13.11.2009
Secrets de famille... mais en breton
La narratrice, Marie-Yvonne, dernière enfant d'un couple déjà vieux, grandit dans la Bretagne des années 50, entre un père taiseux, une mère à moitié sourde et une soeur aînée folle. Toute sa vie, elle tente de repriser le fil de son histoire et de comprendre celle de sa famille, bâtie sur des non-dits qui sont autant de secrets.
N'y allons pas par quatre chemins, chers happy few, et disons-le tout net, La peine du menuisier de Marie Le Gall, n'était vraisemblablement pas une lecture pour moi et je l'aurais abandonné rapidement s'il n'avait pas fait partie de la sélection du Grand Prix Littéraire du Web, catégorie Premier roman. C'est un roman que j'ai trouvé ennuyeux et sans grâce, qui tente de retracer l'histoire de cette famille de paysans puis ouvriers bretons, à coups de réflexions et d'historiettes pour le moins décousues. Il y a de nombreuses longueurs et de multiples redites dans ce roman manifestement autobiographique (je ne m'étalerai pas là-dessus mais je suis un peu agacée par cette tendance qui veut que souvent les premiers romans soient ouvertement autobiographiques, franchement, people, get a therapist) qui tente de faire la part belle à la psychogénéalogie mais de manière tellement appuyée que ça en devient pénible (et la fin, ah la fin, m'a fait hésiter entre le rire et les soupirs). Rien ne m'a plu dans ce roman, ni l'atmosphère sordide de la Bretagne profonde et pauvre, ni l'histoire qui tient sur un timbre-poste, ni la relation entre cette fille et son père qui se passent à côté et encore moins le style, que j'ai trouvé très lourd. Une rencontre totalement ratée, donc, comme ça arrive parfois, chers happy few.
Marie Le Gall, La peine du menuisier, Phébus, 279 pages, 2009
Je suis la seule à avoir un avis négatif sur ce roman qui a déjà fait un bout de chemin sur la blogosphère. Bellesahi, Cathulu, Cuné, Leiloona, Lou, et Sylire ont toutes été bouleversées par ce roman (Stephie un peu moins). La preuve que je suis sans coeur, chers happy few.

Erzébeth, rassure-toi il n'y aura plus beaucoup de billets sur des nouveautés : à part La clé de l'abîme de Somoza et Histoire de mes assassins de Tejpal, je ne chroniquerai pas d'autres romans lus dans le cadre de ce prix. Pour ceux que ça intéresse, en vrac : je n'ai pas fini L'éclat du diamant, qui est un des pires romans qui me soit passé entre les mains dernièrement (il mériterait un billet rien que pour ses notes de bas de pages, qui m'ont fait hurler de rire, mais à ses dépens), Enclave est un roman page-turner sur un sujet assez intéressant mais hélas pas très bien écrit, Le grand exil est totalement sans intérêt (je me demande encore ce que ce roman est censé raconter, je dois être un peu dure de la comprenette, my bad), Conquistadors est extrêmement bien écrit et Les aubes écarlates m'a ennuyée au possible. Et comme je fais une overdose de nouveautés, j'arrête là (peut-être momentanément, who knows ?) le challenge du 1% littéraire 2009, que j'ai de toute façon déjà clôturé.
06:01 Écrit par fashion dans Challenge du 1% littéraire 2009, Littérature française | Lien permanent | Commentaires (45) | Envoyer cette note | Tags : marie le gall, la peine du menuisier, la bretagne déjà je ne suis pas uen fan, mais dans les 50's oh my, le poète a raison, la misère c'est moins pénible au soleil