03.11.2010

Back from the future

Returner.jpgUne jeune fille, Milly (Anne Suzuki), est envoyée du futur dans le Japon contemporain afin d'empêcher une guerre dévastatrice contre une race d'extra-terrestres. Elle se matérialise en plein règlement de comptes entre Miyamoto (Takeshi Kaneshiro, extrêmement séduisant, en toute objectivité évidemment), un jeune tueur indépendant et Mizoguchi (Gôro Kishitani), un lieutenant de Triade ambitieux et cruel qui maîtrise parfaitement le rire hystérique et sardonique (et qui a un goût vestimentaire peu sûr). Milly contraint Miyamoto à l'aider dans sa mission, mais nos deux jeunes gens, pour valeureux qui soient, parviendront-ils à sauver le monde et à tuer l'infâme Mizoguchi par la même occasion ? Le suspense est quasi insoutenable, je sais.

 

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Encore un charmant jeune homme qui porte parfaitement le manteau.

C'est une conspiration.

Mulder ?

 

Oui, chers happy few cinéphiles, je sais ce que vous vous dites dans le coin de votre cerveau qui n'est pas occupé à se demander comment je choisis les films que je visionne et si j'ingère des substances illicites avant mes achats (parce que oui, j'ai payé ce film) (bon, peu cher, mais quand même) : "Mais ne serait-ce pas un petit peu le pitch de Terminator que je lis là ?" Ben si. C'est même totalement le pitch de Terminator mais mâtiné d'une louche de E.T (il y a un petit alien tout mignon à sauver, il voudrait bien téléphoner maison mais il a du mal à communiquer le pauvre) et d'une pincée de Matrix pour certains effets et le look de notre jeune héros à la plastique nettement plus avantageuse que celle de Neo-Keanu (encore une fois, ce que je dis là n'engage que moi et ma légendaire rigueur scientifique). Et au final, ça donne un film fun et pêchu, qui utilise correctement le paradoxe temporel sans en faire des tonnes dans le côté explicatif, plutôt bien construit, bourré d'allusions aux films de genre et plein de courses poursuite, de bagarres au ralenti et d'explosions. Le tout est bien filmé, le film est traversé par des traits d'humour bienvenus, les héros sont sexy, le méchant est complètement barré... Que demander de plus, franchement ?  Un très bon moment donc, à savourer un verre de Pimm's à la main (je suis une fille malgré les apparences, je ne bois de la bière qu'au pub) (comment ça, personne ne me croit ?).

 

Returner, réalisé par Takashi Yamazaki, 2002. Attention, certaines versions vendues en France ne contiennent pas la VO japonaise ce qui est un comble puisqu'elles proposent un doublage anglais.

Pour ceux qui auraient survécu à la lecture de ce billet, la bande annonce américaine est ici.