27.07.2009

Harlequins et Harlequines

Voici un petit billet, chers valeureux participants à ce challenge intergalactique que sont les Harlequinades (on raconte qu'un certain Docteur serait vivement intéressé mais l'information reste à confirmer) qui permettra de récapituler les liens vers nos billets, afin que nous puissions tous nous instruire de conserve, dans un grand élan de kulture partagée. Je rappelle que les règles du challenge sont ici et que les inscriptions se font ici (quelle organisation de folaïe, avouez que vous êtes bluffés, chers happy few). Quand vous avez chroniqué un Harlequin ou assimilé, merci de venir le dire dans les commentaires de ce billet afin que je mette les liens à jour (une catégorie Harlequinades a été créée dans la colonne de gauche).

 

Alex a appris le grec en lisant Un sentiment inoubliable (collection Azur). Harlequin, mieux que la méthode Assimil.

Ankya a aimé se plonger dans un monde de poisons, de mystère et de sexytude en lisant Le poison écarlate (collection Luna) et sa suite.

Anne a appris comment draguer son chef en désinfectant un ulcère variqueux dans Le challenge du Docteur Dan Davis (collection Blanche).

Armande a trouvé la recette pour séduire un millionnaire dans Passion à Bornéo (collection Azur). Comme elle est bonne fille, elle la partage avec nous.

Baudoin a découvert que les héroïnes Harlequin pouvaient être des fashion-victim de haute volée dans Safari à Marakunda (qu'il soit à jamais remercié de m'avoir permis de retrouver ce titre que je cherche depuis de bien trop longues années). Comme il a été conquis par les métaphores et les comparaisons, il a décidé d'analyser chapitre par chapitre Souvenir d'une nuit d'été (collection Horizon, Superpapa) : le chapitre 1 et sa folle nuit d'amour, le chapitre 2 et la découverte de sa paternité par Slade, le chapitre 3 et la déclaration d'amour dans une salle d'accouchement. Et le mariage ?  

Caro[line] a découvert en lisant Une bouleversante vérité (collection Azur) que le prénom Isobel ne se prêtait pas à autre chose qu'au rire. Pauvre Jake.

Chiffonnette a comparé un Harlequin (Mon premier amant, collection Rouge passion) et un J'ai lu pour elle (Brûlantes retrouvailles) : de la sociologie du ranchero en milieu sexy. Elle a récidivé avec une très sérieuse étude sur l'impact du kilt dans les mariages au Moyen-Age dans En proie à la passion et Un ravisseur sans scrupule (J'ai lu Aventures et passion). Comme les analyses de fond ne lui font pas peur, elle s'est lancée dans une étude de la piraterie moderne grâce à Passion sans escale (collection Horizon). Edifiant. Et comme rien ne l'arrête, elle a prouvé que G.I Joe était une bluette harlequinesque : vous n'y croyez pas ? C'est pourtant ici.

Chimère a lu La prisonnière du désert (collection Horizon) et a appris des choses incroyables sur les blondes, la danse des sept voiles,  le jasmin et les beaux cheikhs (avec ou sans provision, zat is, chers happy few, zat is) (oui, elle est facile, je sais). Elle a ensuite découvert avec délectation et un brin d'effarement que Plou-Arven et Cardiff, même combat, même faille spatio-temporelle en lisant Une rose pour un chevalier (collection Historique). Mais que fait le Docteur ? Eh bien, il est manifestement occupé ailleurs, peut-être à aider Aliénor d'Aquitaine à entraîner des ninjettes couventines ? Ah non, elle s'en charge très bien toute seule dans Le chevalier et l'orpheline (J'ai lu Aventures et Passion).

Choupynette a rencontré Jésus à Melbourne en la personne d'une infirmière schizophrène dans Une nuit aux urgences (collection Blanche), puis Madame Irma dans Un choc sentimental (collection Blanche itou). Que d'aventures!

Clarabel a découvert que parfois l'amour, ça rend niais, mais tellement heureux, en lisant La rebelle flamboyante (J'ai lu Aventures et Passion). Du coup, elle a récidivé avec La viking insoumise. Où s'arrêtera-t-elle ?  Eh bien pas de sitôt : ayant décidé que Johanna Lindsey était sa meilleure amie, elle a dévoré Brûlés par le désir (J'ai lu Aventures et Passion).

Crazyprof a trouvé que le mythe du Prince Charmant avait la vie bien dure et résistait à tout même au sabbat d'Halloween en lisant L'île des trois soeurs de Nora Roberts.

Cryssilda a appris que le strip-échecs était très en vogue au XIIème siècle grâce à La fiancée de l'Irlandais (collection Historique).

Daniel Fattore a découvert comment pratiquer l'écologie et trouver un homme dans Journal d'une apprentie séductrice (collection Red Dress Ink).

Didouchka a étudié l'utilisation de la voix rauque dans Plaisir sous les tropiques (collection Audace).

Dominique a traqué la métaphore culturelle dans Un si lourd secret (collection Blanche). L'a-t-elle trouvée ?

