09.12.2010
Amabilités
Sur une idée de Chiffonnette, la seule, l'unique.
Aujourd'hui, chers happy few, je me sens d'humeur vacharde (non, je ne suis pas que courtoisie et colliers de fleurs, nul n'est parfait) et la lettre de Flaubert à Zola mise en ligne par mon amie Cuné m'a donné envie d'aller chercher quelques amabilités d'écrivains. C'est donc un florilège que je vous livre en ce jour. Et parce que la méchanceté fait autant rire qu'elle fait grincer des dents, enjoy.
Jules Renard (dont je ne saurais trop recommander la lecture du Journal) à propos de Mallarmé : "Mallarmé, intraduisible, même en français." (Pfff, moi j'aime bien Mallarmé, surtout les jours de neige.)
Claudel à la mort de Gide : "La moralité publique y gagne beaucoup et la littérature n'y perd pas grand chose." (Je n'aime pas plus Claudel que Gide personnellement, mais who cares ?)
Baudelaire, à propos de George Sand : "Elle est bête, elle est lourde, elle est bavarde. Elle a, dans les idées morales, la même profondeur de jugement et la même délicatesse de sentiment que les concierges et les filles entretenues." (Tsss, c'est pas gentil de dire du mal du petit personnel, Charles.)
Zola à la mort de Baudelaire : "Dans un siècle, les histoires de la littérature française mentionneront Les fleurs du mal seulement comme une curiosité." (Ou pas.)
Barbey d'Aurevilly à propos de Zola : "C'est le Michel-Ange de la crotte." (J'aime Barbey d'amour, mais il s'est un peu, comment dire... fourvoyé ?)
06:00 Écrit par fashion dans Le jeudi, c'est citation | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : bitch oh ma bitch, ces écrivains sont de vraies langues de pute parfois, mais avec classe et élégance, ou presque
