12.09.2008

Here I go again, my, my...

18966484.jpg Sophie a 20 ans et elle se marie. Elle a toujours vécu seule avec sa mère, Donna (Meryl Streep) qui n'a jamais voulu lui dire qui était son père. Mais Sophie a trouvé dans une vieille malle le journal intime que sa mère tenait l'année de sa naissance et elle découvre qu'en fait, elle a trois pères potentiels, Bill (Stellan Skaarsgard), Sam (Pierce Brosnan) et Harry (Colin Firth). Elle les invite tous les trois à son mariage sans leur dire pourquoi...


Véritable carton dans les pays anglo-saxons où il est sorti depuis plusieurs mois, chers happy few, Mamma mia! était attendu comme le messie par les LCA parisiennes, pour des raisons bien évidemment hautement kulturelles. Comme toujours. La scénariste ayant parlé dans une interview de "tragédie grecque", nous nous devions d'aller vérifier ce qu'il en était vraiment. En entrant dans la salle, des questions extrêmement philosophiques nous taraudaient donc : y aurait-il intervention du Destin ? Colin serait-il suffisamment dénudé (ben oui, ça se passe en Grèce, l'espoir emplissait donc nos petits coeurs déjà conquis) ? Le choeur antique serait-il à la hauteur des chansons d'Abba ? Le pop-corn serait-il assez sucré ? Les kleenex seraient-ils en nombre suffisant pour sécher les larmes de bonheur de Caro[line] (qui, je le précise, nous parle de ce film depuis très exactement 9 mois, 3 semaines, 5 jours, 17 heures et 35 minutes) ? Bref, vous l'avez compris, chers happy few, le suspens était insoutenable.


Dans une salle surexcitée et très réceptive (puisque pour une fois nous sommes allées voir ce film le jour de sa sortie, ce que nous ne faisons jamais) (on avait même réservé nos places, grande première), se déroule alors une histoire qui si elle n'est pas neuve est ma foi fort sympathique, rythmée par les chansons d'Abba (évidemment, ça présuppose d'aimer Abba, mais bon, qui n'aime pas ?) (en fait j'en connais au moins un, mais ne pinaillons pas), intelligemment réutilisées pour coller à l'histoire. Alors, c'est vrai que la réalisation n'est pas géniale (en même temps, on savait avant d'entrer dans cette salle qu'on n'allait pas voir un film de Kusturica) et que les acteurs semblent parfois en roue libre (surtout Meryl Streep, qu'on a connue plus inspirée) mais tout ça dégage une formidable énergie : on rit beaucoup, on chante (surtout Caro[line]), on danse (ben oui, y a pas de raison), on soupire après Colin (que j'ai personnellement trouvé formidable malgré un (prévisible) détour du scénario et qui en plus chante juste, si, si, cet homme a tous les talents) et on se dit que oui, les copines c'est pour la vie, que le Grand Amour finit toujours par repointer le bout de sa tempe argentée et qu'il n'est rien dont une chanson et une coupe de champagne (ok, deux ou trois) ne viennent à bout. C'est la vie. Et ce n'est que du bonheur.


mamma_mia_07.jpg


Mamma mia!, avec de beaux specimen mâles et de vrais morceaux de chansons d'Abba à l'intérieur, à l'affiche actuellement dans toutes les bonnes salles

Elles étaient là aussi, frémissantes et applaudissantes, Emeraude (qui traite tout le monde de Dancing queens), Delphine (qui a lancé un petit jeu), Amanda (qui a mis plein de videos), Caro[line] (qui clame haut et fort sa passion) et Stéphanie (qui voudrait vivre dans un musical)



PS : Et parce qu'aujourd'hui j'ai 20 ans et que ça faisait trop longtemps qu'on n'avait pas parlé de choses vraiment importantes dans ce modeste salon :
Mammamia-Ecard.jpg


What else ?