23.04.2011

I didn't take the easy way out. I didn't give up.

Oui, je sais ce que vous vous dites, happy few égarés suite à une recherche sur la kokologie (que je n'ai jamais pratiquée, quoi qu'en dise notre ami Gougueule) : keuwâââ, un billet dans ce salon ? Enfin ?

Yep.

(Concision is my middle name. C'est toujours mieux que Prolégomène.)

Et vu qu'en ce moment j'ai un rendement de folie (environ 1 billet pour 9 romans lus, j'ai fait des stats dans ma jeunesse moi Madame), estimez-vous heureux d'avoir une chronique à vous mettre sous l'oeil même si, par un esprit de contradiction qui m'est venu assez récemment (contrairement à une idée reçue et curieusement répandue, je n'ai pas été livrée avec, contrairement aux parenthèses), je n'ai aucune envie de vous parler des romans sérieux que j'ai lus dernièrement, je suis comme ça, superficielle jusqu'au bout de mes ongles vernis. En jaune. Assortis à mes ballerines. Love les 80's finalement.

Bref.

S'il y en a une qui ne met jamais de vernis, c'est bien Mercy Thompson (en fait, c'est Transition, my middle name), la mécanicienne changeuse des Tri-cities, qui revient dans

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River marked.

Mercy et Adam (désolée mais le billet contient des spoilers sur les tomes précédents, my bad, mais il devient difficile ce chroniquer le sixième volume d'une série aussi riche et passsionnante sans en révéler un peu, merci de bien vouloir adresser vos réclamations au Bureau des Spoilers, qui transmettra) passent leur lune de miel dans une enclave dans un parc naturel près de la rivière Columbia. Ils découvrent rapidement qu'ils ne sont pas seuls et qu'un monstre terrifiant sommeille dans la rivière...

Oh my quel roman. J'aime cette série d'amour, happy few de mon coeur d'artichaut, et ce sixième volume (j'ai la flemme de vous mettre les liens vers les précédents, je suis certaine que vous retrouverez très bien les articles sans mon aide, parce que rien ne vous arrête) est excellent. Cette fois-ci, changement de décor, disparition de la meute, qui n'apparaît plus qu'en arrière-plan, des vampires (on entraperçoit Stefan) et des fae (encore que, mais halte aux spoilers) et apparition (en-fin, comme dirait ma cyberjumelle, que Tolkien la garde) de la mythologie et de la culture indiennes, dont j'ai adoré l'utilisation (ah, Coyote, quel personnage !), ce qui nous permet d'en apprendre davantage sur les origines de Mercy. Je ne peux que louer encore (oui, je sais, je me répète), le talent de conteuse de Patricia Briggs et sa façon parfaitement cohérente de bâtir ses intrigues et de camper des personnages qui prennent une ampleur et une profondeur passionnantes. Une série à lire absolument.

Patricia Briggs, River marked, orbit, 326 pages, 2011

Les précédents sont traduits en français chez Milady : L'appel de la lune (Moon called), Les liens du sang (Blood bound), Le baiser du fer (Iron kissed), La croix d'ossements (Bone crossed), Le grimoire d'argent (Silver borne).

Le billet de Yueyin, un billet très intéressant de Tanuki sur les lieux du roman, qui me donnerait presque envie d'acheter des chaussures de randonnée. A condition qu'Adam me serve de guide, of course. Et que je trouve des chaussures roses. Avec des lacets arc-en-ciel. MacKayla, sors de ce corps. Tout. De. Suite.

 

Challenge Lu en VO   19

04.03.2011

"If I knew Jericho Barrons, he was walking around...

... feeling like his dick was the most huge, magnificent, perfect, important creation under the sun.

Which - I winced - I vaguely recalled telling him a time or two.

Well... maybe several times."

 

Reprenons-nous, chers happy few. Reprenons-nous.

 

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(Non, je ne suis pas atteinte d'une crise de flemmingite aigüe, chers happy few, c'est juste que parfois, deux c'est mieux. Et je ne parle pas de V'lane et Barrons. Quoi que.)

