15.03.2011
"Truly, your egotism is like the Universe - ever expanding."
Derek, le loup-garou a été sauvagement battu, soigneusement découpé et laissé pour mort : non seulement on a versé de l'argent dans ses blessures mais quelque chose empêche sa régénération. Kate décide de trouver ceux qui ont fait ça et l'enquête la mène très rapidement du côté d'une équipe de gladiateurs qui participent aux Jeux de Minuit, des Jeux du cirque illégaux et... mortels. Mais il en faut plus pour arrêter la jeune représentante de l'Ordre des Chevaliers, qui n'hésite pas à s'exposer au pire pour sauver le jeune homme. You don't mess with Kate.
Contrairement à ce que pensent certains esprits chagrins (qui sont hélas nombreux, le manque d'ouverture d'esprit et de culture étant aussi répandu que le chocolat dans mes placards, ce qui n'est pas peu dire) la fantasy est un genre qui non seulement n'est pas réservé aux geeks ou aux adolescents (aussi incroyable que cela puisse paraître, des adultes intelligents, voire même, ô hérésie, cultivés (si, si) en lisent, shame, shame on them jusqu'à la quarante douzième génération) mais qui en plus produit régulièrement de véritables pépites (en même temps, il est toujours amusant de voir que les plus grands détracteurs sont ceux qui n'en ont jamais lu, ce qui est une attitude d'une grande honnêteté intellectuelle, mais point ne persiflerai). C'est dans ce genre et dans la SF (oh mon Dieu, c'est encore pire, un genre pour adolescents mais boutonneux, eeew) que l'on trouve sans conteste les meilleurs écrivains contemporains, des écrivains qui savent à la fois raconter une histoire et questionner le monde qui nous entoure avec finesse. Et la série Magic qui met en scène les aventures de Kate Daniels appartient au meilleur de la fantasy urbaine, ce que prouve définitivement ce tome 3. L'intrigue est excellente (je dois avouer en plus que par un défaut génétique dont je ne suis absolument pas responsable, j'ai un penchant pervers pour les jeux du cirque, qui, bien utilisés, sont aussi terrifiants qu'exaltants) (j'ai lu tellement de romans qui les réutilisent, évidemment à des fins de dénonciation politique que je pourrais en faire quasiment un Top Ten, je sais, ça fait peur) et l'on apprend enfin qui est Kate et pourquoi elle a autant de pouvoirs magiques qu'elle doit dissimuler. Les personnages secondaires, toujours parfaitement campés, prennent de plus en plus d'ampleur et finissent par constituer un groupe (et j'adore le fait que Kate la solitaire se révèle finalement douée pour l'amitié, qu'elle ait une fille adoptive, qu'elle s'ouvre aux autres même si ça lui fait fichtrement peur) et Curran donne (presque) la pleine mesure de ses talents. Une série que j'over-recommande, chers happy few.
Ilona Andrews, Magic strikes, Ace fantasy, 310 pages, 2009
Challenge Lu en V.O
15
21:07 Écrit par fashion dans Challenge Lu en VO, Fantasy, Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : je trouve que raphaël serait divinement, magnifiquement, sublimement, érotiquement, interprété par david chou, sinon rien, ah si, tiens, si on interdisait la connerie ?, on serait plus tranquilles entre gens de bonne compagnie
15.01.2011
Osons. Tout. Et surtout n'importe quoi.
L'été dernier, chers happy few, figurez-vous que je me suis retrouvée livrée à moi-même, à trois carreleurs polonais et à un plombier sexy répondant au doux nom de David pendant trois longues semaines. Non, non, vous ne rêvez pas, j'ai bien écrit trois semaines. Enfermée avec des hommes virils qui passent leurs journées à soulever des sacs de ciment et à manier habilement la truelle. Et ce qui devait arriver arriva...
Je me suis lâchement réfugiée chez une copine.
La poussière avait eu raison de la testostérone.
