09.11.2011
Et si j'étais... ?
Grâce à Cécile, l'amatrice de cuir et de romances épicées (ne dis rien, va, je sais tout) (mais vraiment tout) aujourd'hui, c'est Tag du Portrait chinois un brin... revisité.
Si j'étais :
1. Une particularité ou un objet d’un personnage de JR Ward. (Quand je disais qu'elle était littéralement obsédée par la Confrérie, même si elle s'en défend la bougresse.) J'allais dire la lettre H, thant JR Ward en huse et en abhuse dhans thoutes les circonsthances mais je préfhèrerai être le tatouage de Rhage (je suis sooooo wild dans la vraie vie, comme tout le monde le sait) ou le chouchou avec lequel Phury attache ses cheveux quand il fait son jogging, mmmh quelle sensualité capillaire, je me pâme.
2. Un homme canon ou un sex symbol (réel ou sorti d’un livre). Comme ça doit être super difficile d'être un sex symbol et de se réveiller tous les matins dans la peau de Brad Pitt, j'aimerais mieux rester la glamourous woman que je suis et me balader au bras de David Tennant (on a les canons qu'on veut, quand je disais que j'étais wild, la preuve).
3. Un livre. Je serais un bouquin fun, cool, profond sans en avoir l'air, bourré de dialogues pleins d'esprit, de références littéraires et de scènes épicées. Une romance, quoi.
4. Un vêtement ou un accessoire (accessoire érotique accepté). Une paire de bottes hyper confortables qui va avec tout mais un peu originale, genre des santiags gris foncé ou des Camper à motifs. (Je suis so sage.)
5. Une période de l’histoire. Le Moyen-Age. Of course.
6. Un Roux ou une Rousse connu(e) ? (dans le cas ou vous décideriez d’être Jamie, il vous faut répondre à une question bonus : donneriez-vous la fessée à Claire ?). Daniel Cohn-Bendit ou David Caruso. Nan, je déconne. Allez, scoop pour ceux qui ne me connaissent pas : je suis rousse, je suis connue de mon boulanger et de mes collègues, donc en toute modestie je réponds moi-même. Et je suis partante pour donner la fessée à Jamie, évidemment, parce qu'Abnégation is my middle-name. Et que Claire ne mérite pas cette punition, redisons-le tout net. (Même si la lectrice a apprécié la scène. Par pur intérêt scientifique.)
7. Un film de fille. Permettez-moi d'abord de m'insurger deux minutes devant ce sexisme affiché et de rappeler que pour moi il n'y a pas meilleure soirée que l'intégrale des Fast & Furious avec des copines et huit packs de bières (j'ai beaucoup de copines). Cela posé, je suppose qu'il faut trouver une comédie romantique, je dirais donc L'abominable vérité parce que la scène du restaurant et Gerard Butler ou Quand Harry rencontre Sally parce que "Yes, Sheldon, kiss me Sheldon" ou Miss Detective parce que World peace ou Bridget Jones parce que Colin, ou Comment se faire larguer en 10 leçons parce que le chien, ou... Vous savez quoi ? Je vais faire un Top Ten ou Fifteen ou Twenty de mes romcom préférées, ce sera plus simple.
8. Un personnage de BD. Carmen McCallum. Mercenaire, dotée d'un solide bon sens et de muscles en acier, elle survit dans un futur over hostile. Tout moi. Enfin, tout moi fantasmé, quoi.
9. Une odeur. Celle du papier neuf. J'ai d'ailleurs toujours plein d'histoires à raconter.
10. Une ville. Paris évidemment. Perpétuellement en travaux, à la fois belle et moche, simple et compliquée, une ville où tout est possible mais qui ne se donne pas à tout le monde, une ville qui se mérite mais qui s'offre parfois de manière inattendue, une femme, quoi.
Je suis censée taguer à mon tour 6 copines en changeant les questions. Avouez que c'est compliqué cette histoire mais comme je suis de bonne humeur (il n'y a plus que trois paquets de copies qui m'attendent, ça se fête) je me plie de bonne grâce :
Si tu étais : 1. une chanson, 2. un roman anglais, 3. une sucrerie, 4. un penchant inavouable, voire pervers, 5. des vacances idéales, 6. un produit de beauté, 7. une police de caractère (j'ai dit que j'étais de bonne humeur, pas que j'étais inspirée, hein), 8. un métier à uniforme, 9. une série télé, 10. un peintre ou un dessinateur.
Et je refile le bébé à Cuné, Caro[line], Pimpi, Nataka, Yueyin et Maijo.
11:22 Écrit par fashion dans Tagada tagada voilà les Dalton | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
17.05.2011
But, really, Fash, who are you ?
You'll never know.
Figurez-vous que Cess m'a taguée, chers happy few, et je me vois donc dans l'obligation de vous révéler 7 choses sur moi que vous ne savez pas, même si j'aurais pu profiter des goûts déplorables de cette jeune femme (trouver à redire à la virilitude triomphante et encuirée de Kohler/Wrath quand même, ça mérite d'être privée de Barrons) pour me défiler (ce qui est si peu dans ma manière). J'ai déjà répondu plusieurs fois à des tags de ce genre (et même exactement à ce tag là) et vous savez donc tout ce qu'il y a à savoir, de mon mal des transports fortement handicapant à mon goût pour le champagne en passant par mon amour pour Paris, mais comme j'ai une personnalité aussi dense que profonde, je vais tâcher de vous révéler encore 7 faits aussi passionnants que chabadabadesques.
1. Je vis une folle histoire d'amour avec mon métier. Je râle, je tempête, je grince des dents mais je ris, je m'enthousiasme et je m'émeus. Et malgré les aléas des mutations et la difficulté de certains postes, je n'ai jamais regretté de l'avoir choisi il y a de cela une éternité.
2. J'aime shopper. En tout temps et en tous lieux. Même en province. Call me superficielle.
3. J'ai 74 paires de boucles d'oreilles. Mais comme mes trous ont été faits par un bijoutier sous mescaline, ils sont trop hauts ce qui me contraint à ne porter que des boucles longues, voire over longues. Et donc plus difficiles à ranger, problème que j'ai résolu une bonne fois pour toutes en les laissant traîner partout. Je sais, ma vie est un calvaire.
4. Mon cocktail préféré est le Bloody Mary. Et le Tequila sunrise. Et le Cosmo. Et le Manhattan. Et le Bellini. Et le Cuba libre. Et le Daïquiri. Et le Harvey Wallbanger. Et la Margarita. Et le Mojito. Et le Banana colada. Et le Screaming orgasm. (Un plaisir à commander, surtout si on a pris un Sex on the beach juste avant.)
