11.11.2010

Je te survivrai d'un amour vivant (parce qu'on est vivant tant qu'on est fort)

Après le non-tag des 15 livres qui ont bouleversé notre vie de lectrice consentante et satisfaite, voici que circule le tag des 15 auteurs dont le nom nous vient à l'esprit sans que l'on y réfléchisse (ce qui est pour moi totalement impossible, happy few de mon coeur, puisque comme chacun le sait je suis la fille la plus cérébrale à l'Ouest du Montana) (le premier qui esquisse ne serait-ce que l'ombre d'un sourire moqueur me rendra dix pages sur l'utilisation du zeugme dans les romans de Charlaine Harris). Livvy m'a lancé cette patate chaude, élégamment relayée par l'iridescente Cuné et comme je dois beaucoup à cette dernière, notamment en termes de fous rires, de champagne et de tennanteries, qui sont évidemment trois des mamelles de ce blog (oui, c'est un blog mutant, so what ?), je ne peux que m'exécuter avec la bonne grâce que l'on me connaît.

 

Voici donc les 15 auteurs qui me viennent spontanément à l'esprit, ceux avec qui j'entretiens depuis longtemps une relation aussi riche que passionnée :

 

Emmanuel Kant, sujet de blagues inépuisables qui permet surtout de poser la question ô combien importante de "Pourquoi Kant ?". La réponse pourrait d'ailleurs bien être 42.

Jane Austen, mais on se demande dans les milieux autorisés si j'ai bien saisi toute la quintessence de son oeuvre qui paraît-il ne se limite pas à Fitzwilliam (ce qui, personnellement me fait pleurer des larmes de sang, mais c'est parce que je suis une lectrice superficielle).

Georges Molinié, parce qu'avec lui la grammaire devient sexy, limite érotique (forcément, quand on s'appelle Georges). Surtout les chapitres sur l'attribut du COD.

Charlaine Harris, parce qu'elle sait que les vampires, les loups-garous (voire même les panthères-garous, les chiens garous, les lynx garous, avouez qu'il y a une certaine diversité bienvenue dans la garoutitude qui est plus qu'un mode de vie, c'est un état d'esprit) et autres créatures de la nuit ne sont là que pour satisfaire les fantasmes les plus débridés des serveuses télépathes et qu'il était temps que quelqu'un écrive des scènes torrides pour le bénéfice de la lectrice qui n'a pas d'Eric dans sa douche, pauvre d'elle.

Chateaubriand, qui sait comme personne se caresser le nombril avec délicatesse en pleurant élégamment sur le temps "où c'était mieux avant" (il paraît qu'un certain artiste français qui a rasé sa moustache lui doit beaucoup), le tout en regardant la mer, mais avec profondeur, hein.

Janet Evanovich, qui a compris depuis longtemps que deux hommes c'est mieux qu'un, qu'un milliardaire geek c'est sexy et que la glace aux pépites de cookies guérit de tout y compris des pieds plats.

Didier Babelivien, qui veut me rejoindre en Vendée sur le parking d'Auchan pour me susurrer des mots d'amour et dont le postmodernisme ébouriffant n'est pas reconnu à sa juste valeur. Réhabilitons-le.

Stephenie Meyer, dont la plume profonde et dense sait se mettre à l'unisson de la nature sauvage, qui sait comme personne décrire la montagne, ses blizzards et ses tentes pour trois et qui ose se frotter aux classiques, oui, chers happy few, grâce à elle les ados américains savent enfin que Brontë n'est pas une marque de shampoing.  

Kerrelyn Sparks, qui mérite un prix Nobel du titre pour sa série Love at stake (Vamps and the City, The undead next door, All I want for Christmas is a vampire...) et pour ses vampires chauds comme des baraques à frites.

Richard Castle, qui allie une plastique avantageuse (qui a dit couinesque ?) à une plume mordante. Quand on sait qu'en plus il est milliardaire et divorcé, c'est l'homme idéal.

Alexandre Jardin, qui réenchante depuis peu mon quotidien en exposant ses recettes du bonheur conjugal. Un écrivain qui se soucie du bien-être de ses lectrices et qui propose "de taxer les hommes incompétents, ceux qui négligent de griser leurs femmes", ça m'émeut.

Frank Michaël, qui comme Alexandre, pense que toutes les femmes sont belles, lisses et soyeuses et qu'elles parlent au coeur en disant quelque chose qui ressemble au bonheur et qui le chante dans un style souvent copié, jamais égalé.  

Jamie Oliver, qui est over sexy sous son chapeau de chef (je me demande si ça lui arrive de cuisiner nu) et dont la plume enlevée me fait faire des folies dans ma cuisine (le premier qui dit qu'il n'écrit rien viendra m'aider à porter sa très lourde prose la prochaine fois que j'acquiers un de ses ouvrages) (la culture ça pèse, la preuve).

J. R Ward, celle qui a réhabilité le total look cuir (cela vaut-il mieux que le total look kilt ? voilà qui mérite débat pour le prochain podcast du gang des LIT) et le h et le z, qui étaient mal aimés les pauvres (non, elle n'a pas non plus réhabilité le point virgule, elle ne peut pas tout faire).

Cheyenne McCray, auteur d'un chef d'oeuvre impérissable que tout le monde devrait lire (on murmure d'ailleurs que d'aucuns se seraient livrés à cette lecture publiquement et à voix haute), dans lequel un jaccuzzi joue un rôle prépondérant, limite capital.

 

Il se peut mais on n'est sûr de rien, que je me sois livrée à un détournement de tag, happy few chéris. Il se peut aussi mais là encore rien n'est moins sûr, que quelques intrus se soient glissés, à l'insu de mon plein gré, dans cette liste. Il se peut enfin que je tague à mon tour quelques coupines que j'aime d'amour et qui croyaient y échapper : Stéphie, Stéphanie, Mo, Erzébeth, Isil. (Ne me remerciez pas les filles, ou alors avec un cocktail. Vous savez ce que j'aime, je vous fais confiance.)