17.05.2009
Sages comme des images - le retour
Comme on ne change pas une équipe qui gagne, chers happy few, Delphine, Stéphanie et moi-même, sommes allées passer une journée aux Imaginales d'Epinal, Salon des littératures de l'imaginaire qui se tenait pour la sixième fois si je ne m'abuse. Premier constat : la mairie a enfin fait un effort et le trajet est semi-balisé depuis la gare (l'année dernière nous avions dû trouver d'abord l'office de tourisme et errer dans les (certes peu nombreuses) rues du centre ville). Comme on n'arrête pas le progrès, il y a même un panneau qui annonce le Salon dans le square :
(Vous remarquerez qu'il faisait beau, chers happy few perspicaces et que l'affiche, hum, est assez kistch, je dis ça, je dis rien, comme d'habitude.)
Deuxième constat : il y a nettement plus de monde que l'année dernière, ce qui est tant mieux, mais les auteurs restent toujours aussi accessibles, espérons que ce qui est la marque de fabrique de ce Salon le restera longtemps (oui, je suis exigeante, c'est comme ça chers happy few, non mais).
Comme je sais que certains d'entre vous trépignent d'impatience derrière leur écran, en se demandant qui nous avons rencontré et ce que j'ai rapporté (car je ne dénoncerai pas mes camarades de débauche, chers happy few, je leur laisse le soin de dévoiler leurs achats, je suis d'une grande diplomatie et je ne veux froisser personne) (j'attends surtout impatiemment qu'elles aient lu certains titres afin de me les prêter, je suis diabolique, je sais), voici un petit résumé de la journée. Parce que vous le valez bien, chers happy few.
Alors, en vrac. Li-Cam nous a livré un scoop, elle est en train de rédiger la suite des aventures de Lem, et ce deuxième tome sera consacré à Fehik et Ararat. J'ai été tellement emballée par ce Chronique des Stryges, que j'ai acheté une nouvelle graphique, L'ombre de l'arbre abattu, à la quatrième de couv' alléchante ("Et si les ombres avaient peur de nous, et non l'inverse ? Et si elles en avaient assez d'être clouées au sol par notre mépris alors qu'elles rêvent de voler ? Et si elles se battaient tous les soirs contre la nuit pour nous sauver de l'oubli ?"). Patricia Briggs (dont j'avais lu le très sexy Appel de la lune) venait pour la première fois en Europe, elle a été fascinée par Paris où elle a passé deux jours en venant, elle était ravie que je me sois amusée à la lecture du premier tome des aventures de Mercy Thompson, qui en comportera 7 au final (et plus si le public continue à suivre). Le deuxième volume vient de paraître chez Milady, il a pour titre Les liens du sang et il s'est retrouvé dans mon SLAT vache (tellement plus glamour qu'un sac à dos, isn't it ?) par un curieux concours de circonstance dont je ne suis pas responsable, je le jure, monsieur le juge.
Au détour d'une pile de livres, alors que nous venions de saluer Jeanne A-Debats (auteur de La Vieille anglaise et le continent, chez Griffe d'encre) et Anne Fakhouri (Le clairvoyage et sa suite, chez L'atalante), mon regard s'est innocemment porté sur leur voisin et j'ai couiné comme je sais si bien le faire, à la vue de son nom : Andreas Eschbach, l'auteur de Mille milliards de tapis de cheveux, de Jesus video, du Projet Mars était là en chair et en os. Il a beau parler un excellent français (il est allemand), je crois qu'il a été un peu dépassé par l'ampleur de mon enthousiasme couinant (il m'est arrivé la même chose en présence de Robin Hobb l'année dernière, chers happy few, certains auteurs me rendent hystérique, c'est terrible), et il m'a joliment dédicacé Kwest, que je voulais lire depuis longtemps.
