30.05.2009

Nothing but trouble

demon slayer.jpgLizzie Brown est institutrice en maternelle à Atlanta. Elle mène une vie réglée au millimètre avec son chien, Pirate, elle s'est éloignée de ses parents adoptifs et elle a peu d'amis. Le jour de ses 30 ans, elle voit débarquer sa grand-mère biologique, qu'elle ne connaissait pas : Gertie conduit une Harley, est habillée comme une bikeuse, et lui révèle qu'elle est en réalité une tueuse de démons. Persuadée que sa grand-mère est totalement folle, Lizzie se rend compte que son chien s'est mis à parler et voit alors surgir de la salle de bains, un... démon. Ce ne sera pas le dernier.

 

Ah, chers happy few, voici un petit roman follement divertissant, mélange détonant entre les aventures rocambolesques de Stephanie Plum et celles plus musclées de Buffy. Avec beaucoup d'humour, Angie Fox met en scène une jeune femme psycho-rigide (elle tape sa liste de courses à l'ordinateur et ne fait rien qui ne soit prévu des mois à l'avance) dont la vie bien réglée vole en éclats du jour au lendemain. L'humour naît autant du décalage entre les pouvoirs que Lizzie est censée posséder et les situations auxquelles elle est confrontée (elle ne sait pas par quel bout on prend un démon, encore moins une arme) que de la galerie de personnages secondaires assez barjots. Gertie appartient en effet à un couvent de sorcières, les Red Skulls, qui ressemblent plus à des Hell's angels sous acide avec des goûts vestimentaires pour le moins discutables qu'à des magiciennes compétentes, sans compter qu'elles pratiquent une magie pour le moins... originale et odorante. L'honnêteté me pousse à ajouter qu'Angie Fox a créé un personnage assez fascinant, le grec Dimitri, auréolé d'une intense sexytude, toujours de noir vêtu (comme un certain Ranger me dit-on dans l'oreillette), so mysterious et so dangerous comme on aime, et qui n'est pas pour rien dans le plaisir que l'on prend à cette lecture (ben oui, j'avais dit que je serai honnête). Au niveau de l'intrigue, rien de bien révolutionnaire (Lizzie affrontera des loups-garous déchaînés et un démon de cinquième niveau, visitera les premiers et deuxièmes cercles de l'enfer et devra surtout affronter ses propres démons) mais c'est drôle, enlevé, un peu pimenté (c'est une lecture à galipettes pour ceux qui, par le plus grand des hasards en chercheraient, je dis ça, je dis rien), bref, c'est fun et franchement, ça fait du bien, chers happy few!

Angie Fox, The accidental demon slayer, Dorchester publishing, 292 pages. Pas de traduction française pour l'instant mais un deuxième volume paru en anglais.

Le billet de Chimère, par qui le so hot Dimitri est arrivé dans ma boîte aux lettres : tout le plaisir fut pour moi, merci!