5. J'aime les cafés parisiens. Etre en avance quelque part et avoir le temps de prendre un café allongé (je ne suis pas qu'une alcoolique, moi, Madame) en bouquinant ou en regardant les passants : une idée du bonheur. Surtout quand la terrasse donne sur une rue fréquentée par de beaux specimen mâles à la coolitude assumée. (Oui, les filles, je donne l'adresse de ce bar en mp, mais uniquement à celles qui le méritent.)
6. Je suis mauvaise langue ascendant mauvaise foi et je vendrais ma mère pour un bon mot. Il paraît que certains ne s'en sont pas remis, ce qui, c'est abominafreux, ne m'empêche pas de dormir.
7. Je suis la seule au monde à savoir faire la purée de riz. Croyez-moi, vous ne voulez pas en savoir davantage.
Je tague à mon tour Cuné (ne te défile pas, j'ai des dossiers), Karine, Ursula, Stephie et Tamara.
19:12 Écrit par fashion dans Tagada tagada voilà les Dalton | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : je lis le tome 10 d'elric, fantasme ultime de mes teen years, j'avais déjà des goûts étranges, so what ?
23.11.2010
All I want for Christmas... is a tag !
Oui, je sais, chers happy few, vous vous levez tous les matins l'espoir fleurissant dans votre petit coeur tout mou, avides de découvrir un nouveau billet hautement kulturel dans ce modeste Salon, pour ne trouver hélas, qu'une page qui vidoie, ce qui, je le conçois aisément, est aussi difficile à surmonter que la lecture de Kant en moldave. Je pourrais vous expliquer longuement les raisons de cette (relative) désertion (fin du trimestre, bla bla bla, copies, bulletins, conseils, bla bla bla, parents d'élèves (plein) (mais vraiment plein de chez plein, limite je n'en avais jamais vu autant), bref same old same old), parce que ma vie vous fascine, je le sais bien, bande de petits curieux, mais je préfère vous proposer à la place un petit tag de Noël (c'est qu'il s'en vient à grand pas le bougre) (et qu'on ne sait jamais, ça pourrait vous donner des idées, je dis ça en toute innocence, évidemment) :
All I want for Christmas is...
1. Will Schuester
Depuis que Caroline m'a prêté la saison 1 de Glee, je n'en finis pas d'aimer ce personnage : malgré ses cheveux frisés, il a tout du preux chevalier servant qui dit et qui fait toujours ce qu'il faut au moment où il faut, avec en plus le petit sourire qui va bien. Bon, par contre, merci de me le livrer sans ses pantalons beige (le port du pantalon clair devrait de toute façon être interdit par la convention de Genève) (sauf pour Daniel Craig) (rhaaaaa) : il y a des limites à ce que je peux endurer.
2. Un lissage brésilien
En raison d'un mauvais karma (j'ai dû manger des bébés koalas dans une vie antérieure, je ne vois que ça), j'ai hérité, en plus d'une propension à la mauvaise foi et d'un goût immodéré pour les oeufs mayonnaise d'une chevelure frisée qui me cause bien des soucis. Merci de m'aider à révéler la femme aux cheveux lisses qui est en moi.
3. Les oeuvres complètes de Dickens en Pléiade
Mais uniquement Oliver Twist, David Copperfield, Temps difficiles, Nickolas Nickleby et La petite Dorrit (certains de ces titres sont épuisés, je sais, je suis exigeante, on me l'a déjà dit, my bad). Mais je suis prête à beaucoup de choses pour Charlie, même à payer de ma personne en lisant la biographie de Robert Pattinson en public, vous êtes prévenus.
4. Un abonnement au Globe
Qui propose cette année un programme fabuleux, puisque la pièce qui ouvrira la saison est Hamlet, ce qui, vous imaginez bien, m'a fait couiner comme une folle quand j'ai ouvert la newsletter (s'ils savaient ce qu'elle provoque à chaque fois, ils me l'enverraient avec plus de précaution, c'est moi qui vous le dis). Je veux aussi voir absolument Beaucoup de bruit pour rien et le Faust de Marlowe. D'ailleurs, si l'abonnement pouvait être couplé avec un abonnement Eurostar et un petit pied à terre idéalement situé dans le centre de Londres (c'est que j'aime aussi le shopping, je suis une fille superficielle, limite écervelée), je serais aux anges (j'arrêterais peut-être même de dire du mal de Christophe Maé, tiens, c'est dire).
Et vous, chers happy few, qu'est-ce que vous voulez pour Noël ? (A part la paix dans le monde, évidemment.)
PS : je laisse qui veut reprendre le tag, je suis comme ça, over bienveillante, surtout les jours impairs.
06:54 Écrit par fashion dans Tagada tagada voilà les Dalton | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : cuné puisque je sais que tu lis tous mes tags, considère-toi taguée, mouahahaha, caroline inutile d'être publiquement sarcastique, david, je t'aime (oui, les tags me servent de message personnel aujourd'hui, ça va plus vite que la poste)
11.11.2010
Je te survivrai d'un amour vivant (parce qu'on est vivant tant qu'on est fort)
Après le non-tag des 15 livres qui ont bouleversé notre vie de lectrice consentante et satisfaite, voici que circule le tag des 15 auteurs dont le nom nous vient à l'esprit sans que l'on y réfléchisse (ce qui est pour moi totalement impossible, happy few de mon coeur, puisque comme chacun le sait je suis la fille la plus cérébrale à l'Ouest du Montana) (le premier qui esquisse ne serait-ce que l'ombre d'un sourire moqueur me rendra dix pages sur l'utilisation du zeugme dans les romans de Charlaine Harris). Livvy m'a lancé cette patate chaude, élégamment relayée par l'iridescente Cuné et comme je dois beaucoup à cette dernière, notamment en termes de fous rires, de champagne et de tennanteries, qui sont évidemment trois des mamelles de ce blog (oui, c'est un blog mutant, so what ?), je ne peux que m'exécuter avec la bonne grâce que l'on me connaît.
Voici donc les 15 auteurs qui me viennent spontanément à l'esprit, ceux avec qui j'entretiens depuis longtemps une relation aussi riche que passionnée :
Emmanuel Kant, sujet de blagues inépuisables qui permet surtout de poser la question ô combien importante de "Pourquoi Kant ?". La réponse pourrait d'ailleurs bien être 42.
