13.09.2011

I'm in love

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Quel grain, quelle souplesse, quelle couleur (spéciale dédicace à mon papounet d'amour : oui, il est orange, je sais, mais je n'ai pas pu résister).

 

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Quel teint, quel écran, quelle ligne !

 

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Quelle technologie, je suis bluffée.

(En vrai, j'ai cru que j'avais commandé la mauvaise "cover", je ne trouvais pas la lumière, quiche un jour, quiche toujours.)

(Je confirme, lire les manuels d'utilisation avant, ça permet d'être moins ridicule.)

 

Le mode d'emploi est over easy, télécharger un bouquin prend 8 secondes 37 et j'ai commencé par une romance épuisée, je pense que ça augure bien de la suite. Ou pas. Ahem.

 

 

11.08.2011

"She'd read enough Shakespeare to trust the Bard, and if he said it was better to have loved and lost than never to have loved at all - she believed him."

IT IS IMPERATIVE THAT YOU BE A WOMAN WHO IS WHOLLY UNIQUE. THE MAGIC THAT IS YOU MUST ENTRANCE YOUR LORD UNTIL HE CANNOT SEE THE ROOM BEYOND YOUR FACE.

Elizabeth snorted. " 'The magic that is you' ? 'See the room beyond your face' ? Where did this woman learn how to write ? A perfumery ?"

 

 

L'autre jour, chers happy few, je me suis rendue, de manière aussi fortuite qu'inopinée à la foire aux livres au profit d'Amnesty international d'une charmante bastide dans laquelle je vais quasiment tous les ans, parce que, comme vous n'en doutez pas un instant, je ne perds pas une occasion de rendre service à mon prochain, je suis comme ça, j'oeuvre. J'errais donc, un peu perdue (pensez donc, une foire aux livres, je ne sais qu'y faire), quand mon regard fut attiré par cette délicieuse couverture :

 

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(et par un coup de coude de l'homme qui subit mes obsessions avec le sourire, et qui déniche toujours pour moi LE bouquin qu'il me faut au moment où il faut, je ne sais pas comment il fait, c'est un talent)

 

Vous pensez bien, happy few de mon coeur d'artichaut, que je n'aurais jamais de mon plein gré acheté ce genre de roman, sérieuse comme je suis, mais comme je me trouvais dépourvue de lecture, ayant achevé ma très sérieuse étude sur Kant au pays des Fornicatrices, et que je ne suis qu'esprit abnégatif, j'ai sacrifié un euro pour participer moi aussi à la paix dans le monde.

Et j'ai bien fait (la preuve qu'un bienfait est toujours récompensé, qui en doutait ?). Car How to marry a marquis (ne cherchez pas tout de suite la traduction française, elle arrive en octobre) est une excellente romance qui m'a fait éclater de rire à plusieurs reprises et qui ne possède que des qualités. Mais je pitche d'abord, parce qu'il paraît que l'organisation mène à tout (c'est pas moi qui le dis mais Lady Danbury). Elizabeth Hotchkiss a 23 ans et la charge de ses deux soeurs, Susan et Jane et de son frère, Lucas, leurs parents étant décédés cinq ans auparavant. Les Hotchkiss appartiennent à la petite gentry et la mort de leur père les a laissés dans un grand embarras financier. Pour subvenir aux besoins de la famille, Elizabeth est demoiselle de compagnie chez Lady Danbury, une riche veuve qui n'a pas la langue dans sa poche. Les soucis financiers se faisant plus pressants, Elizabeth n'entrevoit qu'une solution à leurs ennuis : le mariage. Le seul problème : pas de prétendants à l'horizon. Mais voilà que la jeune fille découvre dans la bibliothèque de Lady D un curieux ouvrage intitulé How to marry a marquis : elle tente alors de mettre en oeuvre les édits et les règles énoncés par l'auteur sur le seul homme qu'elle a sous la main, le très séduisant James Siddons, le nouveau régisseur de Lady D. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que James est en réalité le neveu de Lady Danbury, James Sidwell, marquis de Riverdale, et qu'il est bien décidé à l'aider à épouser un marquis... à sa manière.

How to marry a marquis est un délicieux hommage à Orgueil et préjugés, chers happy few, Julia Quinn ayant repris à sa manière quelques éléments du roman de Jane Austen (Elizabeth est vive, indépendante, caustique et courageuse, mais très têtue, James et elle sont pétris d'orgueil, Lady Danbury est une femme que tout le monde craint et elle n'a pas la langue dans sa poche, elle veut pourvoir au bonheur de son neveu et se mêle de ses affaires, on retrouve de nombreuses phrases inspirées de P&P...) pour trousser une intrigue qui si elle n'a rien de révolutionnaire, est fort bien construite. Elle a un talent certain pour les scènes de comédie, qui sont fort nombreuses et fort bien écrites, et pour les dialogues, hilarants. Ses personnages sont étonnamment intéressants, notamment Lizzie, dont la maladresse jointe à la vivacité d'esprit est un pur régal et James est très séduisant sans tomber dans la caricature. La bonne nouvelle : Julia Quinn a écrit une vingtaine de romans. J'ai déjà acheté An offer from a gentleman qui est une variation autour de Cendrillon et Romancing Mr Bridgerton (car oui, Chi-Chi, je suis tes conseils, je suis une femme disciplinée et obéissante). La fin de l'été s'annonce aussi fleur bleue que le début, chers happy few.

Julia Quinn, How to marry a marquis, Avon, Historical romance, 375 pages, 1999, traduction prévue pour le 19 octobre 2011 chez J'ai lu Aventures et passion, sous le titre Comment séduire un marquis ?

 

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02.12.2010

Parce que le jeudi, c'est raviolis

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Sur une idée de Chiffonnette, la seule, l'unique.

 

They raced for the cover of the wood as the storm finally broke again and the wind swirled icy rain around them. They reached the tree line breathless, the Doctor's hair plastered to his forehead.

Rose giggled at him. 'Why can't you ever take us somewhere nice and warm ?'

'Hey!' The Doctor looked indignant. 'I took you to New Earth! Apple grass, remember ?'

'Yeah! Not exactly a relaxing break, though, being taken over..."

'The sign of a good holiday!' He flicked the water from his fringe. 'Anyway, now I've brought you to a nice wood. A nice wet wood.'

'A nice wet, dark wood.'

'Yes.' The Doctor peered into the gloom. 'Actually it's more tulgy than wet. Yes. Definitely a tulgy wood.' He set off down the leaf-strewn path. 'Lovely word "tulgy". Doesn't get enough use. Very good for describing woods... And puddings. I've had some wonderfully tulgy puddings in my time.'

Rose hurried to catch him up. 'Tulgy puddings ? What sort of restaurants have you been eating in ?'

'You've never had a tulgy pudding ? Oh, you haven't lived.'

                                 Mike Tucker,The Nightmare of Black Island, BBC Books, 2006

Rose et le Docteur, forever and a book. Précisons qu'ils ont cette conversation lexicale et linguistique alors qu'ils viennent de découvrir qu'un monstre terrifiant se terre sur la côte d'un petit village gallois. I love them.