22.03.2011

Top Ten Tuesday #13

Aujourd'hui, iridescents happy few, nos amis américains nous proposent de nous pencher sur ces 10 choses qui nous agacent terriblement dans les romans et qui provoquent en nous des réactions aussi diverses que le haussement de sourcil distingué, le rire nerveux ou le cri primal (à réserver aux lectures en solitaire, le voisin de métro est un être impressionnable, voire peureux).

 

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1. Les références prestigieuses sur les 4èmes de couverture. En général, plus les mânes d'auteurs aussi morts que célèbres sont convoquées, plus le roman est mauvais. Toujours se méfier des soi-disant héritiers de Fitzgerald ou Hemingway, en général ils sont plus proches de Marc Lévy que de Balzac.

2. Les traductions approximatives qui "sentent" la langue originale : mauvaises constructions syntaxiques, jeux de mots bizarres, ponctuation aléatoire... tout ça me hérisse et peut me faire carrément arrêter la lecture. Psychorigidité, j'écris ton nom.

3. Les romans qui auraient pu se suffire à eux-mêmes mais dont l'auteur a fait une série. C'est une pratique hélas courante en ces temps où le Dieu Marketing règne sur la littérature. Tu as une idée, coco ? On va en faire une trilogie. Tu as deux idées ? On va en faire une série.

4. Les cliffhangers artificiels, qui sortent d'un chapeau pour que le lecteur se sente obligé d'acheter la suite. Tiens, si on mettait le héros en danger de mort ? Et si on faisait apparaître un nouveau personnage ? Et si on révélait quelque chose d'inattendu sur le douloureux passé du personnage principal ? Et si je ne lisais pas la suite, mmmh ?

5. Les auteurs qui prennent le lecteur pour un écervelé aculturé. Je déteste qu'on me donne une citation accompagnée du nom de l'auteur (c'est bon, merci, moi aussi j'ai lu Shakespeare), je ne supporte pas qu'on explicite une thèse empruntée à un autre auteur (pas la peine de la ramener pendant 2 pages en résumant maladroitement Freud), en bref je n'aime pas qu'on étale une culture superficielle, j'aime qu'on s'en serve parce qu'elle est une partie de soi-même et je trouve normal de considérer que le lecteur la partage en amont.

6. Les auteurs qui trouvent bon d'expliquer le comportement de leurs personnages en long en large et en travers. Si un personnage est bien construit, nul besoin d'en dresser un minutieux et rasoir portrait psychologique, il suffit de le voir agir pour le comprendre. Ce travers va en général de pair avec les insupportables : "Je vais me venger, dit-il méchamment." ou autre "Je t'aime, rétorqua-t-elle avec une tendresse bouleversante." Si je veux lire ce genre d'ineptie, j'ouvre un Harlequin, merci.

7. Les mises en place trop longues et trop descriptives de la part de romanciers qui pensent qu'il faut donner toutes les clés tout de suite. Au bout de dix pages sans action, je jette l'éponge.

8. Les dialogues creux, ceux qui s'étalent sur dix lignes sans donner aucune information d'aucun ordre, ni provoquer autre chose que l'ennui. Remplissage, vous avez dit remplissage ?

9. Les phrases courtes, le lexique pauvre, l'abus de parataxe. Non, ce n'est pas "percutant", c'est mal écrit, nuance.

10. Les histoires qui se rattachent mal à l'intrigue principale. Certains oublient le maître mot : co-hé-rence. Est-il vraiment nécessaire de rajouter une anecdote sur le passé sulfureux de la tante de l'héroïne ? A-t-on vraiment besoin de savoir que notre jeune premier a un dégoût profond des épinards depuis une scène traumatisante à la cantine quand il avait trois ans ? Que vient faire là le fétichisme du cousin ? Je vous jure, parfois le stylo rouge me démange sérieusement.

Et vous, sagaces happy few, qu'est-ce qui vous fait sortir de vos gonds ?

Les autres Topistes : Cuné, Karine...

09.03.2011

“Oppose not rage while rage is in its force, but give it way a while and let it waste.”

Parce qu'il en va de la littérature comme de la vie, chers happy few de mon coeur, j'avais besoin, après  mon coup de foudre pour Barrons, d'un rebound guy, le genre sexy et séduisant mais facile à larguer. Et comme je suis une fille over intellectuelle, autant vous dire que ce genre de denrées est extrêmement rare dans ma PAL. C'est donc par un hasard totalement hasardeux que j'ai déniché au milieu de 359 romans exigeants et pointus

 

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 Lover eternal, de J. R Ward.

(Limite, je me demande comment il est arrivé là.)

(C'est inquiétant quand même de trouver sous son nez des romans qu'on n'a pas souvenir d'avoir acheté. Serais-je atteinte d'une grave maladie genre une mauvaise foi galopante ?)

(Ce n'est pas non plus comme si j'avais lu le tome 1 de cette série il y a quelques mois. Du tout.)