Jane Austen, mais on se demande dans les milieux autorisés si j'ai bien saisi toute la quintessence de son oeuvre qui paraît-il ne se limite pas à Fitzwilliam (ce qui, personnellement me fait pleurer des larmes de sang, mais c'est parce que je suis une lectrice superficielle).
Georges Molinié, parce qu'avec lui la grammaire devient sexy, limite érotique (forcément, quand on s'appelle Georges). Surtout les chapitres sur l'attribut du COD.
Charlaine Harris, parce qu'elle sait que les vampires, les loups-garous (voire même les panthères-garous, les chiens garous, les lynx garous, avouez qu'il y a une certaine diversité bienvenue dans la garoutitude qui est plus qu'un mode de vie, c'est un état d'esprit) et autres créatures de la nuit ne sont là que pour satisfaire les fantasmes les plus débridés des serveuses télépathes et qu'il était temps que quelqu'un écrive des scènes torrides pour le bénéfice de la lectrice qui n'a pas d'Eric dans sa douche, pauvre d'elle.
Chateaubriand, qui sait comme personne se caresser le nombril avec délicatesse en pleurant élégamment sur le temps "où c'était mieux avant" (il paraît qu'un certain artiste français qui a rasé sa moustache lui doit beaucoup), le tout en regardant la mer, mais avec profondeur, hein.
Janet Evanovich, qui a compris depuis longtemps que deux hommes c'est mieux qu'un, qu'un milliardaire geek c'est sexy et que la glace aux pépites de cookies guérit de tout y compris des pieds plats.
Didier Babelivien, qui veut me rejoindre en Vendée sur le parking d'Auchan pour me susurrer des mots d'amour et dont le postmodernisme ébouriffant n'est pas reconnu à sa juste valeur. Réhabilitons-le.
Stephenie Meyer, dont la plume profonde et dense sait se mettre à l'unisson de la nature sauvage, qui sait comme personne décrire la montagne, ses blizzards et ses tentes pour trois et qui ose se frotter aux classiques, oui, chers happy few, grâce à elle les ados américains savent enfin que Brontë n'est pas une marque de shampoing.
Kerrelyn Sparks, qui mérite un prix Nobel du titre pour sa série Love at stake (Vamps and the City, The undead next door, All I want for Christmas is a vampire...) et pour ses vampires chauds comme des baraques à frites.
Richard Castle, qui allie une plastique avantageuse (qui a dit couinesque ?) à une plume mordante. Quand on sait qu'en plus il est milliardaire et divorcé, c'est l'homme idéal.
Alexandre Jardin, qui réenchante depuis peu mon quotidien en exposant ses recettes du bonheur conjugal. Un écrivain qui se soucie du bien-être de ses lectrices et qui propose "de taxer les hommes incompétents, ceux qui négligent de griser leurs femmes", ça m'émeut.
Frank Michaël, qui comme Alexandre, pense que toutes les femmes sont belles, lisses et soyeuses et qu'elles parlent au coeur en disant quelque chose qui ressemble au bonheur et qui le chante dans un style souvent copié, jamais égalé.
Jamie Oliver, qui est over sexy sous son chapeau de chef (je me demande si ça lui arrive de cuisiner nu) et dont la plume enlevée me fait faire des folies dans ma cuisine (le premier qui dit qu'il n'écrit rien viendra m'aider à porter sa très lourde prose la prochaine fois que j'acquiers un de ses ouvrages) (la culture ça pèse, la preuve).
J. R Ward, celle qui a réhabilité le total look cuir (cela vaut-il mieux que le total look kilt ? voilà qui mérite débat pour le prochain podcast du gang des LIT) et le h et le z, qui étaient mal aimés les pauvres (non, elle n'a pas non plus réhabilité le point virgule, elle ne peut pas tout faire).
Cheyenne McCray, auteur d'un chef d'oeuvre impérissable que tout le monde devrait lire (on murmure d'ailleurs que d'aucuns se seraient livrés à cette lecture publiquement et à voix haute), dans lequel un jaccuzzi joue un rôle prépondérant, limite capital.
Il se peut mais on n'est sûr de rien, que je me sois livrée à un détournement de tag, happy few chéris. Il se peut aussi mais là encore rien n'est moins sûr, que quelques intrus se soient glissés, à l'insu de mon plein gré, dans cette liste. Il se peut enfin que je tague à mon tour quelques coupines que j'aime d'amour et qui croyaient y échapper : Stéphie, Stéphanie, Mo, Erzébeth, Isil. (Ne me remerciez pas les filles, ou alors avec un cocktail. Vous savez ce que j'aime, je vous fais confiance.)
17:31 Écrit par fashion dans Tagada tagada voilà les Dalton | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note | Tags : sur ce je vous laisse, robert m'attend, à moins que ce ne soit zac, ma vie personnelle est over glamourous, et encore vous n'avez pas vu mes chaussons
31.05.2010
Coinçons la bulle
En ces temps de froidure et de grisaille (je renonce à comprendre et encore moins à anticiper la météo, nous avons fin mai un joli temps d'octobre) (mais ce n'est pas grave parce que j'ai acquis il y a quelques jours dans une enseigne britonne une magnifique veste jaune soleil dont je ne me sépare plus histoire d'illuminer tous ceux qui croisent mon chemin) (oui je suis généreuse), quelques bulles ne peuvent qu'être les bienvenues, chers happy few, grâce au tag limonade qui circule et qui me vient de la pétillante Erzie (je n'ai toujours pas compris pourquoi ce tag s'appelle comme ça, je dois avoir le neurone gelé, my bad).
Signe(s) particulier(s) : je suis très douée pour certaines choses, chers happy few, en toute modestie évidemment, au premier rang desquelles on trouve mes talents certains pour inventer des mots qui n'existent pas et les assumer parfaitement, émailler ma conversation de mots et d'expressions en anglais à la grande surprise de mes élèves qui s'habituent plutôt bien à mes « chop chop », « any questions ? » et autres « rise and shine », m'endormir en 10 secondes en tous lieux quels que soient le volume sonore, la compagnie ou l'inconfort et ouvrir mon livre en cours même si je sais que je ne dispose que de quatre minutes 32 de lecture (je ne perds jamais le fil et j'ai une capacité de concentration et d'abstraction assez inquiétante, limite le monde peut s'écrouler autour de moi, je ne vois rien, je n'entends rien, je lis).
Mauvais souvenir(s) : étant dotée d'une infinie capacité à l'indulgence et à l'oubli je n'en ai pas. Ceux qui seraient tentés de me taxer de mauvaise foi pondront dix pages sur l'utilisation étonnante du "ah ouiche" dans la traduction de Macbeth par Pierre Leyris et déposeront leur prose dans mon casier avant demain midi, merci.
