16.10.2011

All for one and one for all

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Of course.

Vous imaginez bien, chers happy few, que je ne pouvais pas rater cette adaptation en grande partie britannique (swoonons) à la sauce steampunk (swoonons derechef), alléchée que j'étais depuis des mois par les différents teasers, trailers et photos. C'est que j'aime le grand Alexandre d'un amour profond et indéfectible et que la perspective de voir Les Trois mousquetaires revisités avec des vaisseaux volants me paraissait une idée ô combien intéressante, pour ne pas dire couinante. Et j'avais raison, sceptiques happy few.

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Miam.

 

Dois-je pitcher ? Même s'il s'est avéré samedi soir que même les meilleures n'ont pas lu ce roman passionnant (on leur pardonne mais de justesse), tout le monde connaît l'intrigue, non ? (Je ne suis pas du tout paresseuse, du tout.) Bon, ok, mais c'est parce que c'est vous, happy few de mon coeur. D'Artagnan, gascon, jeune et fringant, monte à Paris pour entrer au service du Roi dans le fameux corps des Mousquetaires. En chemin, il trouve le moyen de se faire un ennemi de Rochefort, capitaine des gardes du Cardinal de Richelieu (ze méchant), puis provoque Athos, Porthos et Aramis (ze famous ones). Le duel est interrompu par les gardes du Cardinal, Louis XIII s'en mêle, le Cardinal fomente un complot pour prendre le pouvoir avec l'aide de Milady, l'espionne au visage d'ange et au coeur de démon, les Mousquetaires volent au secours de la Reine, injustement accusée de fricoter avec l'ennemi en la personne du duc de Buckingham (ah, ces Anglais, tous perfides).

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Comme le disait une blogueuse anonyme, on reconnaît toujours le méchant à sa coupe de cheveux.

 

Première bonne surprise du film : le scénario, co-écrit par Andrew Davies (qu'on ne présente plus), tient parfaitement la route malgré les libertés prises avec le roman de Dumas. Un prologue malin comme tout met en place en quelques minutes les relations entre les personnages (notamment celle entre Athos et Milady, que l'on ne découvre que tardivement dans le roman) et place le film dans une esthétique résolument steampunk (les armes, les costumes). La suite sera du même acabit : l'intrigue générale est respectée, et c'est dans le traitement de certains détails et du destin des personnages féminins surtout, que des modifications ont été apportées. Deuxième bonne surprise : les ajouts steampunk sont juste géniaux. La poursuite au retour de Londres dans des vaisseaux volants est excellente et le côté ninja des Mousquetaires fonctionne parfaitement. Troisième bonne surprise : la réalisation. Les scènes d'action sont over lisibles, ce qui, dans les films de ces dernières années est, reconnaissons-le, rarissime. Les duels à l'épée sont fort bien chorégraphiés (bon, ok, il y a quelques ralentis, c'est vraiment la plaie de ces dix dernières années) et les scènes d'abordage excellentes. Si on ajoute à ça des acteurs formidables (mais ça, on s'en doutait avant même de voir le film, parce que bon, quelle belle brochette quand même) et des dialogues drôlissimes, on obtient ce qui est certainement la meilleure adaptation des Trois Mousquetaires, qui respecte parfaitement l'esprit de ce roman bondissant à défaut d'en respecter tout à fait la lettre.