02.03.2011

Top Ten Tuesday #11

Oui, je sais bien qu'on est mercredi, pinailleurs happy few, mais je suis un peu décalée depuis les vacances ; je pense que le séjour de Karine m'a définitivement mise à l'heure québécoise (autant vous dire que la rentrée a été un tout petit peu difficile, mais bon, le sommeil c'est surfait comme disait le poète moldave qui gloussait en lisant des Harlequin pour occuper ses insomnies). Mais vous pensez bien que le thème de la semaine : Ces livres que je voulais absolument tout de suite dans la minute... mais que je n'ai toujours pas lus, était évidemment fait pour la folle LCA que je suis, chers happy few (oui, aujourd'hui, c'est thérapie).

Top-Ten-Tuesday-2.jpg

Ne nous leurrons pas, perspicaces happy few : quand on a 362 livres dans sa PAL, c'est qu'on est un (tout petit) peu (si peu) atteinte de compulsivité. Mais parfois plus que d'habitude. Ahem.

 

1. First among sequels de Jasper Fforde. Acheté à sa sortie (2008), j'avais eu du mal à le trouver à Paris et j'avais fini par le commander chez Gibert où j'avais fait une crise d'hystérie auprès du vendeur pour qu'il m'envoie un texto pour me prévenir de son arrivée. Puis je me suis dit ensuite que je ne pouvais pas lire ce roman parce que je croyais à l'époque que ce serait le dernier de la série et je ne voulais pas quitter Thursday. Mais comme le suivant est sorti la semaine dernière, je vais pouvoir enfin le lire. CQFD. (J'avais prévenu, chers happy few, je suis fol-le).

2. L'autre rive de Georges-Olivier Chateaureynaud. J'avais lu une critique très élogieuse de ce roman dans Le Monde des Livres et je m'étais précipitée en librairie le jour de sa sortie (2007), alléchée par ce qui se présentait comme une variation autour des Enfers. Non seulement je ne l'ai toujours pas ouvert, mais il est sorti en poche l'année dernière. Depuis je ne lis plus Le Monde des Livres. (Comment ça, aucun rapport ?)

3. Des horizons rouge sang de Scott Lynch. Comme j'avais adoré le premier volume de cette série, Les mensonges de Locke Lamora (lu en août 2008), je me suis immédiatement procuré la suite, qui dort depuis sur une étagère. Je la dépoussière de temps en temps. Oui, je suis comme ça, bien urbaine.

4. Olympos de Dan Simmons. Conquise par Ilium (lu en mai 2010), j'ai couru chez Gibert le week-end qui a suivi et je croyais vraiment, dans ma grande naïveté, lire le tome 2 dans la foulée. C'était sans compter sur les dix autres livres qui m'ont sauté dessus en me disant "laisse-le, tu le liras plus tard". En même temps, dans la PAL depuis 9 mois, on a connu pire. Ô combien.

5. Paradise Kiss, l'intégrale de Ai Yazawa. Edité en version intégrale en 2008, au moment où je passais toutes les semaines chez le libraire de manga, j'avais éprouvé un irrésistible besoin de lire tout de suite cette série dont tout le monde disait le plus grand bien. Ce manga est toujours dans la PAL deux ans après mais il est apparemment devenu très difficile de se le procurer, la preuve que j'ai bien fait de craquer, non ?

6. Magic strikes, Magic bleeds, Magic burns d'Ilona Andrews. Après mon enthousiasmante lecture de Magic bites (en janvier dernier), j'ai clamé à tous les vents qu'il me fallait absolument la suite sous peine de maux tous plus terribles les uns que les autres. Comme je vis avec un homme compatissant qui sait qu'il ne faut pour rien au monde me priver de lecture et de dragons zombies, il est revenu d'une de ses pérégrinations avec les trois volumes suivants. Je l'ai remercié comme il se doit puis j'ai enterré les volumes dans la PAL anglaise (78 volumes and counting).

7. Broken, Haunted, Industrial magic, Dime store magic de Kelley Armstrong. J'avais tellement aimé le tome 1 de cette série, Morsure (lu en mai 2008) que Karine m'avait envoyé les quatre suivants dans la foulée. Et, comment dire ? Ben, je ne sais toujours pas ce qui arrive à Clayton et compagnie. Je mérite le fouet, je sais.

