05.12.2010

Je challenge, tu challenges, il challenge, nous nous poilons

Cette année, chers happy few chéris que je porte en mon coeur comme une écharpe en angora rose à paillettes, un miracle a eu lieu : comme ma jumelle télépathe, je suis venue à bout de quasiment tous mes challenges, (oui, j'ai dit quasiment car je ne suis que rigueur intellectuelle (et pieds gelés), et après tout il me reste trois semaines pour clore le Challenge Zweig (je ne me souvenais même pas m'y être inscrite, il se passe de drôles de choses quand je n'ai pas ingéré mon litre quotidien de café) et le Challenge Ewan vs Christopher (mais bon, il suffirait que j'actualise mon billet sur ce petit chef d'oeuvre qu'est GI Joe et le tour serait joué) (évidemment je ne le ferai pas, je suis honnête moi Madame la juge).

Pour me récompenser, j'ai donc décidé de lancer un Challenge pour 2011. Oui, je sais, encore un alors que le merveilleux et so famous Challenge Tennant est en bonne voix de reconduction (je pense arrêter quand il arrêtera de tourner, voilà, c'est dit, c'est bien, c'est clair) et que le délicieux Challenge de la Rentrée littéraire 1120 à peu près bat son plein (pensez donc, j'ai déjà chroniqué un bouquin), mais la chair est faible hélas, et le paquet de fraises tagada est vide. Suite à une discussion de haute volée avec des coupines que j'aime d'amour, j'ai donc décidé de créer

 

le Challenge Nécrophile : en 2011, je me tape des auteurs morts.

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Toi qui entres ici, perds toute espérance de voir jamais ce blog acquérir bon goût et profondeur.

Le délicieux logo est d'Isil, évidemment.

 

Et comme il vaut mieux, pour pimenter les choses, qu'un challenge ait quelques contraintes, les voici, impatients happy few :

Il faut lire le plus possible de romans écrits par des auteurs morts mais pour compliquer la tâche il faut lire un roman dans au moins une des catégories citées ci-dessous :

- un roman d'un auteur mort dans des circonstances particulières (Pouchkine, mort en duel, Zelda Fitzgerald, brûlée vive dans l'incendie de son hôpital psychiatrique, Camus, accident de voiture, Cazotte et Chenier, guillotinés, Tennessee Williams, étouffé par un bretzel, Péguy, Alain-Fournier, Pergaud, Caldéron, Saki, morts au combat, Apollinaire, victime de la grippe espagnole, Zola, asphyxié, etc.) (une liste avec d'autres noms, trouvée par Miss Babooshka, ici) (The Bursar a signalé la mort tragique d'Eschyle, tué par une tortue lâchée par un aigle, Alwenn celle de Courteline, mort le jour de son anniversaire),

- un roman d'un auteur qui s'est suicidé (Sénèque, von Kleist, Nerval, Lafargue, Maïakovski, Woolf, Zweig, Mann, Pavese, Hemingway, Plath, Toole, Mishima, Celan, Gary, Koestler, Brautigan, Levi, thomson, Wallace et j'en passe) (Kali signale Empédocle, qui s'est jeté dans l'Etna),

- un roman d'un auteur mort avant 35 ans (je n'ai pas fait de liste, il faut que vous mettiez vous aussi à contribution vos petites cellules grises, non mais) (mais Erzie, dans sa grande bonté a trouvé ce lien pour vous),

- un roman d'un auteur enterré à Paris (Baudelaire, Sartre, Beauvoir, Beckett, Vercors, Cortazar, Cros, Desnos, Huysmans, Ionesco, Kessel, Leblanc, Louÿs, Maupassant, Troyat, Tzara, Hugo, Dumas, Malraux, Rousseau, Voltaire, Zola, Alain, Apollinaire, Balzac, Barbusse, Beaumarchais, Colette, Constant, Courteline, Eluard, Daudet, La Fontaine, Musset, Nerval, Noailles, Nodier, Proust, Radiguet, Romains, Saint-Simon, Vallès, Villiers de l'Ile-Adam, Wilde, et quelques autres).

