21.10.2008

A bicyclette

51%2BdLVwWNaL__SL500_AA240_.jpg Mélie a soixante-douze ans et elle vit seule à la campagne. Clara, sa petite-fille de 10 ans , vient passer l'été chez elle et Mélie prépare la maison. La veille de l'arrivée de la petite, Mélie apprend que, peut-être, elle a un problème de santé. Lequel ? Grave, pas grave ? Mélie ne veut pas savoir. Elle décide de passer l'été dans l'insouciance et de fabriquer à Clara de beaux souvenirs. Ce qui n'était pas prévu, c'est qu'en plus, l'amour s'en mêle...


Parce que je fais parfois tout dans le désordre, chers happy few, j'ai lu A Mélie, sans mélo, deuxième roman de Barbara Constantine, avant d'avoir lu le premier, qui est pourtant dans la PAL (en même temps, que n'y a-t-il pas dans cette PAL, à part les oeuvres complètes de Hegel et celles de Guillaume Musso, hein, je vous le demande ?). Mais bon, cela n'a je pense, guère d'importance (c'est là qu'en fait ça en a une terrible et que je vais encourir les foudres de certains, mais tant pis, il faut vivre dangereusement comme disait l'autre, en courant nu dans les bois) et je dois dire en guise de préambule que j'ai beaucoup apprécié ce très joli roman. Barbara Constantine a une jolie plume, légère et acidulée, et elle a le don des situations drôles et pleines d'humanité : Mélie qui met en panne les machines qui l'entourent (voiture, machine à laver, grille-pain...) pour donner un prétexte à Marcel pour sortir de la maison de retraite, Marcel qui ne se déplace qu'en fauteuil roulant, souvenir d'une blague, le parrain de Clara qui adopte des filleuls pour remplacer les enfants qu'il ne saurait pas élever, le père d'Antoine qui ne se remet pas de la mort de sa femme... Tous ces personnages, et plus encore, se croisent et se re-croisent le temps d'un été où on observe les araignées tisser leur toile et les bambous pousser au son de La Traviata, où les couples se reforment après plus de 20 ans et où Mélie et Marcel, enfin, se trouvent. C'est un roman plein d'amour et de surprises, et plein de surprises amoureuses, un roman où les personnages regardent résolument vers l'avenir tout en laissant une trace de leur passé (les cassettes de Marcel), un roman où les chaises parlent, où on fait de longues balades à vélo et où on chante Nougaro sous la pluie. Un roman plein de vie et de joie, en définitive, comme un pied de nez à cette possible maladie qui rôde. Une réussite!


Barbara Constantine, A Mélie, sans mélo, Calmann-Lévy


Ils l'ont lu aussi : Bernard (à qui ça a fait un drôle d'effet), Carolyn Grey (qui a délaissé un instant ses chères atmosphères victoriennes pour faire du tandem à la campagne) et Cathulu (qui a préféré le premier roman de Barbara Constantine)

Rentrée littéraire 2008