Et pour faire bonne mesure, j'ai passé toutes mes soirées à picoler avec les copines qui n'étaient pas en vacances. (Je ne sais pas si vous avez fait attention, happy few à qui rien n'échappe mais en juillet dernier, j'ai posté en tout et pour tout... quatre billets. C'est dire le degré d'alcoolémie et d'occupation qui fut le mien). Bref. Au cours d'une soirée où le rhum coula à flot (personnellement je suis plus une madame vodka, mes ascendances russes, certainement), l'une d'entre nous (je serais bien en peine de préciser laquelle) proposa que nous fassions une lecture commune d'un Osez. Mais qu'est-ce, vous demandez-vous en français et en substance, fort de votre bilinguisme ? C'est une collection de La musardine, qui propose de petits ouvrages autour du sexe (non, pas des petits ouvrages poilus, tsss, faut suivre un peu au fond de la salle). Nous voilà donc hilares et ravies (nous fréquentons un bar où le happy hour est trèèès long, soyez compréhensifs, bienveillants happy few), prêtes à braver le spectre de la lecture commune (pour moi), de l'achat chez le libraire (pour les autres) et de la spéléologie dans ses étagères (pour Stéphanie).
Hélas Ménélas, le lendemain me trouva dégrisée et perplexe devant l'écran de mon ordinateur : c'est que la collection ose une bonne trentaine de titres et s'ils paraissaient pour certains fort alléchants (et pour d'autres fort scientifiques comme Osez le sexe selon les astres à mon avis bien au-delà de mes compétences, j'imagine déjà qu'il faut posséder nombre d'instruments astronomiques pour parvenir au septième ciel), aucun n'était adapté à mon cas : pas de Osez la partouze (ben oui, je pensais à mes malheureux carreleurs abandonnés). Déçue, je me suis rabattue sur

Osez les sextoys.
Oui, je suis comme ça, moi, Monsieur le Juge, je m'adapte, je ne me laisse pas abattre par l'adversité.
Et je dois dire qu'alors que j'étais toute prête à dégainer sarcasmes et ironie, je suis restée coite parce que ce petit bouquin pondue par Ovidie, qu'on ne présente plus, est ma foi fort bien fait. Instructif, clair et surtout drôle comme tout (je ne peux pas vous donner les citations exactes qui m'ont fait rire, chers happy few, parce que mon exemplaire circule depuis de mains en mains et on ne veut pas me le rendre, j'en suis bien marrie), Osez les sextoys explore et explicite l'utilisation de toute une gamme de sextoys féminins adaptés à toutes les envies (mon Dieu, j'ai l'impression d'écrire une phrase pour le télé-achat, Pierre Bellemare, sors de ce corps) (oui, je sais qu'il a 80 ans passés mais je suis certaine qu'il a gardé toute sa vigueur) (grrrr, Pierre) (désolée, mais qui dit sextoys dit fantasme, non ?) et toutes les bourses (non, tous les mots de ce billet ne sont pas à double sens). Bon, par contre, j'ai beaucoup moins pris mon pied avec Osez le bondage, offert par Caroline, émoustillée de voir que je faisais souvent dans ce modeste salon des allusions aux menottes : toute activité qui implique de savoir faire des noeuds ne me paraît pas over sexy en dehors du bateau de Franck Cammas et comme le titre l'indique, cet ouvrage d'Axterdam ne s'intéresse vraiment qu'à cet aspect-là du SM.
Et comme rien ne nous arrête, chers happy few, Stéphanie, Stéphie, Chiffonnette, Tamara et moi vous proposons aujourd'hui, en partenariat avec les éditions La musardine (on s'est tellement amusées cet été que nous avons contacté l'éditeur) de gagner quelques exemplaires de cette collection. Vous pouvez donc ici gagner un exemplaire de Osez la chasse à l'homme, un exemplaire de Osez les secrets d'une experte du sexe pour rendre un homme fou de plaisir et un exemplaire de Osez les jeux érotiques.
Pour cela rien de plus simple : tout le monde, blogueur et non blogueur peut jouer ; il suffit de dire dans les commentaires, avant jeudi 20 janvier, quel est le personnage, fictif ou réel qui vous fait fantasmer et pourquoi. N'oubliez pas de dire pour quel livre vous jouez. Un tirage au sort départagera les joueurs.
Et n'oubliez pas aussi d'aller jouer chez les copines qui proposent d'autres titres à gagner!
05:00 Écrit par fashion dans Quizz, concours et QCM | Lien permanent | Commentaires (72) | Envoyer cette note | Tags : mon dieu ce blog devient n'importe quoi, manquerait plus que je chronique des romans érotiques, tiens, au fait miss s on attend toujours la réunion tupperware, je dis ça je dis rien
02.01.2011
Où l'on apprend quelques mots de québécois
Pour entamer en douceur et en kulture cette nouvelle année, chers happy few avides de me lire, je me propose aujourd'hui de vous parler d'un roman de... chick lit.