Pour ceux qui sont intéressés (il y en a, je le sais, surtout ceux qui font semblant de ne pas apprécier les couvertures sobres) (ce n'est pas mon édition, sur la mienne une femme embrasse passionnément un torse masculin épilé de très près, ce qui est d'over bon goût, évidemment), Lover eternal est donc la suite de L'amant ténébreux (Dark lover) et le deuxième volume de la Confrérie de la dague noire, cette série qui raconte les histoires d'amour de vampires guerriers dont la mission est de défendre la race vampiresque des assauts des vilains méchants tueurs qui ont vendu leur âme au grand terrible Omega et qui, manquant de sexytude et de charisme, en veulent aux membres de la confrérie qui eux sont grands, forts, baraqués, tatoués, bien coiffés et amants de folie. Après Kholer dans le tome 1, la lectrice énamourée suit le destin de Rhage, le vampire bradpittesque qui est poursuivi par une malédiction depuis qu'il a tenu tête à la Vierge Scribe : il héberge sous sa peau un dragon et s'il n'y prend pas garde, la bête se réveille et met tout le monde en péril. Afin de la tenir sous contrôle, il doit veiller à ne jamais se laisser envahir par la frustration ; il passe donc tout son temps libre à courir dans les bois, soulever de la fonte et sauter tout ce qui bouge. Mais les choses changent quand il rencontre Mary, une jeune femme leucémique qui est son âme soeur. Ouh la la que c'est tragique. Limite shakespearien.

Et c'est bon, chers happy few.

Oh que c'est bon.

Non pas dans le sens "quel style, quelle profondeur psychologique, quelle intensité dramatique", non, hein faut pas déconner. Mais dans le sens "oh que je me poile, oh que c'est plein de clichés, oh que c'est une lecture-pantoufle comme on en a besoin parfois" (bon, ok, souvent dans mon cas, mais j'ai une excuse avec le nombre de classiques et de lectures universitaires que je m'enfile tous les ans, j'ai un besoin vital de niaiseries sinon je deviendrais une fille profonde et ça je me l'interdis formellement). Je me suis marrée toutes les deux pages, j'ai frissonné de peur (oh la la, Mary va-t-elle guérir ?), j'ai été émoustillée par les galipettes (sérieusement, un homme qui refuse certaines pratiques sous prétexte que "je t'aime ma chérie, je ne suis là que pour toi", ça existe vraiment ?) : un régal. Et en plus depuis Barrons et ses "fucking", je lis aussi vite en anglais qu'en français : qui va pouvoir lire encore plus de niaiseries, hein ? Je ne suis que félicité.

J. R Ward, Lover eternal, Signet novel, 449 pages, 2009

 

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Challenge Lu en VO

13

05.01.2011

Swap au long cours, quatrième et dernière

(Oui, je sais, happy few qui pinaillez de bon matin : ce billet aurait dû être en ligne le 21 décembre mais pour de basses raisons techniques j'ai envoyé mon colis en retard (et la neige qui s'est sournoisement abattue sur Paris le 18 décembre n'a rien arrangé) ; j'attendais donc que ma binômette l'ait reçu pour parler de ce colis, ce qui est chose faite depuis hier 19h53 heure française.)

 

Parce que toutes les bonnes choses ont une fin, happy few de mon coeur, voici donc le dernier envoi du Swap au Long Cours organisé pour la deuxième année consécutive par Bladelor. Et cette fois-ci, ma jumelle télépathe québécoise (si, si, on se ressemble beaucoup, d'ailleurs on ne nous comprend pas quand on parle, accent oblige, comme dirait Isil) et moi avions décidé d'un thème encore une fois hautement intellectuel (heureusement que ce swap s'achève, parce que je sais que c'est beaucoup demander à certains d'entre vous de suivre de près toutes nos discussions hautement philosophiques) : Sexy Knights et muscles utiles (on s'était dit que c'était l'occasion de s'offrir les oeuvres complètes de Kant en moldave) (évidemment).

 

Et voilà donc ce que contenait le fabuleux colis que Karine m'a envoyé :

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Une vue d'ensemble, sous mon sapin.

Vous ne rêvez pas, plusieurs paquets sont emballés dans du papier cadeau Star Wars.

Yoda, the ultimate sexy knight.

What else ?

 

Alors autant vous avouer tout de suite, impatients happy few, que ce colis a vu son déballage retardé par l'ouverture en premier (de manière aussi fortuite qu'aléatoire) d'un paquet qui a occasionné chez moi un fou rire inextinguible. Mais comme il y a des bornes aux limites que je ne veux pas franchir en public, je n'ai pas pris de photo de l'objet en question tout seul (enfin, si, mais pas pour vous) mais je l'ai glissé dans une photo d'ensemble, on verra si votre perspicacité légendaire vous permet de le retrouver.

Bref.

La kulture (pour ceux qui en doutent, il suffit de regarder les muscles surdéveloppés et tatoués de ces beaux porteurs d'épée) (oui, je sais, elles ne sont pas rouillées, tout se perd ma brave Mo, tout se perd) :

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Azilis, tome 1 (oui, moi aussi j'ai enfin découvert ce coup de coeur bloguesque), Filles de lune 1 et 2 et deux romance novels historiques qui s'annoncent de toute beauté, The Christmas Knight et Vow of deception, qui ont manifestement valu à Karine quelques heures de recherche en librairie, puisqu'elle avait décidé de trouver les plus harlequinesques possibles. J'ai lu The Christmas Knight, et je peux vous dire que Karine a effectivement déniché une perle. Vous remarquerez les marque-pages Glee, que j'ai dû mettre hors de portée des mains de ma lectrice de fille. Les enfants sont des ingrats, toujours prêts à nous piquer nos affaires.

