17.05.2011

But, really, Fash, who are you ?

You'll never know.

 

Figurez-vous que Cess m'a taguée, chers happy few, et je me vois donc dans l'obligation de vous révéler 7 choses sur moi que vous ne savez pas, même si j'aurais pu profiter des goûts déplorables de cette jeune femme (trouver à redire à la virilitude triomphante et encuirée de Kohler/Wrath quand même, ça mérite d'être privée de Barrons) pour me défiler (ce qui est si peu dans ma manière). J'ai déjà répondu plusieurs fois à des tags de ce genre (et même exactement à ce tag là) et vous savez donc tout ce qu'il y a à savoir, de mon mal des transports fortement handicapant à mon goût pour le champagne en passant par mon amour pour Paris, mais comme j'ai une personnalité aussi dense que profonde, je vais tâcher de vous révéler encore 7 faits aussi passionnants que chabadabadesques.

 

1. Je vis une folle histoire d'amour avec mon métier. Je râle, je tempête, je grince des dents mais je ris, je m'enthousiasme et je m'émeus. Et malgré les aléas des mutations et la difficulté de certains postes, je n'ai jamais regretté de l'avoir choisi il y a de cela une éternité.

2. J'aime shopper. En tout temps et en tous lieux. Même en province. Call me superficielle.

3. J'ai 74 paires de boucles d'oreilles. Mais comme mes trous ont été faits par un bijoutier sous mescaline, ils sont trop hauts ce qui me contraint à ne porter que des boucles longues, voire over longues. Et donc plus difficiles à ranger, problème que j'ai résolu une bonne fois pour toutes en les laissant traîner partout. Je sais, ma vie est un calvaire.

4. Mon cocktail préféré est le Bloody Mary. Et le Tequila sunrise. Et le Cosmo. Et le Manhattan. Et le Bellini. Et le Cuba libre. Et le Daïquiri. Et le Harvey Wallbanger. Et la Margarita. Et le Mojito. Et le Banana colada. Et le Screaming orgasm. (Un plaisir à commander, surtout si on a pris un Sex on the beach juste avant.)

5. J'aime les cafés parisiens. Etre en avance quelque part et avoir le temps de prendre un café allongé (je ne suis pas qu'une alcoolique, moi, Madame) en bouquinant ou en regardant les passants : une idée du bonheur. Surtout quand la terrasse donne sur une rue fréquentée par de beaux specimen mâles à la coolitude assumée. (Oui, les filles, je donne l'adresse de ce bar en mp, mais uniquement à celles qui le méritent.)

6. Je suis mauvaise langue ascendant mauvaise foi et je vendrais ma mère pour un bon mot. Il paraît que certains ne s'en sont pas remis, ce qui, c'est abominafreux, ne m'empêche pas de dormir.

7. Je suis la seule au monde à savoir faire la purée de riz. Croyez-moi, vous ne voulez pas en savoir davantage.

Je tague à mon tour Cuné (ne te défile pas, j'ai des dossiers), Karine, Ursula, Stephie et Tamara.

 

30.11.2010

Top Ten Tuesday #2

Contrairement à ce que de mauvaises langues peuvent prétendre, happy few de peu de foi, si je n'ai pas participé au Top Ten de la semaine dernière, ce n'est absolument pas parce que j'avais oublié (c'est si peu dans ma manière comme l'expérience de presque 4 ans de challenges tenus et de lectures communes honorées le prouvent) (et je ne parle même pas des tags, auxquels je réponds toujours dans l'heure qui suit) (ahem), mais parce que le sujet ne m'inspirait pas vraiment. (Celui qui ricane pondra 10 pages police 8 interligne simple sur la culture sub populaire moldave et les déposera dans mon casier avant demain midi, merci.)

Il en va différemment en ce jour béni puisque nos confrères américains nous proposent de dresser le Top Ten des personnages de roman avec qui on pourrait être ami pour la vie.

bookcase.jpg

1. Stephanie Plum. Of course. Cette fille c'est déjà ma meilleure amie : je prends de ses nouvelles régulièrement, je suis de près ses histoires d'amour, je lui donne des conseils qu'elle nécoute jamais ("Choisis Ranger, cocotte!"), on a les mêmes goûts culinaires (il faut me voir dans les Dunkin' Doughnuts des capitales européennes, je ne suis plus que couinements hystériques) et les mêmes problèmes de voiture (les miennes n'explosent pas mais je les esbigne avec une inquiétante régularité, toute seule comme une grande). Si on était amies, on passerait notre temps à picoler et à érafler les voitures de Ranger. Mais on n'oublierait pas de nourrir le hamster. (Ne voyez aucun sous-entendu dans cette phrase, je ne suis pas que déesse de l'implicite, non mais.)

2. Amelia Peabody.  On se connaît depuis plus de 10 ans, elle me fait mourir de rire, j'aime tout chez elle même ses colères et ses décisions hâtives. J'imagine bien les âneries que nous pourrions faire toutes les deux, tiens, ce serait du joli.

3. La mère de Georgia Nicolson. Mère indigne, elle passe son temps au pub avec les copines, aime son mari malgré sa moustache dégoulinante et drague tous les jeunes hommes qui passent dans sa vie. So british. And so funny. (Je nie bien évidemment toute ressemblance avec moi-même, d'ailleurs je ne suis pas british, si ce n'est pas une preuve, ça.)

