17.10.2011

Are you a Gilmore girl ?

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Je ne fais pas beaucoup de challenges, chers happy few, mais impossible pour moi de résister à celui que vient de lancer Karine : le challenge Gilmore Girls où il s'agit de lire les romans que lit Rory dans la série (que j'adore même si je la regarde à une allure d'escargot neurasthénique tétraplégique). Le principe ? Lire au moins 3 bouquins dans la longue liste compilée par Karine et que vous trouverez ici. J'en ai pour ma part déjà lu 107/343 et certains ne m'intéressent pas du tout (nobody's perfect et il y a quand même pas mal d'essais dans cette liste), donc voici les titres qui me font envie (soyons lucides, happy few de mon coeur daiquiri, la probabilité que je ne les lise pas tous est élevée, parce que la chair est faible hélas, et il y a tellement de livres) :

Le dernier homme de Margaret Atwood, Le journal d'un vieux dégueulasse de Bukowski, La rose pourpre et le lys de Michel Faber, Le voyage de Simon Morley de Jack Finney, Catch 22 de Joseph Heller, Rescuing Patty Hearst : growing up sane in a decade growing mad de Virginia Holman, A quiet storm de Rachel Howzell Hall, How the light gets in de M. J Hyland, un titre de Stephen King parmi les 4 proposés, Property de Valerie Martin, When the emperor was divine de Julie Otsuka, Bel Canto d'Ann Patchett, The tree grows in Brooklyn de Betty Smith, The song reader de Lisa Tucker, Slaughterhouse Five de Kurt Vonnegut, Rebecca of Sunnybrook Farm de Kate Douglas Smith Wiggin.

16 romans. On m'a connue plus lucide. D'autant qu'aucun n'est dans la PAL. Tant de wilditude mérite bien une bière, tiens. 

 

 

19.12.2008

C'est assez! dit la baleine

41og2p5OJsL__SL500_AA240_.jpg Lady Ann Kelvin a 80 ans. Scientifique et militante écologiste parfois extrêmiste, elle se meurt d'un cancer. Elle accepte de subir une transmnèse et que son esprit soit transféré non dans un clone comme c'est la coutume mais dans un cachalot. Le but de la manoeuvre : enrayer définitivement la pêche aux cétacés en inoculant à tous les représentants de l'espèce un virus qui les rend impropres à la consommation. Mais Ann découvre dans les profondeurs de l'océan une réalité dont l'horreur dépasse celle de la simple pêche...


La vieille anglaise et le continent (joli titre en forme d'hommage qui prend tout son sens à la lecture) est une excellente novella de SF, chers happy few, qui renouvelle agréablement la thématique écologique à la mode en ce moment (ce n'est pas un reproche de ma part, les auteurs de SF étant en prise avec le monde qui nous entoure, rien d'étonnant à ce que ce soit l'un des thèmes de prédilection de ce début de XXIème siècle). Dans un style agréable, en alternant le point de vue d'Ann, incarnée dans un grand cachalot blanc, qui découvre la vie marine et perd peu à peu ce qui faisait d'elle un être humain, et celui de Marc, son ancien élève à l'origine de ce projet un peu fou, qui gère l'avancée de la propagation du virus de la terre, Jeanne-A Debats raconte une histoire passionnante où il n'est finalement pas seulement question d'écologie (mais je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler). Sans moralisme, sans manichéisme, cette Vieille anglaise est une grande réussite, à tel point qu'elle a remporté plusieurs prix : le Grand Prix de l’Imaginaire 2009 (nouvelle francophone), le Prix Julia Verlanger 2008 et le Grand Prix de la SF 2008 (connu aussi sous le nom "Prix du lundi"), catégorie nouvelle francophone. Des récompenses amplement méritées pour une novella à lire absolument!

Jeanne-A Debats, La vieille anglaise et le continent, Griffe d'encre, 71 pages

Les avis enthousiastes de Lucile (oups, j'ai donné à mon billet le même titre que le sien, les grands esprits...) et de Chimère

PS : l'illustration de couverture est de Christophe Sivet, mais par un concours de circonstances, j'ai un dessin d'Alain Valet en dédicace : une magnifique baleine-garou (vous souvenez-vous ?) (je suis en train de faire baisser ma PAL spinalienne, sera-t-elle à zéro au moment des Imaginales ? Je me le souhaite!)