09.06.2010

"We few... we happy few... we band of sisters"

Pour clore cette mini-semaine Shakespeare, chers happy few, je ne pouvais pas ne pas vous dire deux mots (ou trois si vous êtes sages) de ce petit chef-d'oeuvre qu'est St Trinian's 2. (J'en vois qui ricanent au fond de la salle mais comme aujourd'hui je suis zenitude et magnanimité, je ne distribue pas de punitions, même si je sais que certains n'attendent que ça, bande de pervers.) (Et le lien avec le Barde va devenir lumineux dans un instant, promis juré mais pas craché parce que je sais me tenir, non mais.)

 

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Mon Dieu, qui vois-je à gauche de cette magnifique affiche ?
Non, cela ne se peut!
Siiiiiii.

 

Le premier St Trinian's ayant été un enchantement (pensez donc, un film plein de références austeniennes de haute volée et de Colin nu, c'est limite trop de bonheur pour mon petit coeur tout mou), je ne pouvais décemment pas passer à côté de la suite, sortie sur les écrans britanniques en décembre dernier et en DVD il y a quelques semaines (oui, je suis comme ça, j'aime la poilade et le film de daube, frappez-moi, je le mérite).

 

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Amis du bon goût, bonjour.

 

Dans ce deuxième opus, nous retrouvons donc Camilla Fritton (sémillant Rupert Everett qui a toujours le dentier fringant et le verbe haut), directrice de St Trinian's, le pensionnat pour jeunes filles délinquantes. En ce jour de rentrée, elle nomme sa nièce, Annabelle (Talulah Riley), préfète. Hélas, la jeune fille, à peine installée dans ses fonctions, commet un impair. En effet, une de ses camarades de classe a été approchée par un mystérieux inconnu (Lord Pomfrey comme on l'apprendra rapidement, incarné par un David Tennant over sexy), qui lui a proposé 20 000 £ si elle dérobe pour lui la bague du pirate Fritton cachée dans la bibliothèque. Annabelle veut prendre les choses en main mais la négociation tourne mal et voilà le pensionnat assiégé et la bague dérobée. Camilla, furieuse, galvanise ses troupes, récupère Geoffrey Thwaite ( délicieux et malheureux Colin Firth) et déclare la guerre au vilain Lord Pomfrey. Ouh, ça va barder.

 

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Camilla a un nouveau chien (ceux qui ont vu le premier comprendront), qui répond au doux nom de Heathcliff.

 

Vous l'aurez compris, chers happy few, cette suite est aussi barrée que le premier : délicieux mélange de codes empruntés aux films de pirates (avec une petite dose d'autres emprunts, oh un petit coup d'exorciste, oh une allusion aux films de casse) et de (très nombreuses) références shakespeariennes (oui, nous y voilà, happy few de peu de foi), St Trinian's 2 est une course poursuite échevelée qui mènera nos jeunes et moins jeunes héros au Globe, dans une séquence hilarante qui ne pourra que faire frémir les colinophiles convaincues que nous sommes. Drôlatique, décalé, un brin vulgaire, St Trinian's 2 fait dans le grand n'importe quoi (il faut voir Camilla galvaniser ses troupes en récitant Henry V et Geoffrey revisiter le rôle de Romeo), pour mon plus grand bonheur, chers happy few. La preuve, je l'ai déjà vu deux fois.

 

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Le terrible Lord Pomfrey, dont les cheveux sont assortis au costume.
Over sexy vous dis-je.

 

 

St Trinian's 2, avec Rupert Everett, Colin Firth, David Tennant, Talulah Riley, Gemma Arterton..., 2009, zone 2 import anglais uniquement, VO et VOST VO.

 

 

PS : certaines mauvaises langues disent qu'il faut boire beaucoup de champagne avant de regarder ce film, mais ne les croyez pas chers happy few, à jeun, c'est bien aussi. (Cela dit, comme le champagne vient d'être déclaré boisson officielle des blogueuses glamoureusement couineuses, je ne peux que vous inciter à en boire, évidemment.)