4. Gina Sanseverina. Intelligente, manipulatrice, intuitive, fine, spirituelle... Une femme avec qui on ne s'ennuie jamais, et avec qui le bitchage (une de mes occupations favorites, je l'avoue sans honte) doit atteindre des sommets.

5. Thursday Next. Déjà, elle a un nom over cool. Ensuite, elle travaille au Service qui traque les faux de Shakespeare, avant de se retrouver à sauver Jane Eyre. Elle a rencontré Hamlet et a un dodo. Si on ajoute à ça son caractère en acier trempé, c'est une femme selon mon coeur.

6. Mercy Thompson. Une femme droite, maligne et courageuse. On mangerait ses cookies et elle jetterait un coup d'oeil à ma voiture de temps en temps pendant qu'on bavasserait sur les problèmes d'ego des loups-garous.

7. Claire Randall. Projetée dans le passé, elle s'adapte avec facilité à sa nouvelle vie, tombe amoureuse de Jamie à qui elle apprend bien des choses, courageuse, têtue, volontaire, impulsive et féministe, une femme avec qui je m'entendrais certainement. Et non, je ne chercherais pas à lui voler son mari, juré.

8. Helen Hanff. Ok, elle a réellement existé mais elle est aussi l'héroïne de sa propre correspondance, non ? Comment ça je suis de mauvaise foi ? Pas plus qu'elle. Outre ce trait de caractère, nous partageons un amour immodéré des livres et de la culture classique, sans parler d'une tendance parfaitement assumée à manier la phrase aussi assassine que péremptoire.

9. Kettricken. Reine intelligente et fière dans la sublime série de Robin Hobb, L'assassin royal, elle agit toujours avec droiture et courage, n'hésitant pas à aller chercher son mari au-delà des montagnes pour ramener la paix. On se soutiendrait en prenant le thé et en brodant (j'ai de multiples talents, chers happy few, n'en doutez pas.)

10. Elle reste à trouver et la perspective d'avoir encore des héroïnes à découvrir me remplit de joie, chers happy few. Je suis une femme aux plaisirs simples, je sais.

 

PS : Inutile de me faire remarquer qu'il n'y a que des femmes dans cette liste, I know.

PS 2 : ne cherchez pas les points communs à toutes ces femmes, hein, évitons de me faire du mal en ce mardi glacial, Tolkien vous le rendra. En moldave et au centuple.

Elles se sont prêtées au jeu : Cuné, Karine... Who's next ?

 

23.02.2009

Tombé je suis à terre, transi et à jamais

hiver arctique.jpg Il fait un froid polaire à Reykjavik cet hiver-là. Un petit garçon d'origine asiatique, âgé de 10 ans, Elias, est retrouvé poignardé en bas de son immeuble. Crime raciste ? Vengeance ? Histoire de famille ? Erlendur, Sigurdur Oli et Elinborg mènent l'enquête, à leur manière et à leur rythme...


Cinquième volet des enquêtes du tourmenté commissaire islandais Erlendur, cet Hiver arctique tient toutes les promesses des opus précédents. L'intrigue met en scène des membres de la communauté asiatique en Islande et Indridason en profite pour soulever la question de l'immigration et la façon dont elle est perçue par les Islandais, peuple peu nombreux et replié sur lui-même par la force de la géographie. Si les questions soulevées sont les mêmes que dans les autres pays, il est intéressant de noter que ce peuple où chacun s'appelle par son prénom (les noms de famille n'existent pas en Islande, on est "fils" ou "fille de") vit cette évolution avec peut-être plus de difficultés que d'autres. Erlendur découvre donc le racisme ordinaire dans des endroits d'où il devrait être banni comme dans la salle des professeurs de l'école d'Elias et il sera amené par l'enquête à faire une plongée assez atroce dans la psychologie adolescente. Comme toujours dans les enquêtes d'Erlendur, les préoccupations des uns et des autres étoffent l'intrigue et permettent aux personnages de se dévoiler petit à petit : Eva Lind semble se rapprocher de son père, cette fois-ci autour de la mort de Bergur, le frère d'Erlendur, disparu dans une tempête de neige quand il avait 8 ans, mais elle se heurte au silence obstiné de son père ; Sigurdur Oli et Berghtora semblent parvenus à un point de non-retour ; Erlendur change légèrement d'attitude vis-à-vis de ses coéquipiers et le climat, rude et inhospitalier, est bien évidemment un personnage à part entière, comme dans les enquêtes précédentes, tant il modèle la vie des Islandais (cette histoire de disparitions, qui revient ici encore avec la disparition d'une femme, est un leitmotiv lié au climat affreux qui règne sous ces latitudes). Un bon cru donc. Arnaldur Indridason est définitivement devenu un auteur dont on attend les publications avec impatience.


Arnaldur Indridason, Hiver arctique (Vetrarborgin), Métailié noir, traduit de l'islandais par Eric Boury, 335 pages, 2009


Cathulu (que je remercie pour le prêt), et Cuné ont beaucoup aimé aussi.

PS : le titre de ce billet est emprunté à un poème de Jonas Hallgrimsson, poète islandais du XIXème siècle qu'Erlendur cite plusieurs fois dans le roman.
PSbis : aujourd'hui sur La page littérature, une bande dessinée. Soyons éclectiques ou ne soyons pas.