La knighterie sexy :

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J'ai bien évidemment hyperventilé en voyant le SLAT, preuve ultime de mes relations intenses avec le Docteur (on a fait nos études au même endroit, qui en doutait ?), le badge Mrs Tennant (hiiiiiiii) (j'ai 14 ans, donc je l'ai mis sur mon sac de cours au milieu des 22 autres), les magnets David will always be my Doctor (of course) (même si j'aime les autres aussi) (ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit) et Shakespeare disant "Expelliarmus" (j'adoooore ce magnet, j'adoooore cet épisode, j'adooooore William), les bagues à verre (Karine a osé écrire sur le paquet que c'était pour que l'alcoolique que je suis retrouve toujours son verre, comme si l'abus de boissons aux plantes m'empêchait de me concentrer sur l'essentiel) (tsss) et le petit objet qui porte le slogan d'over bon goût Sonic Screw Me, dont je vous laisse deviner l'usage. En tout cas, la figurine chevalier pour le sapin veille sur lui : personne ne me le volera.

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Un masseur de tête pour relaxer la princesse sexy que je suis. Oh mais que vois-je dessous ? Serait-ce un SLAT ?

 

Oh...

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Le CD de Christmas de Glee, so kitsch and so indispensable en ces temps de fêtes (ils reprennent même Les anges dans nos campagnes, j'en ai eu un fou rire), et un agenda avec des hockeyeurs, qui sont comme chacun le sait des chevaliers des temps modernes (j'attends le moment propice pour le dégainer en salle des profs, vu l'endroit so chic où j'enseigne cette année, je sens que des sourcils vont se hausser).

Oh, mais qu'est-ce ?

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Ne serait-ce pas un SLAT ? Il me semble que si, mais une enquête est en cours.

Les gourmandises qui ne font pas grossir :

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Du chocolat (qui n'a pas fait long feu, pauvre de lui) (la barre de chocolat à la pâte d'amande a révélé une surprise une fois déballée, surprise qui a occasionné un troisième fou rire de ma part ; il y a manifestement quelque chose qui a échappé au fabricant, pauvre de lui), des pâtes de fruits (kaput aussi) et un thé à mon nom : Fashion icon, un rooibos japonais over bon et décédé depuis dans d'indescriptibles soupirs de satisfaction.

Un hénauuuuuurme merci à Karine, ma fantastique binômette que j'aime d'amour (c'est ça la magie des blogs, se faire des amies à l'autre bout du monde) : j'ai vraiment adoré l'expérience de ce swap au long cours! Nous avons été sur la même longueur d'ondes toute l'année, nous partageons les mêmes penchants pervers pour la littérature légère, le fun, le chocolat, les allusions grivoises, les fous rires, Charlie, Robert Louis et les autres et bien sûr, le Docteur, le seul, l'unique, celui que nous avons réussi à replacer quasiment à tous les coups, ce qui est encore une fois la preuve de notre talent et de notre sérieux.

Un immense merci à Bladelor pour l'organisation et le flegme (elle a vite compris que nous étions toutes deux perdues pour la cause et nous a laissé délirer en paix)!

Toute à mon émotion, j'ai oublié de faire une photo d'ensemble du colis, mais je peux vous remettre une photo du SLAT si vous voulez. Comment ça, quel SLAT ?

 

08.12.2010

Challenge Lunettes noires sur pages blanches, piqûre de rappel

Attention, joueurs happy few, il ne reste plus que 3 semaines aux valeureux inscrits du très couru Challenge Lunettes noires sur pages blanches pour achever leurs lectures/visionnages/billets, et si j'en crois ma liste de liens (qui normalement est à jour, si ce n'est pas le cas, merci de hurler (mais courtoisement) dans les commentaires de ce billet), certains ont manifestement occupé 2010 à bien autre chose qu'à ce Challenge, ce qui est évidemment bien malheureux, limite incompréhensible.

Pour l'instant le "podium" est le suivant :  Mélusine arrive en tête avec 18 billets (bravo!), suivie de Carole (12) et Bladelor (9), talonnée par Joelle (8) ; PtitMog (6), Cynthia (5), Miss Babooshka (5) sont dans un mouchoir de poche, devant Choco (4), La plume et la page (4), A propos de livres (3), Christelle (2), Neph (2), Maggie (2), Papillon (2), The Bursar (2), Theoma (2), Viviane (2), Ankya (1), Didouchka (1), Fleur (1), L'or des chambres (1), Lau(V) (1), Leiloona (1), Liza Lou (1), Romanza (1), Virginie (1), Titine (1).

Encore un effort, chers happy few! A vos lecteurs DVD!

 

aBeiLLe

Aelys

Ankya : Stupeurs et tremblements.

