24.09.2009
Andrew, will you marry me ?
Comme vous le savez depuis longtemps, chers happy few, l'un de mes genres cinématographiques de prédilection, en dehors du navet plein d'explosion et de testostérone, est la comédie romantique : j'avoue sans honte un goût prononcé pour la guimauve, les situations téléphonées et les répliques-à-mouchoir (quand le héros doit refaire la conquête de l'héroïne dans les dix dernières minutes du métrage, je suis généralement contrainte d'essuyer furtivement une larme, oui, je sais, je suis une midinette au coeur d'artichaut, c'est affreux). Mais ce que vous savez moins, c'est que l'une de mes actrices préférées est Sandra Bullock, qui excelle je trouve dans la comédie, dans la grande tradition de ces actrices américaines à la fois jolies et pleines d'abattage (je l'aime tellement que j'ai poussé le vice jusqu'à voir plusieurs fois Les ensorceleuses, oui, je sais, vous pouvez ricaner, va, chers happy few, je suis au-dessus du sarcasme).
Je ne pouvais donc pas passer à côté de

Margaret Tate (Sandra Bullock, donc) est éditrice en chef d'une prestigieuse maison d'édition new-yorkaise. Canadienne, elle se voit refuser le renouvellement de son visa parce qu'elle a, comme à son habitude, refusé de suivre certaines règles. Comme c'est une femme de ressource, elle décide immédiatement de contracter un mariage blanc avec l'homme qui ne pourra pas le lui refuser : son assistant, Andrew Paxton (Ryan Reynolds, mimi comme tout), qu'elle martyrise depuis 3 ans. Soumis au chantage, Andrew accepte, mais les deux futurs mariés sont contraints par le service d'immigration de passer un blind test pour prouver qu'ils sont bien un vrai couple. Les voilà donc partant pour le week-end dans la famille d'Andrew... en Alaska.

La proposition est une excellente comédie romantique, qui joue sur tous les ressorts du genre avec intelligence. Le postulat de départ, qui place le personnage féminin dans le rôle dominant est très malin car il permet de mettre en place des situations comiques tout à fait réussies et d'inverser les rôles, que ce soit au travail (Andrew a peur de Margaret, comme l'ensemble du staff d'ailleurs, ce qui le pousse à agir de manière pour le moins puérile) comme durant le week-end, situation qui tend évidemment à s'équilibrer au fur et à mesure que les deux personnages apprennent à mieux se connaître et à s'apprécier. Margaret est une femme intelligente et têtue, qui ne sombre jamais dans la caricature, de même qu'Andrew a évidemment autre chose à offrir que des cafés latte et ses compétences en standard téléphonique. Bien scénarisé, finement écrit, très rythmé, La proposition est un film drôlatique (certaines scènes comme le strip-tease de Ramone sont d'anthologie) et intelligent, qui se paye le luxe, en plus, de parler (un peu) de livres et d'auteurs. A ne pas manquer, chers happy few.
La proposition, réalisé par Anne Fletcher, avec Sandra Bullock (dont j'adore la garde-robe) et Ryan Reynolds (vu précédemment dans Van Wilder, Blade : trinity et X-Men origins : Wolverine, oui, on a la kulture qu'on peut, non mais).
19:34 Écrit par fashion dans Et ce soir, au cinéma de minuit... | Lien permanent | Commentaires (56) | Envoyer cette note | Tags : la proposition, sandra bullock, ryan reynolds, enfin de la guimauve au ciné, je me suis sentie privée cet été, et enfin de la daube, bruce willis is back, oh yeah baby