Défaut(s) : bavarde, élitiste, têtue, enthousiaste, gourmande et couineuse. J'ai aussi une nette tendance à tout faire au dernier moment, à improviser et à répondre au quart de tour. (Oui, il y a une private joke inside cette réponse, chers happy few, il ne faudrait pas que je ne sois pas à la hauteur de ma réputation, ça me fendrait le coeur, que j'ai tout mou, comme chacun sait.)
Film(s) bonne mine : pour me remonter le moral, je regarde soit une daube de première catégorie (comme Zoolander, un des meilleurs films au monde), soit un film de super héros avec un homme poilu (X-Men 1 ou 2 ou 3 ou Wolverine, mmmh, quel peut bien être le point commun de ces quatre chefs-d'oeuvre en dehors d'une surabondance de latex, chers happy few ?), soit une comédie romantique (la liste est longue, le choix est vaste, la chair est faible, et s'il y a Sandra Bullock inside, c'est encore meilleur), soit un épisode de Docteur Who (no comment).
Souvenir(s) d'enfance : Laura Ingalls qui découvre le monde et moi la conquête de l'ouest et les Indiens, Aérine qui combat les dragons et mon coeur qui fait des bonds, le prince Pipo qui perd son monde et moi qui comprend que le monde peut s'écrouler, Fantômette qui met les méchants sous clé et moi qui active mes petites cellules grises et apprend ce que couiner veut dire, et mon coeur qui bat pour tous ces êtres de papier qui m'offrent des voyages imaginaires dans l'espace et le temps, des expériences inouïes et la sensation, toujours neuve, toujours présente, de commencer une nouvelle vie en ouvrant un nouveau livre.
Et parce qu'un tag n'est qu'une pauvre petite chose s'il ne circule pas, je propose à Caro[line], Casanova, Theoma, Tamara et Stephie de trinquer à leur tour!
07:36 Écrit par fashion dans Tagada tagada voilà les Dalton | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
18.05.2010
"I'm going to kill them all. That ought to distract them."
Parce qu'il y avait bien longtemps que je n'avais pas répondu à un petit tag, chers happy few (au moins 42 jours me souffle une âme charitable) (et qui sait compter, elle), je ne peux pas résister au plaisir de répondre à celui que Stéphanie m'a traîtreusement (mais adroitement) lancé, parce qu'il y est question de séries télévisées, ce qui, comme chacun le sait, occupe pas mal de mon temps libre.
1. A quelle série dois-tu ton premier souvenir de télévision ?
Mon premier souvenir de série télé, c'est un chef-d'oeuvre éternel et iridescent, une série que je regardais le samedi après-midi quand j'étais ado et que j'adorais : Les deux font la paire (Scarecrow and Mrs King). Cette série qui date de 1988 met en scène un improbable couple d'enquêteurs : l'agent secret et la ménagère. Je trouvais ça drôle et j'étais amoureuse de l'acteur, Bruce Boxleitner. Oui, je sais, mais il faut bien que jeunesse se passe, non ?
2. Quel est le chef-d'œuvre "officiel" qui te gonfle?
Il y a plusieurs séries qui ont bonne réputation et dont je n'ai pas réussi à voir plus de quelques épisodes, comme Dead like me (trop répétitif), Dr House (je me suis vite lassée des ces épisodes tous exactement construits sur le même modèle et de ce personnage qui n'évolue pas du tout) ou encore True Blood (je préfère les bouquins même si je reconnais le formidable travail scénaristique d'Alan Ball). De manière générale, les séries médicales m'ennuient rapidement (E. R, Grey's anatomy), de même que les séries policières (à part Bones, qui est trois crans au-dessus de toutes les autres).
3. Quel est le classique absolu que tu n'as jamais vu et d'ailleurs pas eu l'envie de voir ?
Pendant longtemps ça a été X-Files mais j'ai rattrapé cette lacune cette année. Sinon, The twilight zone ne me dit rien du tout.
4. Quelle est la série, unanimement jugée mauvaise, que tu as "honte" d'aimer ?
Je crois qu'il est bien clair pour tout le monde que je n'ai jamais honte de rien, chers happy few. Et puis de toute manière j'ai un goût très sûr, non ? Non ? Mais puisqu'il faut jouer le jeu, je dirais Black Scorpion, une série bien kitsch comme je les aime, avec une super héroïne en latex. Produite par Roger Corman, le pape de la série Z. Who else ?
5. Quelle est la série que tu as le sentiment d'être la seule à aimer ?
Firefly de Joss Whedon. Cette série maudite compte quelques fans irréductibles dans le monde mais personne n'en a entendu parler en France (à part évidemment les gens fabuleux) et ceux qui l'ont vue ne l'aiment pas forcément, hélas. Too bad, parce qu'elle est excellente.
6. Quelle série aimerais-tu faire découvrir au monde entier ?
Doctor Who, évidemment. Je n'en aurai jamais assez de chanter les louanges de cette série extraordinaire. Et comme je suis monomaniaque ascendant psychorigide, je viens de commencer à regarder la toute première saison qui met en scène le premier Docteur, incarné par William Hartnell. Elle date de 1963, elle est datée à souhait et j'adore, évidemment.
7. Quelle série ferais-tu regarder à ton pire ennemi pour le torturer?
Sous le soleil. Sans hésiter. Cette série est la seule au monde où on ne comprend rien même si on regarde les épisodes dans l'ordre : rien ne se suit, les histoires (enfin, les scénarios manifestement écrits par des lycéens sous acide qui en tiennent lieu) sautent du cop à l'âne et je ne parle même pas de l'interprétation, qui tient plus du spectacle de fin d'année des collèges de l'Ariège que de l'Actor's studio.
8. Quelle série pourrais-tu voir et revoir ?
The avengers (Chapeau melon et bottes de cuir) (les saisons avec Mrs Peel), Buffy et Doctor Who. D'ailleurs, je ne m'en prive pas, je les ai vues un nombre incalculable de fois. Ce sont des séries inventives, pleines d'humour et qui présentent toutes les trois un sous-texte très riche qui permet de les regarder à tout âge et de les analyser sans fin.
9. Quelle série faut-il voir pour y découvrir un aspect essentiel de ta personnalité ?
Les trois précédemment citées, parce que si elles me plaisent autant, c'est qu'elles correspondent à quelque chose de profond chez moi et qu'elles sont bourrées d'intertextualité et de références. Il faut ajouter Le prisonnier (1967), série qui fascine la paranoïaque amatrice de SF et de Philip K. Dick que je suis.
