05.11.2009

Seven up

Parce qu'on n'est jamais trahi que par les siens comme disait je ne sais plus quel obscur poète moldave, chers happy few, Lyle a décidé, dans un accès de générosité assez peu dans sa manière, de me refiler un tag, paf comme ça. Oui, je sais ce que vous vous dites, chers happy few, deux tags en 10 jours c'est assez incroyable, à croire que je suis encore plongée dans les lectures pour le Prix des Chroniques de la rentrée littéraire et que je viens de lire en 15 jours 12 titres dont je ne peux pas encore parler, parfois ma vie est difficile et je n'ai pas encore mis le nez dans les copies, autant dire que ce salon n'est pas près de reprendre une activité normale.

 

Mais trêve de bavardages oiseux, chers happy few. Lyle a donc tenté de me refiler un tag musical intitulé Seven songs shaping my fall dans lequel il faut donner le titre des 7 chansons ou morceaux de musique qui tournent sur la platine automnale. Sauf que comme chacun le sait, je n'écoute pas de musique (sauf celle que l'homme tente de m'imposer avec régularité mais c'est une autre histoire, chers happy few). Mais comme je veux préserver la paix des ménages, je ne peux pas refuser de reprendre ce tag (pas envie d'entendre en boucle du folk-pop-prog-metal-shoegaze-slow core-tiens-je-reprendrais-bien-une-bière, il y a des limites à mon abnégation et à mon absence d'oreille non mais) ; j'ai donc décidé de le modifier (le premier qui ricane recevra un exemplaire de L'éclat du diamant de John Marcus et sera contraint de le lire en entier et de pondre un billet, ah ça fait moins les malins tout d'un coup).

 

Voici donc mes réponses aux Seven things shaping my fall, les 7 choses qui rythment mon automne (ma saison préférée by the way, même si je sais que tout le monde se fiche comme d'une guigne de ma vie, je la raconte quand même, c'est tout l'intérêt de tenir Salon, chers happy few) :

 

1. X-Files. J'ai découvert cette série avec 10 ans de retard sur le reste du monde grâce à Ofelia, biggest fan on earth, puis Cuné qui alimente ma PAV avec une telle régularité que je ne sais plus si je dois lui en vouloir ou la remercier. J'enchaîne les saisons depuis septembre, il ne me reste plus qu'environ 70 heures de visionnage sans compter les deux films et je suis totalement accro (et pas qu'à cause de la plastique avantageuse de Duchovny, bande de mauvaises langues). Vous aurez un billet long et analytique comme je sais que vous les aimez chers happy few quand j'aurai fini. D'ici un mois ou deux donc.

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2. Le Docteur. Comme chacun le sait (enfin tout le monde sauf une certaine personne), il m'accompagne tout le temps, mais cet automne encore plus que d'habitude pour cause de Doctor Swap : entre les e-mails échangés avec ma co-organisatrice et certains participants, la recherche effrénée de cadeaux et la réalisation de certains, je pense Docteur, je respire Docteur, je rêve Docteur. Et on ne peut pas dire qu'on m'aide beaucoup à sortir de cette obsession, n'est-ce pas Yueyin ?

Docteeeeeeeeeeeur!!!! 002.JPG
(5 marque-pages de toute beauté et une boule à neige avec Jack, sans compter le porte-clés Dalek sont arrivés par TARDIS.
Y a pas à dire, avoir des copines aussi frappées que soi, c'est le pied.)

 

3. Les lectures imposées. J'ai accepté dans un moment d'égarement de lire 15 titres pour le Prix des Chroniques de la Rentrée littéraire et 2 pour le Prix Goncourt des Lycéens. Et je dois dire que l'expérience de ces lectures à la chaîne (car le temps imparti était très court) n'est pas vraiment emballante, d'autant que la sélection pour le Prix des Chroniques était loin d'être excitante.

 

4. The fiery furnace. Car oui, parfois quand même j'écoute de la musique, surtout dans la voiture. Découverts sur FIP (oui, personne n'est parfait), j'ai continué avec l'album et je l'ai écouté en boucle. Je trouve ça fun, inventif, en un mot trippant (oui, moi aussi je peux faire de la critique musicale, y a pas de raison).

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5. Les copies. No comment.

 

6. Le métro. Oui, je sais, je devrais y être habituée depuis le temps que je vis dans la capitale, mais c'est la première fois que je travaille à une heure de transport de chez moi. Une dizaine d'heures par semaine dans ce délicieux endroit surchauffé, c'est le comble du glamour. Au moins j'ai le temps de lire.

 

7. Facebook. Je me suis inscrite sur cet instrument diabolique il y a plus de 2 ans (en même temps que j'ai ouvert ce Salon) et je n'y mettais jamais les pieds. C'était bien. Depuis trois mois j'y passe un temps fou, je change mes statuts deux fois par jour, j'y raconte ma folle histoire d'amour avec Mulder et surtout je papote avec les blogueuses qui y sont aussi et ça, c'est très sympa.  

 

 

 

Et parce que je suis une vilaine fille je tague à mon tour 7 personnes qui peuvent reprendre ce tag comme il était initialement ou modifié : Isil (parce que je veux qu'elle raconte au monde entier son obsession écossaise et sa rencontre avec des zombiches et parce qu'en plus elle écoute de la musique, elle), Caro[line] (qui doit bien avoir des histoires de princesse chat), Bladelor (qui s'était plainte de ne pas avoir été taguée la fois précédente, voilà qui est réparé), Choco, Emma (chacun son tour les filles), Mo (qui répond si bien aux tags que ce serait un péché de l'oublier) et évidemment Erzébeth, parce qu'elle est merveilleuse. Et comme je n'ai jamais su compter, je rajoute Ofelia, c'est ma façon de fêter son retour parmi nous (oui sadistic is my middle name).

23.10.2009

Si c'était possible, bah alors...