A propos de livres : Je vais bien, ne t'en fais pas, Le chien jaune, Le garçon en pyjama rayé

Bladelor : sur les traces d'Anna Karénine, Les royaumes du Nord, Le lièvre de Vatanen, Millenium, Les vestiges du jour, Alice au pays des merveilles, Percy Jackson and the lightning thief, Vampire Knight, Harry Potter 7 

Bookomaton

Carole : Whiteout, Les 39 marches (roman + adaptation de 1935 et adaptation BBC de 2005), Human target, Confessions d'un homme dangereux, High Fidelity, Le guide du voyageur galactique, Kick-Ass, JPod, Sherlock Holmes (série BBC 2010), Scott Pilgrim, Jane Eyre (version BBC 2006), True Blood tome 3/saison 3

Caro[line] : Shutter Island

Céline

Celsmoon

Chiffonnette

Choco : Mademoiselle Chambon, Barberousse, La submersion du Japon, Tatouage, Le vieux jardin

Choupynette

Christelle : Anna Karénine, L'allée du roi.

Constance 93 : L'étrange histoire de Benjamin Button

Cynthia : Soie, Lettres à Fanny/Bright star, Tous les matins du monde, L'annulaire, Haute fidélité

Daniel Fattore

Didouchka : Au plaisir de Dieu

Emeraude

Emma

Fersenette

Fleur a lu Alice au pays des merveilles et revu la version Disney en attendant la sortie de celle de Tim Burton. La tête en friche

Gaspara

George : 84 Charing Cross road, Persuasion

Gio

Herisson08

Joelle : Twilight, L'étrange histoire de Benjamin Button, Shutter Island, Le mystère de la chambre jaune, La cérémonie/L'analphabète, La moustache, La répudiéeDe grandes espérances

Karine

L'or des chambres : Paradis conjugal d'Alice Ferney, roman fortement inspiré de Chaînes conjugales de Mankiewicz, Je suis une légende

La plume et la page : Les six Napoléon de Conan Doyle/épisode avec Jeremy Brett, Le chien des Baskerville, Anges et démons, Le diable s'habille en Prada

Lancellau

Lau(renceV) : Alatriste

Leiloona : Percy Jackson

Lhisbei : Coraline

Livretvous

Liza Lou : Pygmalion/My fair lady

Lou

Loulou

Maggie : La controverse de Valldolid, Into the wild

Majanissa

Maijo

Marie L

Mélusine : Le tour du monde en 80 jours, Thérèse Raquin, Alice au pays des merveilles, Dracula, Le diable s'habille en Prada, Dorian Gray, La gloire de mon père, Le liseur, L'étrange histoire de Benjamin Button, Le colonel Chabert, Le château de ma mère, Le dahlia noir, L'enquête corse, Matilda, Oh boy, Le guide du voyageur galactique, Oscar et la dame rose, Balzac et la petite tailleuse chinoise, La guerre des mondes

Meria : Orgueil et préjugés

Miss Babooshka : Princess Bride, Breakfast at Tiffany's, Persuasion, Kick Ass, Tante Mame, Max et les maximonstres, Cendrillon, Raiponce, Ruy Blas

Mme Pastel

Mo

Neph a lu Un tramway nommé désir en attendant de regarder Marlon-sexy-Brando et lu Thérèse Raquin avant la version Carné.

Papillon : Sherlock Holmes, Adèle Blanc-Sec

Pascale

PtitMog : Shutter island, Le liseur, L'élégance du hérisson, Gatsby le magnifique, Mange, prie, aime, Julie et Julia

Pogo

Romanza : Le voile des illusions/La passe dangereuse

Sabbio

Saraswati

Secondflore

Selena

Shopgirl

Slo

Solenn

Sofy

Stephie

Sylire

Tamara

The Bursar : Sherlock Holmes, The men who stare at goats (Les chèvres du Pentagone)

Theoma La tête en friche

Thomas : Running with scissors, The red riding trilogy

Tiphanie

Titine : The commitments

Vero

Violette

Virginie : Les sorcières d'Eastwick

Virginie : A l'est d'Eden

Viviane s'est penchée sur Atonement (Expiation)/Reviens-moi. puis sur L'adversaire.

Yueyin

Moi-même : Hamlet, Le portrait de Dorian Gray

 

EDIT de 11h17 : Comme je n'ai manifestement pas été suffisamment claire dans mon billet, je rappelle que les liens manquants doivent être ajoutés dans les commentaires de ce billet-ci et pas ailleurs. Merci de bien vouloir me faciliter la tâche.

06.03.2010

J'avais 15 livres dans mon panier...

Casanova (la blogueuse, pas l'autre, celui qui a été brillamment interprété par un certain D. T) (encore que je m'avance un peu, je n'ai toujours pas pu regarder ce qui s'annonce comme un grand moment de cinéma (pensez donc, David y porte des lentilles... bleues, quelle prise de risque) puisque notre amie britannique qui s'est coupé le sein (certaines ont de drôles de pulsion, mais qui sommes-nous pour juger, je vous le demande, chers happy few) a jugé bon m'annoncer après trois semaines d'attente que ledit Casanova était en rupture de stock, j'en ai pleuré évidemment), bref, disais-je avant d'être violemment interrompue par une parenthèse (elles sont mal élevées les bougresses), Casanova, donc, a écrit un billet sur les 15 livres qui ont, pour des raisons aussi diverses que personnelles, marqué sa vie de lectrice. Ce n'est pas un tag, ce qui explique sans doute pourquoi j'ai eu très envie de reprendre cette idée tout de suite, parce que comme chacun le sait, contradiction is my middle name. Voici donc pour vous, chers happy few, 15 ouvrages qui ont fait de moi la lectrice que je suis (et non pas qui ont bouleversé ma vie et je le précise car la nuance est de taille, un roman peut changer à jamais une vie tout court mais ça, ça ne vous regarde pas, na), dans l'ordre chronologique (oui, parfois je suis psychorigide, j'assume).

