30.06.2009
In hell
Comme vous le savez, chers happy few assidus, je voue un culte particulièrement actif à Joss Whedon (croyez-moi, vous ne voulez pas tout savoir), et, en attendant l'hypothétique film adapté de la série Buffy, je lis la saison 8 en comic-books (saison à laquelle j'ai consacré un billet sur La Page Littérature). Je savais depuis longtemps que Whedon avait écrit une saison 6 d'Angel, mais pour des raisons étranges, que je n'arrive pas moi-même à élucider correctement (ben oui, entre la chaleur et les oraux, mes neurones théorisateurs ont fui et on ne peut franchement pas les en blâmer, chers happy few), je ne me l'étais pas procurée. Cet errement si peu dans ma manière a été réparé par l'homme pour la fête des mères, puisque j'ai trouvé sur mon plateau de petit déjeuner, entre deux colliers de nouilles :
After the fall, volume 1, soit les cinq premiers épisodes de la saison 6, (oui, je sais, une BD pleine de démons c'est un drôle de cadeau de fête des mères, mais il y a un very sexy man inside, chers happy few, je dis ça, je dis rien).

(Oui, le regard de braise n'est pas un vain mot pour Franco Urru, cet homme aime les métaphores littérales, le bougre.)
Pour ceux qui n'auraient pas suivi avec assiduité cette série (même si je sais que cela ne peut être, chers happy few kultivés et amateurs de whedoneries), je rappelle que la saison 5 s'achevait avec la mort de certains des personnages principaux et l'ouverture des portes de l'Enfer déversant ses hordes de démons sur Los Angeles (j'en vois qui frémissent au fond de la salle, petites natures, va). Nous avions donc laissé Angel et Spike, nos deux vampires préférés (enfin, les miens, ça c'est certain) en bien mauvaise posture. Nous les retrouvons quelques mois plus tard et, comme l'indique le titre de la saison, la ville de Los Angeles a été avalée en Enfer : chaque quartier de la ville est sous la coupe d'un démon, ce qui donne lieu évidemment à de sanglantes guerres de pouvoir et de voisinage, et les humains qui ne sont pas morts dans l'apocalypse sont pourchassés puis réduits en esclavage. Angel, qui se sent responsable de ces atrocités (et il a bien raison pour une fois, Monsieur je-porte-le-poids-du-monde-sur-mes-épaules-larges-et-musclées), tente de sauver ce qu'il peut dans ce monde terrifiant mais il cache lui-même un secret...

Le premier intérêt de cette saison est bien évidemment de proposer une fermeture à la fin ouverte de la saison 5, et de déplacer l'histoire dans un endroit effrayant, qui est finalement l'aboutissement logique d'une série qui, contrairement à Buffy, s'est révélée être de plus en plus sombre dans ses développements au fur et à mesure qu'il devenait évident que le personnage d'Angel portait en lui une espèce de damnation qui va bien au-delà de la simple malédiction et qui est ancrée dans sa nature même d'hybride et dans sa personnalité profonde (ben oui, c'est brillant comme série, vous en doutiez happy few de peu de foi ?). Ensuite, Whedon et son complice, Brian Lynch, ont ramené tous les membres du Angel gang (à l'exception notable de Cordelia, qui de toute façon l'avait quitté depuis longtemps), et leurs réapparitions, savamment orchestrées, sont autant d'entrées en scène réussies, avec une mention spéciale pour Spike, dont décidément je ne me lasse pas, dans une espèce d'auto-parodie extrêmement jouissive. Côté intrigue, c'est excellent pour l'instant : guerres entre clans démoniaques, humains qui tentent d'organiser la rebellion, allusions à un grand dessein de Wolfram & Hart, liens qui se renouent entre nos héros, révélations intelligemment distillées (dont une qui change complètement la donne), le tout saupoudré de cet humour whedonien que j'aime tant, bref, on n'a qu'une envie, lire la suite! Elle est disponible, ça tombe bien. Sometimes, life's heaven, chers happy few.
Angel, After the fall, volume one, Joss Whedon, Brian Lynch, Franco Urru (au dessin, que j'aime assez même si j'ai mis du temps à m'y habituer), IDW, 5 épisodes plus la première mouture du scénario de Joss Whedon, des annotations de Lynch et une galerie de dessins (et de photos, so yammy).
19:29 Écrit par fashion dans Avec des bulles | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : angel, comic-books, i'm so in love, david forever, tiens ça me rappelle que je dois faire un billet étymologie, pour fêter la fin des oraux peut-être ?