Comme vous avez pu le constater, chers happy few, en ce moment c'est un peu le calme plat dans ce modeste salon, coincé en haute mer sans vent aucun, pour des raisons évidemment passionnantes : je passe toutes mes soirées avec un certain Fox M. avec qui j'ai noué à ma grande surprise une relation suffisamment intense pour que nous nous voyions tous les jours (bon, rien à voir avec celle qui m'unit au Docteur, hein, mais une relation de cette nature et de cette force est évidemment inégalable), j'ai inventé le concept de la copie auto-reproductrice (il doit y avoir un climat propice à la gaudriole dans ma belle chemise jaune, je ne vois que ça), je relis de la littérature jeunesse au kilomètre (pour ceux qui n'auraient pas suivi, le rectorat, dans sa grande bonté, m'a envoyée en collège cette année, me voilà donc repartie dans les "on souligne en rouge, tu n'as pas fait tes devoirs c'est mal tu seras privé de lecture (ah non, ça, ça marche pas), je ne veux pas lire encore Odile Weulersse, au secours, donnez-moi une autre idée!") et je lis des livres dont je ne peux pas parler puisqu'ils font partie de la sélection du Prix des Chroniques de la rentrée littéraire (je programme les billets, vous lirez mes avis éclairés après le 9 novembre donc) (oui, je sais c'est dans longtemps) (ou pas : il me reste 12 titres à lire, plaignez-moi).

 

C'est alors qu'Emma, dans sa grande bonté, m'a sauvée du marasme en me proposant un tag (j'en étais à un point où j'aurais pu vous poster ma liste de courses, vous pouvez la remercier de vous avoir évité ça), un tag original, une création, pas moins, intitulée : "Si c'était possible, bah alors...", que je vous livre donc en avant-première mondiale.

 

1. Si on vous proposait d'écrire votre biographie, vous prendriez qui pour nègre ? (eh oui, tout le monde n'a pas un don pour la littérature)

J'aimerais que ma folle et trépidante vie soit narrée par quelqu'un qui en retirerait toute la substantifique profondeur et qui en ferait un roman d'aventures haletant (ceux qui me connaissent en vrai vous diront que je suis sans conteste la fille la plus aventurière à l'ouest du Pecos) : Jasper Fforde me paraît un excellent choix, car lui seul pourrait rétablir la vérité et faire enfin de moi une Mrs Darcy.

 

2. Vous êtes en train de lire le tout dernier chapitre d'un livre, celui qui vous a fait passer une nuit blanche, la fin qui vous fait saliver (notez le jeu de mots siouplé) depuis une centaines de pages... Lorsque survient un homme, torse nu. On va dire qu'il s'appelle... Daniel Craig. Il a l'air chagrin. Il a une petite douleur à l'épaule, et est persuadé qu'un petit massage lui ferait le plus grand bien. Que faites-vous ? (PS pour les garçons : à la place de Daniel Craig, merci de comprendre... Allez, soyons fous, Scarlett Johansson, mais en bikini, pas torse nu !)

Que ce soit bien clair, chers happy few : le meilleur livre au monde ne m'empêchera jamais de rendre service à mon prochain. Si un homme blessé, qu'il se prénomme Daniel, David, Hugh, Nathan ou Colin (je cite bien évidemment des prénoms totalement au hasard) vient me demander de l'aide, un massage ou un bisou (c'est pas comme ça qu'on soigne les bobos ?), je laisse choir séance tenante le livre qui occupait mes nuits et je me consacre à la tâche demandée avec abnégation et ferveur. Je sais que vous êtes admiratifs, chers happy few, mais je n'ai aucun mérite, j'ai une nature altruiste.

 

3. C'est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui sauvegardera une trace de l'humanité ? (voudriez-vous vraiment que ce soit Orgueil et Préjugés ?)

Je vais faire semblant de ne pas avoir lu la vilenie cachée dans la parenthèse et tenter de répondre à la question, chers happy few. Je dirais bien La planète des singes parce que la boucle serait bouclée (oui, j'ai un sens de l'humour très particulier, j'assume), sinon, évidemment une Encyclopédie me paraît le meilleur choix. Et on peut imaginer qu'au chapitre Littérature il y aurait des extraits d'oeuvres, dont Orgueil et préjugés, non mais.

 

4. Quelle est pour vous la pause lecture idéale ?

Celle où je ne suis dérangée par rien ni personne, autant dire qu'elle n'existe pas. Dans un monde idéal, c'est une histoire entre le canapé, le plaid, un roman, ma théière et moi. Dans le monde réel, je grappille des instants de lecture où je peux et c'est déjà pas mal.

 

5. Si vous aviez le pouvoir de trucider/effacer un personnage de roman, ce serait qui  ?

Personne. La littérature ne serait pas la même si je ne pouvais pas haïr en toute légitimité et avec constance les bad men qui la font vivre, qui catalysent nos pulsions passionnelles et meurtrières et qui incarnent nos mesquineries et nos travers. Que serait la littérature si elle n'était pleine que de bons sentiments et de guimauve ? ... Une Harlequinade, parfaitement. Et je ne sais pas vous, chers happy few, mais moi ça ne me fait rire que le temps d'un été.

 

6. Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un huitième tome ?

Non. Il faut savoir s'arrêter et créer autre chose. Je préfère pleurer toutes les larmes de mon corps sur la fin d'une série réussie que finir par lâcher prise en bâillant.

 

7. Jusqu'où êtes-vous allé pour un livre ?

A l'étranger. Je prends régulièrement l'Eurostar pour aller faire les librairies à Londres. Je regarde systématiquement les livres abandonnés sur les poubelles et les trottoirs, je farfouille sur les sites de vente d'occase. Mais je n'ai jamais tué personne pour un livre si c'était ça la question. Enfin, pas encore.

