26.07.2009
Aouuuuuuuuuuuuuh!
(dit le loup-garou qui hurle à la lune) (oui, je sais, c'est certainement le pire titre de billet depuis l'ouverture de ce modeste salon, mais les vertus conjuguées du soleil et du saucisson de canard sont seules à mettre en cause, chers happy few, évidemment)
Mercy Thompson, garagiste de profession et changeuse de naissance, est appelée une nuit par Stefan, le vampire au minivan Scoubidou. Il lui demande de l'accompagner, sous sa forme de coyote, régler un problème dans un motel : un vampire possédé par un démon a fait de sérieux dégâts. Hélas pour nos deux compères, Littleton, le vampire en question, est bien trop puissant pour être arrêté, et, non content de maîtriser rapidement Mercy et Stefan, il sème le chaos dans les Tri-Cities, et s'attaque aux loups de la meute d'Adam. C'en est trop pour Mercy, qu'on ne provoque pas impunément, non mais.
J'avais bien aimé le premier volume des aventures de Mercy Thompson (L'appel de la lune, chroniqué pour La Page Littérature), et j'ai trouvé ce deuxième volume bien meilleur! On y retrouve ce qui faisait l'intérêt des débuts de la série (des personnages sympathiques et bien campés, Mercy en tête, de l'humour et des loups-garous sexy) mais cette fois-ci l'intrigue est beaucoup plus cohérente et bien menée. Mercy, par son statut à part au sein de la Meute (ce n'est pas un loup, même si elle les côtoie depuis son enfance), est un personnage décidément intéressant : elle a peu de pouvoirs et ne doit sa réussite là où tous les autres échouent qu'à sa ténacité, son intelligence et son courage, qui sont des qualités bien humaines. Le monde mis en place dans le premier volume prend de l'ampleur : les loups-garous ont fait leur coming out (c'était la fin du premier volume) et gèrent leur nouveau statut tout en dissimulant évidemment d'importants éléments de leur mode de vie aux humains (c'est qu'ils sont comment dire, un peu violents quand même ces hommes à fourrure). Le fonctionnement de la Meute est bien rendu, tout en jeux de regards et territoires à délimiter, Mercy s'y prêtant de plus ou moins bonne grâce (être une femme féministe et vivre dans une Meute n'est pas de tout repos) et on en apprend beaucoup plus sur l'essaim de vampires de la Reine Marsilia, qui se retrouve cette fois-ci au centre de l'intrigue. Et je ne peux pas passer sous silence la présence encombrante et ô combien fascinante de mes loups-garous favoris, Adam l'Alpha et Samuel le rogue, qui rajoutent beaucoup de tension et de piment à cette histoire (que voulez-vous, on ne se refait pas). Un excellent moment de lecture!
Patricia Briggs, Les liens du sang (Blood bound), Bragelonne, Milady, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Lorène Lenoir, 415 pages et une couverture moins pire que la précédente (mais on revient de loin, y a pas à dire).
Merci Delphine pour le prêt dédicacé!
Les avis d'Hydromielle (qui a choisi entre Adam et Samuel, personnellement, je me tâte encore, c'est pire que Ranger et Morelli, cette histoire), Virginie (qui l'a lu en anglais, la couv' n'est pas géniale non plus) et Chimère (qui attend le troisième avec impatience, moi aussi puisqu'apparemment il se déroule chez les faes).
Le tome 3, Le baiser du fer (je suppose que Zee, notre fae forgeron y aura une grande part) est annoncé pour septembre en traduction française. La rentrée sera bonne, chers happy few. Et ça me fera au moins une nouveauté à lire dans le cadre du Challenge du 1% littéraire 2009 de Levraoueg.
(PAL de vacances : -1)
09:32 Écrit par fashion dans Fantastique, Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : patricia briggs, les liens du sang, vampires et loups-garous font décidément bon ménage, tiens bragelonne a sorti un magazine 100% bit-lit, et c'est edward qui en fait la couv', how strange is that ?