 

Ce challenge prend effet tout de suite et sera clos le 31 décembre 2011. Les inscriptions se font dans les commentaires, le logo est à votre disposition et j'ai décidé, pour revenir à la grande époque des Challenges fashionesques, de le doter. Il y aura donc deux prix : le Prix Super Nécrophile pour celui qui aura lu le plus de romans et le Prix Nécrophile éclairé pour celui qui aura lu au moins un roman dans chacune des quatre catégories-contraintes. (Ne seront pris en compte que les billets portant le logo du Challenge, évidemment.)

Alors Erzie, heureuse ?

 

EDIT de 19h44 : les participants se bousculent au portillon, qui l'eût cru ?

100choses, Ankya, Alwenn, BorealeBookworm, B0uilleCarolineCélineChimère, ChoupynetteCryssilda, CynthiaDominique, Doriane, EloraEmeraude (qui participe en faisant semblant de ne pas participer, ou peut-être est-ce l'inverse), EmeraldaEmily, EmmaErzébeth (qui rouvre un blog pour l'occasion, comme quoi il faut toujours se méfier des promesses lancées en mangeant du céleri), Evy, HebelitHydromielle, IluzeIrrégulièreIsil, JulietteKali, Lectiole, LilibaLilly, Liza Lou, Lire4ever, LouMayMiss Babooshka (qui a déjà trouvé deux auteurs entrant dans deux catégories dont un mort d'une péritonite causée par un cure-dent, si, si), Mo, NatakaNeph, PashupatiPtitMog, Sandrine (SD49), SaraSarahSchlabaya, SetsukaSoudandfury, soukeeStéphanie (enfin de retour parmi nous), Stéphie, TamaraThe Bursar, Theoma, TitineValentineVilvirt, Yueyin

 

06.04.2010

Bite me, Brody

L'autre jour, alors que, comme toute ménagère qui se respecte, je faisais mes courses au Monop' du coin (le fait que j'errais au rayon bières belges n'a aucune incidence sur la suite de l'histoire, bande de mauvaises langues que vous êtes), je me suis dit, comme ça, tout à trac, l'esprit certainement embrumé par les vapeurs d'alcool, que ça faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un roman Harlequin, six mois, même, pour être tout à fait exacte, chers happy few. Et comme Chif' et moi préparons les Harlequinades 2010 (vous ne croyiez quand même pas y échapper, non ?), je suis allée, dans le souci de rigueur qui me caractérise et animée de cet esprit scientifique qui fait ma renommée, faire un tour du côté du rayon librairie, histoire de jeter un oeil aux nouveautés, voire même d'ouvrir un roman de la nouvelle collection, Nocturne, qui marie romance et bit-lit, oui je sais, ça fait peur tout d'un coup (et pour ceux qui se demandent comment je sais qu'il y a une nouvelle collection chez Harlequin, inutile de me menacer de tortures diverses et variées à base de tueur en préservatif corporel blanc, j'avoue sans honte que je suis abonnée à la newsletter Harlequin, oui, je sais, vous pouvez rire, sarcastiques happy few, mais j'assume, of course).

 

Bref. J'ai eu un instant d'égarement devant les couvertures bleues et lunaires proprement hideuses mais comme je suis une aventurière, j'ai acheté (oui, je sais, c'est incompréhensible cette façon que j'ai de payer pour lire des romans ridicules, je pense que c'est un vice de ma part)

 

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Dans l'ombre du loup de Rhyannon Byrd (et j'aimerais bien qu'on m'explique pourquoi pas un seul auteur H. ne se choisit un pseudo normal) (oui, j'ai des questionnements existentiels).

 

Et comme je suis d'humeur généreuse, j'ai décidé de vous faire partager cette lecture, chers happy few, qui fut évidemment puissante et dévastatrice, qui en doutait ?