 

1. La petite maison dans la prairie de Laura Ingalls Wilder. Cette formidable série m'a ouvert à la fois la porte des grands espaces américains, des récits familiaux et des récits mettant en scène la nature, goûts qui ne m'ont plus jamais quittée (même si dans la vraie vie je suis une citadine pure et dure, nobody's perfect).

 

2.  L'île au trésor de Stevenson. Des pirates, de l'aventure, une plume fabuleuse : depuis j'ai un goût très prononcé pour les récits maritimes, les récits de voyage et... les Ecossais.  

 

3.  Dix petits nègres d'Agatha Christie. Mon premier. J'étais très jeune et depuis je lis des polars. J'aime déconstruire les intrigues et anticiper le raisonnement de l'enquêteur à l'oeuvre. Cette étrange addiction ne s'est pas arrangée avec, quelques années plus tard, la découverte de Sherlock Holmes.

 

4. La légende arthurienne. Lue dans la fameuse collection des Contes et légendes avant d'aborder, plus tard, Chrétien de Troyes. Un goût étrange qui ne m'a jamais quittée et qui m'a poussée à de nombreuses lectures autour de cette matière fabuleuse qui a tant nourri l'imaginaire occidental.

   

5.  Le Seigneur des anneaux de Tolkien. Le début d'une folle histoire d'amour avec la fantasy, genre que je n'ai jamais cessé d'aimer et dans lequel j'ai lu des merveilles comme L'assassin royal de Robin Hobb ou La tapisserie de Fionavar de Guy Gavriel Kay pour n'en citer que deux (comment ça j'en profite pour citer d'autres titres que les quinze initialement prévus ? bande de mauvaises langues).

 

6. Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell. Un roman fleuve et foisonnant, que j'ai lu et relu et dont je chéris mon exemplaire tout abîmé. J'aime Scarlett pour son entêtement et sa volonté farouche, j'aime l'atmosphère de fin d'époque, et Rhett, ah, Rhett. Of course.

 

7.  Orgueil et Préjugés de Jane Austen. La découverte de la littérature anglaise, que je ne finis pas d'explorer, et de Darcy, ze one.

 

8. Ubik de Philip K. Dick. La découverte d'un auteur qui me fascine depuis presque 20 ans (et dont j'ai lu toute l'oeuvre, même dans ses ramifications les plus étranges et inattendues) et la naissance de mon addiction à la SF que je me contentais d'aimer de loin depuis des années (et mes lectures de Bradbury et Léourier, on ne rit pas, je garde un souvenir ému de L'Arbre miroir, que j'ai dû lire une dizaine de fois quand j'étais gamine, je crois même avoir conservé mon exemplaire dans un coin quelque part). Autant dire que je lui dois tout ce qui a suivi et les trois bibliothèques exclusivement consacrées à la SF qui encombrent ma chambre (oui, c'est la faute de Philip, pas la mienne, il était temps que la vérité éclate chers happy few).

 

9.  La princesse de Clèves de Madame de La Fayette. Le roman dont la première lecture m'a bouleversée et qui me rend hystérique quand je l'étudie avec des élèves, notamment la scène du portrait dérobé. Une telle profondeur psychologique me laisse pantoise. Et échevelée. 

 

10.  De grandes espérances de Charles Dickens. J'ai découvert cet auteur grâce à un prof, à la fac ; ce fut un choc et un coup de foudre. Faute de traductions disponibles en poche, j'achète les Pléiade une par une, en attendant de trouver le courage de le lire en anglais (mais si je l'ai fait pour Will, tout est possible, chers happy few).

 

11.  La Chartreuse de Parme de Stendhal. No comment.

 

12.   Alcools d'Apollinaire. Mon premier émoi poétique. Je suis folle de ce recueil, je connais la moitié des poèmes par coeur.

 

13.  American gods de Neil Gaiman. J'ai developpé suite à cette lecture une addiction à Neil, c'est le seul auteur dont je suive le journal sur le net et dont j'achète absolument tout, des romans jeunesse aux comic books. Nobody's perfect, paraît-il.

 

14. Une rivière sur la lune de Barbara Kingsolver. Un roman poignant et magistral, comme tout ce qu'a écrit cette romancière décidément hors du commun. Des yeux dans les arbres, du même auteur, m'a fait le même effet, et dans une moindre mesure Des cochons au paradis ou Un été prodigue. Kingsolver a un talent fou pour entremêler histoires extrêmement bien ficelées et réflexions d'une infinie justesse sur la famille, le tout dans une nature follement bien décrite.

 

15. Hamlet de William Shakespeare. Pour ceux qui n'auraient pas suivi, tout est expliqué . Sachez que je ne m'en suis pas encore remise. Et que j'ai acheté d'autres pièces en version bilingue. Et qu'en juin je vais voir une pièce au Globe avec les copines. Et faire un pélerinage à Stratford. 2010 sera l'année Shakespeare.

 

 

Vous savez quoi, chers happy few ? Il y avait bien longtemps que je n'avais pas fait une liste. Et décidément, j'aime ça.

