27.06.2011

If I do not love her, I'm a fool

(ou quelque chose d'approchant : je n'ai pas la force de chercher le texte, les deux neurones qui me restaient ont fondu)

 

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(Cette affiche est vraiment ratée.) (C'est une opinion gracieusement offerte par moi-même. Ne me remerciez pas, c'est de bon coeur.)

 

Comme le monde entier le sait évidemment, happy few de mon coeur grenadine, est donné en ce moment et jusqu'au 3 septembre au Wyndham's Theatre de Londres Much ado about nothing (Beaucoup de bruit pour rien pour les quelques-uns d'entre vous qui ne seraient pas fluent français/shakespeare) avec dans les rôles principaux David Tennant et Catherine Tate. Inutile de dire que je ne pouvais pas ne pas y aller, mon obsession pour cet acteur écossais maigrichon au nez pointu n'ayant pas diminué d'un iota en deux ans (les médecins pensent à présent que mon cas est désespéré, ils m'ont renvoyé à mes 14 ans en soupirant), et la vision de cette pièce a confirmé deux choses : 1. je ne suis pas la seule couineuse à trouver David chou over séduisant (je partage manifestement cette affliction avec une bonne partie féminine (et bruyante) du Royaume-Uni), 2. je l'ai trouvé tellement extraordinaire sur scène que j'ai décidé de suivre sa carrière théâtrale de très près (j'espère juste pour la santé mentale de mon banquier qu'il ne jouera pas deux pièces par an), 3. dire que j'ai respiré le même air que lui tout en restant d'une dignité à toute épreuve, y a pas à dire, je ne suis qu'acier, bonnes manières, couinements intérieurs et standing ovation.

 

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(On ne trouve pas en ligne de photos de David en mini jupe et leggings en dentelle, dommage pour vous, il va falloir faire preuve d'imagination.) (Je peux vous assurer qu'il porte la jarretière rouge avec virilité.)

 

Et la pièce dans tout ça ? Elle est brillamment mise en scène par Josie Rourke, transposée à Gibraltar dans les années 80 : les soldats portent tous des uniformes blancs quand ils sont en service et des bermudas moulants le reste du temps, Benedick (David Tennant, donc) fait son entrée sur scène dans une espèce de buggy, la sène de bal masqué devient une fête disco (avec costumes et chorégraphie de groupe), l'enterrement de vie de jeune fille et de garçon de Hero et Claudio comprend son lot de strip-teaseurs... et tout ça fonctionne du feu de Dieu, certainement parce que la pièce est clairement tirée vers son côté farcesque, les scènes de comédie pure ayant d'ailleurs déclenché dans le public une hilarité incontrôlable (notamment la mascarade mise en place par Don Pedro, Leonato et Claudio pour le bénéfice de Benedick, (mal) caché, dont la mise en scène au cordeau conjuguée à la performance de David Tennant m'a fait pleurer de rire). Les comédiens sont formidables (mention spéciale, entre autres, à John Ramm dans le rôle de Dogberry), avec un léger bémol pour Catherine Tate, que j'ai trouvé un peu décevante ; je trouve qu'elle se regarde un peu jouer et qu'elle est du coup un peu en décalage par rapport au reste de la troupe. Un excellent spectacle que je ne peux que conseiller : la plupart des dates sont complètes mais le théâtre met en loterie tous les jours les 20 meilleurs sièges pour 10 livres, il suffit de tenter sa chance.

 

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Much ado about nothing de William Shakespeare, Wyndham's Theatre, 32 Charing Cross Road, London (le cast complet, les reviews et une interview de David Tennant et Catherine Tate ici)

(Ah tiens, je n'ai pas pitché. My bad.) (Mais bon, tout le monde a au moins vu l'adaptation de Kenneth Branagh, non ?) (Non ?) (Faut réparer cette lacune kulturelle, folks.)

Le billet d'Anne-Shirley.