 

Micheala Doucet est une sublime cajun au corps tout en courbes de rêve, aux yeux bleus et à la chevelure de jais (ceux qui ont suivi activement les Harlequinades 2009 reconnaîtront immédiatement une héroïne Harlequin, sauf qu'elle n'est pas rousse, dommage, c'est sa meilleure amie qui a "une chevelure semblable à une traînée de feu"), mais hélas pour elle, son frère, Max, a été mordu par un loup-garou. Cela crée un schmilblik peu clair qui contraint la jeune femme à vivre sous la protection de Brody Carter, un "runner", c'est-à-dire un hybride loup/homme, couturé et dangereusement séduisant, à la longue chevelure couleur "rubis éthéré" et aux yeux "émeraude". Il est tellement viril qu'il "sent" l'homme, comprenez une senteur musquée qui rappelle les champignons et les sous-bois (moi je dirais plutôt qu'il sent le moisi, mais c'est parce que j'ai mauvais esprit, évidemment). Et cette cohabitation forcée est compliquée par l'attirance surhumaine qui anime ces deux-là : il ne rêve que de la prendre sauvagement et de la mordre dans un tourbillon ininterrompu de passion, elle n'aspire qu'à être tout entière soumise à son désir sauvage (et voilà que ça recommence, dès que je lis un Harlequin, j'écris comme un Harlequin, c'est la magie de cette prose, chers happy few, je ne peux y résister, my bad). Mais il y a un problème, évidemment, et il est de taille (non, ce n'est pas ce  à quoi vous pensez, bande d'obsédés, encore que si, pour Brody, qui est comment dire, sur-développé de partout, c'en est un car il a peur de lui faire mal et cela le mine, pauvre chou) : Brody est un homme malheureux car il a toujours été mal-aimé et les femmes le considèrent comme un homme-objet dont elles se servent et se débarrassent une fois assouvi leur désir d'étreintes sauvages et dangereuses (ouh les vilaines). Comme il n'a pas lu la suite de l'histoire, il ne peut pas savoir que Michaela est son âme soeur et qu'elle l'aime vraiment, elle, dans son petit coeur tout mou. Notre pauvre héros au coeur en berne et à la virilité ardente croit donc qu'il est voué à la solitude, ce qui le rend agressif comme un ado boutonneux dont il a les réactions idiotes (eh oui, il n'est manifestement pas sur-développé du cerveau). Et comme on en attend toujours beaucoup des héros, des vrais, des durs, des tatoués, il doit en plus résoudre une énigme sans intérêt et mal ficelée à laquelle la lectrice a cessé de s'intéresser depuis la page 85, se contentant de rire comme une baleine devant les descriptions de toute beauté et les fines remarques psychologiques. Moi je dis qu'un homme qui a "envie d'explorer l'âme lumineuse" de la femme qu'il aime et de "boire à la source de son coeur" tout en étant capable de la clouer aux montants du lit avec ses griffes acérées (c'est bien, il est outillé, pas besoin d'aller chercher les menottes) est un héros complet qui allie corps et esprit et qui a en plus le mérite de faire rire la lectrice, qui n'en demandait finalement pas tant. "L'éternité, c'est long", dit Brody dans un accès de lucidité. Moins que la lecture de ce roman, chers happy few.

 

Rhyannon Byrd, Dans l'ombre du loup (Last wolf watching), Harlequin Nocturne, traduit de l'anglais par Yohan Lemonnier-Meheu (et s'il m'arrive de dire du mal dans ce salon des traducteurs, je tiens quand même à saluer ici le travail des traducteurs/rewriters Harlequin, qui en bavent les pauvres), 280 pages pleines de clichés, de loups qui hurlent à la lune et de scènes drôlatiquement torrides, 2010 pour la traduction, 2008 pour la VO.

 

C'est une lecture commune avec Bookomaton, à qui Caro[line] et moi, dans un accès de folie, avons offert ce roman. Ne nous remercie pas, va, nous savons que tu as apprécié les multiples talents de Brody.

 

PS : vous pardonnerez le titre de ce billet, chers happy few, mais c'était trop tentant.