 

 

 

La liste par laquelle tout a commencé : Casanova (et il faut vraiment que je lise Les oiseaux se cachent pour mourir, que j'ai acheté il y a deux ans sur sa recommandation).

Les copines qui se sont prêtées au jeu : Caro[line], Ofelia. Who's next ?

 

 

 

 

20.02.2010

Oh my God! A RAT!

No, a ratatouille.

 

(Le premier qui comprend d'où vient cette référence éminemment kulturelle est mon âme soeur, pas moins.)

 

Comme j'aime jouer et que rien ne m'arrête jamais, chers happy few, je me suis, dans un moment d'égarement certainement dû aux effets conjugués d'un abus simultané de classiques anglais et de chocolats belges, inscrite au Read-A-Thon organisé par Chrestomanci. Le but : lire pendant 12 heures d'affilée (oui, je suis un peu timbrée mais pas suicidaire, je me suis inscrite au petit RAT et non au grand de 24 heures, parce qu'il faut savoir raison garder chers happy few). Nous sommes une vingtaine à nous lancer dans l'aventure aujourd'hui et vous pouvez nous encourager sur nos blogs respectifs (et sur facebook pour ceux qui nous y suivent). Pour agrémenter la journée, Chrestomanci a proposé des challenges, des quizzes et des concours photos, et la plupart des participantes ont publié depuis belle lurette leurs listes respectives. Comme je suis profondément allergique aux contraintes (le premier qui ricane traduira Mr Darcy, vampyre en moldave et cherchera un, voire deux synonymes à "mesmerized"), je n'ai pas fait de liste et je ne compte participer à aucun challenge (oui, je sais, je suis la mauvaise élève mais j'assume, avec la classe et la dignité qui me sont coutumières). Mon objectif de la journée est de tenir les 12 heures sans avoir envie de faire autre chose ni m'endormir sur mon canapé, ce qui n'est pas gagné étant donné qu'aujourd'hui est le premier jour de mes vacances d'hiver. Je reviendrai éditer ce billet toutes les deux heures environ pour vous tenir au courant de l'avancée de ce défi complètement fou.

 

Le RAT commence à 10 heures et je l'entamerai pour ma part avec Les fragmentés de Neal Shusterman (447 pages), de la SF jeunesse histoire de me mettre dans le bain en douceur.

 

Wish me luck, chers happy few!

 

12h12 : j'ai lu 320 pages des Fragmentés. Je fais une pause déjeuner. (Ma vie est tout à fait fascinante, isn't it ?)

14h42 : + 127 pages de Fragmentés, terminé donc et les 141 pages de La centrale d'Elizabeth Filhol (chez P.O.L) ce qui m'amène à 588 pages. Le déjeuner a été expédié en 10 mn. J'ouvre I'm a Dalek, un roman Doctor Who de 102 pages.

16h37 : + 102 pages de I'm a Dalek et 30 pages de Père des mensonges de Brian Evenson (je lis deux fois moins vite en anglais, c'est donc prouvé). Total : 720 pages.

19h11 : + 204 pages de Père des mensonges, et 20 pages de Démon intérieur de Jenna Black. J'en suis à 944 pages. Il me reste moins de trois heures de lecture ; j'espère finir celui qui est en cours. Une chose est certaine, je me suis prise au jeu d'une manière totalement inattendue, chers happy few.

21h03 : + 213 pages de Démon intérieur : 1155 pages lues. Il me reste presqu'une heure de lecture et 110 pages, je sens que je peux le faire, oh yeah!

22 h : fin du challenge. + 110 pages de Démon intérieur que j'ai terminé! Total : 1265. J'ai fini! Incroyable.

 

 

27.09.2009

PAL again

Voici venu le jour tant attendu de la troisième édition du Jeu de la PAL, chers happy few!

Je rappelle brièvement les règles : tout le monde peut jouer, blogueurs et non-blogueurs, même ceux qui n'ont jamais commenté dans ce salon. Le but du jeu est d'identifier le plus possible de PAL. Vous donnez vos propositions en commentaire, vous pouvez en faire autant que vous le souhaitez et vous avez le droit de me poser des questions, libre à moi d'y répondre ou pas (oui, je suis comme ça, taquine et joueuse, c'est affreux). Le vote pour la mise en scène la plus originale s'effectuera dans un autre billet, une fois toutes les PAL identifiées.

Prêts ? Let's play, chers happy few! (Toutes les photos s'affichent en grand si vous cliquez dessus.)

 

 

PAL n°1 : Amanda (bravo Edelwe)

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PAL n°2 : Bladelor (bravo Cuné)
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 PAL n°3 : Chiffonnette (bravo Erzébeth)

TOUTE LA VERITE SUR BLANCHE-NEIGE!! ELLE TROMPE LES 7 NAINS!!
 
En exclusivité de notre envoyé spécial.
 
Disney nous a menti!!!!! Non elle ne se sacrifie pas pour les 7 nains, non elle ne passe pas ses journée à astiquer la maison pour ses bienfaiteurs!!!!! Un mythe s'effondre!!!!!!!!!!!!! Blanche-Neige est une perfide LCA!!
Elle a embauché de malheureux hommes de ménage pour pouvoir bouquiner tranquille sur sa chaise longue au bord du lac!!!!
 
