14.11.2010
Who else is watching the night games ?

Une semaine après les événements racontés dans Club Dead, Sookie, qui rentre chez elle par une sombre nuit de froidure, manque percuter un jeune homme fort beau et fort nu, qui se trouve être... Eric. Le vampire le plus chaud à l'ouest du Mississipi a perdu la mémoire, victime d'un sortilège lancé par une très vilaine sorcière, Hallow, qui a paraît-il mal pris que le beau Viking refuse de lui accorder ses faveurs (quand on sait qu'il couche avec tout ce qui bouge, il y a effectivement de quoi être blessée et perdre toute confiance en soi au point de passer quelques nuits à écouter Lara Fabian en boucle). Alertée, Pam, le bras droit d'Eric, décide que ce dernier doit rester caché, et quoi de plus simple que de le laisser chez Sookie, hein, je vous le demande ? Voilà donc notre jolie serveuse télépathe contrainte de vivre avec Eric (certaines ont une vie difficile, quand même), et sa situation se complique quand son idiot de frère, Jason, disparaît, possiblement enlevé par les sorcières ou par un métamorphe quelconque (ils pullulent dans ce coin paumé du sud des Etats-Unis, il doit y avoir un micro-climat). Entre ça et la guerre déclarée entre les sorcières et le reste des créatures de la nuit, notre pauvre Sookie a du mal à dormir. Heureusement qu'Eric est tout prêt à donner de sa personne pour remédier à cette intolérable situation.
S'il y a bien une chose dont on peut être certains, chers happy few (en dehors de la sexytude de David Tennant, évidemment), c'est que les intrigues de Charlaine Harris ne se hissent jamais au-delà du tout venant de la romance novel, genre confortable en diable, puisqu'on sait exactement comment les événements vont s'agencer et comment les personnages vont agir avant même d'avoir ouvert le bouquin (bon, ok, au bout de deux pages). Dead to the world (Les sorcières de Shreveport, dans sa traduction française fort recherchée), quatrième volet de la série True Blood, ne fait pas exception : l'intrigue principale est encore une fois sans intérêt et Charlaine Harris trouve le moyen de la résoudre en l'absence de la narratrice, ce qui lui permet de se dispenser d'écrire la scène qui aurait dû être le climax du roman, ce qui n'est quand même pas très malin. L'intrigue secondaire, la disparition de Jason, est mieux traitée, et permet la découverte d'une société de garous en marge de Bon Temps et un rebondissement final qui, pour être téléphoné, n'en est pas moins intéressant, mais c'est comme d'habitude chez elle l'aspect harlequinesque qui est le plus réussi. On voit très peu Bill le moisi, parti faire joujou au Pérou (ce n'est pas assez loin à mon goût, je propose de l'envoyer faire un stage dans une île de l'Océan indien), ce qui permet de se concentrer pour la première fois sur le personnage d'Eric, qui, débarrassé de sa personnalité de grand-caustique-au-regard-de-braise-et-à-la-langue-acérée à cause de cette amnésie qui tombe à pic, n'est plus qu'un chevalier servant aux talents multiples dont Sookie saura faire bon usage (cette vision de l'homme revenu à une espèce de personnalité de base où il est sur-prévenant, incroyablement attentionné, totalement fiable, follement amoureux et extrêmement bon amant en dit plus long sur l'imaginaire féminin occidental que n'importe quelle étude) et la lectrice consentante et conquise est ravie de la tournure que prennent les événements (cette scène de douche, oh my, restera dans mes annales). De la sexytude, du fun, des dialogues enlevés, True Blood est décidément la série à lire par temps de grisaille ; ça tombe bien, il fait un temps pourri.
Charlaine Harris, Dead to the world, Ace fantasy/mystery, 291 pages, 2004

Challenge Lire en V.O
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19:28 Écrit par fashion dans Challenge Lire en VO, Fantastique, Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : si perdue dans le ciel, ne me restait qu'une aile, tu serais celle-là, quand le ciel dévoile soulève, en moi l'âme et l'émoi d'un géant, mon dieu lara est une poétesse, pas moins, la prochaine fois nous nous pencherons, sur les paroles des chansons de didier barbelivien, parce qu'il le vaut bien