10.10.2009

"There are some things a man should find out for himself"

plum15.jpgLe célèbre chef Stanley Chipotle est décapité sous les yeux effarés de Lula, qui se retrouve poursuivie par les deux Stooges qui ont fait le coup : pas question de laisser derrière eux un témoin capable de les identifier. De son côté, Stephanie, récemment séparée de Morelli, rempile pour Ranger entre deux dossiers : ce dernier est manifestement victime d'un coup monté qui vise à le décrédibiliser aux yeux de sa clientèle. Entre les FTA, Lula et le concours de barbecue, la vie de Stephanie est toujours aussi compliquée...

 

Il n'est plus utile de présenter Janet Evanovich, chers happy few, auteur entre autres de la série policière consacrée à Stephanie Plum, dont le quinzième volume (eh oui, déjà 15 ans que nous suivons les tribulations cocasses de la plus mauvaise chasseuse de primes de tous les temps, voilà qui ne nous rajeunit pas) est sorti récemment aux Etats-Unis (et dont il ne faut pas attendre de traduction, la parution française étant bloquée au neuvième volume pour des raisons apparemment complexes). Si Finger Lickin' Fifteen suit les recettes des opus précédents (une intrigue principale entrecoupée de tentatives plus ou moins avortées de Stephanie pour arrêter ceux qui ont "oublié" de se rendre au tribunal après que l'Agence de cautions Plum les a fait sortir de prison), je l'ai trouvé plus réussi que les deux précédents et presque aussi drôle qu'Eleven on top, qui est pour moi le meilleur de la série. Le concours de barbecue donne lieu à des scènes incroyables de drôlerie, de même que l'omniprésence de Lula, qui se rend compte dans la même semaine que deux fous furieux veulent la décapiter et qu'elle ne rentre plus dans ses robes. La décision de Stephanie de se séparer de Morelli (et je ne spoile pas, on l'apprend page 2) la rapproche forcément de Ranger, ce qui relance la tension palpable de ce faux triangle amoureux même si nous avons bien compris, lecteurs avisés que nous sommes, que le statu quo risque de durer longtemps. C'est bourré d'humour, un brin farfelu, l'intrigue est enlevée, nos hommes préférés sont à la hauteur de leur réputation et comme chaque année, ça n'a qu'un seul défaut : ça se lit bien trop vite.

 

Janet Evanovich, Finger Linckin' Fifteen, Headline review, 312 pages, 2009