10. Quelle série t'a fait verser tes plus grosses larmes ?
Buffy, saison 2, épisode final. Je ne veux pas spoiler parce que certaines ne l'ont pas encore vu, mais cet épisode est d'une beauté tragique à couper le souffle.
11. Quelle série t'a procuré ta plus forte émotion érotique ?
Je suis du genre à couiner facilement mais dans les séries télé, peu de passages fortement érotiques finalement, en dépit de la sexytude de nombreux personnages...
12. Quelle série emporterais-tu sur une île déserte (en plus d'un générateur et de la télévision) ?
Doctor Who, évidemment. En plus d'être d'une infinie richesse, elle est tellement longue (la plus longue série de SF au monde, elle a débuté en 1963 et ne s'est que brièvement arrêtée dans les années 90) que je suis sûre de ne pas m'ennuyer.
13. De quelle série attends-tu la sortie en DVD avec la plus grande impatience ?
Doctor Who, encore. (Oui, il y a comme une thématique dans ce billet, la trouverez-vous, perspicaces happy few ?) Mais c'est normal, puisque je la suis en temps réel (la BBC est merveilleuse) mais il me tarde de la regarder de nouveau sur un écran de télévision, parce que Matt Smith le vaut bien, le bougre.
14. Quel est selon toi le film adapté d'une série le plus réussi ?
Hum, ça existe ça ? Parce que ce que j'ai vu (genre Chapeau melon, ou X-Files, ou Le Saint) est carrément affreux. Les séries télévisées méritent de rester à la télé : c'est là qu'elles sont le mieux, chéries et choyées par des spectateurs enthousiastes. Comme nous, chers happy few.
Je refile le tag à mes copines de séries télé : Isil et Lamousmé (qui sortiront peut-être de leur hibernation grâce au Docteur), Yueyin et Chiffonnette.
06:18 Écrit par fashion dans Tagada tagada voilà les Dalton | Lien permanent | Commentaires (58) | Envoyer cette note | Tags : mmmmh les belles photos, je vais m'acheter les deux font la paire, tiens, j'ai trop envie de voir ce que ça donne, à la re-vision en vo
27.03.2010
La chanson qui tue
Voilà bien longtemps que je n'avais pas répondu à un tag, chers happy few, et je sais que ça vous manquait, ne niez pas, va, bande de coquinous car rien de ce qui vous concerne ne m'est étranger, parce que c'est vous, parce que c'est moi, chabadabada. Le tag du moment est musical, ce qui ne m'arrange pas vraiment puisque comme ceux qui suivent mes aventures kulturelles le savent depuis longtemps, la musique et moi ne faisons pas très bon ménage, la faute certainement à une oreille mal entraînée qui aime essentiellement les musiques de films et les daubes commerciales (si je vous dis que j'écoute en boucle la musique de la saison 4 de Doctor Who chez moi (la faute en revient à Karine) et la musique de Twilight dans la voiture (cette fois-ci, c'est la faute de Delphine), vous aurez compris l'abyssale profondeur du problème, chers happy few). Mais là, ça tombe bien, parce que le tag qui me vient d'Ofelia (eh oui, la perfide Albion a encore frappé mais j'ai fini par m'y habituer, voire même par aimer ça parce que parfois masochisme is my middle name) me demande de révéler les titres des chansons de pure daube commerciale que je ne peux pas m'empêcher d'aimer, voire même dont je connais les paroles par coeur. Autant dire que ce it-tag est fait pour moi, pas moins.
Voici donc, for your eyes and your ears only, chers happy few, la révélation de l'étendue de mon mauvais goût totalement assumé. Vous pouvez vous moquer, parce que je le vaux bien.
1. It's raining men, repris par Geri Halliwell.
Vous remarquerez la légèreté du clip, tout en finesse et en sophistication. Bien évidemment je connais les paroles, et si j'ai beaucoup bu je fais la choré (oui, ça fait peur, je sais).
2. That don't impress me much, Shania Twain.
Le clip me fait mourir de rire (tous ces sexy men, so cliché) et si je vous dis que j'ai longtemps possédé un petit top léopard extrêmement classy vous comprendrez l'ampleur des dégâts, mmmh ? (oui, au point où on est dans les confidences, autant vider le placard, non ?) (oups, my bad, mais c'était trop tentant)
3. J'ai tout oublié de Marc Lavoine et Christina Marroco.
Parce que parfois moi aussi, "je ne sais plus où j'habite" : en même temps comment ne pas perdre la tête quand Marc vous regarde avec ses yeux revolver et vous demande de lui réapprendre l'amour, hein ? la chair est faible, hélas, et j'aime Marc Lavoine, punissez-moi chers happy few en m'envoyant la dernière compil' d'Alain Chamfort, c'est tout ce que je mérite.
4. Pour que tu m'aimes encore, Céline Dion.
Je sais que cette révélation vous laisse sans voix chers happy few, mais je dois bien avouer puisque l'heure est aux embarrassantes confessions que je possédais le CD de Céliiiine qui contenait cette chanson (j'étais jeune, Monsieur le Juge, je ne savais pas bien ce que je faisais) et comme je suis dotée d'une mémoire d'éléphant, j'en connais encore les paroles par coeur, ça fait peur, je sais. Mais pas autant que le jeu de scène de Céline, on est bien d'accord.
5. Un dos tres, Ricky Martin.
Oui, je sais, chers happy few, c'est affreux. Toute une crédibilité patiemment bâtie pendant 3 ans à coups de sexy men et de Harlequin détruite en quelques minutes par la grâce d'un latino de 20 ans qui se déhanche dans les rues de Paris. Que voulez-vous, j'ai toujours eu un faible pour les vestes en cuir, l'espagnol et la gomina. On ne se refait pas.
Je passe le micro à celles qui se cachent en espérant ne pas avoir à révéler au monde entier leur goût pour les chanteurs portugais à moustache et les boys bands : Bookomaton et Stéphie. Ne me remerciez pas les filles, c'est de bon coeur.
24.12.2009
The Christmas tag
Je croyais en avoir fini avec les tags pour 2009 mais c'était sans compter sur Lou qui a décidé d'offrir à la blogosphère un tag bien dans l'esprit de Noël, et même si Karine m'a traîtreusement volé toutes mes réponses, je m'y colle avec plaisir (et avec le clavier) parce que je suis gentille (il paraît que c'est de saison après tout, je ne fais que me mettre au diapason avec cette souplesse qui me caractérise) (ben oui, c'est Noël je m'envoie des fleurs, et alors ?).