 

8. Si vous pouviez retourner dans le passé rencontrer un auteur. Ce serait qui ? Quelles seraient vos toutes premières paroles ? (A part "bonjour")

Le jour où le Docteur m'emmènera dans son TARDIS rendre visite au grand Henri, je lui dirai certainement après les salutations d'usage (genre "Hiiii, je vous aime trop!") : "Allez, à moi tu peux le dire, La chartreuse, en 55 jours, vraiment ? et sans EPO ?" Sinon, je pense que Charlie aurait droit à une supplique du style : "Allez, juré, je ne dirai rien à personne, jamais, je serai muette comme une tombe, promis,  my lips are sealed, limite elles sont cousues, mais qu'est-il arrivé à Edwin Drood ? Puh-lease!" (oui, parfois je suis une chouineuse hystérique, c'est pas beau, je sais)

 

9. Décrivez la bibliothèque (personnelle ou pas) de vos rêves.

Une pièce entière dans un manoir anglais (bon, ça nécessite d'avoir d'abord le manoir mais c'est une broutille, on ne va pas s'arrêter à si peu), couverte de livres du sol au plafond avec une coursive et des échelles mobiles, des canapés et des fauteuils en cuir sombre. Et une cheminée (oui, je sais, avec tous ces livres ce n'est guère prudent mais je croyais que depuis le temps, chers happy few, vous aviez compris que j'avais fait mien l'adage nietszchéen et que j'aimais vivre dangereusement). Et un majordome qui m'apporte le tea. Oui, c'est plus qu'une bibliothèque, c'est carrément un art de vivre. Bah, on peut bien rêver.

 

10. Vous retournez dans le passé (décidément, bande de veinards !), en pleine 2ème guerre mondiale. Quel livre donneriez-vous à Hitler pour qu'il arrête de cramer des bouquins ?

Comme je pense que rien ne l'aurait jamais détourné (même si je crois à l'immense pouvoir de la culture, mais il a des limites, hélas), je fais lire par Mo (celui qui a le pouvoir de faire disparaître les gens dans la fiction dans Coeur d'encre) à côté de lui un poème de Mallarmé : prisonnier à vie de cet univers incompréhensible et funèbre, je ne saurai imaginer meilleur châtiment.  

 

Et comme ce tag est tout nouveau et qu'il faut bien qu'il tourne pour prendre son envol, je suis dans l'obligation, chers happy few (et croyez bien qu'il m'en coûte, évidemment) de taguer à mon tour Theoma, Mo, Yueyin, Pimpi, Karine, Caro[line] et Bladelor.

 

PS : Vous remarquerez que j'ai réussi à placer le nom du Docteur deux fois dans ce billet. Parfois je m'épate moi-même.

PSbis : Erzébeth, ne me remercie pas, tu seras dans l'obligation de venir voir Dorian Gray avec moi. Yes, I'm evil, I know.  

20.09.2009

Portrait chinois

Il en va des tags comme des jours, chers happy few, ils se suivent et ne se ressemblent pas. Le dernier en date (en dehors du tag musical d'Ankya qui a créé des remous chez Erzébeth, et sur lequel je planche en vain depuis des jours, mais je ne désespère pas car la persévérance est mon moindre défaut après l'addiction aux fraises tagada et mon obsession pour un certain Docteur), est celui que m'a traîtreusement refilé Shopgirl : il s'agit de faire son portrait en répondant aux questions par des titres de livres lus dans l'année. J'ai un peu triché (sinon on croirait que des extra-terrestres m'ont enlevée et fait subir un lavage de cerveau) (oui, je suis dans X-Files en ce moment, what else ?) et j'ai pris des titres de romans chroniqués depuis l'ouverture de ce blog il y a maintenant plus de deux ans (oui, le temps file à toute allure sur l'autoroute de la vie) (non, je ne lis pas de Harlequin en ce moment mais j'en ai manifestement abusé cet été, je vous le concède aisément, chers happy few).

 

Bref. Voilà donc, en avant-première intergalactique mon portrait chinois et livresque, ce qui est quand même fascinant, ne dites pas le contraire.

  •  

  • Décris-toi : La sieste (c'est ce qu'elle fait de mieux) (en toute modestie, évidemment mais il faut savoir reconnaître ses talents, c'est important)
  • Comment te sens-tu ? : Je vais bien, ne t'en fais pas. Je dis ça à l'intention de ceux qui se demanderaient comment j'ai survécu à la rentrée, aux trajets interminables, aux élèves qui ne savent pas qu'il faut ouvrir l'agenda le soir, à la classe sauvagement rajoutée à mon emploi du temps (il s'en est remis le pauvre, parce qu'il le vaut bien). La rentrée s'est bien passée, les élèves font leur travail (et parfois il est juste, si, si, juré), les trajets ont vu une diminution sensible de la PAL (une pile a fondu, le Docteur enquête), et la classe inattendue est entre de bonnes mains, légèrement potelées mais compétentes. Le bonheur.
  • Décris là où tu vis actuellement : La maison en papier. Il va devenir urgent de construire une nouvelle bibliothèque. Ou d'ajouter une pièce. On se demande bien pourquoi.
  • Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu : Australia. Oui, je sais, il s'agit d'un film et non d'un livre, mais franchement, who cares ? Et je veux que Hugh me serve de guide, of course.
  • Ton moyen de transport préféré : La porte. Oui, je rêve d'un monde comme dans Hypérion, où on pourrait franchir des portes qui ouvriraient sur d'autres univers, le tout sans perdre de temps et sans avoir le mal de l'air. J'ai des rêves simples comme chacun peut le constater. (Sinon, un TARDIS ça m'irait bien aussi. Je dis ça, je dis rien. Comme d'hab', quoi.)
  • Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : Chaque femme est un roman. Le premier qui fait une remarque sur la cuculterie de cette réponse lira les oeuvres complètes de Susan Sizemore en moldave et en tirera toute la substantifique moelle dans une thèse de 524 pages. Non mais.
  • Toi et tes amis, vous êtes : Nous vieillirons ensemble. Enfin, j'espère. Même si, comme chacun le sait, j'ai toujours 20 ans.
  • Comment est le temps : Fray. Pardonnez-moi, chers happy few, mais c'était trop tentant.
  • Ton moment préféré de la journée : L'attente du soir. Oh yeah.
  • Qu'est la vie pour toi : La poursuite du bonheur. Farpaitement.
  • Ta peur : Replay. Qu'on ne s'avise jamais de vouloir me faire revivre mon adolescence ou autres joyeusetés, chers happy few, ou je mords. En toute urbanité bien sûr, et avec élégance.
  • Quel est le meilleur conseil que tu as à donnerPrenez soin du chien. Il vous le rendra au centuple.
  • Pensée du jour : Baka! Pourquoi réponds-je à ce tag au lieu de rattraper mon retard de sommeil ?  Encore un mystère aussi épais que la composition des listes de prix littéraires.
  • Comment aimerais-tu mourir ? Morsure fatale. Dans les bras d'Angel, évidemment.
  • La condition actuelle de mon âme : L'amour dans l'âme. Avouez que ça en jette, non ? Non ?