Oui, je sais, 17 jours sans une seule chronique de livre et je fais un retour que tout le monde espérait fracassant avec ce sous-genre qu'aucun lecteur normalement constitué ni aucun blogueur légitime n'avoue lire ; vous en pleurez, sensibles happy few, mais vous vous en remettrez, après tout ce n'est pas comme si je vous infligeais un billet sur un roman Harlequin, voire même, soyons follement dévergondée, sur un J'ai lu Passion intense.
Ahem.
J'ai donc lu, dans un souci de rigueur scientifique, afin de faire honneur à mon légendaire esprit d'ouverture :

Soutien-gorge rose et veston noir de Rafaële Germain, une comédie romantique québécoise (ce qui était donc doublement pédagogique, évidemment).
Pitchons, car nous le valons bien. Chloé Cinq-Mars est une jeune Montréalaise qui a décidé il y a longtemps que le célibat était la seule façon de vivre. Elle a même écrit avec ses deux amis "à la vie à la mort", Antoine et Juliette, un soir de semi ivresse, un Manifeste à la gloire de la vie légère. Mais, à 28 ans, elle est soudain frappée par l'inanité de la chose : à quoi bon accumuler les amants si elle n'est capable d'aimer personne ? Elle décide donc de rompre le pacte et de chercher l'Amûr, celui qui emplit le coeur d'une douce lumière et qui illumine les soirées plateau-télé passées sous le même plaid que l'Elu en regardant la Star' Ac'.
Soutien-gorge rose et veston noir est un roman pour lequel j'ai dû surmonter deux écueils de taille, chers happy few : 454 pages de comédie romantique, pour quelqu'un qui n'en lit jamais (ne confondez pas la bit lit ou encore les romance & mystery novels avec la pure chick lit, ignorants happy few, cette dernière ne s'en remettrait pas) ça fait beaucoup, surtout quand ces 454 pages sont rédigées dans ce que notre québécoise adorée appelle "le parler québécois non filtré", comprendre que j'ai braillé toutes les deux pages : "Kariiiiiine, ça veut dire quoi "un matante" et "fouille-moi" et "un air fendant" et "un snoro" et..." Au se-cours. (Oui, je sais, je vous vois venir, pinailleurs happy few : vous allez me dire, comme Caroline "mais enfin, tu ne peux pas contextualiser, non ?" Non. Je suis affligée d'une tare sémantique terrible : je veux le sens exact des mots, sinon je fais une poussée d'acné, et ça, croyez-moi, ce n'est pas beau à voir.)
Bref. Une fois surmontés ces deux problèmes (car rien ne m'est impossible, of course), j'ai bien aimé suivre les tribulations de Chloé et sa gang, malgré de trop nombreuses conversations et réflexions sur l'amour (qu'est-ce ? comment le reconnaît-on ? vaut-il le coup ? est-il facile à entretenir ? que mange-t-il le dimanche ?) qui alourdissent l'intrigue et nuisent à son rythme. La plus grande réussite de ce roman réside dans la galerie de personnages qu'il propose : Chloé est une héroïne à laquelle il est facile de s'identifier, ni nunuche ni super woman, ses amis sont drôles et bien croqués (mention spéciale à Marcus, la drag queen d'origine jamaïcaine) et sa famille est hilarante (surtout le couple formé par ses parents). Tous les ingrédients du genre sont réunis et Rafaële Germain évite ce qui m'agace toujours dans ce type de roman : ici pas de macho, pas de shopping, pas de milliardaire mais des hommes cool et sympas et des filles qui ne dépensent pas le PIB du Vatican en fringues toutes les semaines. Les situations sont souvent très réussies, dans la comédie (un échange de verres pour protéger une femme enceinte) comme dans la bluette (le baiser dans l'Atelier par exemple). Au final, c'est un roman sympa et léger, qui permet d'enrichir son vocabulaire québécois et de soupirer un peu sur Antoine, celui qui porte si bien le veston noir.
Rafaële Germain, Soutien-gorge et veston noir, Libre expression, 2008
Merci Yueyin pour le prêt : il dormait depuis 20 mois dans ma PAL, bah, c'est pas si pire, non ? Karine l'a relu en même temps que moi, dans le but évidemment pédagogique de pouvoir accompagner ma découverte des expressions québécoises : l'abnégation des copines est décidément sans limite. Caroline et Pimpi ont eu un coup de coeur pour Tony Boy et ce roman.