Nous sommes le 24, il fait froid, il pleut, il vente, il neige. Vous êtes dans les transports, sur le point d'arriver chez vous après une dure journée de courses de dernière minute. Enfer et damnation ! Vous vous apercevez du fait que vous avez complètement oublié le plat principal et le livre collector en édition ultra limitée dont vous rêviez depuis des mois et qui est sur le point d'être épuisé. L'ennui, c'est qu'il ne vous reste qu'une heure pour préparer le réveillon et que vous aurez tout juste le temps de faire l'une des deux courses. D'ailleurs, rien n'est moins sûr ! Et puis, il faut avouer que votre journée vous a achevé(e). Que faites-vous ?
Sachez, chers happy few, que cette situation ne risque pas de m'arriver : je ne fais jamais mes cadeaux de Noël à la dernière minute (la preuve, les miens sont emballés depuis 10 jours, avouez que c'est quand même la classe totale) et je ne cuisine qu'une fois l'an et même pas pour Noël. Il y a donc de fortes chances pour que je puisse tranquillement aller acheter mon roman en édition ultra collector avant de mettre les pieds sous la table. Et encore, me connaissant ce serait plutôt un DVD en édition ultra collector, genre Albator, au hasard. (D'ailleurs, saviez-vous que notre so sexy balafré avait pour nom en anglais Captain Franklin Herlock ? Je pense que je ne vais jamais me remettre de cette information, chers happy few, qui a tué d'un coup d'un seul tout le potentiel de sexytude que contenaient l'épée et la balafre.) (Car oui, je suis une fille et j'aime les clichés, so what ?)
Vous voilà enfin chez vous ou chez les personnes chez qui vous réveillonnez. Cette année vous avez décidé que l'oncle Fred ferait le Père Noël. Malheureusement, il vient d'appeler pour vous dire qu'il avait rencontré l'amour de sa vie à 80 ans et partait en Indonésie pour sa lune de miel, avec une dulcinée connue deux mois auparavant à son entrée en maison de retraite. Heureusement, vous connaissez des gens célèbres, acteurs, chanteurs, sportifs ou autres (morts ou vivants) qui se couperaient en quatre par amitié pour vous. Qui choisissez-vous pour jouer Santa Claus ?
Bill Murray pour amuser les enfants, et un des David (voire plusieurs, ne soyons pas sectaire) pour apporter les cadeaux de Noël à leur mère. Oui, je suis comme ça, je pense au bien-être de toute la famille.
C'est l'heure de distribuer les crackers, je me demande ce qui est inscrit sur le vôtre...
2010, année des voyages et de l'amitié. Soyons simple. Et en plus j'ai déjà acheté les guides.
Les enfants sont enfin couchés ! Après avoir bien bu et bien mangé, vous décidez de finir la soirée en beauté en faisant une petite séance de spiritisme. Vous commencez en riant bien, mais soudain le tonnerre gronde, la lumière s'éteint, une lueur bleue vaporeuse s'élève au dessus de la table et vous sentez quelque chose de froid et mou se poser sur votre épaule. Que faites-vous ?
Comme je suis une vraie fille, je hurle et le Docteur vient me sauver. Who else ? (ok, j'ai bien d'autres noms en tête mais si je ne parlais pas une fois au moins du Docteur dans un tag on se demanderait ce qui a bien pu m'arriver et franchement, chers happy few, je ne veux surtout pas vous inquiéter)
Et au fait, on pourrait connaître l'identité du fantôme, vrai ou farceur ?
Jane, qui me demande si je veux rencontrer Mr Darcy. Ou Margaret, qui veut me présenter Rhett. (Il y a comme une thématique dans ce tag, la voyez-vous, chers happy few perspicaces ?)
Enfin vous voilà le 25 au matin et vous allez déballer les cadeaux qui vous attendent depuis quelques heures sous le sapin. Quel est le cadeau inespéré que vous ne pensiez jamais recevoir et qui est là, devant vos yeux ébahis ?
La paix dans le monde ? (ok, je sors)
Un TARDIS, mais c'est peu probable, le Millenium Falcon mais je ne saurais pas où le mettre, alors un Iphone, tiens. On ne sait jamais, ça pourrait donner des idées au Père Noël.
Et pour que se répande l'esprit de Noël, je passe le tag à Bookomaton, Keisha, Lyle, Ofelia, Papillon, Pimpi et Stephie.
J'en profite pour vous souhaiter un très joyeux Noël, chers happy few : que le champagne coule à flots! (et que Billy Mack vous accompagne, as usual) (car comme l'a dit le poète moldave un soir de beuverie, quand les habitudes sont bonnes il faut les garder)
09:27 Écrit par fashion dans Tagada tagada voilà les Dalton | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note | Tags : christmas is all around us, la la la la la la, chabadabada, et bis, car bis repetita placent, what else ?
06.12.2009
Moteur!
Parce que ça faisait bien longtemps que je n'avais pas répondu à un tag (au moins 3 semaines et demi me souffle-t-on en coulisses) et parce que les deux neurones qui me restent après l'attaque des vilains microbes ne me permettent pas de faire mieux, je réponds enfin au tag ciné refilé par Carole, qui est un peu le pendant de celui qui a circulé il y a quelques semaines (oui, tant de cohérence dans le tag me laisse pantoise, chers happy few).
Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?
Mes parents étaient très cool, chers happy few, et ils ne m'ont jamais empêchée de regarder quoi que ce soit. Certes, le fait que nous n'avions pas la télévision a certainement aidé : je ne risquais pas de réclamer de voir le film d'horreur du samedi soir ou la série télé du samedi après-midi.
Une scène fétiche ou qui vous hante ?
LA scène qui m'a marquée est sans conteste la fin de Psychose et la découverte du cadavre momifié de la mère de Norman Bates. J'ai vu ce film, ado, chez une copine un après-midi sombre et pluvieux et j'ai fini cramponnée aux coussins du canapé, trop terrifiée pour crier.
Vous dirigez un remake : lequel ?
