31.03.2011

"Oh, dear, but you do realize that Italy is where they keep Italians."

(Ceci est un message à caractère personnel de la Fashion Airlines : Bladelor, je t'aime bien. Ne va pas croire que ce qui suit soit le signe d'une quelconque animosité à ton encontre. Et n'oublie pas que je lis le latin, parce que je suis comme ça, flippante jusqu'au bout de mes ongles non manucurés.)

 

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A la fin de Changeless, chers happy few un peu effarés de voir que malgré mes résolutions je lis cette série plus vite que mon ombre, nous avions laissé Lady Maccon en fâcheuse posture. Nous la retrouvons dans sa famille où elle s'est réfugiée depuis une semaine et le déplorable incident écossais, mais le scandale éclate publiquement et Alexia est chassée par sa mère. Qu'à cela ne tienne, elle se rend chez Lord Akeldama, qui lui a offert l'hospitalité, pour découvrir qu'il a quitté la ville avec armes, drones et bagages. Jamais à bout de ressources, Alexia décide de quitter le pays, poussée en cela par une révélation fort désagréable : les vampires essaient de la tuer. La voilà donc en route vers l'Italie avec Madame Lefoux et le fidèle Floote : Alexia a dans l'idée d'aller demander des explications sur sa condition aux Templiers. Very bad idea, very bad trip.

 

Dans quelle autre série trouve-t-on à la fois des loups-garous écossais, des acteurs britanniques chez qui on trouve du steak cru à toute heure de la nuit, un parasol qui contient des armes anti-vampires et du thé, des coccinelles tueuses, une inventrice qui porte élégamment la fausse moustache, des Templiers qui brodent leur croix à leurs moments perdus, des valets de pied qui manient aussi bien la gâchette que le silence offensé, une Reine Victoria "not amused at all", un très vieux vampire amoureux d'un très jeune loup-garou (oh la la, quelle scène, mes amis, quelle scène !), des "hairmuffs", des dialogues brillants, des personnages sympathiques et intelligents (le Professeur Lyall a en moi sa plus grande fan, forever and a day) et une intrigue aussi bien troussée que les jupes d'une Lady qui court beaucoup ?  Dans aucune autre, chers happy few, et pour cause, puisque Gail Carriger a su trouver un ton délicieusement unique et bâtir un univers très personnel dans cette série qui restera pour moi dans les meilleures découvertes de 2011. Et ce tome 3 est très réussi, foi de lectrice qui l'a dévoré en quelques heures et qui a vu sous ses yeux se construire enfin ce Parasol protectorate qui donne son nom à cette série so british, so witty and so funny, en un mot so brilliant. Vivement le tome 4, tiens. (Il est annoncé pour le 7 juillet. Je suis anticipation frémissante, chers happy few.)

Gail Carriger, Blameless, Orbit, 374 pages, 2010

Et comme il paraît que le jeudi c'est citation, sémillants happy few :

Lord Akedalma lost some slight element of his composure at that. "Listen to me carefully, Beta. I am a rove so that I might make my own decisions : who to love, who to watch, and, most importantly, what to wear."

Love him.

 

LUENVO.jpgChallenge Lu en VO

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(ne dites rien, je sais)

19.01.2011

Nord et Sud - Elizabeth Gaskell

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Après de nombreuses années passées à Londres auprès d'une parente riche, Margaret Hale, 18 ans, rentre chez ses parents dans un petit village du Hampshire. Son père est pasteur et elle espère reprendre auprès de lui une vie réglée et paisible dans cette région qu'elle aime tant. Mais M. Hale traverse une grave crise qui le pousse à quitter l'Eglise et sa fonction. La famille Hale déménage alors pour Milton, ville industrielle du nord de l'Angleterre en plein essor. Désorientée par le changement radical, Margaret décide de s'armer de courage et découvre un monde dont elle ne soupçonnait pas l'existence, celui des usines et des ouvriers. Elle découvre la lutte des classes et fait bien malgré elle la conquête de John Thornton, directeur d'une manufacture...