 

 

Parce qu'il n'y a pas de raison que je sois la seule à cogiter, je passe le relais titresque à Erzébeth, la championne des tags toutes catégories (ne dis rien, va, je sais), Isil (qui va être ravie) et Ys (ça lui apprendra à me harceler pour que j'organise des jeux, ce que comme chacun sait, j'ai en profonde aversion).

07.09.2009

Yellow submarine

Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, chers happy few, mais une frénésie de jaune s'est répandue comme une traînée de poudre sur la blogosphère, et chacun y va de son grain de sel, de sa serviette Casimir ou de ses chapeaux, catégorie BTP ou "je n'aime pas le jaune", bref, y a du soleil dans nos salons. Et comme d'habitude, j'ai eu beau faire semblant de rien et continuer à lire tranquillement dans mon coin des bouquins-qui-ne-comptent-pas-car-ils-sont-pour-le-boulot, j'ai été taguée par Leiloona et par Choco.

Me voilà donc partie à la recherche d'objets susceptibles de remplir la seule et unique condition de ce tag, ce qui s'est avéré plutôt difficile, car comme chacun le sait, je suis très portée sur le rose (et aussi sur le vert parfaitement, il est temps de l'avouer) mais je n'aime pas vraiment le jaune. Après une expédition quasiment indianajonesque pour dénicher quelques objets, voici, chers happy few, sous vos yeux émerveillés, le résultat de ma quête.

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(Vous remarquerez le sens artistique extrêmement développé dont j'ai fait preuve, en témoigne cette fantabuleuse composition digne des plus grands. A droite, mon sac d'été, celui qu'Hydromielle a voulu me voler, et qui fait frémir tout le monde. Merci de ne pas en rajouter dans les commentaires, je l'aime d'amour, et comme tout amour qui se respecte, il est inexplicable. C'est tout.)

 

Comme je sais qu'en bons LCA vous voulez voir les titres de plus près, je préviens vos désirs (oui, je suis comme ça, bien urbaine) :

 

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(Un intrus s'est glissé dans les CD. Saurez-vous l'identifier, perspicaces happy few ?
Sinon, je sais, j'ai de drôles de goûts cinématographiques.
Ne dites rien, j'ai un petit coeur tout mou.)
 

 

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(Oui, je sais, cet tag crée d'étranges raccourcis.
Et oui, je sais aussi que je n'ai que le tome 1 des Mémoires d'Outre-Tombe. Mais j'ai une bonne raison, évidemment.
Et oui, j'ai lu La société du risque. Mais bizarrement j'ai préféré The lucky road to romance de Janet. On se demande bien pourquoi tiens.)

 

Comme ça faisait très exactement trois mois que je n'avais tagué personne, je me rattrape et je refile le ballon jaune à Erzébeth, Caro[line], Ofelia et Cuné. Ne me remerciez pas les filles, c'est de bon coeur.

08.07.2009

Golden blog

Yes, I'm back, chers happy few, de retour du pays des copies bien trop longues et terriblement ennuyeuses (et des sujets bien mal posés, il faut le dire à la décharge des élèves), et, histoire de reprendre du service en douceur, avant de vous livrer ces billets kulturels que vous aimez tant (certains plus que d'autres si j'en crois les requêtes à connotation étymologique de notre ami G.), tous ces billets littéraires en souffrance (bon ok, j'ai deux livres à chroniquer, c'est pas non plus une énorme pile, je sais), toutes ces séries dont j'ai envie de vous parler (au moins une, c'est déjà pas mal), bref, en attendant que ce salon reprenne une activité normale, je réponds à un tag qui traîne depuis quelque temps dans mes tiroirs où il a pris la poussière le pauvre, plaignez-le.

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Leiloona m'a en effet décerné un Blog de Ouro, histoire de me sauver du marasme que furent ces corrections (je déteste les oraux, mais ce n'est rien à côté des écrits, ma vie fut un enfer et en plus pas de Spike ni d'Angel pour me tenir compagnie, tout se perd chers happy few, tout se perd). A mon tour de remettre le petit logo doré so kitsch, et c'est une tâche bien difficile parce que depuis le temps que ce salon existe, j'ai déjà décerné moultes fois des récompenses de ce genre et comme je suis du genre fidèle, je voudrais bien reprimer les mêmes mais on me dit dans l'oreillette que ça ne va pas être possible (bla bla bla, diversité, bla bla bla, quand même tu pourrais faire un effort, bla bla bla ta blogroll n'est même pas à jour, bla bla bla Colin forever) (oui, j'ai une voix intérieure qui sait ce qui est beau) (et sexy). Bref.

Après un long débat avec moi-même, j'ai donc décidé de décerner cette fameuse récompense à deux blogs : celui d'une not desperate housewife dont les péripéties de mère au foyer glamourous racontées par une plume alerte me font rire depuis des années (son blog a 5 ans, ce qui rend quand même admirative, non, chers happy few ?) et celui d'une bande de joyeux garçons dans le vent dont l'un est immobilisé pour cause de Tony P. attitude, ce qui ne l'empêche pas d'écouter de la musique de la louse et de continuer à bloguer. Je vous invite donc, chers happy few, à découvrir, si ce n'est pas déjà fait Angel et sa taie d'oreiller, et Dans le mur... du son!

(Alors, un discours, chers lauréats ?)

09.06.2009

Beware what you wish for...

Parce qu'un tag n'arrive jamais seul, chers happy few (c'est une variante bien connue de la célèbre loi de Murphy), elles s'y sont mises à deux pour me sortir de la tanière et c'est donc à Emmyne et Ofelia que vous devez de lire le présent billet (pour les réclamations, c'est donc à elles qu'il faudra s'adresser, non mais). Et comme les choses compliquées sont les meilleures (enfin, il paraît), ce tag se compose de deux parties bien distinctes (et entre lesquelles je ne vois pas vraiment de lien, oui je sais je pinaille, envoyez les réclamations à qui vous savez).

