06.03.2010

J'avais 15 livres dans mon panier...

Casanova (la blogueuse, pas l'autre, celui qui a été brillamment interprété par un certain D. T) (encore que je m'avance un peu, je n'ai toujours pas pu regarder ce qui s'annonce comme un grand moment de cinéma (pensez donc, David y porte des lentilles... bleues, quelle prise de risque) puisque notre amie britannique qui s'est coupé le sein (certaines ont de drôles de pulsion, mais qui sommes-nous pour juger, je vous le demande, chers happy few) a jugé bon m'annoncer après trois semaines d'attente que ledit Casanova était en rupture de stock, j'en ai pleuré évidemment), bref, disais-je avant d'être violemment interrompue par une parenthèse (elles sont mal élevées les bougresses), Casanova, donc, a écrit un billet sur les 15 livres qui ont, pour des raisons aussi diverses que personnelles, marqué sa vie de lectrice. Ce n'est pas un tag, ce qui explique sans doute pourquoi j'ai eu très envie de reprendre cette idée tout de suite, parce que comme chacun le sait, contradiction is my middle name. Voici donc pour vous, chers happy few, 15 ouvrages qui ont fait de moi la lectrice que je suis (et non pas qui ont bouleversé ma vie et je le précise car la nuance est de taille, un roman peut changer à jamais une vie tout court mais ça, ça ne vous regarde pas, na), dans l'ordre chronologique (oui, parfois je suis psychorigide, j'assume).

 

1. La petite maison dans la prairie de Laura Ingalls Wilder. Cette formidable série m'a ouvert à la fois la porte des grands espaces américains, des récits familiaux et des récits mettant en scène la nature, goûts qui ne m'ont plus jamais quittée (même si dans la vraie vie je suis une citadine pure et dure, nobody's perfect).

 

2.  L'île au trésor de Stevenson. Des pirates, de l'aventure, une plume fabuleuse : depuis j'ai un goût très prononcé pour les récits maritimes, les récits de voyage et... les Ecossais.  

 

3.  Dix petits nègres d'Agatha Christie. Mon premier. J'étais très jeune et depuis je lis des polars. J'aime déconstruire les intrigues et anticiper le raisonnement de l'enquêteur à l'oeuvre. Cette étrange addiction ne s'est pas arrangée avec, quelques années plus tard, la découverte de Sherlock Holmes.

 

4. La légende arthurienne. Lue dans la fameuse collection des Contes et légendes avant d'aborder, plus tard, Chrétien de Troyes. Un goût étrange qui ne m'a jamais quittée et qui m'a poussée à de nombreuses lectures autour de cette matière fabuleuse qui a tant nourri l'imaginaire occidental.

   

5.  Le Seigneur des anneaux de Tolkien. Le début d'une folle histoire d'amour avec la fantasy, genre que je n'ai jamais cessé d'aimer et dans lequel j'ai lu des merveilles comme L'assassin royal de Robin Hobb ou La tapisserie de Fionavar de Guy Gavriel Kay pour n'en citer que deux (comment ça j'en profite pour citer d'autres titres que les quinze initialement prévus ? bande de mauvaises langues).

 

6. Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell. Un roman fleuve et foisonnant, que j'ai lu et relu et dont je chéris mon exemplaire tout abîmé. J'aime Scarlett pour son entêtement et sa volonté farouche, j'aime l'atmosphère de fin d'époque, et Rhett, ah, Rhett. Of course.

 

7.  Orgueil et Préjugés de Jane Austen. La découverte de la littérature anglaise, que je ne finis pas d'explorer, et de Darcy, ze one.

 

8. Ubik de Philip K. Dick. La découverte d'un auteur qui me fascine depuis presque 20 ans (et dont j'ai lu toute l'oeuvre, même dans ses ramifications les plus étranges et inattendues) et la naissance de mon addiction à la SF que je me contentais d'aimer de loin depuis des années (et mes lectures de Bradbury et Léourier, on ne rit pas, je garde un souvenir ému de L'Arbre miroir, que j'ai dû lire une dizaine de fois quand j'étais gamine, je crois même avoir conservé mon exemplaire dans un coin quelque part). Autant dire que je lui dois tout ce qui a suivi et les trois bibliothèques exclusivement consacrées à la SF qui encombrent ma chambre (oui, c'est la faute de Philip, pas la mienne, il était temps que la vérité éclate chers happy few).

 

9.  La princesse de Clèves de Madame de La Fayette. Le roman dont la première lecture m'a bouleversée et qui me rend hystérique quand je l'étudie avec des élèves, notamment la scène du portrait dérobé. Une telle profondeur psychologique me laisse pantoise. Et échevelée. 

 

10.  De grandes espérances de Charles Dickens. J'ai découvert cet auteur grâce à un prof, à la fac ; ce fut un choc et un coup de foudre. Faute de traductions disponibles en poche, j'achète les Pléiade une par une, en attendant de trouver le courage de le lire en anglais (mais si je l'ai fait pour Will, tout est possible, chers happy few).

 

11.  La Chartreuse de Parme de Stendhal. No comment.

 

12.   Alcools d'Apollinaire. Mon premier émoi poétique. Je suis folle de ce recueil, je connais la moitié des poèmes par coeur.

 

13.  American gods de Neil Gaiman. J'ai developpé suite à cette lecture une addiction à Neil, c'est le seul auteur dont je suive le journal sur le net et dont j'achète absolument tout, des romans jeunesse aux comic books. Nobody's perfect, paraît-il.

 

14. Une rivière sur la lune de Barbara Kingsolver. Un roman poignant et magistral, comme tout ce qu'a écrit cette romancière décidément hors du commun. Des yeux dans les arbres, du même auteur, m'a fait le même effet, et dans une moindre mesure Des cochons au paradis ou Un été prodigue. Kingsolver a un talent fou pour entremêler histoires extrêmement bien ficelées et réflexions d'une infinie justesse sur la famille, le tout dans une nature follement bien décrite.

 

15. Hamlet de William Shakespeare. Pour ceux qui n'auraient pas suivi, tout est expliqué . Sachez que je ne m'en suis pas encore remise. Et que j'ai acheté d'autres pièces en version bilingue. Et qu'en juin je vais voir une pièce au Globe avec les copines. Et faire un pélerinage à Stratford. 2010 sera l'année Shakespeare.

 

 

Vous savez quoi, chers happy few ? Il y avait bien longtemps que je n'avais pas fait une liste. Et décidément, j'aime ça.

 

 

 

La liste par laquelle tout a commencé : Casanova (et il faut vraiment que je lise Les oiseaux se cachent pour mourir, que j'ai acheté il y a deux ans sur sa recommandation).

Les copines qui se sont prêtées au jeu : Caro[line], Ofelia. Who's next ?