18.01.2010

"Your song is ending but the story never ends"

Ce billet contient des spoilers : si j'étais Thomas, j'évaluerais le taux de spoilers  à 98%. Vous êtes prévenus, chers happy few.

 

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He's back.
Oh yeah.

 

Comme ceux qui suivent les élucubrations auxquelles je me livre dans ce modeste salon le savent, chers happy few, j'ai rencontré en mars dernier un personnage qui a bouleversé ma vie, en commençant d'abord par raccourcir sensiblement mes nuits puis en étant responsable d'une panne de lecture sans précédent dans ma (très) longue vie de lectrice, avant d'être à l'origine de mails hystériques avec les copines qu'il a aussi contaminées, et pour finir d'un swap pour happy few : le Docteur, personnage de la série télévisée britannique qui porte son nom. Je ne reviendrai pas ici sur les saisons 1 à 4 dont j'ai déjà parlé, et je ne repitche donc pas, me contentant, en paresseuse que je suis parfois, de vous renvoyer à mon billet si vous voulez en savoir un peu plus sur cette fabuleuse série de S-F, certainement la série la plus inventive,  la plus cultivée, la plus drôle, la plus tragique, la plus incroyable, en un mot la plus trippante de la décennie qui vient de s'écouler, série qui met en scène l'un des personnages les plus fascinants jamais écrits (en toute objectivité, évidemment) (comme d'hab' quoi).

 

J'attendais donc avec une impatience qui devenait limite incontrôlable les quatre épisodes spéciaux diffusés en Grande-Bretagne en 2009, épisodes qui assurent la transition entre la saison 4 et la saison 5 (dont la diffusion démarrera au printemps chez nos amis britons) et qui surtout, devaient permettre de changer d'acteur, David Tennant laissant la place à Matt Smith. C'est donc sous le signe du départ annoncé que se placent ces épisodes, double départ puisque Russell T. Davies, aux commandes de la série avec Steven Moffat depuis 2005 abandonne lui aussi le navire aux seules mains de ce dernier. Tout l'intérêt de ces quatre épisodes était donc de voir comment les scénaristes allaient faire mourir le Docteur, condition nécessaire à sa régénération dans un nouveau corps.

 

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The next Doctor
Où on en apprend un peu plus sur les cybermen.

 

Mais comme ils sont malins, ils en ont profité pour clore en quelque sorte "l'incarnation Tennant", considéré un peu partout comme le Docteur le plus charismatique de l'histoire de la série (eh non, happy few de peu de foi, il n'y a pas que les blogueuses françaises qui se pâment devant cet hurluberlu en Converse) et pour faire avancer un peu la mythologie doctoresque, ce qui ajoute à la simple dimension tragique présente dès le premier épisode, The next Doctor. On y retrouve un Docteur volontairement solitaire, blessé par la perte de ses compagnes successives, qui refuse désormais de partager ses aventures, "because in the end, they break my heart", comme il l'avoue à Jackson Lake à la fin d'un épisode ma foi fort bon, où les Cybermen, rescapés du Vide dans lequel le Docteur les avait jetés, tentent de soumettre les habitants du Londres de 1851 dans un épisode victorien qui se livre avec légèreté à quelques clins d'oeil auto-référentiels (à Dickens pour la main d'oeuvre enfantine, à la série elle-même avec notamment les portraits des précédents Docteurs) et où le Docteur est unanimement salué et remercié pour ce qu'il a fait, comme un avant-goût de la sortie de scène qu'il ne tardera pas à effectuer.

 

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Planet of the dead
Avec Lady Christina de Souza, un personnage qui n'a pas froid aux yeux comme je les aime, chers happy few.