Il faut donc pour commencer que je fasse huit voeux, chers happy few. J'aurais bien voulu, comme une certaine Miss, souhaiter la paix dans le monde et une sanction plus sévère pour ceux qui violent leur conditionnelle*, mais comme c'était déjà pris, j'ai dû chercher un peu. Tsss, life's unfair et je n'ai même plus de choco-menthe, vous pouvez me plaindre.

Je souhaite donc, en vrac :

1. Que Joss Whedon nous reponde une série digne de ce nom, complète et visible facilement (et pas un truc qui sort uniquement sur le net ou sur le câble) (quand je vous disais que j'étais exigeante).

2. Que le film Buffy se fasse enfin, avec les acteurs de la série et pas comme c'est en train de (très mal) se profiler pour une bête question de droits.

3. Que le Docteur m'emmène faire un tour dans le TARDIS. Et que je vive avec lui des aventures extraordinaires dans mes Converse roses (ben oui, chacun les siennes et les sonic screwdrivers seront bien gardés). Et que je puisse rencontrer ainsi Jane, Henri, Will, Charles et les autres.

4. Que le portail de la prose inventé par Jasper Fforde soit enfin opérationnel et que je puisse rencontrer Rhett, Fitzwilliam, Ranger, Joffrey et les autres.

5. Que Gallimard baisse le prix des Pléiades et réédite celles qui sont épuisées. Comme les deux volumes de Dickens que je cherche encore.

6. Qu'on mette au point une interface qui me permettrait de comprendre et de parler toutes les langues.

7. Que l'Etat m'octroie un congé-lecture valable jusqu'à épuisement de ma PAL. Et plus si affinités.

8.  Que Francis Cabrel représente la France au prochain concours de l'Eurovision pour qu'on ait enfin une chance de gagner.

9. Que mes nombreux fans me fassent régulièrement livrer des caisses de champagne millésimé. (Oui, je suis mégalo, je sais.) (Et j'aime le luxe, aussi.)

10. Que Neil m'invite à dîner. Et que Janet soit de la partie.

 

Je dois ensuite commenter des mots, chers happy few. Et comme je suis disciplinée, je m'y plie. (Qui ricane au fond de la salle ? Qui veut lire Angélique en moldave classique ? Ah, on fait moins les malins tout d'un coup.)

1. message : You've got mail, le délicieux remake de The shop around the corner, un de mes films préférés, avec le sublimissime James Stewart.

2. blog : un vilain mot pour désigner une bien jolie chose, qui m'a permis de faire de très belles et très nombreuses rencontres.

3. prix : champagne et petits fours. What else ?

4. croix : occitane parce que bon, c'est quand même un peu chez moi là-bas, sous le soleil.

5. scrap : une chose que je ne ferai jamais, parce que sortie de la couture de base et du tricot, je ne sais pas faire grand-chose de mes dix doigts à part tourner les pages et me tourner les pouces.

6. création : littéraire. Les auteurs sont des dieux, ils tiennent le monde au bout de leur plume (enfin, sauf Marc L.) (et Guillaume M.) (et je m'arrête là, je ne veux froisser personne).

7. bonheur : partout. Il suffit d'ouvrir les yeux.  (Oui, parfois je parle comme un livre de citations zen.) (Et j'assume.)

8. vie : résolument belle, et c'est pas Franck C. qui viendra me dire le contraire (tiens, ça nous ramène encore à Jimmy Stewart, y aurait-il comme une thématique dans ce billet sans queue ni tête ?).

9. enfant : met la vie sens dessus-dessous. Et c'est bien. Sauf pour la grasse matinée du dimanche, disparue corps et biens au large des berceaux.

10. passion : toujours brûlante et dévorante. Surtout si on prononce le mot avec l'accent espagnol. Mot à manier d'ailleurs avec précaution de peur de tomber dans le ridicule (ah, la passion dans les romans Harlequin... il y aurait de quoi faire une thèse... n'est-ce pas Chif' ?) 

Et pour que ce tag soit complet, je dois vous parler un peu des blogueuses qui, dans un grand élan de générosité désintéressée m'ont taguée, les bougresses : Emmyne tient le blog A lire au pays des merveilles, presque uniquement consacré à la littérature enfantine et jeunesse. Ce blog est une véritable mine et Emmyne, rencontrée en vrai l'année dernière lors de la première édition de Books and the City, est extrêmement sympathique, même si elle présente une sorte d'étrange addiction pour ma rubrique "Le jeudi c'est étymologie". Personne n'est parfait, chers happy few. Quant à Ofelia, elle aussi in wonderland (il y a thématique ici aussi, c'est quand même la grande classe, chers happy few ébaubis), elle présente de son côté une addiction à Neil Gaiman, le seul, l'unique. Un signe de bon goût évident.

Et comme je dois taguer à mon tour huit malheureux blogueurs qui n'en demandent pas tant les pauvres, ça va tomber sur les copines : Amanda, Caro[line], Chiffonnette, Delphine, Erzébeth, Stéphanie, Tamara et Yueyin. Ne me remerciez pas, c'est de bon coeur.

 

*le premier qui retrouve à qui et à quoi cette référence fait allusion gagnera un petit cadeau, chers happy few. Parce que ça faisait bien longtemps qu'on n'avait pas joué dans ce modeste salon.

05.05.2009

Dis-moi comment tu lis...

