiction, la police interne des livres. Dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The well of lost plots&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (à paraître bientôt en français), Thursday, enceinte d'un mari toujours éradiqué, se réfugie dans un roman que personne ne lit, mais sa tranquillité sera de courte durée, entre le sauvetage du roman en voie de démantèlement et la résolution d'une énigme sanglante (qui tue les agents de la Jurifiction ?). Elle poursuivra&amp;nbsp;le Minotaure échappé, surveillera de près Hamlet, déjouera le complot de l'infâme Yorrick Kaine, sauvera le monde&amp;nbsp;et récupèrera enfin son mari dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Something rotten&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Vous ne comprenez rien à l'intrigue ? Lisez les romans!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jasper Fforde a créé en 2005 une autre série, celle des &lt;strong&gt;Nursery Crimes&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;Dans la ville de&amp;nbsp;Reading (ça ne s'invente pas...), l'inspecteur Jack Spratt et son lieutenant, Mary Mary, secondés par Ashley, l'extra-terrestre envoyé dans le cadre de la coopération et des échanges entre planètes,&amp;nbsp;enquêtent sur des crimes qui ont un rapport avec des personnages de comptines ou de contes de fées. (C'est dans un roman de cet univers que se réfugie Thursday Next pour échapper à Goliath et Aornis dans le troisième volume de ses aventures, créant ainsi une espèce de crossover entre les deux séries...) Dans le premier volume de cette série, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The big over easy&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Humpty Dumpty a été sauvagement assassiné. Jack Spratt, qui doit redorer son blason après le fiasco de l'enquête sur la mort du grand méchant loup (les trois petits cochons, pourtant coupables, ont été innocentés), se lance dans une enquête périlleuse. Le deuxième volume, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The fourth bear&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, se penche sur le mystère de la disparition de Boucles d'or, étrangement associée à des explosions de concombres radioactifs. Vous l'aurez compris, chers happy few, il s'agit là de romans complètement déjantés, hélas non traduits en français (et qui à mon avis ne le seront pas de sitôt car la plupart des personnages appartiennent à un univers typiquement anglo-saxon)!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si l'univers de Jasper Fforde vous intrigue, allez faire un petit tour sur son site internet où vous pourrez voir le making of de ses romans, lire les scènes coupées, en apprendre plus sur la jeunesse de Thursday Next, adopter la dodo attitude et bien sûr commander votre t-shirt SpecOps : &lt;a href=&quot;http://www.jasperfforde.com/&quot;&gt;www.jasperfforde.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dernière précision, le tome 5 de la série Thursday Next, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;First among sequels&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, sort le 5 juillet (version anglaise, 23 juillet pour la version américaine).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, chers happy few, êtes-vous prêts à vous perdre à votre tour dans ces romans ?&lt;/p&gt;
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                <title>Chasseuse de primes</title>
                <link>http://happyfew.hautetfort.com/archive/2007/04/17/chasseuse-de-primes.html</link>
                <author>noreply@ (fashionvictim)</author>
                                                <category>Littérature anglo-saxonne</category>
                                <category>Polars</category>
                                <category>Un grand cri d'amour</category>
                                                <pubDate>Tue, 17 Apr 2007 16:45:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p&gt;Chers happy few, vous avez bien évidemment remarqué (car votre perspicacité n'est jamais prise en défaut) le &lt;strong&gt;sondage kulturel&lt;/strong&gt; que j'ai installé (avec une facilité déconcertante, en quelques jours et des milliers de clics et de jurons seulement) dans la colonne de droite. Or, après une bonne semaine d'existence, je me rends compte que seuls 20 happy few ont voté. C'est là qu'un doute affreux m'assaille : &lt;strong&gt;&quot;Oh my god! les happy few savent-ils seulement de qui je parle ?&quot;&lt;/strong&gt; (oui, je sais je pourrais aussi me dire que vous n'êtes que 20 à passer par là tous les jours mais Stats, ce dieu des blogueurs me dit le contraire et d'ailleurs j'en profite, chers happy few pour vous remercier pour l'intérêt que vous portez à ce modeste mais kulturel blog, c'était la parenthèse Michel Drucker la plus longue au monde, voilà je la referme, tout le monde respire).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc aujourd'hui, chers happy few, je vais partager avec vous mon amour pour &lt;strong&gt;Janet Evanovich&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Découverte il y a une huitaine d'années au détour d'un rayonnage dans mon temple littéraire du boulevard Saint Michel, Janet est devenue l'auteur dont j'attends les publications chaque année avec une impatience digne de celle qui était la mienne du temps où Joss Whedon tournait encore &lt;em&gt;Buffy, the vampire slayer&lt;/em&gt;, ce qui, croyez-moi sur parole, chers happy few,&amp;nbsp;n'est pas peu dire, vu l'état névrotico-hystérique qui était le mien à l'époque (Angel, Spike, apocalypse, élue, ces mots suffisaient à me faire entrer dans une sorte de transe mystique, ne me jugez pas, chers happy few, d'autant que je ne me suis pas encore bien remise...).