24.07.2010

Have you lost any weight on this diet ? - No. I gained a couple but I think it's water retention.

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Vinnie Plum, directeur de l'agence de recouvrement de caution pour laquelle travaille Stephanie Plum, et accessoirement son cousin aux moeurs peu délicates, est enlevé par son bookmaker à qui il doit une fort jolie somme. Même si elle ne l'aime pas plus que ça, Stephanie décide d'aller à sa rescousse (la famille c'est sacré), aidée par Connie et Lula. Mais il s'avère rapidement que d'autres intérêts qu'une simple dette de jeu sont à l'oeuvre et nos trois drôles de dames sont entraînées dans une histoire pleine de rebondissements et de coups tordus.

 

Le mois de juin a apporté avec lui comme chaque année l'Evanovich nouveau, chers happy few, et comme chaque année, je n'ai pas résisté à l'appel de Ranger et Morelli, demandant pour l'occasion à Karine de me le rapporter de Montréal, WH Smith ayant décidé cette année, pour des raisons qui gagnent à mon avis à rester obscures, de ne pas commander la version hardcover. Je me suis plongée dans cette lecture avec délectation (j'avais trouvé le quinzième drôlatique) mais hélas, trois fois hélas, pour la première fois depuis que j'ai découvert cette série il y a plus de dix ans, la sauce n'a pas pris. Je n'aurais jamais cru écrire ça un jour, chers happy few, mais j'ai été déçue par ce seizième opus (et ça me coûte d'écrire ça, vous pouvez me croire). Enonçons rapidement ce qui m'a chagrinée : une histoire encore moins dense que d'habitude dont la loufoquerie sonne faux (la lucky bottle est mal exploitée notamment), des situations répétitives (Vinnie disparaît deux fois de suite, Connie fabrique un peu trop de bombes puantes) et surtout une construction narrative qui finit par virer au système (les histoires de FTA s'entrelacent très mal cette fois-ci). Si on ajoute à cela des personnages définitivement englués dans une histoire dont ils ne sortent pas (le faux triangle amoureux Ranger/Stephanie/Morelli) et donc privés de toute évolution psychologique, on obtient un roman raté, chers happy few, qui malgré quelques bons moments (Lula est vraiment un excellent personnage et la réapparition de Mooner en organisateur de réunion de hobbits est assez drôle) peine à faire sourire la lectrice pourtant conquise d'avance. Laissons le bénéfice du doute à Janet, chers happy few (je ne peux pas brûler ce que j'ai tant aimé) et espérons juste que le prochain opus sera meilleur.

 

Janet Evanovich, Sizzling sixteen, Headline review, 320 pages, 2010.

 

PS : après des années d'atermoiement (les droits ont été vendus il y a plus de 10 ans), le tournage de l'adaptation cinématographique a commencé il y a quelques jours, avec Katherine Heigl dans le rôle de Stephanie Plum. Couinerons-nous, chers happy few ? Wait and see, comme disait le poète moldave, qui décidément avait réponse à tout.

 

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