La preuve en images...

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PAL n°4 : Edelwe (bravo Cuné)

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 PAL n°5 : Mango (bravo Cuné)

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 PAL n°6 : Reka (bravo Edelwe)

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 PAL n°7 : Liliba (bravo Mango)

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PAL n°8 : Papillon (bravo Erzébeth)

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 PAL n°9 : Erzébeth (bravo Edelwe)

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PAL n°10 : Cathulu (bravo Edelwe)

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 PAL n°11 : Emmyne (bravo Ys)

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PAL n°12 : Cuné (bravo Cathulu)

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PAL n°13 : Karine (bravo Pimpi)

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PAL n°14 : Choco (bravo Erzébeth)

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PAL n°15 : Pimpi (bravo Cuné)

 

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PAL n°16 : Stéphanie (bravo Amanda)

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PAL n°17 : Zag (bravo Cuné)

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PAL n°18 : Meria (bravo Bladelor)

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PAL n°19 : Co (bravo Cuné)

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PAL n°20 : Levraoueg (bravo Erzébeth)

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PAL n°21 : Emma (bravo Cynthia)

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PAL n°22 : Ys (bravo Levraoueg)

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PAL n°23 : Mo (bravo Amanda)

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PAL n°24 : Dominique (bravo Cuné)

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PAL n°25 : Kathel (bravo Bladelor)

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PAL n°26 : Titine (bravo Cuné)

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PAL n°27 : Yueyin (bravo Erzébeth)

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PAL n°28 : Esmeralda (bravo Erzébeth)

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PAL n°29 : Cynthia (bravo Cuné)

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PAL n°30 : Theoma (bravo Cuné)

 

 

06.05.2009

Ab imo pectore, potius mori quam foedari

lem_vignette.jpgLemashtu Dracul a 15 ans. Il vit depuis sept ans à Londres, au lycée Saint-Charles, avec son tuteur, le père Féhik Alamédu, nosférat de son état, qui lui a fait quitter la zone de confinement roumaine clandestinement quand il n'était encore qu'un enfant, et Aratar, nékurat très à cheval sur la morale. C'est que Lem n'est pas un adolescent comme les autres : il est un voïvode strigoï, un seigneur des Stryges, doué de capacités particulièrement exceptionnelles dont il n'a pas même idée et qui le rendent infiniment précieux pour son peuple... et infiniment haïssable pour d'autres. Les aventures commencent.

 

Lemashtu, sous-titré Chroniques des Stryges, est un roman véritablement page turner qui ne se lâche plus une fois ouvert, chers happy few. Li-Cam a repris à son compte et de manière toute personnelle la mythologie vampirique : ici pas de vampires (un mythe, comme se plaisent à le répéter Féhik et les autres) mais des Stryges, qui sont aussi humains que vous et moi chers happy few, mais en un peu plus... mutants. Les Stryges sont un peuple à part entière, qui se différencient des humains par leurs capacités physiques et psychologiques exceptionnelles et un régime alimentaire un peu plus sanglant. Tributaires de leurs proies (ben oui, s'il n'y a plus d'humains, les Stryges meurent de faim, car même s'ils peuvent se nourrir comme tout le monde, c'est le sang humain qui seul leur permet de survivre), les Stryges ont vite compris qu'il fallait se tenir à carreaux et ils ont toujours vécu mêlés aux humains jusqu'à ce que l'un des leurs, Vlad Tepes, se mette à massacrer tout le monde, déclenchant ainsi une guerre qui ne demandait qu'à éclater, les humains ayant toujours craint ces cousins dangereux. Vaincus, les Stryges ont été enfermés dans des ghettos dans la zone de confinement des Carpates, soumis à des lois très sévères de régulation, ne pouvant en sortir qu'avec la permission du Vatican.

La transformation du mythe permet de manière très astucieuse le déplacement de la métaphore vampiresque : ici la sexualité, même si elle est très présente, passe au second plan, derrière une passionnante réflexion sur l'altérité, les Stryges devenant le symbole de toutes les populations opprimées. Le personnage de Lem, adolescent à qui on a caché beaucoup de choses et qui découvre sa véritable nature avec une joie teinté de terreur, est alors la représentation de l'humanité persécutée. Mais n'allez pas croire que tout ça soit plombant, chers happy few, bien au contraire : l'intrigue est vive et bien ficelée, la construction très intéressante (le récit est entrecoupé de fiches caractéristiques des Stryges et d'extraits d'archives du Vatican qui éclairent les personnalités et les parcours de Féhik et Aratar) et il y a des passages plutôt drôles (après tout les personnages principaux sont des adolescents qui pour être Stryges ou amis des Stryges, n'en ont pas moins des préoccupations d'adolescents). Je ne peux que vous recommander de vous laisser tenter par le sourire enjôleur du Stryge au regard de velours, chers happy few. Vous ne regretterez pas la morsure.

 

Li-Cam, Lemashtu, Chroniques des Stryges, Griffe d'encre, 408 pages, couverture de Jean-Emmanuel Aubert. Et comme toujours chez Griffe d'encre, la maquette est impeccable, les Cous Lisses drôlatiques et la mascotte... a les dents aiguisées!

Un grand merci à Delphine pour le cadeau dédicacé!

