03.02.2011

"You know, now that you mention it, you do remind me a little of Hooch"

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Because Chiffonnette is the best. What else ?  

 

Non, vous ne rêvez pas, happy few de mon coeur grenadine, la citation du jeudi fait un retour tonitruant dans ce modeste salon (qui a dit que c'était parce que je n'étais pas près d'écrire un billet sérieux ? non mais quelle insolence ; tout se perd, ma brave dame, tout se perd) (et pas uniquement les copies) (ahem). Aujourd'hui, donc, happy few sériephiles, deux citations en relation avec les deux séries qui m'ont occupée il y a peu : Castle (dont j'ai revu la saison 2, le Père Noël de ma carte bleue l'ayant déposée au pied de l'arbre) et Life on Mars.

 

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(Castle a fait une grosse bêtise et Beckett lui en veut terriblement.)

Martha : Do you have a strategy ?

Castle : Be my charming self.

Martha : What about Plan B ?

 

 

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(Gene Hunt, commissaire, et Sam Tyler, inspecteur, s'engueulent. Comme d'habitude.)

 Gene Hunt : I think you've forgotten who you're talking to.

          Sam Tyler : An overweight, over-the-hill, nicotine-stained, borderline-alcoholic homophobe with a superiority complex and an unhealthy obsession with male bonding?

Gene Hunt : You make that sound like a bad thing.

Je vous laisse avec cette note aléatoirement mise en page, happy few de mon coeur, il faut que je vienne à bout du dernier Angot sans m'arracher tous les cheveux, ce qui, disons-le tout net, s'annonce difficile. Ma vie n'est que sacerdoce et renoncement, c'est bien connu.

 

16.11.2010

Top Ten Tuesday #1

Souvenez-vous, chers happy few : au commencement de ce blog (je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître) était non pas le Verbe, mais la Liste, à qui j'avais dédié une catégorie, parce que je suis comme ça, un peu wild, surtout les jours impairs. Et puis ce salon a pris son rythme de croisière et les Top 5 sont passés à la trappe, avalés par des billets étymologie (encore une catégorie que je n'ai plus le temps d'alimenter), sexy men et vampires (ce blog est décidément over sérieux, j'en frissonne tiens). Et puis il y a quelques jours, en surfant sur la blogo anglo-saxonne, Karine est tombée sur ça :

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Un blog américain animé par des étudiants propose tous les mardis un Top 10 et ceux qui veulent peuvent le reprendre*, un peu à la manière d'un tag. Karine et moi avons donc décidé de nous inscrire, parce que comme chacun le sait, la contrainte est notre meilleure amie (la probabilité pour que j'oublie dès la semaine prochaine de rédiger un Top est aussi forte que celle de ne pas réussir à terminer de corriger mon paquet de copies pour demain) (ok, plus forte même), et nous entamons donc ces Top Ten Tuesday par le Top 10 des vilains, criminels et dégénérés en tous genres en littérature (bon, comme je suis une tricheuse, j'ai un peu élargi la consigne, mais faites comme si vous n'aviez rien vu, happy few de mon coeur).

1. Oncle Charlie dans L'ombre d'un doute d'Hitchcock, qui disait qu'un bon film était celui où le spectateur tombait amoureux du méchant. C'est chose faite avec Oncle Charlie, incarné par le séduisant et ténébreux Joseph Cotten, le tueur en série au visage d'ange et aux manières de gentleman. Un film après lequel on ne peut plus écouter La Veuve joyeuse sereinement.

2. Le shériff de Nottingham interprété par Alan Rickman (hiii) (désolée, le clavier est animé d'une vie qui lui est propre) dans le Robin des bois de 1991. Le délicieux Rickman campe ici un shériff psychopathe et efféminé qui se fend de quelques répliques d'anthologie.

3. Long John Silver dans L'île au trésor de Stevenson. Pirate unijambiste rusé comme un singe et faussement débonnaire, il se tire des pires situations avec habileté, grâce à sa langue acérée, sa capacité d'anticipation et son incroyable faculté à retourner sa veste. Un méchant selon mon coeur.

4. Mrs Coulter dans la trilogie de Philip Pullman, A la croisée des mondes. Femme sans scrupule et cruelle, elle veut amputer les enfants de leurs daemons. De quoi alimenter quelques cauchemars, et pas forcément juvéniles.

5. La marquise de Merteuil dans Les liaisons dangereuses de Laclos. Pervertie jusqu'au fond de l'âme (enfin, ce qui lui en tient lieu) et pourtant fascinante parce que pleine de ressource et d'esprit. J'ai un faible pour les personnages intelligents, my bad.  

6. Mr Hyde dans Le cas étrange du Dr Jekyll et de Mr Hyde de Stevenson (encore lui, oups, désolée). Un dégénéré comme on en rencontre peu, qui succombe tout de suite aux vertiges que procure la violence gratuite et qui serait bien resté du côté obscur de la Force.

7. Signor Montoni dans Les Mystères du château d'Udolphe d'Ann Radcliffe. Rarement personnage de roman gothique aura été aussi antipathique et pervers sans dégager une once de séduction. Il en fait autant baver à l'héroïne qu'à la lectrice, et ce n'est pas peu dire.

8. Le maître de Ballantrae dans le roman éponyme de Stevenson (oui, ça fait trois mais entre Robert Louis et moi, c'est une grande histoire d'amour que rien ni personne ne viendra jamais perturber) : beau, manipulateur, ambigu. Le méchant par-fait.

9. Spike dans Buffy the vampire slayer. Il a tout du pervers sadique à la cruauté imaginative et sans limite mais son amour improbable pour la Tueuse lui ouvrira le chemin douloureux de la rédemption. Et James Marsters est sublime, quoi qu'en pense ce vilain Thomas.

10. Sauron dans Le Seigneur des anneaux de Tolkien. "Fenêtre ouverte sur le vide", l'oeil de Sauron, implacable, brûlant et sans cesse éveillé est aussi terrifiant que les Nazgûl, ses lieutenants spectraux.

J'aurais pu citer aussi Mrs Danvers, la gouvernante de Rebecca, Iago dans Othello, Heathcliff dans Les Hauts de Hurlevent et bien d'autres mais il faut savoir raison garder et les consignes respecter. Ahem.

Alors, à qui le tour ?

Le Top Ten de Karine est ici.

 

* Le thème est annoncé une semaine à l'avance mais il se peut que nous reprenions des thèmes antérieurs si par hasard nous n'étions pas inspirées par les prochains. Celui des "fictional crushes" me plaît d'ailleurs beaucoup, ce qui est évidemment fort étonnant de ma part. Je suis over prévisible, je sais.