Comme vous l'avez remarqué, chers happy few à qui rien n'échappe, ce salon est un peu devenu le désert des Tartares : on attend, on attend, et on ne voit rien venir. Inutile de pleurer, va, je vous aime toujours, mais puisqu'il faut tout vous dire, je croule (presque) littéralement sous le travail, les pakédecopies (à quand des copies auto-correctrices, mmh ?) et la paperasse, comme chaque année au mois de mai. Et la lecture s'en ressent, évidemment (c'est peu de dire que je lis à la vitesse d'un escargot atteint par un spleen aigü, limite neurasthénique). Heureusement, Meria, dans sa grande bonté a eu l'idée de me taguer, ce qui me permet de meubler ce salon qui prend la poussière : que ferait-on sans les copines ? (bon, j'ai évidemment modifié le tag, mais si je ne l'avais pas fait, vous vous seriez demandé ce qui m'arrivait chers happy few)

1. Plutôt corne ou marque-pages ? Euh... marque-pages quand il n'est pas perdu (je suis affligée du même syndrome que Karine, mes marque-pages, pourtant fantabuleux, disparaissent régulièrement au pays magique des marque-pages perdus, ce qui m'afflige profondément, surtout quand c'est Angel ou Darcy qui disparaissent, les bougres). Sinon, je retiens le numéro de la page où je me suis arrêtée, ou je glisse n'importe quoi pour marquer la page (sauf des copies et de billets de banque, pour des raisons évidentes, mais différentes). Je corne les livres que je fais étudier, histoire de tenter de ne pas passer 3 heures à chercher un passage, ou j'y mets des post-it de toutes les couleurs. (Je suis sûre que vous êtes proprement fascinés par ce que je raconte, chers happy few, et nous n'en sommes qu'à la première question, j'ai l'impression que ce n'est pas gagné cette histoire-là.)

2. As-tu déjà reçu un livre en cadeau ? Et comment. J'ai même gagné le Lotobook.

3. Lis-tu dans ton bain ? Je ne prends jamais de bain. Je déteste tremper dans de l'eau qui refroidit. Je suis très frileuse. Et les doigts ridés, c'est peu glamour.

4. As-tu déjà pensé écrire un livre ? Hé, hé. J'ai écrit il y a très longtemps un roman à la manière d'Harlequin. Je me suis beaucoup amusée.

5. Que penses-tu des séries en plusieurs volumes ? Si je vous dit que j'ai lu La petite maison dans la prairie, Le Seigneur des anneaux, Narnia, Angélique, Uglies, L'épouvanteur, Stephanie Plum, Les Rois maudits, L'Assassin Royal, et environ 350 autres séries et que j'ai en cours plusieurs séries de fantasy, ça répond à la question ?

6. As-tu un livre culte ? Des dizaines. C'est ça la compulsivité.

7. Aimes-tu relire ? Oh oui. La relecture fait partie des plaisirs de ma vie de lectrice (et heureusement  pour moi parce que je suis contrainte dans mon travail de beaucoup relire : si vous saviez le nombre de fois que j'ai lu certains romans jeunesse ou certains classiques, vous en feriez une apoplexie, chers happy few). Je relis dans des circonstances très précises (et toujours les mêmes) : quand je suis malade et pendant les vacances d'été qui sont très longues (oui, je sais, vous pouvez me plaindre, chers happy few, un mois et presque quatre semaines de vacances tous les étés c'est pas humain, il faut bien que je m'occupe comme je peux). Et je relis toujours les mêmes titres parmi lesquels Orgueil et préjugés en tête, suivi de Angélique et son amour (le tome 6) (oui, c'est précis) (et kulturel) (ah, Joffrey...)

8. Rencontrer ou ne pas rencontrer des auteurs qu'on a aimés ? Ah, voilà une question avec laquelle je débats encore au dedans de moi-même, chers happy few. Avant d'ouvrir ce salon, je n'allais jamais aux séances de dédicaces ; puis j'ai rencontré Caro[line] et j'ai découvert qu'il y a un plaisir certain à discuter avec les auteurs qu'on aime même s'il faut pour cela que les conditions soient optimales (pas trop de monde, du temps devant soi et un auteur sympa et disert), ce qui est rarement le cas. Il faudrait que je puisse dîner avec certains auteurs pour que ce soit parfait. Hein, Neil ?  

9. Aimes-tu parler de tes lectures ? J'en ai fait mon métier et un blog. What else ?

10. Comment choisis-tu tes livres ? En ces temps de restriction palesque et de mesures draconiennes : dans ma PAL! (bon, ok, j'ai acheté 5 livres dans la semaine mais ce sont des livres-qui-ne-comptent-pas) (of course)

11. Une lecture inavouable ? Bah, un moment de honte est vite passé.

12. Des endroits préférés pour lire ? Mon canapé rose et vert. Et tous ses coussins.

13. Lire et manger ? Deux grands plaisirs de la vie. Et déjeuner seule au restau en tête-à-tête avec un livre, j'adore (sauf quand la sauce des sushi vient salir le visage d'Edward, c'est fou l'effet qu'il peut faire ce garçon).

14. Que lis-tu en ce moment ? Et le prochain ? Je lis Lemashtu, chroniques des Stryges de Li-Cam offert par Delphine (une histoire de Stryges mâtinée de récit d'apprentissage, yammy et pour l'instant drôle et bien troussé). Quant au prochain, je n'en sais fichtre rien. Je choisirai selon l'humeur, le temps qu'il fait et la forme des nuages.

15. Ton dernier coup de coeur ? Le coeur cousu de Carole Martinez. Et en plus il vient de sortir en poche, il n'y a aucune excuse pour ne pas le lire, chers happy few!

 

Comme ce tag a déjà beaucoup tourné, je ne le refile à personne mais ce n'est que partie remise, chers happy few. Non mais.

 

 

25.04.2009

Pour le plaisir

Ah, Herbert... Quel homme...


Comme je sais que certains d'entre vous trépignent d'impatience, chers happy few, affligés par le néant que révèlent leur Google Reader et autre Netvibes et que d'autres, plus sensibles, se lamentent tels des pleureuses grecques et se frappent la poitrine en criant "un billet! un billet", j'ai décidé dans ma grande bonté de sortir deux minutes la tête de mes copies (le premier qui pense que c'est parce que je suis au bord de l'asphyxie lira le Harlequin chroniqué par Mo et me rendra une fiche de lecture détaillée) et de vous offrir un petit tag (pour lequel je n'ai pas été taguée, mais je me suis servie, je suis comme ça, une grande fille autonome et indépendante, genre Lara Croft mais sans le short, il y a des limites à ce que je peux endurer, chers happy few). Il s'agit d'un tag repéré chez Cuné, qui a un thème pour le moins délectable puisqu'il s'agit d'énumérer des petits plaisirs du quotidien. Et comme d'habitude, je me suis permis de le modifier (ben oui, on ne change pas une équipe qui gagne, y a pas de raison).