 

C'est dans le deuxième épisode, Planet of the dead, épisode de planet opera typiquement doctoresque (une intrigue farfelue, des aliens, une femme rencontrée par hasard pleine de ressources, des dialogues piquants, un geek, le retour de UNIT et... un bus qui vole) et que j'ai trouvé excellent, que la prophétie est prononcée pour la première fois, par l'un des personnages, une femme qui a des dons de voyance et qui se trouve embarquée bien malgré elle dans cette aventure aux confins de la galaxie. "Your song is ending", dit-elle à notre Docteur, "and he will knock four times." Voilà notre Docteur prévenu. Ce qui ne l'empêche pas d'aller traîner ses guêtres sur Mars en 2058 où il rencontre les membres de la première mission de colonisation de la planète, dans un épisode, The waters of Mars, qui, s'il manque d'originalité dans l'intrigue de fond, mélange d'horreur propre à la découverte d'une entité extra-terrestre malveillante et conséquence du voyage dans le temps (le Docteur sait ce qui va arriver et il n'est pour une fois pas censé intervenir), est fascinant pour la façon dont il met en scène toute la violence du personnage du Docteur, qui, privé d'une compagne humaine qui le ramène à sa juste dimension ("the maintenance guy of the universe" comme il le dit lui-même), se prend pour Dieu et tente de créer ses propres règles au mépris de tout ce qu'il a toujours soutenu, juste parce que personne n'est là pour le retenir. J'ai trouvé la fin de cet épisode bouleversante parce que le Docteur, se rendant compte qu'il est allé trop loin, semble penser que la mort sera son châtiment et manifeste alors une humanité dont la solitude semblait l'avoir peu à peu dépossédé.

 

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The end of time
J'en pleure encore.
No comment.

 

C'est cette humanité qui le pousse à la fuite entre la fin de The waters of Mars et le début de la première partie de The end of time : le Docteur, au lieu de répondre à l'appel des Oods, qui ont une information de première urgence à lui communiquer, va se balader et prendre du bon temps aux quatre coins des univers connus et inconnus, comme si le divertissement (dans tous les sens du terme) pouvait mettre à distance la mort qui s'approche. La même humanité qui le pousse à retarder l'inéluctable échéance, le pousse de même à refuser la mort, qui se présente finalement de manière inattendue, par les mains de celui auquel on s'y attend le moins. Car le Docteur sait qu'en mourant, même s'il se régénère, il n'est plus tout à fait le même : il a ses souvenirs certes mais pas la même personnalité, comme c'était très clairement signifié dans The Christmas Invasion, le premier épisode de Noël entre la saison 1 et la saison 2 où, se réveillant après sa régénération, il se demandait quel genre d'homme il était devenu, pour conclure par "No second chances. That's the kind of man I am." Il accomplira son destin parce que c'est aussi ça, le Docteur, un homme (enfin, un Seigneur du Temps) finalement prêt à tout pour sauver l'humanité, cette race pour laquelle il a toujours eu un faible. Alors, oui, cet épisode final n'est pas le meilleur écrit pour la série (surtout la première partie), mais je n'aurais pas pu me dispenser des adieux du Docteur, qui fait la tournée des personnages qui ont compté pour lui, afin de leur dire adieu à tous, Jack, Rose, Martha, Sarah Jane et les autres, disant par la même occasion adieu aux spectateurs qui ont suivi avec passion et enthousiasme les "saisons Tennant", acteur merveilleux qui nous laisse avec un nouveau Docteur, "still not ginger" et que j'aime déjà, chers happy few, parce que je suis comme ça, littéralement hantée par cet extra-terrestre qui a tant vécu et tant vu et qui garde encore et toujours foi dans les capacités humaines, qui fait preuve d'un optimisme loin d'être béat et d'une énergie folle, le tout mâtiné d'une insatiable curiosité intellectuelle. The Doctor is dead. Long live The Doctor.

 

 

Doctor Who, Specials, zone 2 en import anglais uniquement, VO et VOST en VO, 3 épisodes de 60 mn environ et 1 épisode en 2 parties, 60 mn et 70 mn.

 

PS : Le titre de mon billet, emprunté aux Oods, résume tellement bien l'esprit de la série et tout le pouvoir de la fiction que je pense en faire un badge, tiens.