20:54 Écrit par fashion dans Littérature québécoise | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : ce blog reprendrait-il une activité normale ?, on va encore dire, que je ne suis pas une lectrice sérieuse, ouh la la, j'en frissonne d'avance dites donc, pour me punir je vais aller lire un roman érotique, tiens, ça m'apprendra
16.11.2010
Top Ten Tuesday #1
Souvenez-vous, chers happy few : au commencement de ce blog (je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître) était non pas le Verbe, mais la Liste, à qui j'avais dédié une catégorie, parce que je suis comme ça, un peu wild, surtout les jours impairs. Et puis ce salon a pris son rythme de croisière et les Top 5 sont passés à la trappe, avalés par des billets étymologie (encore une catégorie que je n'ai plus le temps d'alimenter), sexy men et vampires (ce blog est décidément over sérieux, j'en frissonne tiens). Et puis il y a quelques jours, en surfant sur la blogo anglo-saxonne, Karine est tombée sur ça :
Un blog américain animé par des étudiants propose tous les mardis un Top 10 et ceux qui veulent peuvent le reprendre*, un peu à la manière d'un tag. Karine et moi avons donc décidé de nous inscrire, parce que comme chacun le sait, la contrainte est notre meilleure amie (la probabilité pour que j'oublie dès la semaine prochaine de rédiger un Top est aussi forte que celle de ne pas réussir à terminer de corriger mon paquet de copies pour demain) (ok, plus forte même), et nous entamons donc ces Top Ten Tuesday par le Top 10 des vilains, criminels et dégénérés en tous genres en littérature (bon, comme je suis une tricheuse, j'ai un peu élargi la consigne, mais faites comme si vous n'aviez rien vu, happy few de mon coeur).
1. Oncle Charlie dans L'ombre d'un doute d'Hitchcock, qui disait qu'un bon film était celui où le spectateur tombait amoureux du méchant. C'est chose faite avec Oncle Charlie, incarné par le séduisant et ténébreux Joseph Cotten, le tueur en série au visage d'ange et aux manières de gentleman. Un film après lequel on ne peut plus écouter La Veuve joyeuse sereinement.
2. Le shériff de Nottingham interprété par Alan Rickman (hiii) (désolée, le clavier est animé d'une vie qui lui est propre) dans le Robin des bois de 1991. Le délicieux Rickman campe ici un shériff psychopathe et efféminé qui se fend de quelques répliques d'anthologie.
3. Long John Silver dans L'île au trésor de Stevenson. Pirate unijambiste rusé comme un singe et faussement débonnaire, il se tire des pires situations avec habileté, grâce à sa langue acérée, sa capacité d'anticipation et son incroyable faculté à retourner sa veste. Un méchant selon mon coeur.
4. Mrs Coulter dans la trilogie de Philip Pullman, A la croisée des mondes. Femme sans scrupule et cruelle, elle veut amputer les enfants de leurs daemons. De quoi alimenter quelques cauchemars, et pas forcément juvéniles.
5. La marquise de Merteuil dans Les liaisons dangereuses de Laclos. Pervertie jusqu'au fond de l'âme (enfin, ce qui lui en tient lieu) et pourtant fascinante parce que pleine de ressource et d'esprit. J'ai un faible pour les personnages intelligents, my bad.
6. Mr Hyde dans Le cas étrange du Dr Jekyll et de Mr Hyde de Stevenson (encore lui, oups, désolée). Un dégénéré comme on en rencontre peu, qui succombe tout de suite aux vertiges que procure la violence gratuite et qui serait bien resté du côté obscur de la Force.
7. Signor Montoni dans Les Mystères du château d'Udolphe d'Ann Radcliffe. Rarement personnage de roman gothique aura été aussi antipathique et pervers sans dégager une once de séduction. Il en fait autant baver à l'héroïne qu'à la lectrice, et ce n'est pas peu dire.
8. Le maître de Ballantrae dans le roman éponyme de Stevenson (oui, ça fait trois mais entre Robert Louis et moi, c'est une grande histoire d'amour que rien ni personne ne viendra jamais perturber) : beau, manipulateur, ambigu. Le méchant par-fait.