Un plaisir des yeux ?

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Paris, ville-lumière, avec qui je vis un amour sans nuage (enfin, vu le temps qu'il fait régulièrement dans la capitale, c'est une façon de parler) depuis 14 ans. Et c'est parti pour durer.


Un plaisir que l'on partage ?
Une séance de ciné ou un DVD par un après-midi pluvieux. Et surtout, les conversations qui suivent.

Un plaisir d'enfance ?
Les gâteaux que faisait ma mère et qui embaumaient la maison quand je rentrais de l'école et les parties de ballon avec mon père.

Un plaisir odorant ?
Mon parfum.

Un plaisir égoïste ?
Quand j'ai corrigé la dernière copie du dernier paquet, je suis systématiquement envahie par une béatitude sans nom, qui dure... jusqu'au paquet suivant.

Un plaisir inconnu ?
Dormir à satiété. Faire la grasse matinée le week-end. Je ne sais même plus l'effet que ça fait. Vous pouvez me plaindre, chers happy few.

Un plaisir du goût ?
Un Manhattan à trois heures du matin au bar d'un palace. (Oui, parfois je suis snob. Et j'assume.)

Un plaisir anachronique ?
Porter des talons hauts. Dire que je pouvais travailler, marcher des kilomètres, faire du shopping et danser sur des talons de 8 cm. Ce temps est révolu, chers happy few, et ne reviendra pas. Il paraîtrait même que le poète en aurait fait un adage, du genre, "to be or not to be... young with resistant feet".

Un plaisir qui ne coûte rien ?
Rêver.

Un plaisir honteux ?
Lire par-dessus l'épaule des gens dans les transports en commun sans être repérée. Cela nécessite une longue pratique et de très bons yeux. J'ai les deux.

Un plaisir hors de prix ?
Partir une semaine en thalasso.

Un plaisir défendu ?
Lire jusqu'à deux heures du matin alors que le réveil sonne quelques petites heures plus tard. Tourner les pages en regardant la montre avec une culpabilité croissante. Terrible mais incontrôlable.

Un plaisir à venir ?

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Visiter New-York. Si, si. Enfin. Un jour.

Un plaisir de l'esprit ?
Discuter littérature avec des LCA. Quelle que soit l'heure. Et le medium : téléphone, mail, commentaires par blogs interposés, de vive voix, tout est bon.

Un plaisir narcissique ?
Recevoir des compliments. J'adore. Je les prends toujours très bien.

Un plaisir simple ?
Boire du champagne en semaine sans avoir rien à fêter.

Un plaisir littéraire ?
Découvrir un auteur avec qui on sait qu'on va faire un bout de chemin. Et que ce bout de chemin dure des années.


Je ne tague personne, chers happy few, car ma magnanimité est sans limite. Ne me remerciez pas, c'est parce que vous le valez bien.


31.01.2009

Ma PAL et moi

En ces temps de froidure, un nouveau tag circule chez les LCA, chers happy few, un tag très impudique puisqu'il demande de dévoiler... sa PAL. Moi qui passe mon temps à faire comme si je ne la voyais pas et à surtout éviter de compter les petits objets rectangulaires qui la composent, me voilà donc contrainte par Leiloona de l'offrir à vos yeux impatients (et indulgents) (enfin j'espère). Mais comme je sais que la curiosité vous taraude, chers happy few, je vais en préambule vous raconter un peu ma vie, comme le tag le réclame (enfin, je crois, mais comme j'ai souvent un problème avec les consignes...)


J'ai une PAL depuis toujours (sauf que je ne savais pas que ça portait un nom pareil). Dès que j'ai su lire, je suis devenue une LCA et ma mère me confortait dans mon vice en m'offrant régulièrement des livres. Quand j'étais jeune, j'avais un ou deux livres d'avance, ado on est monté à la dizaine, la faute au bouquiniste de la grande place de ma ville de province, qui vendait de vieux poches à 1 franc. Etudiante, j'ai commencé les achats compulsifs, parce que j'ai quitté ma petite ville pour la grande ville du coin et j'ai découvert l'antre de toutes les tentations : Gibert et ses petits paniers. Ma PAL avoisinait facilement la cinquantaine quand je suis "montée" à Paris. Inutile de dire que tous les bouquinistes de mon marché de province et tous les étages de mon Gibert adoré n'étaient rien en comparaison de ce que j'ai trouvé dans la capitale. Sans compter que j'ai quitté peu après le statut d'étudiante pour celui de salariée... (je jette un voile pudique sur la frénésie d'achats qui m'a prise alors, certaines choses gagnent à rester dans l'ombre, croyez-moi, chers happy few sensibles) et alors que j'avais péniblement stabilisé ma PAL aux alentours de la (très) grosse centaine, j'ai ouvert ce salon, rencontré des lectrices prêteuses et... gagné au lotobook.

Depuis, ma PAL, c'est ça :

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la PAL avancée (les romans que j'ai envie de lire rapidement (enfin, tout est relatif et l'ordre change souvent), il y en a deux colonnes cachées et le roman en cours : Possession d'A. S Byatt) et dessous, parce que c'est commode, la PAL BD.


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la PAL reculée, 1 étagère, 2 étagères...


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3 étagères... (il y a une autre rangée derrière) (quand je vous disais que c'était sans fin)


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4 étagères (les prêts, au chaud), 5 étagères (les romans lotobook non lus)...


Et...


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dans le bac Books,


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la PAL manga.

Evidemment, tout me fait envie dans cette PAL (je fais le tri de temps en temps (une fois par an) et j'élimine ceux que je n'ai plus du tout envie de lire), mais je ne sais jamais à l'avance quel sera le titre suivant. Je sais par contre ce que je garde pour les vacances (dans 15 jours, plaignez-moi) : Middlemarch, les aventures de Jack Aubrey et Miss Charity, pavés obligent.


Quand on sait qu'en plus une cinquantaine de prétendants PALesques sont chez ma mère, chers happy few, il ne me reste qu'une chose à faire, en plus de passer le relais à Erzébeth, Karine, Ankya et Lou...