Sans hésiter, et contrairement aux copines qui voudraient faire un remake d'Autant en emporte le vent (sacrilège!), je tourne celui d'Angélique. Cette saga merveilleuse a été proprement massacrée par une production indigente : un scénario bâclé et plein de raccourcis hasardeux, des acteurs très mal choisis (Robert Hossein ne peut pas être Joffrey, point barre) et une héroïne caquetante, au secours! Je redonnerai à ces romans leur profondeur tragique (Angélique et Joffrey c'est Romeo et Juliette en moins niais, en même temps ils n'ont pas 15 ans, thank goodness), le lustre de l'arrière-plan historique et surtout je rendrai à Angélique son caractère bien trempé et son sens de l'humour. Et si en plus Hugh J. accepte d'incarner le beau comte de Toulouse, mon bonheur sera complet.
Le film que vous avez le plus vu ?
J'ai déjà répondu à la question et ça ne s'est pas arrangé puisque depuis la dernière fois (il y a un mois donc), j'ai revu la première trilogie. Mais c'était pour la bonne cause, Monsieur le Juge, il fallait bien que je la fasse découvrir à ma fille (qui m'a dit à la fin : "Moi mon personnage préféré, c'est Dark Vador, parce qu'au fond il n'est pas si terrifiant. Et puis en plus c'est quand même plus intéressant d'être un méchant." Parfois, elle me laisse sans voix, et croyez-moi, chers happy few, ça ne m'arrive pas souvent). J'en profite d'ailleurs pour dire deux mots (ou trois soyons fous) de la V.F, qui est quand même croquignolette. Quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi Chewy est appelé Chico, par quel tour de passe-passe le Millenium Falcon se transforme en Millenium Condor, R2-D2 en D2-R2 et C-3 PO en Z-6 PO ?? Et après on s'étonne que je milite activement, limite fanatiquement pour la V.O.
Qui ou qu’est-ce qui vous fait rire ?
J'ai bien envie d'esquiver gracieusement la question chers happy few, parce que je sens que vous ne me regarderez plus jamais du même oeil indulgent par la suite, mais comme je suis courageuse et téméraire, je vais y répondre même si ma réputation doit en souffrir. Hum. Ahem.
Tout me fait rire, avec une prédilection pour les films bien gras (aïe), les teen movies, les comédies romantiques, les films complètement barrés, Ben Stiller, les Monty Python, le non sens, le décalage, les gags scato, les blagues graveleuses, les parodies, l'humour à deux balles et j'en passe. Je suis totalement irrécupérable et j'assume.
Allez, quelques exemples parce que vous le valez bien, de films qui ne font rire que moi :




(Un intrus s'est glissé au milieu de ces films de qualité, chers happy few. Il paraîtrait en effet que New Moon n'aurait pas fait rire que moi. Une enquête est en cours.)
Votre vie devient un biopic…
Enfin! C'est vrai que la vie d'une prof de Lettres mère de famille qui tient un blog et a de solides penchants pour les sexy men, les séries télévisées étranges, la bière, les travaux manuels et les sorties entre copines est passionnante, non ? Dans mon rôle, Angelina Jolie évidemment (ben tant qu'à faire, autant voir les choses en grand, non ?).
Le cinéaste absolu ?
Un mélange entre Hitchcock pour la rigueur et la perversité, Welles pour la créativité et l'énergie, Gilliam pour le n'importe quoi et la beauté formelle et Lubitsch pour le sens du rythme et l'humour.
Le film que vous êtes le seul à connaître ?
Je pourrais en citer une bonne cinquantaine mais comme j'ai pitié de vous, chers happy few, j'ai fait un choix. Cornélien.

(Par exemple.)
(Un des films les plus barrés de tous les temps. Je sais de source sûre qu'en France nous sommes deux à l'avoir vu.)
(Je ne prête pas mon exemplaire, j'aurais trop peur qu'on ne me le rende pas.)

(Oui, celui-ci, aussi.)
(Je l'ai vu au moins 5 fois. J'adore les parodies de boys band du groupe Dujour. Il y a du beau monde dans ce film en plus : Seth Green, Alan Cumming, Parker Posey, Rachel Leigh Cook, Tara Reid...)

(Celui-là est un film kulte. Pour au moins 32 personnes. Dont moi.)
Une citation de dialogue que vous connaissez par coeur ?
Pour varier de la dernière fois et changer d'Inigo Montoya : "J'ai connu une Polonaise qui en buvait au petit déjeuner." "On ne devrait jamais quitter Montauban." "Je vais l'éparpiller façon puzzle." Un film dont je ne me lasse pas.
L’acteur que vous auriez aimé être ?
A l'écran, James Stewart.
Et l’actrice ?
A l'écran toujours, Katherine Hepburn.
Le dernier film que vous avez vu ? Avec qui ? C’était comment ?
New Moon avec Caro[line], Chiffonnette, Delphine, Emeraude et Stéphanie. Si vous voulez savoir ce que j'en ai pensé dans le détail, allez lire le billet de Chif'. Si vous voulez la version courte : Edward est gaulé comme une ablette (la scène où il enlève sa chemise à la fin est une épreuve : "Remets-la!, avais-je envie de lui conseiller en bonne copine, va te faire épiler, prends quelques kilos et on en reparle, hein ?") (oui, le concept est nouveau et un peu terrifiant je ne vous le fais pas dire : le vampire est poilu mais juste un peu, hein, genre eeuw) et il chougne comme un enfant de 4 ans ("mais euh, Bella, je t'aimeuh mais je veux te protéger, ouin, que la vie est dure"), Bella est transparente (normal donc) et Jacob chaud comme la braise (heureusement, hein, sinon on se demanderait vraiment ce qu'on fait là) (on me rappelle dans l'oreillette qu'on se l'est demandé plusieurs fois, c'est vrai). C'est filmé avec trois pieds gauches avec deux mentions spéciales décernées à l'unanimité de moi-même : l'enlevage de t-shirt de Jacob filmé en contre-plongée (la salle a hurlé de rire) et le ralenti dans les bois façon Petite maison dans la prairie, gadoum gadoum que c'est chouette de gambader avec son namoureux vampire. Ri-di-cu-le.
Un livre que vous adorez, mais impossible à adapter ?
J'adorerai voir au cinéma L'Assassin Royal, la sublime série de fantasy de Robin Hobb. Après tout, Peter Jackson a bien adapté Le Seigneur des Anneaux.
Quelque chose que vous ne supportez pas dans un film ?
La mièvrerie, qu'il ne faut pas confondre avec la guimauve, attention, je veille. La guimauve fait du bien à nos petits coeurs tout mous, la mièvrerie est une atteinte au bon goût.
Le cinéma disparaît. Une épitaphe ?
Merci d'avoir rempli ma vie.
