02.07.2010

Il est une vérité universellement reconnue... : le swap, ça rend heureux!

Pour cette deuxième édition du swap au long cours organisé par Bladelor, chers happy few, Karine et moi avions prévu d'échanger nos colis en mains propres, la plus célèbre des québécoises étant à Paris depuis mardi dernier. Après quelques péripéties à base d'avion en retard et de RER en panne (les joies de la vie parisienne) et quelques verres de rosé (il fait chaud, on lutte comme on peut) (qui ricane ?), nous avons étalé nos paquets sur la table en couinant par avance. Il faut dire que nous avions choisi un thème particulièrement couinesque, limite glamourous : "Intertextualité et palimpseste".

 

...

 

Oui, nous sommes comme ça, over kulturelles.

 

(Et nous avons parfois de drôles d'idées entre l'apéro et deux couinements, our bad.)

 

Et donc, pour illustrer ce thème, j'avais demandé à Karine, qui est ze spécialiste intergalactique de la chose, de me faire un colis autour d'un personnage qui connaît une postérité tout à fait incroyable, l'ombrageux et orgueilleux... Darcy. (Le premier qui dit quoi que ce soit sera contraint de faire une étude de l'utilisation du zeugme dans les oeuvres moldaves du Haut Moyen-Age, ça rigole moins tout d'un coup.)

 

J'ai donc découvert :

 

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Oh mon Dieu.
Hyperventilation, j'écris ton nom.

 

 

un SLAT fantabuleux en provenance directe du Jane Austen Center de Bath (oui, je le précise car je suis comme ça, élitiste, moi monsieur), qui contenait :

 

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Flou, j'écris ton nom.
Again.
On ne change pas une équipe qui gagne, ou, dans mon cas, une photographe incompétente.

 

Quatre romans : Drood (sans rapport avec Darcy mais en rapport avec le thème), que je voulais lire depuis longtemps (entre Dan et moi c'est une histoire d'amour qui dure depuis longtemps, si vous rajoutez Charles on top, c'est l'extase) (oui, je sais parfaitement ce que j'ai écrit bande de petits pervers) ; Pride, prejudice and Jasmine Field (où comment une pièce adaptée de P&P va changer la vie de nos héros) ; The last man in the world, qui imagine ce qu'il serait advenu si Elizabeth avait accepté la première demande en mariage de Darcy (à mon avis rien de bon, chers happy few, je dis ça, je dis rien) et An assembly such as this qui est la réécriture de P&P du point de vue de Darcy. J'ai comme dans l'idée que le mois de juillet va être darcynesque, je ne sais pas pourquoi, tiens.

 

Et, pour accompagner toute cette darcytude :

 

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des objets de folie : un service à thé customisé rien que pour moi (la théière, so cute, porte l'inscription Mrs Darcy's teapot), des savons d'invités (un au nom de Fitzwilliam, l'autre au nom de Lizzie), un magnet overcouinant avec Colin-Who-Else-Darcy, des chocolats et deux sachets de David's Tea (je vous le jure, chers happy few, une marque comme ça ne s'invente pas, c'est un miracle, c'est tout), l'un porte le doux nom de Vert séduction et l'autre de Thé d'amour ("Une seule gorgée et vous voilà éperdument amoureux. [...] Est-ce les pépites de chocolat qui atténuent vos inhibitions ?" se demande l'argumentaire au dos du sachet. Je ne sais mais je peux vous assurer qu'aucun David ne sera maltraité durant l'enquête).  

 

Et comme Karine s'est emmêlée dans les règles, elle a ajouté :

 

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un Guide Supernatural qu'elle avait commandé pour la première édition du swap au long cours et qui n'était pas arrivé à temps, deux romans pour mes enfants, du sirop d'érable, du beurre d'érable aux framboises (en voie de trépassement en grande pompe le pauvre, c'est sa faute aussi, a-t-on idée d'être aussi bon, franchement ?) et un SLAT New York pour ma collection (oui, je crois qu'il faut voir les choses en face chers happy few et affronter son destin quand il se présente : quand on possède plus de 15 SLAT en tissu, on peut raisonnablement penser qu'on les collectionne, mais en tout bien tout honneur évidemment, même si quelques sexy men se sont glissés sur certains d'entre eux, quels fripons).

 

C'est comme d'habitude un colis over couinant que m'a concocté Karine, il m'a fait totalement capoter! (oui, vivre depuis quatre jours avec une québécoise pure souche, ça laisse des traces, chers happy few, je dis des choses étranges comme "magasiner", "cellulaire", "cute" ou "prenons un drink"... et je suis certaine que d'ici son départ, je lui aurai aussi piqué l'accent, mais je le lui rendrai parce que je suis bien élevée) Merci mille fois, chère binômette de folie!

 

Et parce que je ne m'en lasse pas :

 

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Qui veut la tasse Whickham ?