... aller lire.

04.10.2008

I love them

Le tag de l'automne est arrivé, chers happy few, et il s'intitule I love your blog. Sur le principe du You make my day qui avait circulé l'année dernière, il s'agit de désigner 7 blogs qu'on aime. Je croyais, comme l'année dernière, pouvoir me défiler (car il y a quelques tags comme ça auxquels je n'ai jamais répondu, que cela me soit pardonné, chers happy few, par votre bienveillance sans faille) mais elles s'y sont mises à quatre pour me faire sortir de ma tanière et je ne peux pas résister à la force conjuguée de Levraoueg, Karine, Emeraude et Grominou.

Mais vous pensez bien, chers happy few, que 7 c'est bien peu. Les blogs que j'aime atteignent largement la centaine, entre la blogroll de gauche (pas très à jour, je l'avoue bien volontiers) et les blogs en favori dans mon ordinateur. Pour me permettre de faire un choix (difficile), j'ai donc décidé d'attribuer des lauriers, par ordre alphabétique (ou presque), aux 7 blogs qui me font rire, quoi qu'on y raconte. Parce que les débats kulturels de haute volée, les oeuvres poétiques moldaves et la rentrée littéraire, ça va bien deux minutes mais au fond, le plus important, vous en conviendrez aisément, chers happy few, c'est la poilade.



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Et côté poilade, la palme revient sans conteste à Alinéa. Evidemment, j'en vois deux au fond qui ricanent en marmonnant "népotisme", "c'est sa soeur", "oué la fayote", "Colin for ever" (barrez l'intrus) et certes, comme tout le monde le sait, chers happy few, Alinéa est ma soeur, parce que le destin, en la personne de mes parents, a décidé de me faire un super cadeau parce que je le valais bien. D'aussi loin que je me souvienne, Alinéa a eu un humour décapant et un sens de la répartie qui résiste à tout (y compris à l'alcool et aux idiots) et le monde tourne mieux depuis qu'elle a décidé d'en faire profiter les gens de l'internet mondial. Et que celui qui ne rit pas aux larmes en lisant ses billets pleins de Martini, de ragondins, de Brad Pitt nu et d'expériences ultimes dans les toilettes à la turque me jette le DVD du dernier spectacle de Bigard (le boîtier suffira, hein, ne soyons pas maso non plus).


Parce qu'elle a créé un double qui nous ressemble à toutes, tête en l'air, têtue, cyberquiche et tarte désorientée, qui plane sur ses talons hauts, ne sait pas lire les panneaux et tente de rejouer sur les ralentis de la wii : Amanda et sa délicieuse Perette.


Parce qu'elle a ouvert un blog parallèle absolument drôlatique, tout de rose bonbon vêtu, où elle raconte les affres de la vie d'une lectrice à chouchous, parce que son enthousiasme et son humour font mouche à chaque fois : Caro[line] la groupie littéraire.


Elle est la seule à me faire hurler de rire en écrivant un billet sur Moby Dick, elle ne lit presque que des auteurs morts, elle possède une mauvaise foi à toute épreuve, ses péripéties avec Ulysses ont été le feuilleton que je n'aurais raté pour rien au monde, elle a élevé Les oiseaux se cachent pour mourir au rang de chef-d'oeuvre puissant, elle a l'art de la formule qui tue : Céline. Puisse ce prix la faire revenir derrière l'ordinateur!


Je sais qu'elle a déjà été lauréationnée plusieurs fois, mais il est parfois bon d'enfoncer le clou. Parce que ses billets me font toujours au moins sourire, même quand elle parle de sujets aussi graves que le dernier Henry Bauchau ou le premier film de Madonna, parce que comme nous tous, elle a ses marottes et qu'elle les défend merveilleusement bien même si ce ne sont pas les miennes, parce que s'il fallait décerner une palme de la meilleure commentatrice, elle l'obtiendrait haut la main, parce qu'elle porte sur le monde un regard qui n'appartient qu'à elle : Erzébeth.


Karine a l'accent québécois et depuis que je l'ai rencontrée en vrai, je l'entends à chaque fois que je lis ses billets : elle est drôle, enthousiaste, passionnée, ses Chroniques d'une LCA (81 billets à ce jour) sont en passe de devenir kultes (aussi kultes que son facteur) et on partage un amour immodéré de la virilitude (ah, Darcy, Ranger, Jacob...) et de la linguistique (les deux font bon ménage, y a pas de raison).


Avec une jolie plume, entre deux citations de Wenders, un verre de champagne, une leçon de cinéma et un manifeste de la snob-attitude, Magda arrive toujours à glisser l'anecdote ou le mot qui me font systématiquement m'étouffer dans mon thé : dernier en date, son fantasme Louis Garrelien (que je ne partage pas mais que je lui pardonne bien volontiers, va!)


Et, last but not least, seul représentant de la gent masculine : Georges Flipo. Ouvert au départ pour promouvoir ses oeuvres, son blog s'est transformé en un salon dont je ne raterais un billet pour rien au monde. Le style y est drôlatique, entre dérision et vingt-sixième degré et on y parle de choses aussi diverses que la stratégie marketing qui préside au lancement d'un recueil de nouvelles, comment se défaire de hordes de fans en délire ou Wodehouse. A lire absolument!



Je me suis (pour une fois) acquittée de ma tâche, chers happy few, à vous de prendre le relais!

PS : Un happy few bien intentionné me signale que j'ai donné 8 blogs et non 7. On ne m'avait jamais dit qu'il fallait savoir compter pour tenir un salon. Tricheuse, moi ?

EDIT de 19h30 :
1. Il s'avère après vérification que ma blog roll est à droite. On me l'avait caché, c'est limite un complot. Merci à Caro[line] et à Karine d'avoir rétabli la vérité : il était temps.
2. Il s'avère aussi qu'Ori m'avait choisie dans ses 7 blogs à la St Ex, ce qui m'avait échappé : merci à elle! Et merci pour la photo si kulturelle de Hugh J., qui permet de lancer un débat hautement kulturel : chapeau or not chapeau ?

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