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais revenons à notre Janet. Qu'écrit-elle, me direz-vous ? Eh bien, Janet Evanovich est la créatrice de &lt;strong&gt;la série&amp;nbsp; qui met en scène Stephanie Plum.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous fais le pitch en quelques phrases : Stephanie Plum, 26 ans dans le premier roman (&lt;strong&gt;La prime&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;One for the money&lt;/em&gt;), publié chez Pocket) (et j'insiste lourdement, il faut lire les romans dans l'ordre), démissionne de son job dans une usine de lingerie et rentre dans l'agence de son cousin Vinnie. Célèbre pour ses relations extra-conjugales (mais épisodiques)&amp;nbsp;avec un canard, Vinnie Plum dirige &lt;strong&gt;une agence de prêt de cautions à Trenton, New Jersey&lt;/strong&gt; : il prête l'argent de la caution à des inculpés qui n'ont pas les moyens de le débourser puis il se fait rembourser et prend 10% en plus au passage. Le hic, bien évidemment c'est que parfois les vilains méchants oublient de se présenter au tribunal le jour J. Il a alors besoin d'envoyer à leur poursuite des agents de recouvrement (abusivement nommés en français &quot;chasseurs de prime&quot;, c'était la minute pinaillage, je sais que vous l'attendiez tous, ne niez pas) qui ramènent (plus ou moins de force) les vilains pas beaux au tribunal afin d'y fixer une autre date. Notre Stephanie décide donc de devenir chasseuse de primes. Le problème, voyez-vous, c'est que cette charmante jeune femme, bourrée d'humour, ne sait pas se servir d'une arme (sauf peut-être de son sac à main lourdement rempli), ne sait pas par quel bout prendre une paire de menottes et encore moins un &quot;pepper spray&quot; et son sport favori consiste à se rendre en voiture au Donkin' Doughnuts le plus proche... Vous l'aurez compris, sa carrière de chasseuse de primes ne sera pas de tout repos, surtout pour nos pauvres zygomatiques...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ce personnage haut en couleurs et qui nous ressemble tant, à nous autres happy few de la gent féminine (enfin, je parle surtout pour moi, mais je n'ai pas peur de généraliser, soyons folle et audacieuse et prenons-nous pour le centre du monde), viennent s'ajouter deux extraordinaires représentants de la gent masculine. Car Stephanie Plum, dans son nouveau job, est amenée à côtoyer la police&amp;nbsp;en la personne de son plus sexy représentant &lt;em&gt;on earth&lt;/em&gt; :&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Joe Morelli&lt;/strong&gt;. Italien, bad boy dans les manières (mais du côté de la loi), il a été&amp;nbsp;son premier (et bref) amant, il collectionne les conquêtes, vit avec son chien et drague éhontément notre (faible) héroïne qui a bien du mal à lui résister. L'affaire se corse avec l'entrée en scène de &lt;strong&gt;Ranger&lt;/strong&gt; (dont nous n'apprendrons le vrai nom qu'au bout de pas mal de volumes), énigmatique latino-américain, cheveux longs et catogan, sooo sexy, toujours de noir vêtu et véritable chasseur de primes avec qui Stephanie va être amenée à faire plus ou moins équipe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les intrigues sont bien ficelées mais ce qui fait toute l'addictivité de la série ce sont bien évidemment &lt;strong&gt;les personnages et les relations qu'ils entretiennent, sans compter l'incroyable galerie de seconds rôles&lt;/strong&gt; : Grandma Mazur, grand-mère complètement déjantée de Stephanie, folle d'enterrements, de potins et reine de l'allusion salace, Lula, ex-prostituée obèse qui collectionne les mini-jupes en lycra, dingue de pizzas, de ribs&amp;nbsp;et de régimes divers, Sally, le travesti chanteur, et quelques autres que je vous laisse découvrir, il n'y a pas de raison que je fasse tout le boulot, non mais!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ayant découvert cette série, je me suis penchée sur la biblio de notre amie Janet. J'ai appris qu'elle avait publié avant de devenir riche et célèbre grâce à Stephanie Plum (12 volumes à ce jour, mais seulement&amp;nbsp;9 sont traduits en français, dans l'ordre ce qui est déjà un miracle quand on voit de quoi est capable (et surtout incapable) l'édition française de nos jours, mais je m'égare et ceci fera peut-être l'objet d'un prochain billet), donc disais-je, Janet avait écrit &lt;strong&gt;12 &quot;romance novels&quot;&lt;/strong&gt;, c'est-à-dire des romans à l'eau de rose qu'un éditeur américain a eu la bonne idée de rééditer. Pour être sérieuse, une étude se doit d'être exhaustive et, oeuvrant pour vous chers happy few, j'ai lu les 6 déjà republiés (tant de sérieux et d'abnégation vous épate, avouez!).&amp;nbsp;On y trouve&amp;nbsp;ce qui fait ses qualités : de l'humour et un style alerte et on y voit déjà en germe certains personnages (notamment Stephanie et sa grand-mère) et son amour pour les chiens. La lecture en est agréable et certains sont plus réussis que d'autres : mention spéciale pour l'instant à &lt;em&gt;Manhunt&lt;/em&gt; qui se déroule en Alaska et qui est très très drôle. Comme le dit Janet : &quot;La vie c'est un pot de beurre de cacahouètes, ça colle parfois aux dents. Les romance novels, c'est comme un gâteau d'anniversaire, beau, riche et sucré.