16.07.2009

Vous reprendrez bien un petit Harlequin ?

Bon, chers happy few, l'heure est venue pour moi de faire un aveu.

Un aveu qui me coûte, croyez-moi. Certes, pas autant que d'avouer que j'écoute la BO de Twilight en boucle dans ma voiture, mais pas loin, je vous l'assure, pas loin.

L'année dernière, à la même époque, pour les besoins d'un groupe de travail très sérieux, je me suis replongée, après plus de 20 ans d'abstinence, dans un roman Harlequin. Et contre toute attente, entre deux phrases mal construites et trois clichés, j'ai beaucoup ri. Au point d'avoir fait de ce type de roman mon remède absolu contre la panne de lecture (si, si, je vous jure que ça marche, chers happy few, c'est incroyable d'efficacité). Or, il y a quelques mois, Karine a écrit un billet révélant à la face du monde blogosphérique qu'elle possédait le tout premier numéro d'Harlequin, un véritable collector qui ne peut que faire baver d'envie les harlequinophiles du monde entier. Et c'est en discutant autour d'une bière (glamourous forever) de cet état de fait scandaleux propre à exciter vivement notre jalousie et après un film de haute volée, que Chiffonnette et moi-même nous sommes dit qu'il y avait là matière à monter un groupe d'étude éminemment sérieux (évidemment), qui interrogerait les romans Harlequin en tant que reflet de la société. Oui, je sais, chers happy few, vous êtes épatés, ne le niez pas.  

Nous sommes donc fières de vous annoncer le lancement des Harlequinades 2009

Si, si.

Le principe en est simple : vous lisez un roman Harlequin (ou deux, ou trois, tout dépend de votre résistance à la guimauve et aux répétitions), dans n'importe quelle collection (et elles sont nombreuses, croyez-moi, il y en a pour tous les (mauvais) goûts) et vous lui consacrez un billet qui mettra en perspective ce roman de manière fascinante. Par exemple, après avoir lu Un chirurgien trop séduisant (collection Blanche, exclusivement consacrée aux amours de médecins, si, si, je vous jure), on peut se demander si la beauté est soluble dans la médecine, de la même manière que Le piège du mensonge (quel beau titre), publié dans la collection Black Rose (Amour et suspense) (comme Mary Higgins Clark donc) se prête évidemment à une étude approfondie de sa structure narrative : thriller or not thriller ?

Vous l'aurez compris, chers happy few, de la poilade avant toute chose, l'essentiel est de se faire plaisir, car après tout, c'est l'été. (On me dit en régie qu'on peut aussi se faire plaisir l'hiver, c'est pas faux, mais lire un Harlequin sous un parasol, c'est quand même un bonheur qui n'a pas de prix, chers happy few.) Tout le monde peut participer (si j'avais été moins cyberquiche, j'aurais même créé un logo, mais que voulez-vous, on ne se refait pas), nous sommes déjà 4 dans ce groupe d'étude : Chiffonnette, Stéphanie, Papillon et moi-même, impatientes de vous faire partager nos théories évidemment tordues, et nous attendons de nombreuses participations (ben quoi, ne me dites pas que vous ne mourez pas d'envie de faire partie d'un groupe d'étude aussi sérieux que glamourous, chers happy few). Et pour ceux qui auraient du mal à dénicher des Harlequin (ils ne sont vendus qu'en supermarché ou sur leur site), je précise que les collections J'ai lu pour elle, ou Pocket romans étrangers (il y a des pépites qui se cachent derrière les couvertures banales et apparemment "normales", il ne faut pas hésiter à lire les quatrièmes de couvertures, chers happy few aventureux) et autres, sont évidemment les bienvenues, car la passion ne connaît pas de limites d'éditions, c'est là son moindre défaut.

Bonnes lectures, chers happy few, je vous souhaite un été "langoureux et brûlant de désir" comme le disent si bien tous les auteurs Harlequin (car oui, une étude stylistique des tics de rédaction est en cours, chers happy few, et autant dire que c'est édifiant).

 

PS : ce billet est dédié à Isil, of course. Ne me remercie pas, va, ça aurait pu être pire. Quoi que.  

harlequin.jpg

PSbis : ces Harlequinades coïncident avec le 60ème anniversaire des éditions, je trouve que c'est une belle manière de le célébrer, non ? (et ce billet n'est pas sponsorisé, c'est bien dommage, j'aimerais bien en recevoir quelques-uns dans la BAL, je dis ça, je dis rien)

 

EDIT de 14h47 : In Cold Blog a créé, spécialement pour l'occasion, ZE logo fantabuleux que vous pouvez utiliser, chers happy few qui avez décidé d'harlequiner :

DPZen009.jpg
Franchement, j'en suis folle, chers happy few (du logo, pas du bellâtre) (drôlatique, non, l'épée sur pantalon de  cuir ? ça a un petit côté Conan sors de ce corps huilé, grrrr). Merci ICB, you're the best!