18.12.2008

And the award goes to...

Si la fin d'année apporte avec elle son lot de bilans masochistes (ah, mes challenges!), elle est aussi généralement précédée de récompenses en tous genres et de classements. En ce froid matin de décembre (car je ne sais pas vous, chers happy few, mais nous on se gèle comme c'est pas permis à Paris, plusieurs journées à 0° c'est pas humain, ça, je vous jure, c'est de l'incitation à la consommation de chocolat chaud monsieur le juge), je vais donc reprendre une tradition établie par mes soins l'année dernière, celle des Fashion Awards (ben oui, j'avais trouvé ça drôle l'année dernière, vous ne croyiez pas y échapper cette année, non ?). Qui sont les heureux lauréats ? Quelles sont les catégories ? Y aura-t-il des photos d'hommes à moustache ? Un George figure-t-il dans le palmarès ? Je sais que le suspense est à son comble (au moins).


Donc... roulements de tambour distingués...


Catégorie Cinéma (car ce blog étant kulturel, la chronique ciné y fleurit de temps en temps, pour défendre bien sûr la fine fleur du cinéma international)


Award de la meilleure sortie de douche :

Jeffrey Dean Morgan dans P.S, I love you. On l'avait découvert en cardiaque mourant dans Grey's Anatomy, on l'a retrouvé en gratteur de guitare irlandais. Il y a eu un frémissement palpable dans la salle de cinéma quand il a fait son apparition nu et tatoué, il paraîtrait même qu'un évanouissement se serait produit à ma gauche. Pour le plaisir des yeux.

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Award de la plus belle moustache (qui a dit que c'était une obsession ?) :

Viggo Mortensen dans Alatriste.

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(Je remarque à l'instant que Viggo figurait aussi au palmarès 2007. Faudrait-il en déduire qu'il est talentueux ?)


Award de l'acteur le plus complet :

Zac Efron dans High School Musical 3 (vous l'aviez oublié celui-ci, hein, avouez ?). Il sait chanter, danser, jouer au basket, faire du vélo, conduire une camionnette, sourire, froncer les sourcils, manger des hamburgers, faire un barbecue, galvaniser ses coéquipiers. Ah, on me signale en régie qu'il ne sait pas jouer la comédie. Bah, il a de beaux yeux bleus, ça ne suffit pas ?

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Award de la meilleure reconversion :

Ben Barnes dans Narnia 2, Le prince Caspian. Il a troqué le micro pour une épée. Y a pas à dire, l'armure, ça habille un homme.

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(Dans son prochain film, Easy virtue, il côtoie un certain Colin F. Une rumeur infondée dit que les LCA parisiennes l'attendent aussi impatiemment que X-Men, the origins : Wolverine.) (bon, okay, un peu moins impatiemment que Wolfie)


Catégorie littérature : (car c'est quand même la raison d'être de ce modeste salon, ne l'oublions pas au milieu des photos des hommes du jeudi et des leçons d'étymologie)


Award de la révélation féminine :

Le jury ayant fait preuve de faiblesse et n'ayant su départager les prétendantes, ce sont deux lauréates qui repartent fièrement avec le prix : Amanda Eyre Ward et Mélanie Fazi. Deux sacrées plumes.


Award de la révélation masculine :

Pat Conroy pour Le Prince des marées. Un choc.


Award du plus beau come-back :

Jack London. Me replonger dans ses romans m'a donné envie de lire et relire des classiques. Si fin 2009, vous n'en pouvez plus de m'entendre bavasser sur Trollope, Elliot, Balzac, Cervantès et consorts, vous n'aurez qu'à vous en prendre à Jack. Il a la peau dure, il survivra.


Award du meilleur personnage masculin :

Clayton dans Morsure. Son statut de loup-garou aurait pu être un handicap mais que voulez-vous, j'aime les bêtes.



Award du meilleur roman doudou :

Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg. A lire en mangeant les fameux beignets. Ou en buvant du Tariquet. C'est bien aussi.



Award de l'enfance la plus originale :

Bod dans The graveyard book de Neil Gaiman. Elevé par des esprits victoriens dans un cimetière, la classe.


Et parce que vous aimez les Top, chers happy few (ne niez pas, va, je connais tous vos vices), mon Top 3 de l'année :

1. Le prince des marées de Pat Conroy
2. The book of lost things de John Connolly
3. Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg

(on remarquera que les romans sont anglo-saxons et qu'un seul est de l'année 2008 : je trouve que c'est finalement le reflet fidèle de ce modeste salon)


Et vous, chers happy few, vous awardez aussi ?