9. Spike dans Buffy the vampire slayer. Il a tout du pervers sadique à la cruauté imaginative et sans limite mais son amour improbable pour la Tueuse lui ouvrira le chemin douloureux de la rédemption. Et James Marsters est sublime, quoi qu'en pense ce vilain Thomas.
10. Sauron dans Le Seigneur des anneaux de Tolkien. "Fenêtre ouverte sur le vide", l'oeil de Sauron, implacable, brûlant et sans cesse éveillé est aussi terrifiant que les Nazgûl, ses lieutenants spectraux.
J'aurais pu citer aussi Mrs Danvers, la gouvernante de Rebecca, Iago dans Othello, Heathcliff dans Les Hauts de Hurlevent et bien d'autres mais il faut savoir raison garder et les consignes respecter. Ahem.
Alors, à qui le tour ?
Le Top Ten de Karine est ici.
* Le thème est annoncé une semaine à l'avance mais il se peut que nous reprenions des thèmes antérieurs si par hasard nous n'étions pas inspirées par les prochains. Celui des "fictional crushes" me plaît d'ailleurs beaucoup, ce qui est évidemment fort étonnant de ma part. Je suis over prévisible, je sais.
06:00 Écrit par fashion dans Poétique de la liste | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : je n'ai rien à dire ce matin, ça arrive même aux meilleurs tiens, que ceux qui me jettent la première pierre, laissent un commentaire drôle, tiens, ça leur apprendra à vivre, non mais
18.05.2010
"I'm going to kill them all. That ought to distract them."
Parce qu'il y avait bien longtemps que je n'avais pas répondu à un petit tag, chers happy few (au moins 42 jours me souffle une âme charitable) (et qui sait compter, elle), je ne peux pas résister au plaisir de répondre à celui que Stéphanie m'a traîtreusement (mais adroitement) lancé, parce qu'il y est question de séries télévisées, ce qui, comme chacun le sait, occupe pas mal de mon temps libre.
1. A quelle série dois-tu ton premier souvenir de télévision ?
Mon premier souvenir de série télé, c'est un chef-d'oeuvre éternel et iridescent, une série que je regardais le samedi après-midi quand j'étais ado et que j'adorais : Les deux font la paire (Scarecrow and Mrs King). Cette série qui date de 1988 met en scène un improbable couple d'enquêteurs : l'agent secret et la ménagère. Je trouvais ça drôle et j'étais amoureuse de l'acteur, Bruce Boxleitner. Oui, je sais, mais il faut bien que jeunesse se passe, non ?
2. Quel est le chef-d'œuvre "officiel" qui te gonfle?
Il y a plusieurs séries qui ont bonne réputation et dont je n'ai pas réussi à voir plus de quelques épisodes, comme Dead like me (trop répétitif), Dr House (je me suis vite lassée des ces épisodes tous exactement construits sur le même modèle et de ce personnage qui n'évolue pas du tout) ou encore True Blood (je préfère les bouquins même si je reconnais le formidable travail scénaristique d'Alan Ball). De manière générale, les séries médicales m'ennuient rapidement (E. R, Grey's anatomy), de même que les séries policières (à part Bones, qui est trois crans au-dessus de toutes les autres).
3. Quel est le classique absolu que tu n'as jamais vu et d'ailleurs pas eu l'envie de voir ?
Pendant longtemps ça a été X-Files mais j'ai rattrapé cette lacune cette année. Sinon, The twilight zone ne me dit rien du tout.
4. Quelle est la série, unanimement jugée mauvaise, que tu as "honte" d'aimer ?
Je crois qu'il est bien clair pour tout le monde que je n'ai jamais honte de rien, chers happy few. Et puis de toute manière j'ai un goût très sûr, non ? Non ? Mais puisqu'il faut jouer le jeu, je dirais Black Scorpion, une série bien kitsch comme je les aime, avec une super héroïne en latex. Produite par Roger Corman, le pape de la série Z. Who else ?
5. Quelle est la série que tu as le sentiment d'être la seule à aimer ?
Firefly de Joss Whedon. Cette série maudite compte quelques fans irréductibles dans le monde mais personne n'en a entendu parler en France (à part évidemment les gens fabuleux) et ceux qui l'ont vue ne l'aiment pas forcément, hélas. Too bad, parce qu'elle est excellente.
