04.10.2008

I love them

Le tag de l'automne est arrivé, chers happy few, et il s'intitule I love your blog. Sur le principe du You make my day qui avait circulé l'année dernière, il s'agit de désigner 7 blogs qu'on aime. Je croyais, comme l'année dernière, pouvoir me défiler (car il y a quelques tags comme ça auxquels je n'ai jamais répondu, que cela me soit pardonné, chers happy few, par votre bienveillance sans faille) mais elles s'y sont mises à quatre pour me faire sortir de ma tanière et je ne peux pas résister à la force conjuguée de Levraoueg, Karine, Emeraude et Grominou.

Mais vous pensez bien, chers happy few, que 7 c'est bien peu. Les blogs que j'aime atteignent largement la centaine, entre la blogroll de gauche (pas très à jour, je l'avoue bien volontiers) et les blogs en favori dans mon ordinateur. Pour me permettre de faire un choix (difficile), j'ai donc décidé d'attribuer des lauriers, par ordre alphabétique (ou presque), aux 7 blogs qui me font rire, quoi qu'on y raconte. Parce que les débats kulturels de haute volée, les oeuvres poétiques moldaves et la rentrée littéraire, ça va bien deux minutes mais au fond, le plus important, vous en conviendrez aisément, chers happy few, c'est la poilade.



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Et côté poilade, la palme revient sans conteste à Alinéa. Evidemment, j'en vois deux au fond qui ricanent en marmonnant "népotisme", "c'est sa soeur", "oué la fayote", "Colin for ever" (barrez l'intrus) et certes, comme tout le monde le sait, chers happy few, Alinéa est ma soeur, parce que le destin, en la personne de mes parents, a décidé de me faire un super cadeau parce que je le valais bien. D'aussi loin que je me souvienne, Alinéa a eu un humour décapant et un sens de la répartie qui résiste à tout (y compris à l'alcool et aux idiots) et le monde tourne mieux depuis qu'elle a décidé d'en faire profiter les gens de l'internet mondial. Et que celui qui ne rit pas aux larmes en lisant ses billets pleins de Martini, de ragondins, de Brad Pitt nu et d'expériences ultimes dans les toilettes à la turque me jette le DVD du dernier spectacle de Bigard (le boîtier suffira, hein, ne soyons pas maso non plus).


Parce qu'elle a créé un double qui nous ressemble à toutes, tête en l'air, têtue, cyberquiche et tarte désorientée, qui plane sur ses talons hauts, ne sait pas lire les panneaux et tente de rejouer sur les ralentis de la wii : Amanda et sa délicieuse Perette.


Parce qu'elle a ouvert un blog parallèle absolument drôlatique, tout de rose bonbon vêtu, où elle raconte les affres de la vie d'une lectrice à chouchous, parce que son enthousiasme et son humour font mouche à chaque fois : Caro[line] la groupie littéraire.


Elle est la seule à me faire hurler de rire en écrivant un billet sur Moby Dick, elle ne lit presque que des auteurs morts, elle possède une mauvaise foi à toute épreuve, ses péripéties avec Ulysses ont été le feuilleton que je n'aurais raté pour rien au monde, elle a élevé Les oiseaux se cachent pour mourir au rang de chef-d'oeuvre puissant, elle a l'art de la formule qui tue : Céline. Puisse ce prix la faire revenir derrière l'ordinateur!


Je sais qu'elle a déjà été lauréationnée plusieurs fois, mais il est parfois bon d'enfoncer le clou. Parce que ses billets me font toujours au moins sourire, même quand elle parle de sujets aussi graves que le dernier Henry Bauchau ou le premier film de Madonna, parce que comme nous tous, elle a ses marottes et qu'elle les défend merveilleusement bien même si ce ne sont pas les miennes, parce que s'il fallait décerner une palme de la meilleure commentatrice, elle l'obtiendrait haut la main, parce qu'elle porte sur le monde un regard qui n'appartient qu'à elle : Erzébeth.


Karine a l'accent québécois et depuis que je l'ai rencontrée en vrai, je l'entends à chaque fois que je lis ses billets : elle est drôle, enthousiaste, passionnée, ses Chroniques d'une LCA (81 billets à ce jour) sont en passe de devenir kultes (aussi kultes que son facteur) et on partage un amour immodéré de la virilitude (ah, Darcy, Ranger, Jacob...) et de la linguistique (les deux font bon ménage, y a pas de raison).


Avec une jolie plume, entre deux citations de Wenders, un verre de champagne, une leçon de cinéma et un manifeste de la snob-attitude, Magda arrive toujours à glisser l'anecdote ou le mot qui me font systématiquement m'étouffer dans mon thé : dernier en date, son fantasme Louis Garrelien (que je ne partage pas mais que je lui pardonne bien volontiers, va!)


Et, last but not least, seul représentant de la gent masculine : Georges Flipo. Ouvert au départ pour promouvoir ses oeuvres, son blog s'est transformé en un salon dont je ne raterais un billet pour rien au monde. Le style y est drôlatique, entre dérision et vingt-sixième degré et on y parle de choses aussi diverses que la stratégie marketing qui préside au lancement d'un recueil de nouvelles, comment se défaire de hordes de fans en délire ou Wodehouse. A lire absolument!



Je me suis (pour une fois) acquittée de ma tâche, chers happy few, à vous de prendre le relais!

PS : Un happy few bien intentionné me signale que j'ai donné 8 blogs et non 7. On ne m'avait jamais dit qu'il fallait savoir compter pour tenir un salon. Tricheuse, moi ?

EDIT de 19h30 :
1. Il s'avère après vérification que ma blog roll est à droite. On me l'avait caché, c'est limite un complot. Merci à Caro[line] et à Karine d'avoir rétabli la vérité : il était temps.
2. Il s'avère aussi qu'Ori m'avait choisie dans ses 7 blogs à la St Ex, ce qui m'avait échappé : merci à elle! Et merci pour la photo si kulturelle de Hugh J., qui permet de lancer un débat hautement kulturel : chapeau or not chapeau ?