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais la grande découverte (à ce jour non traduite) réside ailleurs. En 1982, avec Charlotte Hughes, elle a écrit un roman intitulé &lt;strong&gt;Full House&lt;/strong&gt;, qui raconte une histoire sentimentalo-policière mettant en scène Nick, un éleveur de chevaux dans un trou perdu du sud des Etats-unis et Billie, une quadra divorcée qui élève seule ses&amp;nbsp;deux fils.&amp;nbsp;Devant le succès des Stephanie Plum,&amp;nbsp;les deux comparses ont repris la plume vingt ans après et ont donné une suite à ce roman. La bonne idée réside dans le choix du personnage : le héros n'est plus Nick&amp;nbsp;mais son neveu, &lt;strong&gt;Max Holt&lt;/strong&gt;, qui avait 16 ans dans le premier opus. Il en a à présent 32 et il est devenu l'archétype du héros tel que nous l'aimons nous autres faibles femmes : beau, milliardaire, surdoué, mystérieux, philanthrope, il a une voiture intelligente (comme James, sauf que celle de Max lui parle et éprouve des sentiments humains), il sait piloter un jet, se battre, faire la cuisine, maîtrise le chinois et l'inuit et les femmes sont folles de lui et de son corps de rêve... Il rencontre la belle Jamie, demoiselle en détresse et il faut absolument lire leurs aventures, &lt;strong&gt;Full Tilt&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Full Speed&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Full Blast&lt;/strong&gt; :&amp;nbsp;ces romans sont d'une drôlerie incroyable, les situations sont extrêmement cocasses&amp;nbsp;et Max Holt est tout simplement, aaaaaaaahhhh! Il n' y a pas de mots. Le dernier, &lt;strong&gt;Full Bloom&lt;/strong&gt;, est moins réussi parce que les autrices ont abandonné le personnage pour passer à autre chose, et c'est bien dommage, croyez-moi!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, pour terminer avec la riche biblio de notre amie Janet, une nouvelle série a vu le jour il y a trois ans : &lt;strong&gt;Metro Girl (Mécano girl&lt;/strong&gt; en bon français de France), qui met en scène Alexandra Barnaby, mécanicienne et admiratrice des châssis masculins. Au nombre de deux à ce jour, les intrigues se déroulent dans la moiteur de Miami et le bruit des courses de voitures (le fameux circuit NASCAR). J'aime beaucoup aussi mais je sais que cette série plaît moins de manière générale...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maintenant chers happy few, vous n'avez plus aucune excuse pour ne pas remplir le sondage kulturel!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PS : pour ceux qui croiraient (bien à tort) que c'est de la &quot;chick-lit&quot;, je tiens à préciser que le plus grand admirateur au monde de Stephanie Plum est... mon père, que je salue au passage!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Stephanie Plum&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;La prime&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;One for the money&lt;/em&gt;), &lt;strong&gt;Deux fois n'est pas coutume&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Two for the dough&lt;/em&gt;), &lt;strong&gt;A la une, à la deux, à la mort&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Three to get deadly&lt;/em&gt;), &lt;strong&gt;Quatre ou double&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Four to score&lt;/em&gt;), &lt;strong&gt;Cinq à sexe&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;High five&lt;/em&gt;), &lt;strong&gt;Six appeal&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Hot six&lt;/em&gt;), &lt;strong&gt;Septième ciel&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Seven up&lt;/em&gt;), &lt;strong&gt;Le grand huit&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Hard eight&lt;/em&gt;), &lt;strong&gt;Flambant neuf&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;To the nines&lt;/em&gt;), tous publiés chez Pocket. En anglais seulement : &lt;strong&gt;Ten big ones&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Eleven on top&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Twelve sharp&lt;/strong&gt; et deux &quot;novellas&quot;(entre la longue nouvelle et le court roman), l'un publié à l'occasion de Noël : &lt;strong&gt;Visions of Sugar Plum&lt;/strong&gt; et l'un publié pour la Saint Valentin : &lt;strong&gt;Plum lovin'.&lt;/strong&gt; Le numéro 13 sort le 19 juin. Pour la petite histoire, Reese Witterspoon a acheté les droits en vue d'une éventuelle adaptation ciné.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alexandra Barnaby&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Mécano girl&lt;/strong&gt; (Metro girl), publié chez Fleuve noir. En anglais seulement, le tome 2&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;Motor mouth&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Romance novels&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;The rocky road to romance, Love overboard, Back to the bedroom, Manhunt, Smitten, Thanksgiving.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Max Holt : Full House, Full Tilt, Full Speed, Full Blast, Full Bloom.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Janet Evanovich a un site internet, sur lequel on peut lire le début du dernier Stephanie Plum, acheter des objets dérivés et voter pour les éventuels acteurs qui incarneraient le mieux ses personnages à l'écran&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.evanovich.com/&quot;&gt;http://www.evanovich.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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