Il n'aura pas échappé aux plus perspicaces d'entre vous, happy few d'amour, que je vis depuis quelque temps une histoire d'amour aussi intense que fusionnelle avec la série Fever. Après un bref épisode de manque dû à un problème d'approvisionnement, j'ai juré qu'on ne m'y reprendrait plus et j'ai commandé les tomes 3, 4 et 5 d'un coup (oui, mardi, c'était Noël dans ma boîte aux lettres, elle en couinait de plaisir la bougresse). Et j'ai lu les tomes 3 et 4 en deux jours, alors que je ne suis plus en vacances et que c'est en anglais, ce qui en dit long sur le degré d'addiction que cette série a provoqué en moi. Et je ne remercierai jamais assez Barrons, dont la sexytude et la profondeur psychologique (si, si, les deux sont compatibles, chers happy few, la preuve) m'ont fait passer à une vitesse de lecture en anglais quasiment comparable à celle qui est la mienne en français ; c'est peut-être un détail pour vous, chers happy few, mais pour moi c'est un petit miracle, pas moins.

Mais pitchons un peu (il y aura forcément des spoilers, même si je vais essayer de les contenir parce que moi aussi j'ai des pouvoirs magiques) : Mac est toujours à la recherche du Sinsar Dubh, le livre maléfique, et elle décide qu'il est plus que temps qu'elle cesse de se laisser porter par les événements et qu'elle agisse elle aussi. Elle forme donc une alliance avec trois des joueurs de la partie : Barrons, forcément, celui qui lui a appris ce qu'elle sait mais qui refuse paradoxalement de répondre à ses questions, V'lane, le prince Seelie qui s'humanise un peu et, surprise, Jayne, le flic qui lui colle aux basques depuis qu'il a compris qu'elle sait quelque chose sur la mort de l'inspecteur O'Duffy. Voilà donc notre Mac préférée qui pense avoir assuré ses arrières et qui tient tête à Rowena, la très désagréable Grande Prêtresse du Conseil des sidhe-seers. Et elle fait bien de se préparer parce que Lord Master rassemble ses forces pour faire tomber les murs qui séparent le monde mortel de celui de Faerie le jour de Samhain et libérer ainsi les prisonniers Unseelie. Et malgré les efforts des différentes forces en présence, Dublin tombe aux mains des ténèbres. Et dans une ville déserte et silencieuse, Mac est faite prisonnière. Et asservie, sans que personne ne vienne à son secours. But she'll be back. And ready to kick some serious ass.

Que dire que je n'ai déjà dit afin de vous persuader de lire cette série, dont les quatre premiers tomes sont traduits en français ? L'intrigue est parfaitement tenue, les informations sont distillées au compte goutte (même si j'ai toujours une longueur d'avance sur Mac, et j'aime ça, je n'aime pas être menée par le bout du nez) et les personnages sont parfaitement campés. Ils acquièrent tous une sacrée profondeur, les apparences étant d'autant plus trompeuses que la plupart des personnages appartiennent au monde de Faerie ou cachent un passé plus ou moins trouble. Et ce que j'aime le plus dans cette histoire (car il ne s'agit que d'un énorme roman coupé en cinq, pas d'une série dans le sens traditionnel du terme) c'est le mélange parfaitement réussi entre la noirceur de l'histoire (l'humanité est confrontée à des ennemis terribles et décimée, Mac affronte le pire à plusieurs reprises) et l'humour incisif de la plupart des dialogues auquel il faut ajouter la plume corrosive de Mac qui raconte l'histoire. Il y a décidément une sacrée trempe chez cette Barbie girl qui ne se laisse jamais abattre. Inutile de préciser je pense que j'ai déjà commencé le tome 5. Of course.

Karen Marie Moning, Faefever, 2008, 389 pages/ Dreamfever, 2009, 488 pages, Dell publishing

Ces romans sont disponibles en français sous les titres Fièvre fäe et Fièvre fatale.

 

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Challenge Lu en VO

10 et 11

15.12.2010

Jaine Austen, Discreet Inquiries, Work Done with Pride, not Prejudice

L'heure est grave, happy few de mes rêves.