Et, le moment que vous attendez tous, le douloureux passage de flambeau. Alors comme entre celles qui ne veulent pas, celles qui veulent mais pas tout le temps, celles qui se sentent oubliées, celles qui ne savent pas si, celles qui ont piscine et celles qui font les timides, je ne m'y retrouve plus, chers happy few, je refile ce tag à... des hommes, en espérant qu'ils seront moins compliqués que mes consoeurs!
Calepin, ICB, Lyle, Secondflore, Thom, Zag (oui, je sais, c'est une blague, va, histoire de dire que je ne t'oublie pas) : si vous le voulez, il est à vous! Enjoy!
08.11.2009
Toiles et étoiles
Décidément, chers happy few, cet automne est celui du tag : après celui d'Emma puis celui de Lyle, voici le tag cinéma qui me vient tout droit de la perfide Albion, envoyé par Ofelia pour une sombre raison de retour à l'envoyeur que je n'ai pas bien élucidée, et auquel je me plie de bonne grâce parce que je suis comme ça, bien urbaine.
1- Un film que vous regardiez étant jeune et qui vous remplit de souvenirs :
Le premier film que j'ai vu et dont la vision me remplit à chaque fois d'un bonheur mêlé d'un peu de nostalgie est Scaramouche, de George Sidney, un film de cape et d'épée réalisé en 1952. On y suit les aventures de Stewart Granger qui manie le fleuret en virevoltant comme personne. C'est ce film qui a assis mon amour des films de genre et des bruns ténébreux, autant dire que je lui dois tout, chers happy few.
The princess bride de Rob Reiner (1987). J'adore cette merveilleuse adaptation du roman de William Goldman, et certaines répliques sont kultissimes comme celles d'Inigo Montoya ( "Tou as toué mon pèrre, prréparre-toi à mourrir." ) ou la terrible histoire du Pirate Roberts, les RTI et j'en passe. Je ne m'en lasse pas.
3- Un film qui a bouleversé votre jeunesse :
Le cercle des poètes disparus (Dead poets society) de Peter Weir (1989). Comme tous ceux de ma génération, ce film m'a hantée pendant longtemps. Je me souviens l'avoir vu 3 fois en salles et n'avoir parlé que de ça avec les copines pendant des mois. On était toutes amoureuses de Robert Sean Leonard et je trouvais le prof interprété par Robin Williams extraordinaire (ce n'est pas lui qui est à l'origine de ma vocation mais ce film a dû certainement l'asseoir). Je me suis même lancée dans la lecture de Walt Whitman à l'époque, c'est dire.
La nuit du chasseur (The night of the Hunter) de Charles Laughton (1955). C'est mon film préféré, ever et je le trouve par-fait.
5- Un film qui vous a donné envie de faire du cinéma :
Je n'ai pas envie de faire du cinéma, mais j'aimerais bien parfois que ma vie y ressemble, histoire de rencontrer quelques chevaliers en armure comme :
Il y en a un paquet parce que je suis du genre à revoir sans cesse les films que j'ai aimés (c'est pour ça que j'achète pas mal de DVD, my bad). Je pense quand même que les films que j'ai le plus vus sont La guerre des étoiles, Le retour du jedi et L'empire contre-attaque. Parce que c'est un space opera, parce que "Je suis ton père, Luke.", parce que les combats dans l'espace, parce que Obi-Wan, parce que R2D2, parce que Princesse Leia et surtout surtout parce que Han Solo (Harrison Ford, *soupir*), son sourire carnassier et son regard coquin, sa loyauté toute personnelle et son pantalon moulant.
Fame le remake de Kevin Tanghaoren (2009). Et c'est vraiment très mauvais. Exit le kitsch et les paillettes de l'original, welcome to the 00's, leur vulgarité et leurs bons sentiments (ce n'est pas incompatible, malheureusement).
Je n'ai plus l'impression de payer ma place depuis l'invention de la carte UGC illimitée, que je possède depuis sa création et qui me permet d'aller voir un nombre incalculable de daubes en toute zenitude. Cependant, je dois bien avouer que la vision d'Un vent de folie (Forces of nature) de Browen Hughes (1999) a été un véritable pensum. C'était pourtant une comédie romantique avec Sandra Bullock, ce qui aurait dû lui assurer une place de choix dans mon petit coeur tout mou. Tant pis.
2001, l'Odyssée de l'espace... Nan, je déconne, je déteste ce film (oups, je sens que je vais m'attirer les foudres des Kubrick's fans). Le cinéma questionne le monde certes, mais ce que j'aime infiniment plus c'est le questionnement de la psyché humaine. Et comme il faut choisir, je dirais L'ombre d'un doute (Shadow of a doubt) d'Alfred Hitchcock (1943). La trouble relation entretenue par l'oncle meurtrier et sa nièce idolâtre sont comme d'habitude chez Hitch d'une infinie justesse psychologique.
The fisher king de Terry Gilliam (1991). Ce film est un petit joyau qui met en scène la descente aux enfers de Jack (Jeff Bridges), un animateur de radio épouvantablement égocentré responsable d'une fusillade qui a causé la mort de plusieurs personnes dont une jeune femme dont le mari, Parry (Robin Williams) est devenu SDF à la suite de ce deuil. Pour se racheter, Jack aide Parry à retrouver le Graal et à séduire l'étrange Lydia (Amanda Plummer) d'une manière à la fois totalement naïve et poétique tout à fait enchanteresse.
11- Un film qui vous a fait tordre de rire :
L'un de mes films comiques préférés est sans conteste L'impossible Monsieur Bébé (Bringing up Baby) de Howard Hawks (1938). L'air ahuri de Cary Grant qui se débat entre les mains hystériques de Katherine Hepburn est irrésistible et certains passages sont d'anthologie comme le cri de la panthère ou la scène du peignoir.
X-men de Bryan Singer (2000). J'y ai découvert un petit inconnu au regard de braise et à la voix so sexy, qui certes avait des griffes mais franchement, who cares ?
La vie est belle (It's a wonderful life) de Frank Capra (1946). L'histoire de ce père de famille ruiné qui tente de se suicider et à qui un ange montre à quel point il a mené une belle vie me fait pleurer à chaque fois. James Stewart est extraordinaire d'humanité et la fin qui met en scène la solidarité de toute la ville est bouleversante.
Un jour sans fin (Groundhog day) de Harold ramis (1993). Un film doudou dont je ne me lasse pas. Bill Murray y est fantastique. La marmotte aussi.





































