08.11.2009
Toiles et étoiles
Décidément, chers happy few, cet automne est celui du tag : après celui d'Emma puis celui de Lyle, voici le tag cinéma qui me vient tout droit de la perfide Albion, envoyé par Ofelia pour une sombre raison de retour à l'envoyeur que je n'ai pas bien élucidée, et auquel je me plie de bonne grâce parce que je suis comme ça, bien urbaine.
1- Un film que vous regardiez étant jeune et qui vous remplit de souvenirs :
Le premier film que j'ai vu et dont la vision me remplit à chaque fois d'un bonheur mêlé d'un peu de nostalgie est Scaramouche, de George Sidney, un film de cape et d'épée réalisé en 1952. On y suit les aventures de Stewart Granger qui manie le fleuret en virevoltant comme personne. C'est ce film qui a assis mon amour des films de genre et des bruns ténébreux, autant dire que je lui dois tout, chers happy few.
The princess bride de Rob Reiner (1987). J'adore cette merveilleuse adaptation du roman de William Goldman, et certaines répliques sont kultissimes comme celles d'Inigo Montoya ( "Tou as toué mon pèrre, prréparre-toi à mourrir." ) ou la terrible histoire du Pirate Roberts, les RTI et j'en passe. Je ne m'en lasse pas.
3- Un film qui a bouleversé votre jeunesse :
Le cercle des poètes disparus (Dead poets society) de Peter Weir (1989). Comme tous ceux de ma génération, ce film m'a hantée pendant longtemps. Je me souviens l'avoir vu 3 fois en salles et n'avoir parlé que de ça avec les copines pendant des mois. On était toutes amoureuses de Robert Sean Leonard et je trouvais le prof interprété par Robin Williams extraordinaire (ce n'est pas lui qui est à l'origine de ma vocation mais ce film a dû certainement l'asseoir). Je me suis même lancée dans la lecture de Walt Whitman à l'époque, c'est dire.
La nuit du chasseur (The night of the Hunter) de Charles Laughton (1955). C'est mon film préféré, ever et je le trouve par-fait.
5- Un film qui vous a donné envie de faire du cinéma :
Je n'ai pas envie de faire du cinéma, mais j'aimerais bien parfois que ma vie y ressemble, histoire de rencontrer quelques chevaliers en armure comme :
Il y en a un paquet parce que je suis du genre à revoir sans cesse les films que j'ai aimés (c'est pour ça que j'achète pas mal de DVD, my bad). Je pense quand même que les films que j'ai le plus vus sont La guerre des étoiles, Le retour du jedi et L'empire contre-attaque. Parce que c'est un space opera, parce que "Je suis ton père, Luke.", parce que les combats dans l'espace, parce que Obi-Wan, parce que R2D2, parce que Princesse Leia et surtout surtout parce que Han Solo (Harrison Ford, *soupir*), son sourire carnassier et son regard coquin, sa loyauté toute personnelle et son pantalon moulant.
Fame le remake de Kevin Tanghaoren (2009). Et c'est vraiment très mauvais. Exit le kitsch et les paillettes de l'original, welcome to the 00's, leur vulgarité et leurs bons sentiments (ce n'est pas incompatible, malheureusement).
Je n'ai plus l'impression de payer ma place depuis l'invention de la carte UGC illimitée, que je possède depuis sa création et qui me permet d'aller voir un nombre incalculable de daubes en toute zenitude. Cependant, je dois bien avouer que la vision d'Un vent de folie (Forces of nature) de Browen Hughes (1999) a été un véritable pensum. C'était pourtant une comédie romantique avec Sandra Bullock, ce qui aurait dû lui assurer une place de choix dans mon petit coeur tout mou. Tant pis.
2001, l'Odyssée de l'espace... Nan, je déconne, je déteste ce film (oups, je sens que je vais m'attirer les foudres des Kubrick's fans). Le cinéma questionne le monde certes, mais ce que j'aime infiniment plus c'est le questionnement de la psyché humaine. Et comme il faut choisir, je dirais L'ombre d'un doute (Shadow of a doubt) d'Alfred Hitchcock (1943). La trouble relation entretenue par l'oncle meurtrier et sa nièce idolâtre sont comme d'habitude chez Hitch d'une infinie justesse psychologique.
The fisher king de Terry Gilliam (1991). Ce film est un petit joyau qui met en scène la descente aux enfers de Jack (Jeff Bridges), un animateur de radio épouvantablement égocentré responsable d'une fusillade qui a causé la mort de plusieurs personnes dont une jeune femme dont le mari, Parry (Robin Williams) est devenu SDF à la suite de ce deuil. Pour se racheter, Jack aide Parry à retrouver le Graal et à séduire l'étrange Lydia (Amanda Plummer) d'une manière à la fois totalement naïve et poétique tout à fait enchanteresse.
11- Un film qui vous a fait tordre de rire :
L'un de mes films comiques préférés est sans conteste L'impossible Monsieur Bébé (Bringing up Baby) de Howard Hawks (1938). L'air ahuri de Cary Grant qui se débat entre les mains hystériques de Katherine Hepburn est irrésistible et certains passages sont d'anthologie comme le cri de la panthère ou la scène du peignoir.
X-men de Bryan Singer (2000). J'y ai découvert un petit inconnu au regard de braise et à la voix so sexy, qui certes avait des griffes mais franchement, who cares ?
La vie est belle (It's a wonderful life) de Frank Capra (1946). L'histoire de ce père de famille ruiné qui tente de se suicider et à qui un ange montre à quel point il a mené une belle vie me fait pleurer à chaque fois. James Stewart est extraordinaire d'humanité et la fin qui met en scène la solidarité de toute la ville est bouleversante.
Un jour sans fin (Groundhog day) de Harold ramis (1993). Un film doudou dont je ne me lasse pas. Bill Murray y est fantastique. La marmotte aussi.
