Certes pas autant que quand j'ai appris que la quasi intégralité du cast de Glee était au fond du lit pour cause d'amygdalite sournoise et néanmoins aigüe (je me suis proposée pour aller gentiment soigner Will Schuester (oui, j'ai des compétences en la matière, je suis over forte en partage de chaleur corporelle, moi Madame) mais j'en ai été violemment empêchée par une star qui soi disant me veut du bien ; les coupines ne sont plus ce qu'elles étaient, hélas, et un malheur n'arrivant jamais seul, je suis à court de nutella, il n'y a pas à dire, certains mercredis commencent mieux), ..., euh... Où en étais-je ? (Cette manie de la parenthèse finira par avoir raison de moi, après mon goût pervers pour la grammaire, le champagne et les mérovingiens.) Bref, disais-je (ou tentais-je de dire), je me suis rendue compte, alors que je baguenaudais sur mon propre blog (on occupe ses fins de soirée comme on peut) que je n'avais pas écrit une chronique de roman depuis quinze jours.

(Oui, je sais, certains ont été pendus par les pouces pour moins que ça.)

Pour réparer cette affrosité (résultat d'une pannounette de lecture que j'ai combattue à coup de Largo Winch (le dernier est semblable à tous les précédents, il y a longtemps que j'ai abandonné toute velléité d'espoir de voir Van Hamme écrire autre chose que du Van Hamme), de Blake et Mortimer (les héros vieillissent hélas) et de Yoko Tsuno (je ne dirai pas de mal parce que c'est Roger, quoi)), je me propose aujourd'hui de vous parler d'un roman hautement recommandable, dont la lecture aurait à mon avis été fortement profitable à notre ami Emmanuel qui manquait paraît-il un peu de fun dans sa vie, et qui a déclenché chez moi plusieurs crises d'hilarité publiques :

 

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 This Pen for Hire, premier tome des aventures de Jaine Austen (tout le monde n'a pas la chance d'avoir une mère qui manie correctement l'orthographe).

Jaine est écrivain public à Los Angeles. Elle pond des papiers aussi intelligents que profonds pour des assurances et des entreprises en tous genres (surtout des plombiers) et écrit aussi des lettres pour des particuliers (surtout des plaintes contre les compagnies aériennes). Un jour, Howard se présente à sa porte : ce jeune homme peu gâté par la nature, introverti et qui vit avec sa mère est tombé amoureux d'une véritable bombe anatomique et il veut que Jaine lui écrive une lettre pour lui avouer cet amour. Jaine finit par accepter et à son grand étonnement Howard lui annonce, radieux, que la sublime Stacy a accepté d'aller dîner avec lui. Mais l'euphorie du jeune homme est de courte durée : Stacy est assassinée et Howard arrêté. Jaine, persuadée que la police a fait une erreur, décide d'enquêter elle-même...

Il n'y a pas à dire, chers happy few, les américaines manient parfaitement ce genre très précis qu'est le romance & mystery novel, genre dans lequel brille ma chère Janet Evanovich, à laquelle Laura Levine n'a pas grand chose à envier (sauf un personnage masculin over sexy) (oui, aujourd'hui c'est analyse littéraire profonde, ne dites rien, je sais). L'intrigue n'a pas grand intérêt (j'ai deviné qui était le coupable au moment où il fait son apparition dans l'histoire) mais le personnage de Jaine est drôlatique : elle a une façon bien à elle de s'auto-déprécier, de faire systématiquement le contraire de ce qu'elle annonce, de ne pas résister à une part de cheesecake au chocolat et de prendre le lecteur à parti qui m'a séduite d'emblée. Divorcée et rondouillette dans la ville qui compte le plus d'acteurs au monde (dans les restaurants, sa meilleure amie, Kandi, appelle systématiquement le serveur "Actor!"), Jaine a pour elle un sens de l'humour à toute épreuve, une détermination sans faille, un goût prononcé pour le danger et un style plein de verve et d'esprit. This Pen for Hire est un roman enlevé, bourré de références littéraires et cinématographiques et hilarant. Il me manquait une dixième amie de fiction, chers happy few : je viens de la trouver.

 

Laura Levine, This Pen for Hire, Kensington mystery, 224 pages, 2002

A noter que des neuf romans que compte la série, seul le tome 3, Killer Blonde, a été traduit en français. Encore une bonne raison de se mettre à l'anglais.

Le billet de Cuné, à qui je dois cette découverte (encore une) : thanx girl!

 

LireEnVoMini.jpgChallenge Lire en V.O

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