6. Quelle série aimerais-tu faire découvrir au monde entier ?
Doctor Who, évidemment. Je n'en aurai jamais assez de chanter les louanges de cette série extraordinaire. Et comme je suis monomaniaque ascendant psychorigide, je viens de commencer à regarder la toute première saison qui met en scène le premier Docteur, incarné par William Hartnell. Elle date de 1963, elle est datée à souhait et j'adore, évidemment.
7. Quelle série ferais-tu regarder à ton pire ennemi pour le torturer?
Sous le soleil. Sans hésiter. Cette série est la seule au monde où on ne comprend rien même si on regarde les épisodes dans l'ordre : rien ne se suit, les histoires (enfin, les scénarios manifestement écrits par des lycéens sous acide qui en tiennent lieu) sautent du cop à l'âne et je ne parle même pas de l'interprétation, qui tient plus du spectacle de fin d'année des collèges de l'Ariège que de l'Actor's studio.
8. Quelle série pourrais-tu voir et revoir ?
The avengers (Chapeau melon et bottes de cuir) (les saisons avec Mrs Peel), Buffy et Doctor Who. D'ailleurs, je ne m'en prive pas, je les ai vues un nombre incalculable de fois. Ce sont des séries inventives, pleines d'humour et qui présentent toutes les trois un sous-texte très riche qui permet de les regarder à tout âge et de les analyser sans fin.
9. Quelle série faut-il voir pour y découvrir un aspect essentiel de ta personnalité ?
Les trois précédemment citées, parce que si elles me plaisent autant, c'est qu'elles correspondent à quelque chose de profond chez moi et qu'elles sont bourrées d'intertextualité et de références. Il faut ajouter Le prisonnier (1967), série qui fascine la paranoïaque amatrice de SF et de Philip K. Dick que je suis.
10. Quelle série t'a fait verser tes plus grosses larmes ?
Buffy, saison 2, épisode final. Je ne veux pas spoiler parce que certaines ne l'ont pas encore vu, mais cet épisode est d'une beauté tragique à couper le souffle.
11. Quelle série t'a procuré ta plus forte émotion érotique ?
Je suis du genre à couiner facilement mais dans les séries télé, peu de passages fortement érotiques finalement, en dépit de la sexytude de nombreux personnages...
12. Quelle série emporterais-tu sur une île déserte (en plus d'un générateur et de la télévision) ?
Doctor Who, évidemment. En plus d'être d'une infinie richesse, elle est tellement longue (la plus longue série de SF au monde, elle a débuté en 1963 et ne s'est que brièvement arrêtée dans les années 90) que je suis sûre de ne pas m'ennuyer.
13. De quelle série attends-tu la sortie en DVD avec la plus grande impatience ?
Doctor Who, encore. (Oui, il y a comme une thématique dans ce billet, la trouverez-vous, perspicaces happy few ?) Mais c'est normal, puisque je la suis en temps réel (la BBC est merveilleuse) mais il me tarde de la regarder de nouveau sur un écran de télévision, parce que Matt Smith le vaut bien, le bougre.
14. Quel est selon toi le film adapté d'une série le plus réussi ?
Hum, ça existe ça ? Parce que ce que j'ai vu (genre Chapeau melon, ou X-Files, ou Le Saint) est carrément affreux. Les séries télévisées méritent de rester à la télé : c'est là qu'elles sont le mieux, chéries et choyées par des spectateurs enthousiastes. Comme nous, chers happy few.
Je refile le tag à mes copines de séries télé : Isil et Lamousmé (qui sortiront peut-être de leur hibernation grâce au Docteur), Yueyin et Chiffonnette.
06:18 Écrit par fashion dans Tagada tagada voilà les Dalton | Lien permanent | Commentaires (58) | Envoyer cette note | Tags : mmmmh les belles photos, je vais m'acheter les deux font la paire, tiens, j'ai trop envie de voir ce que ça donne, à la re-vision en vo
16.12.2009
Quoi de bon en 2009 ?
Eh oui, chers happy few, la fin d'année apporte avec elle, selon une tradition maintenant établie par mes soins il y a déjà deux ans, les Fashion Awards, que je décerne toute seule comme une grande, en toute subjectivité et partialité, évidemment, sinon où serait le fun, je vous le demande ? Comme chaque année, donc, quelques vainqueurs tout ébaubis d'avoir les honneurs de la première place, à la santé de qui je boirai une flûte de champagne rosé (qui a dit que toutes les occasions de boire étaient bonnes, mmmh ?) (j'en connais qui vont se retrouver avec L'éclat du diamant au pied du sapin, ça leur apprendra à vivre un peu, tiens)!