Nous avons croisé la très aimable Nathalie Dau (je rappelle qu'il faut absolument lire ses Contes myalgiques, oui, c'est un ordre, chers happy few), discuté avec Mélanie Fazi de sa dernière traduction (GiG, chez Griffe d'encre) et de la suite de Morsure (série qui d'après elle s'améliore terriblement, elle est en pleine traduction du tome 5, je dis ça pour les impatients, et j'en profite pour signaler que le tome 3, Magie de pacotille, vient de sortir chez Bragelonne), Stéphanie a découvert le charmant Alain Grousset (je ne dirai pas avec quoi elle est repartie, je suis la discrétion incarnée) et Delphine a fait un arrêt devant Pierre Pevel qui a avoué qu'il faisait moins que son âge.
Et, au détour d'une table, nous sommes tombées nez à nez avec Anne-Marie Garat et Pierrette Fleutiaux, qui ne savaient pas trop ce qu'elles faisaient là, Actes Sud ayant pris un stand au Salon cette année (elles auraient dû être accompagnées de Mathieu Enard, que nous n'avons pas vu). Anne-Marie Garat est un auteur passionné et passionnant (j'avoue que je n'ai pas eu le courage de lui avouer mon abandon à la page 350 de Dans la main du diable, pourtant excellement écrit), elle était manifestement ravie de discuter avec des gens qui avaient entendu parler d'elle dans ce salon rempli d'auteurs de SF et de fantasy. Nous lui avons parlé de sa fan n°1, elle nous a exposé sa théorie sur le style, a disséqué sa méthode de travail, le tout avec un enthousiasme tellement communicatif qu'elle m'a donné terriblement envie de lui laisser une seconde chance. Et comme elle a compris que nous étions des LCA, elle nous a conseillé le dernier roman d'Anne Enright, Retrouvailles, publié chez Actes Sud, et que j'ai très envie de lire, maintenant, c'est malin.
Sur le stand d'Actusf, j'ai rencontré Sylvie Lainé, dont j'avais adoré Le miroir aux éperluettes, acheté d'ailleurs à Epinal l'année dernière. J'ai été ravie de faire sa connaissance et j'ai pris son deuxième recueil, Espaces insécables. J'ai ajouté dans le SLAT Baroudeur, de Jack Vance, toujours chez Actusf. Nous avons ensuite fait la connaissance de Chris Debien, un jeune auteur qui a conquis Stéphanie (elle a un faible pour les jeunes auteurs esseulés, chers happy few, il faut la retenir à chaque fois, c'est affreux) et de Fabrice Colin, dont La saga Mendelson s'est retrouvé dans mon SLAT par la magie de Stéphanie (que je remercie encore une fois ici même si j'ai déjà sauté partout hier, je sais que ma crédibilité en prend un sacré coup, chers happy few, mais oui, quand je reçois un cadeau j'ai tendance à faire des bonds, c'est génétique, je ne vois que ça).
Si vous avez bien compté, chers happy few, j'ai rapporté 5 romans et recueils de nouvelles, auxquels il faut ajouter Votre mort vous appartient d'Antoine Lencou (Griffe d'encre), qui s'annonce totalement déjanté comme j'aime et Le diapason des mots et des misères de Jérôme Noirez (Griffe d'encre) (depuis le temps que j'entends parler de Noirez, voilà une lacune qui va être enfin comblée, que ne ferait-on pas pour la kulture, chers happy few), ce qui nous mène à un total de 7. Je suis bluffée par ma raisonnabilité, chers happy few. Absolutely.
PS : ce billet est dédié à Chiffonnette, qui sait pourquoi, à Karine, qui aurait aimé être là, et à Cuné, qui aime les compte-rendus de Salons. Et si on y allait toutes ensemble l'année prochaine ?
PSbis : Bladelor, tes livres t'attendent. Dédicacés et tout et tout.
11:06 Écrit par fashion dans Salons, rencontres, dédicaces | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : epinal, pas d'auteur à chapeau cette année tiens, cela se perdrait-il ?, bottéro avait foule comme d'hab, il faudrait enfin que je le lise, ma pal m'a remerciée