 

Ma culture victorienne laissant fortement à désirer, chers happy few, je n'ai découvert l'existence d'Elizabeth Gaskell que fort récemment (à ma décharge on dirait bien que c'est un écrivain qui est injustement tombé dans l'oubli) et j'ai été véritablement charmée par cet excellent roman. Je lui ai trouvé des accents dickensiens (la description du monde ouvrier, la pauvreté, la mort qui rôde) et austeniens (l'histoire d'amour entre Thornton et Margaret est fortement entravée par leur orgueil et leurs préjugés sur lesquels ils campent tous deux avec obstination) mais ces accents n'empêchent en rien Nord et Sud d'être un roman vraiment singulier, par sa façon de mélanger l'histoire de Margaret et l'histoire sociale de l'Angleterre, qui est, comme le suggère le titre, la base même du roman. Le Nord est industriel, enfumé mais énergique et plein de possibilités ; le Sud est rural et tranquille. Les deux ne sont mis en opposition que pour être finalement conciliés par le personnage de Margaret, contrainte de vivre à Milton (ville imaginaire inspirée de Manchester) et qui en tirera le meilleur parti possible. Le lecteur découvre d'abord par ses yeux les conditions de vie des ouvriers, le pouvoir des syndicats, les grèves, les affrontements entre patronat et prolétariat et suit avec intérêt la façon dont elle s'investit très rapidement dans cette ville et dont elle incarne finalement la conciliation en poussant les uns et les autres au dialogue. Mais on a aussi le point de vue de Thornton, homme volontaire et respecté qui croit que la volonté peut tout et qui a finalement des idées assez en avance sur son temps (ce qu'il appelle ses "expérimentations" et qui sont des avancées sociales pour les ouvriers). Margaret est un personnage très attachant et très intéressant, une femme droite et morale qui se remet sans cesse en question tout en s'adaptant avec facilité et en s'émancipant de la tutelle des autres (il faut dire que la vie l'y contraint un peu, la pauvrette). Nord et Sud est un roman riche et dense, d'une grande finesse psychologique (j'ai vraiment beaucoup aimé l'histoire d'amour et les personnages secondaires, notamment M. Bell, malgré son arrivée tardive dans le roman), servi par un style très agréable et non dénué d'humour. Je n'en ai assurément pas fini avec Elizabeth Gaskell, ce qui tombe plutôt bien puisque Cranford et Femmes et filles sont dans ma PAL. Mais avant, je vais regarder l'adaptation BBC de Nord et Sud : il paraît que je vais tomber sous le charme de Richard Armitage, chers happy few, ce qui m'étonnerait fort, car je sais me tenir, moi, madame. Ahem.

 

Elizabeth Gaskell, Nord et Sud (North and South), Points, 686 pages, 1855 pour la première parution, 2005 pour la traduction française.

Les billets de ChiffonnetteIsil, Karine (dont l'exemplaire en anglais est dans ma PAL depuis deux ans, hum), Keisha, Pimpi et Titine.

 

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J'entame ainsi le Challenge Nécrophile.

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07.05.2009

It's back!

Mais quoi donc ? vous demandez-vous dans votre grande perplexité, limite en vous grattant l'oreille gauche, chers happy few. Le Prix Landerneau, auquel j'avais déjà participé l'année dernière. Créé en 2008 par Michel Leclerc, ce prix récompense un roman de langue française qui sort des sentiers battus. L'année dernière, c'est Yasmine Char (qui fait partie du jury 2009, qui est cette année présidé par Dan Franck) qui l'avait obtenu pour La main de Dieu, qui m'avait emballée. Ce prix avait été l'occasion pour moi de découvrir de nouveaux auteurs (dont Antoine Laurain, dont je recommande toujours la lecture du délicieux Fume et tue).

Je rempile donc pour une deuxième édition, chers happy few, édition qui a sélectionné les titres suivants :

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Dans l'ordre : A l'angle du renard de Fabienne Juhel (la brune), L'Attente du soir de Tatiana Arfel (José Corti), Les mains nues de Simonetta Greggio (Stock), L'homme barbelé de Béatrice Fontanel (Grasset), L'origine de la violence de Fabrice Humbert (Le Passage), Un dieu un animal de Jérôme Ferrari (Actes sud).

 

Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour contenter sa PAL, chers happy few.  

22:07 Écrit par fashion dans Prix Landerneau | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : rien