Cinéma et Séries Télévisées
Meilleures scènes nécessitant de sortir d'urgence un mouchoir que l'on utilise copieusement (mais avec glamour) :
La fin de la saison 4 de Doctor Who (oui, première catégorie, et déjà un Award, c'est ça le talent) à cause de ce qui arrive à Donna et à Rose (je ne spoile pas mais les deux cumulés, c'était trop pour mon petit coeur tout mou, j'ai sangloté comme une malheureuse) et la scène de Là-haut où Carl découvre qu'Ellie a rempli l'album qu'il croyait vide (je l'ai vu deux fois, j'ai pleuré deux fois, c'est beau la constance). J'en profite d'ailleurs pour dire que ce film d'animation est le mieux scénarisé depuis longtemps.
Meilleure mise en abyme :
Clint Eastwood revisitant son propre mythe dans Gran Torino. A la fois drôle, émouvant et un peu flippant : reste avec nous, Clint, on t'aime.
Meilleur film avec des explosions et des sexy men inside :
Star Trek. Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils veulent en découdre, ils ont des pyjamas moulants et parfois même des oreilles en pointe et en plus ça canarde de partout. Deux heures de pur bonheur donc.
Baiser le plus aaahhh :
Celui sous l'arbre entre Hugh J. (who else ?) et Nicole K. dans Australia (sorti en 2008 mais fin décembre, ça ne compte pas) (de toute façon, je fais ce que je veux, non mais)
Daube la plus poilante (c'est le cas de le dire) (oups, désolée) :
New Moon. Des poils, de l'amûûûûûr, des regards lourds de sens et chargés de désir (ah non, ça c'est dans les Harlequin, my bad), un maquillage intéressant et du chabadabada. On en redemande. Ou pas.
Meilleure réécriture :
La scène du restaurant dans The Ugly Truth, réécriture d'une autre scène de restaurant, celle de Quand Harry rencontre Sally. Drôlatique. Et Katherine Heigl a un sacré talent comique.
Révélation du prénom le plus sexy :
David, sans hésiter. Entre l'agent du FBI qui croit que le gouvernement lui ment, celui qui court beaucoup pour sauver le monde et celui qui se comporte comme une fille mais avec virilité, 2009 a été l'année des Davidounet d'amour. On ne va pas s'en plaindre.

Littérature
Meilleur come-back :
Paul Auster, avec qui je ne m'entendais plus vraiment, et qui m'a enchantée avec Seul dans le noir, qui renoue avec le Paul que j'ai tant aimé, le conteur hors pair à la petite musique si particulière.
Plus belle indigestion :
Possession, ses interminables pages de poésie victorienne, ses universitaires revêches et son intrigue minuscule.
Meilleure parodie :
Ivanhoé à la rescousse de Thackeray ou comment démonter en une centaine de pages tous les poncifs du roman historique du XIXème siècle. Y a pas à dire et n'en déplaise à certaines, William est un maître.
Meilleure surprise :
La saison 6 d'Angel en comic book : haletante, surprenante, drôle, en un mot excellente.
Série la plus sexy :
Les aventures de Mercedes Thompson, la changeuse indienne qui a de bien mauvaises fréquentations : entre loups-garous, vampires et faes, elle ne sait plus où donner de la tête. La lectrice, elle, n'en a que pour Adam, l'Alpha au regard de braise.
Plus belle bibliothèque :
Celle avec ses chariots et ses coursives du Chagrin du roi mort. On veut tous la même.
Et, comme chaque année, mon Top 3 :
Le coeur cousu de Carole Martinez. Déjà offert 3 fois. Une merveille de sensibilité et d'émotion dans une langue sublime.
Vaincue par la brousse de Doris Lessing. Un roman âpre et douloureux, somptueux et violent.
The hunger games de Suzanne Collins. Un thriller de SF passionnant et totalement maîtrisé.
(Je remarque que cette année, il n'y a que des femmes, ça nous change de l'année dernière.)
Et vous chers happy few, vos meilleures découvertes de l'année ?
18:18 Écrit par fashion dans Choses vues | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note | Tags : ça faisait longtemps que je n'avais pas fait une belle liste, tiens, avec de belles photos inside, emmyne, ce billet tient lieu de billet étymologie, ne dis rien je sais