Les billets de ChiffonnetteDelphine, Lucile, toutes emballées! Un billet fort bien troussé sur Vampirisme.com (j'ai particulièrement aimé la conclusion, qui semble avoir été écrite pour Isil).

14.04.2009

Envie d'écrire ?

Parce que je sais pertinemment que se cachent parmi vous de fines plumes, chers happy few (inutile de nier, je sais tout, c'est ma croix, call me Cassandre), je vous donne aujourd'hui une information ébouriffante :

l'association Toulouse Polars du Sud, présidée par Claude Mesplède himself (pour ceux qui vivraient sur une autre planète ou qui, mais je ne veux pas croire qu'ils soient nombreux car cela me peinerait terriblement, ne liraient jamais de romans policiers, je rappelle que Claude Mesplède est ze spécialiste national du roman policier, et que son Dictionnaire des Littératures Policières est un must have de toute bibliothèque qui se respecte, pas moins), donc disais-je avant d'ouvrir cette parenthèse, évidemment plus longue que prévu (c'est mon fardeau et je l'assume, chers happy few), cette association organise le premier Salon du Polar toulousain en octobre prochain.

Et pour fêter l'événement, l'association Toulouse Polars du Sud organise un concours de nouvelles de polar (au sens large : romans noirs et policiers historiques sont admis).

Le thème : De Toulouse à l'Espagne.. (et vice-versa).

(Moi je dis qu'un sujet pareil devrait en inspirer plus d'un, en toute impartialité, of course, c'est pas comme si j'étais toulousaine avec pas mal d'Espagne dans les veines, je dis ça, je dis rien.)

Ce concours est ouvert à tous les francophones sans restriction de nationalité, de résidence ou d'âge (deux catégories sont ouvertes, plus de 18 ans et mois de 18 ans), jusqu'au 15 juin 2009. Les prix seront remis en octobre 2009 lors du Salon.

Pour plus de renseignements et pour s'inscrire, un petit clic ici!

A vos stylos, à vos claviers, à vos plumes d'oie, chers happy few! (ben oui, ne soyons pas sectaires, chacun écrit avec ce qu'il veut, avec son sang même pourquoi pas) (ma largeur d'esprit me confondra toujours, chers happy few) (en toute modestie, évidemment)

04.03.2009

So, what's the key ?

En ce beau mercredi de mars (ah non, en fait il pleut), nous clôturons les énigmes du vendredi, chers happy few, celles qui ont rendu folle une certaine Y, qui, pour des raisons évidentes a tenu à garder l'anonymat, qui ont fait voler les dictionnaires malchanceux et pleurer de désespoir dans des chaumières jusque là paisibles. Et avant de décoder l'énigme de la semaine dernière et de donner le nom de la gagnante, chers happy few, je tenais à remercier sincèrement Le Livre de Poche en la personne d'Elise grâce à qui ces jeux ont été possibles et qui m'a fait gentiment parvenir, afin de m'inspirer, l'Histoire des codes secrets, de l'Egypte des Pharaons à l'ordinateur quantique de Simon Singh, ouvrage érudit et passionnant qui m'a fait découvrir notamment le fameux chiffre de César qui en a fait cogiter plus d'une. Je tenais aussi à vous remercier, chers happy few, car c'est votre participation (très au-delà de ce que j'espérais) qui a fait vivre ce jeu! Et maintenant que j'ai fait mon petit discours de remerciement made in Academy Awards (moi aussi je veux danser avec Hugh, et chanter) (car je sais tout faire, en toute modestie, of course) (l'année prochaine je m'inscris à la Nouvelle star) (comment ça je suis trop vieille ?), le résultat de l'énigme!


La phrase à décoder était donc :
Iguanodon fausset cultivateur notonecte jar.

Les indices faisaient allusion à Georges P. , en qui il fallait reconnaître Georges Perec évidemment et ses jeux oulipiens, parmi lesquels celui qui décale un mot en lui attribuant un mot avant ou après dans le dictionnaire, selon un schéma répété. Ici, il fallait prendre les mots de la phrase et leur attribuer M+3, c'est-à-dire compter le mot puis les suivants et prendre le troisième. Ainsi, Iguanodon (1), était suivi de Igue (2) et Il (3). (Je précise que je me suis servie de mon Petit Robert, fidèle compagnon d'étymologie, que je n'échangerais pour rien au monde tellement je l'aime d'amour.)

On obtenait donc :

Il faut cultiver notre jardin. , dernière phrase de Candide de Voltaire.

Bravo donc aux 16 participantes qui ont trouvé la bonne réponse : Aelys, Isil, Didouchka, Cocola, Keisha, Kathel, Nataka, Elleby, Laurence, Yueyin, Ys, Solène, Grominou, Alwenn, Stephie et Odile!

Et la gagnante est :

Isil!

(d'autant plus valeureuse qu'elle a répondu aux trois énigmes)



Et bravo à celles qui, comme Isil, ont déchiffré les 3 énigmes sans coup férir : Yueyin, Elleby, Didouchka, Laurence et Aelys. Les filles, vous êtes épatantes!



PS : un autre jeu bientôt si vous êtes sages, chers happy few, et un billet littéraire (enfin!) dès demain. I'm back in the game. Oh yeah.