Dviolante a lu Et le feu renaîtra et s'est interrogée sur la quantité de douches prises par l'héroïne. Elle a continué son étude sur la propreté chez les vampires avec Les fiancés du crépuscule.

Emeraude a été déçue par Le secret (collection Spicy) : c'est un bon roman en fait.

Emma a lu un romance novel de Janet Evanovich, Manhunt : tsss, ce n'est pas vraiment une pochade harlequinade, je dis ça je dis rien, of course. Pour se rattraper, elle a décidé d'écrire un Harlequin en laissant libre cours à ses fantasmes : elle a raison, on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Elle a ensuite enchaîné avec Délicieuse tentation (collection Audace), ce qui lui a permis d'élaborer une théorie sur la métamorphose des not-sexy men en sexy men. Elle a ensuite étudié l'influence de Walt Disney et d'un abus de tournures médiévales dans L'insoumise des Highlands (collection Historique).

Erzébeth s'est plongée dans une réécriture de Romeo et Juliette en lisant Comme Romeo et Juliette (sans collection). C'est beau et dense comme du Shakespeare, of course. Ou pas. Elle a ensuite appris qu'on pouvait se sentir nue sous son string grâce à Rêves de plaisir (collection Audace). Moi je dis, heureusement qu'Harlequin est là pour nous apprendre la vie.

FaFa a traqué le cliché, nostalgique, dans Ballade à la tombée du jour (collection Rouge Passion).

George Sand et moi a découvert l'amour à l'hôpital australien avec Un chirurgien trop séduisant (collection Blanche).

Hydromielle a été trompée sur la marchandise : pas une seule galipette dans La forêt de la peur (collection Best-sellers) : mais que fait la police ? Heureusement, Léo le cow-boy obtus l'a réconciliée avec le genre grâce aux Fiancés du texas (collection Horizon). Et comme elle est très rigoureuse dans son étude, Hydromielle a étudié l'impact de la carte bleue dans les relations avec une fleuriste dans Le milliardaire de Northcote (collection Azur).

Hildebald a lu La geisha et le samouraï (collection Azur) et a appris qu'elle aimait les romans Harlequin en fait. Nobody's perfect.

Iluze a découvert en lisant Aux confins du paradis (collection Série Club) que c'était pas beau de mentir. Mais le peignoir court va bien aux hommes musclés (pas aux autres, hein, attention).

Karine s'est livrée à une très sérieuse étude sociolo-baisologique en comparant des romans de 1979 et des romans de 2009 : le verdict ?

Keisha a découvert que les héroïnes de romans Harlequin en achetaient aussi au supermarché dans Les amants de l'été (collection Best sellers) et que la flûte en concerto est à bannir dans Kidnapping (collection Best sellers).

Kitty a comparé deux romans qui se déroulent sous la neige : Les neiges de Montdragon et Sous un manteau de neige. Quelles que soient les conditions climatiques, les hommes sont toujours riches et beaux et les femmes jolies, discrètes et malheureuses. Tsss...

Kroustik a appris qu'à Hong-Kong, dans les hôtels de luxe, on partage sa salle de bains avec son voisin. Viril, le voisin, évidemment. Normal, on est dans Mon espionne préférée.

La luciole a trouvé son motto dans La captive d'Al-Ankhara (collection Azur). Trop fort Harlequin.

La sardine a découvert que le rock'n roll, contrairement au violoncelle, favorisait les naissances, en lisant En dépit du passé (collection Azur).

La papote se méfie dorénavant des avions qui survolent les eaux internationales, des banques de sperme et des cheikh en blanc, à cause de la lecture d'Un cheikh amoureux (collection Azur).

Laetitia la liseuse a relu Une rose en hiver (Romance historique France Loisirs) qui avait enchanté son adolescence : le charme a-t-il opéré de nouveau ?

Leiloona s'est rendue compte que la collection Audace était très... audacieuse dans les scènes olé olé, moins dans les métaphores, en lisant Le parfum de la volupté.

Levraoueg a été éblouie par l'homme Harlequin et ses compétences dans Les rescapés de l'île paradis (collection Azur).

Lhisbei a analysé le traitement de la lectrice dans A l'ombre de la couronne (collection Historique) puis la vision de l'ET porteur d'harmonie, de paix et d'une médecine révolutionnaire dans L'appel des étoiles (collection Rouge Passion).

Lili a découvert le naufrage du Titanic version Danielle Steel en lisant Un si grand amour (J'ai lu).

Lili Galipette a lu et analysé trois romans : de l'importance de la capillarité dans la séduction avec Tambours battants (collection Club Passion), de l'influence de la chaleur mexicaine dans Katie la tornade (collection Club Passion) et de l'affalement de la lectrice sous tant de guimauve dans Rouge passion (collection Club Passion). 

Liliba a découvert que la collection Passion intense de J'ai lu pour elle pouvait être très hot, mais bon, avec un titre pareil (Les aventures coquines de Lord Eward), on pouvait s'attendre à de merveilleuses descriptions, non ?

Mango a analysé avec nostalgie la structure narrative de L'été en flammes (collection Désirs).

Martine a découvert les vertus du jardinage et de l'Italie dans Le bonheur à l'italienne (collection Horizon).

