28.10.2008

Top 50

41Y87ZWW9ML__SL500_AA240_.jpg Yoann, la trentaine finissante, égrène ses souvenirs au fil des chansons qui ont marqué sa vie, de Let the sunshine in à Danse s'y en passant par J'ai encore rêvé d'elle, Just an illusion ou encore Puisque tu pars, comme un Top 50 intime...


Décidément, chers happy few, je dois avouer que j'aime infiniment la plume de Jean-Philippe Blondel, qui a l'art de dire légèrement des choses parfois graves, parfois douloureuses et toujours profondes. Il y a évidemment un côté générationnel dans Juke-Box, qui évoque des chansons qui ont marqué une génération culturelle qui n'est pas tout à fait la mienne (je suis plus jeune que Blondel et par raccroc, que le narrateur), mais ce côté est transcendé par le propos, dont le côté intime touche à l'universel. Yoann évoque ses souvenirs d'enfance, entre deux parents qui se disputent tout le temps, son grand frère qu'il aime tant sans s'en rendre compte, les premiers émois amoureux, la douleur de la perte, l'expérience du deuil, les tâtonnements du jeune adulte, l'installation professionnelle puis dans le rôle de père, le tout avec en arrière-plan toujours la douleur et les doutes d'un personnage en perpétuel questionnement. Les chansons ne sont bien évidemment pas choisies au hasard et leurs titres comme leurs paroles résonnent étroitement avec l'histoire de Yoann, histoire qui se révèle extrêmement émouvante. Certainement le roman de Blondel que j'ai préféré jusqu'à présent, chers happy few : j'en suis ressortie frissonnante et la larme à l'oeil. Merci M'sieur Blondel!


Jean-Philippe Blondel, Juke-Box, Pocket, 207 pages

Le billet d'Amanda qui donne de nombreux liens (je sais, je fais ma fainéante, je vous demande pardon, chers happy few, c'est un des dommages collatéraux des vacances...)


PS : et vous, chers happy few, quel serait votre Top 50 personnel ?