07.03.2011

"Evil is bad thinking it's good."

shadowfever.jpg

(Je vais essayer de spoiler le moins possible, chers happy few, car parfois je sais me retenir (hélas, pas à l'oral, comme certaines l'ont douloureusement appris à leur dépens), mais ce billet contient quand même quelques informations sur les tomes précédents, my bad.)

La quête du Livre s'achève pour Mac et les autres joueurs de la partie serrée à laquelle se livrent les humains et les Faë, qui ont tous des objectifs différents et parfois bien cachés. Toujours pleine de questions concernant son identité, Mac se bat avec toute la rage dont elle est coutumière, mais le Mal triomphera-t-il quand même ?

Shadowfever achève brillamment ce qui est définitivement pour moi l'une des meilleures séries de dark fantasy urbaine que j'ai jamais lues, chers happy few. Tout est résolu dans ce dernier volume et si les surprises ont été pour moi fort peu nombreuses (une seule révélation m'a fait bondir du canapé) j'ai trouvé les résolutions tout à fait cohérentes (d'autant plus que certaines de mes déductions, faites dès le tome 2, se sont révélées exactes) et j'ai vraiment adoré l'évolution du personnage de Mac, qui est d'une infinie justesse psychologique. Sa douleur, au début du roman, qui la fait basculer du côté obscur en un battement de paupières, est d'une rare intensité, et j'ai trouvé toutes ses réactions parfaites. La relation qu'elle entretient avec Barrons est géniale, que ce soit dans les grandes lignes de son évolution comme dans les détails : leurs dialogues muets, la façon qu'il a de l'appeler Ms Lane, les subits changements de son humeur, ses rires inattendus, la manière qu'a Mac de le pousser à bout en maniant le sarcasme... j'ai tout aimé dans ce couple. Et j'ai aimé qu'une certaine noirceur soit présente jusqu'au bout : le monde a souffert, l'humanité est décimée (trois milliards de morts quand même, dans cette guerre), les grandes villes sont dévastées mais l'espoir subsiste, parce que l'humanité est ainsi, adaptable et héroïque. Entre les personnages fascinants (outre Mac et Barrons, j'ai un énorme faible pour Dani, V'lane et les parents de Mac), les mondes et les histoires de Faërie (j'aurais pu me perdre encore plus longtemps entre les Miroirs et dans la Maison blanche et labyrinthique et je brûle de connaître mieux le Roi et sa concubine), l'humour omniprésent comme une réaction à la violence d'une histoire parfaitement tenue et sombre comme le regard de Barrons, et qui ne tombe jamais dans la romance, Fever est une série parfaite, chers happy few.

Karen Marie Moning, Shadowfever, Delacorte Press, 608 pages, janvier 2011

 

Et maintenant je veux lire la première série, celle des Highlanders, qui met en place les prémices de ce monde. C'est malin, tiens.

 

LUENVO.jpg

Challenge Lu en VO

12

02.12.2010

Parce que le jeudi, c'est raviolis

775617785.gif

Sur une idée de Chiffonnette, la seule, l'unique.

 

They raced for the cover of the wood as the storm finally broke again and the wind swirled icy rain around them. They reached the tree line breathless, the Doctor's hair plastered to his forehead.

Rose giggled at him. 'Why can't you ever take us somewhere nice and warm ?'

'Hey!' The Doctor looked indignant. 'I took you to New Earth! Apple grass, remember ?'

'Yeah! Not exactly a relaxing break, though, being taken over..."

'The sign of a good holiday!' He flicked the water from his fringe. 'Anyway, now I've brought you to a nice wood. A nice wet wood.'

'A nice wet, dark wood.'

'Yes.' The Doctor peered into the gloom. 'Actually it's more tulgy than wet. Yes. Definitely a tulgy wood.' He set off down the leaf-strewn path. 'Lovely word "tulgy". Doesn't get enough use. Very good for describing woods... And puddings. I've had some wonderfully tulgy puddings in my time.'

Rose hurried to catch him up. 'Tulgy puddings ? What sort of restaurants have you been eating in ?'

'You've never had a tulgy pudding ? Oh, you haven't lived.'

                                 Mike Tucker,The Nightmare of Black Island, BBC Books, 2006

Rose et le Docteur, forever and a book. Précisons qu'ils ont cette conversation lexicale et linguistique alors qu'ils viennent de découvrir qu'un monstre terrifiant se terre sur la côte d'un petit village gallois. I love them.