11.11.2009
Invisible
Un avocat, trente-cinq ans et une vie sans intérêt, malgré un job très bien payé dans un gros cabinet au Luxembourg, découvre un matin qu'il est devenu invisible. Passé le premier moment de stupeur, enfin délivré d'une image qu'il déteste, il décide de profiter de cette nouvelle situation pour se libérer du carcan de la société et donner libre cours à ses pulsions.
L'invisible de Pascal Janovjak est un roman totalement sans intérêt, chers happy few, voilà c'est dit, j'assume. Sur la base d'une histoire qui a un sérieux goût de déjà lu et de déjà vu, il ne nous sera rien épargné des poncifs inhérents au thème de l'invisibilité : notre héros si peu héros le devient parce qu'il se sent transparent dans un monde où nous nous côtoyons sans nous voir (avouez que c'est puissamment neuf comme idée, mmmh ?) et il franchit toutes les étapes que lui permet son nouveau statut : voyeurisme, vengeance, viol, avant de se laisser entraîner en Israël dans un passage franchement pénible puis de rentrer en France et d'entrevoir enfin son salut. Il n'y a pas une idée neuve dans ce roman qui paraît bien plus long qu'il ne l'est en réalité et qui n'est sauvé par rien et surtout pas par son style, d'une totale insignifiance. Aussitôt lu aussitôt oublié, chers happy few.
Pascal Janovjak, L'invisible, Buchet Chastel, 301 pages, 2009.
Les billets de Keisha et Leiloona.
Roman lu dans le cadre du Prix des Chroniques de la rentrée littéraire, catégorie Premier roman.
