15.10.2008

Shaggadelic, baby!

Comme ma fantabuleuse boîte aux lettres rouge ne se remet pas bien de ne plus être remplie quotidiennement d'enveloppes rebondies (une des nombreuses séquelles du Lotobook, chers happy few, et c'est assez inquiétant, je me demande si je ne devrais pas l'envoyer consulter, j'ai peur qu'elle ne fasse une dépression la pauvre), elle m'a supplié sur tous les tons de remédier à sa souffrance et c'est ainsi que totalement à l'insu de mon plein gré, je me suis retrouvée inscrite au London Swap organisé par Ys (et que celui qui dit que je m'y suis inscrite dans l'espoir de voir Colin surgir du colis lise les oeuvres complètes de Hegel dans le texte, ça lui apprendra à répandre des menteries sur mon compte, non mais).

Et hier, alors que je rentrais dans mon home sweet home après une matinée un poilounet pénible (car on a beau être le prof le plus glamourous à l'ouest du Pecos et avoir des élèves qui, bien que persuadés que vous consommez des substances illicites pour arriver à leur faire gratter quatre copies doubles sur 14 vers de Charles B., n'en emploient pas moins couramment des mots comme "apologie", "métaphore in absentia" et "bonjour madame", il arrive parfois que les collègues vous hérissent, mais ceci est une autre histoire), donc, disais-je, avant d'être violemment interrompue par cette intempestive digression, j'ai trouvé en rentrant chez moi un colis, facilement identifiable comme venant d'Hydromielle (c'est la deuxième fois que je suis sa swappée, pour mon plus grand bonheur comme vous l'allez voir vous-mêmes chers happy few)!

Or, depuis que Flo a fermé son blog et qu'elle ne participe plus aux swaps, je pensais être bien placée pour décrocher enfin le titre de plus grande utilisatrice de scotch : que nenni! La palme revient sans conteste à Hydromielle : jugez plutôt.

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Le colis à l'arrivée. Oh my, par où vais-je l'attaquer ?

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En réalité, c'était un leurre : après 12 mn et 17 s de triturage, le véritable colis sort de ses deux couches de kraft et de sa gangue scotchesque.

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Le résultat après 22 mn d'efforts acharnés (c'est là que je comprends véritablement la douleur de mes swappées, vraiment, les filles, je suis navrée de vous avoir imposé des séances de gymkana pareilles, mon karma vient de me le rendre).

Mais ça valait vraiment la peine, car ce colis a fini par révéler tous ses trésors, joliment emballés dans un papier highly fashionesque :

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Et, une fois déballés :

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Alors, chers happy few, permettez-moi de vous dire que je suis espantée comme on dit chez moi, car côté livres, il y avait : La route sanglante du jardinier Blott de Tom Sharpe, un de mes auteurs anglais préférés, Stories we could tell de Tony Parsons (dont j'ai lu il y a longtemps Man and Boy, que j'avais beaucoup aimé mais Hydromielle ne pouvait pas le savoir, à moins de faire preuve de dons de voyance épastouflants) et The book of lost things de John Connolly que j'avais envie de lire suite à un billet lu quelque part (billet que bien sûr je ne retrouve plus, on ne se refait pas). Un sans-faute donc : I'm soooo happy! Et Hydromielle a joint des digestives au chocolat, des cookies au chocolat blanc et à la framboise, des bonbons à la menthe, un pot de marmelade de citron (I love it sooo much), un joli carnet et un stylo qui écrit en rose et que j'ai dû protéger au péril de ma vie des assauts d'une certaine miss qui fait montre d'un goût immodéré pour la papeterie (on se demande d'ailleurs de qui elle peut bien tenir) (encore un mystère de la génétique, chers happy few)!


Thank you sooooo much, dearest Hydromielle, I really love my swap! Et comme elle l'a fait remarquer dans la lettre qui accompagnait ces merveilles, jamais deux sans trois : où signe-t-on pour le prochain swap ?


PS : merci à Ys pour l'organisation de ce so british swap!
PSbis : vous pardonnerez le titre de ce billet, mais un billet londonien sans hommage au grand Austin c'est comme un baiser sans moustache, chers happy few. Pas moins.
PSter : il paraîtrait qu'un paquet de cookies au chocolat blanc et à la framboise serait brutalement décédé dans de mystérieuses circonstances pendant la rédaction de ce billet. En l'absence de corps, la police aurait décidé de classer l'affaire. ... Le commissaire Lyle pense que les miettes éparpillées autour de l'ordinateur sont autant de preuves accablantes. Je ne vois pas de quoi.