May a trouvé que les clichés et les sous-entendus étaient maniés de main de maître dans La fiancée de l'Irlandais (collection Historique). 

Mo a trouvé que Le playboy amoureux (collection Horizon), c'était à la fois Jane Austen, Diderot et Harry Potter au pays des Bisounours : si ce n'est pas un roman global, c'est à y perdre son latin. Elle s'est ensuite livrée, de son plein gré, à une étude très construite de la narratologie steelienne et du post-harlequinisme dans Ghost, de Danielle Steel. Et comme c'est une aventurière, elle s'est penchée sur un Harlequin allemand, Happy end in Lindhölm : ben, en fait, c'est comme un Harlequin américain, sauf que la pomme de terre y tient plus de place.

Nanne a fait un tour au Kublenstein, un état dirigé par un prince charmant comme on n'en fait plus, même s'il est un peu à cheval sur l'étiquette. Un prince à conquérir, que ça s'appelle et c'est dans la collection Idylles princières (si, si, ça existe, la preuve).

Olympe a découvert comment draguer son patron sans coup férir grâce à Un patron si troublant (collection Azur).

Ori a découvert les vertus aphrodisiaques du dentifrice en lisant La femme traquée (collection Black Rose) et a traqué la sexytude de l'agent du FBI dans Troublante attirance (toujours collection Black Rose). Lira-t-elle un Harlequin Passion avant la fin de l'été ? Les paris sont ouverts. Ah, c'est finalement un Audace qui a eu sa préférence mais la scène de douche de Délicieuse tentation l'a traumatisée.

Ofelia a pris une magistrale leçon de géographie et de traduction en lisant Le baiser de minuit (collection Historique). Et de séduction/shopping/baroudage/CIA avec Instants volés (collection Audace).

Papillon a analysé les relations de travail et d'amour à l'oeuvre dans L'amant du lac Tahoe (collection Passions).

Petite Fleur a découvert un monde sans préjugés ni machisme mais plein de belles descriptions de nature en lisant Un automne à Blue Lake et Seconde chance (collection Passions). Elle a vaillamment poursuivi par une étude de la condition féminine au XIX° grâce à Un scandaleux héritage (collection Historique).  

Pimpi a dû réviser en urgence tout ce qu'elle savait sur la société anglaise du XIXè siècle, grâce à Bons baisers de Londres (J'ai lu), qui rétablit quelques vérités sur les corsets et les jurons.

Restling a analysé les conséquences géopolitiques de l'orgasme dans Audacieuse invitation (collection Audace).

Rose a analysé la profondeur de la mise en abyme et de l'onomastique dans Tendre illusion (collection Azur). Elle s'est ensuit penché sur la réécriture du mythe de Perséphone puissamment revisité dans La vengeance d'Hadès.

Shopgirl s'est rendue compte que Jane en avait influencé plus d'une en lisant Un scandale éclatant (collection Historiques). Elle a compris aussi que All you need is love avec Un désir secret et Le défi d'un médecin (collection Blanche). On est bien d'accord.

Sophie s'est endormie en lisant Noires visions (collection Mira). Pauvre d'elle.

Tamara a vérifié que le slogan correspondait bien à la collection et a calculé le coût d'une nuit Harlequin en lisant Nuits complices (collection Audace).

The Bursar a appliqué à La fée captive (collection Série club) la théorie de Duby sur les rapports hommes/femmes : Harlequin, militant pour la libération des femmes ? Elle a poursuivi son étude avec Prise au piège (collection Duo). Elle s'est ensuite livrée à une analyse de l'Idée du Beau platonicienne au travers d'Audacieuse invitation (collection Audace).

Theoma a trouvé l'hymne Harlequin dans Après la mort du lion. On entonne tous en choeur : "Comme un ouragan"...

Tiphanya a compris ce qu'était vraiment un homme parfait en lisant Une rose sur un cactus (collection Chance) puis elle s'est bien amusée à lire Une revanche implacable (collection Azur).

Yohan a brillamment démontré ce que l'altermondialisme et la justice sociale devaientt au Manoir des Tentations (collection Historique).

Quant à moi j'ai découvert que l'influence de Tolkien s'étendait bien au-delà de ce qu'il aurait souhaité, le pauvre, en lisant La nuit des fées (collection Luna), et que les vampires étaient parmi nous, chauds comme des baraques à frites et non pas froids comme la glace, comme le prouve Morsure fatale (J'ai lu, Mondes mystérieux). Je suis ensuite allée vérifier que je n'avais pas le syndrome de l'infirmière en lisant 3 romans de la collection Blanche. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour la science.

 

Quand on sait que la plupart des participants ont déjà bravé tous les dangers pour se procurer un, voire deux titres, on ne peut que constater que ce challenge est en bonne voie! L'été sera "brûlant et passionné", chers happy few. Vraiment.

 

EDIT : A la demande de Caroline, ce billet est accessible directement dans la colonne de gauche (5ème bloc).

EDIT 2 le retour : grâce à Levraoueg, vous pouvez suivre les blogs des participants sur la page Netvibes consacrée.