8. Cry wolf de Patricia Briggs. Quand j'ai découvert chez Forbidden Planet à Londres que Briggs avait écrit une autre série dans le monde de Mercy Thompson, j'ai sauté de joie et embarqué ce petit volume, pour découvrir en parcourant la blogo anglo-saxonne que les amateurs de Mercy étaient globalement déçus, ce qui a refroidi mon envie (je suis over influençable, my bad). Mais je vais le lire, c'est certain, un jour de pluie où je serai en manque de loup-garou.

9. Les falsificateurs d'Antoine Bello. Emballée en décembre dernier par Enquête sur la disparition d'Emilie Brunet, je me suis précipitée dans les trois librairies de mon quartier pour acheter tout ce que je trouvais de lui. Puis j'ai réorganisé ma PAL. Et j'ai redécouvert ce titre (et les autres) en préparant ce Top. Ne dites rien, je sais.

10. Le dernier rayon du soleil de Guy Gavriel Kay. La tapisserie de Fionavar ayant été un de mes éblouissements fantasyesques il y a de cela pas mal d'années, j'avais acheté ce roman en 2007, persuadée qu'il serait lu très rapidement. Pensez donc, des Vikings, un one shot, de la fantasy... Mais une malédiction pèse sur cet ouvrage, que j'ai trimballé une dizaine de fois en tous lieux et en toutes occasions mais que je n'ai jamais ouvert. Un mystère palesque jamais résolu.

 

03.11.2010

Back from the future

Returner.jpgUne jeune fille, Milly (Anne Suzuki), est envoyée du futur dans le Japon contemporain afin d'empêcher une guerre dévastatrice contre une race d'extra-terrestres. Elle se matérialise en plein règlement de comptes entre Miyamoto (Takeshi Kaneshiro, extrêmement séduisant, en toute objectivité évidemment), un jeune tueur indépendant et Mizoguchi (Gôro Kishitani), un lieutenant de Triade ambitieux et cruel qui maîtrise parfaitement le rire hystérique et sardonique (et qui a un goût vestimentaire peu sûr). Milly contraint Miyamoto à l'aider dans sa mission, mais nos deux jeunes gens, pour valeureux qui soient, parviendront-ils à sauver le monde et à tuer l'infâme Mizoguchi par la même occasion ? Le suspense est quasi insoutenable, je sais.

 

returner1.jpg

Encore un charmant jeune homme qui porte parfaitement le manteau.

C'est une conspiration.

Mulder ?

 

Oui, chers happy few cinéphiles, je sais ce que vous vous dites dans le coin de votre cerveau qui n'est pas occupé à se demander comment je choisis les films que je visionne et si j'ingère des substances illicites avant mes achats (parce que oui, j'ai payé ce film) (bon, peu cher, mais quand même) : "Mais ne serait-ce pas un petit peu le pitch de Terminator que je lis là ?" Ben si. C'est même totalement le pitch de Terminator mais mâtiné d'une louche de E.T (il y a un petit alien tout mignon à sauver, il voudrait bien téléphoner maison mais il a du mal à communiquer le pauvre) et d'une pincée de Matrix pour certains effets et le look de notre jeune héros à la plastique nettement plus avantageuse que celle de Neo-Keanu (encore une fois, ce que je dis là n'engage que moi et ma légendaire rigueur scientifique). Et au final, ça donne un film fun et pêchu, qui utilise correctement le paradoxe temporel sans en faire des tonnes dans le côté explicatif, plutôt bien construit, bourré d'allusions aux films de genre et plein de courses poursuite, de bagarres au ralenti et d'explosions. Le tout est bien filmé, le film est traversé par des traits d'humour bienvenus, les héros sont sexy, le méchant est complètement barré... Que demander de plus, franchement ?  Un très bon moment donc, à savourer un verre de Pimm's à la main (je suis une fille malgré les apparences, je ne bois de la bière qu'au pub) (comment ça, personne ne me croit ?).

 

Returner, réalisé par Takashi Yamazaki, 2002. Attention, certaines versions vendues en France ne contiennent pas la VO japonaise ce qui est un comble puisqu'elles proposent un doublage anglais.

Pour ceux qui auraient survécu à la lecture de ce billet, la bande annonce américaine est ici.