30.03.2011

Ride with the devil, ride with me

Pour entamer en beauté (évidemment capillaire) le Challenge Nicolas Cage auquel personne ne s'est inscrit (Emma et moi sommes des incomprises, mais nous assumons notre penchant pervers pour les implants de toutes sortes, gouleyants happy few), je suis allée voir, pour me récompenser d'une longue semaine (ce n'est pas possible de travailler autant quand on a choisi mon métier, je finis par me dire que j'ai mangé des bébés pandas dans une autre vie, je n'explique pas autrement le karma qui est le mien) :

 

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 Hell Driver (traduction littérale et so french de Drive angry) (ne me lancez pas sur le sujet, happy few de mon coeur, je ne voudrais pas que l'agacement me gagne, again).

John Milton (Nicolas Cage, regard de cocker neurasthénique, total black look et implants au vent) s'est échappé de l'Enfer (c'est là que son nom prend tout son sens et que vous riez en disant à votre voisine "nan ? ils ont osé ?" et que vous vous rendez compte que vous êtes la seule de la salle pourtant bien remplie à savoir qui est John Milton) (d'un autre côté, c'est pas comme si vous n'étiez pas habituée à de grands moments de solitude devant votre tableau) et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'est pas content. Pensez donc, non seulement sa fille a été embrigadée dans une secte juste après sa mort mais alors qu'elle était parvenue à fuir, Jonah King, le gourou, (Billy Burke, qui porte pas mal le pantalon en cuir, le fémur humain et le regard sadique, signes évidemment distinctifs auxquels on reconnaît le vilain pas beau qui pratique les messes noires, la polygamie et ne paye pas ses impôts), l'a rattrapée, l'a tuée et a volé son bébé, qu'il compte sacrifier afin d'ouvrir les portes de l'Enfer. Milton a décidé que ça ne se passerait pas comme ça et qu'il assumerait pour sa petite-fille le rôle paternel et protecteur qu'il n'avait pas su tenir pour sa fille. Mais le Diable n'aime pas perdre ainsi ses ouailles (pensez donc, si tout le monde savait que s'échapper de l'Enfer est aussi facile que s'acheter un paquet de clopes, mais où irait le monde, je vous le demande) et il lance à sa poursuite le Comptable (William Fichtner, séduisant en diable) (hu hu hu) (pardon c'est l'émotion). La course-poursuite est lancée...  

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(La puissance du jeu d'acteur de Nicky crève l'écran, hein ? Quand on sait qu'il cabotine très peu dans ce rôle, ça ouvre des horizons. Lointains.)

 

Vous imaginez bien, perspicaces happy few, qu'un film où Nicolas Cage conduit à toute berzingue en flinguant tout ce qui bouge avait tout pour me séduire et séduite je fus, ô combien. Hell driver est en effet un film over fun qui ne révolutionne pas le genre mais remplit très honorablement son cahier des charges. Pas mal scénarisé (l'aspect flippant ne vient pas de l'Enfer, étrangement policé, mais des hommes et de leurs errements sadiques), correctement construit et monté, Hell driver enchaîne les morceaux de bravoure, au premier rang desquels courses-poursuites et scènes de castagne, ma foi plutôt réussies (et parfois en forme de clin d'oeil, en tout cas, je ne peux pas m'empêcher de voir dans la scène où Milton se fait la serveuse tout en flinguant à tout va les rednecks lancés à sa poursuite une réécriture de la scène similaire avec Clive Owen et Monica Bellucci dans Shoot'em up) (on a les références qu'on veut, chers happy few et, oui, ma dévédéthèque ressemble à une annexe de nanarland, so what ?). Et j'ai apprécié que pour une fois, l'inévitable bombe aux jambes fuselées soit une fille qui manie aussi bien les poings que les hommes et qui ne s'en laisse pas conter (et cerise sur le gâteau l'actrice, Amber Heard est sublime). La 3D n'apporte pas grand chose au film, si ce n'est quelques effets de balles et un final un peu plus crade qu'attendu mais on s'en fiche car Nicolas est beau, Nicolas est grand, Nicolas est chevelu, chers happy few.

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(Pour ceux qui ne seraient pas convaincus par Nicky-les-implants, le deuxième argument du film. Non, je n'ai pas viré ma cutie, suspicieux happy few, mais j'ai des yeux pour voir.) (Et Nicky ne s'approche même pas d'elle : c'est à n'y rien comprendre, elle est pourtant serveuse. Tout se perd.)

Hell Driver, à l'affiche actuellement dans toutes les bonnes salles, celles qui savent ce que kulture veut dire.

 

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Challenge "Par-delà les implants capillaires... la légende".

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Catégorie : Je porte la perruque comme un fou (mais avec sexytude)